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Philosophie occulte ..

Chapter 9

M. Prudhomme, tantôt des divagations et des in-

jures : voilà l'hypothèse ridicule et par consé- quent impossible.
Un fait inexplicable pour vous se produit. Votre imagination prévenue l'explique à sa ma- nière. Avez-vous fait acte de foi? Non; vous avez fait acte de témérité, ou, si vous voulez même, de puérilité. Une voix sort du mur, elle nous parle : nous ne savons d'où elle vient. C'est saint Michel, dit ce pauvre Vintras ; c'est le diable ! s'écrie ce méchant M. de Mirville, qui s'indigne d'être ap- pelé bon, et tous deux écrivent de gros livres. Mais enfin, que disait cette voix? Des pauvretés, alors ce n'est pas saint Michel ; des vulgarités, alors ce n'est pas le diable. Mais enfin, quel- qu'un a parlé, car nous avons entendu la voix et nous savons que les murs ne parlent pas. Très- bien, mais qu'allons-nous conclure? Tout sim- plement ceci : que ce n'est pas le mur qui a parlé, mais alors qui est-ce donc? Je vous le dirais si je le savais : mais si je vous le dis ne le sachant pas, je suis un menteur ou un imbécile^
0 simple bon sens, que tu es rare] quelqu'un va m'arrêter. Moïse, me entendu une voix sur le Sinaï : comme
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savoir si c'était celle de Dieu, celle du diable, ou celle d'un rêve? C'était peut-être l'âme physique de la terre; c'était peut-être le génie irrité de TÉgypte qui voulait, en trompant les Hébreux, venger les désastres delà mer Rouge. Moïse a cru que c'était Dieu. Mais quelle raison infaillible avait-il de le croire? Pourquoi, en affirmant que c'était Dieu, n'était-il ni un menteur ni un imbér; cile? Pourquoi? Je vais vous le dire : c'est que les lois du Sinal sont l'expression de la raison la plus haute et la plus pure; c'est que le Décalogue était gravé dans la conscience des hommes avant d'être sculpté sur la pierre par les doigts de Dieu, qui, connue on sait, n'a point de doigts; c'est que les éclairs et les tonnerres dont rugissait et s'échevelait la montagne n'étaient, dans cette première scène du grand drame de la révélation positive, que des décorations et des accessoires. Je vous demande un peu ce que peut faire à la proclamation du dogme de l'unité de Dieu une trompette de plus ou de moins?
Quand Jésus, par l'héroïsme divin de sa mort, prouve au monde l'immortalité de l'âme, lors- que, victorieux de l'agonie , il pousse un cri de *-î-v»nnhft, nuis penche la tète doucement et meurt,
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qu ai-Je besoin que les pierres se fendent et que les tombeaux s ouvrent? Laissez-moi ignorer ces prodiges ; je n*ai pas trop de toute mon âme pour admirer le dernier soupir du juste- Otez-moi ces fantômes, je n*ai pas le temps de les voir; ma pensée est absorbée tout entière dans une sublime réalité!
Je ne cherche pas, comme certains écrivains modernes, à m'expliquer ridiculement les mira- cles de rÉvangile, je ne m^efforce pas de soup- çonner, par exemple, que Lazare, malade, fût en- seveli vivant et abandonné pendant quatre jours dans le tombeau par ses sœurs, afin d'attirer vers ce piège étrange la vanité complice ou naïve de quelque thaumaturge douteux. Histoire ou lé- gende, le récit évangélique m'impose la vénéra- tion, je me rappelle le magnifique tableau du prophète Ézéchiel, debout au milieu des osse- ments. Penses-tu, n [ïîoiiliète, que ces tlébn^ puissent œvivre? Et mùIr puurtaul qu'à [a piiml»' de Thomme obéissant à Dieu, la vie fivmjl et ^i remue dans toute cette campagne de jg, smri L'esprit du Verbe a KmlUé, et riiuinfl naître. Il en est de même de Laziin% le gmud lépreux huoiain. J^mkdiM
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est mort depuis quatre jours, c'est-^-dire depuis quatre mille ans, car, devant Dieu, dit ailleurs rËcriture, mille ans sont comme un jour. 11 est déjà en putréfaction, ce genre humain que gouyeme l'empereur de Gaprée. Sauveur du monde, vous arrivez trop tard. Si vous eussiez été là, le Lazare ne serait pas mort. Jésus ne répond rien, mais il pleure, et l'on dit : Voyez comme il l'aimait!
Puis il fait ôter la pierre, il appelle le mort à la vie, et le mort se lève, encoi*e garrotté dans son linceul. Voilà les commencements du christia- nkme. Déliez-le, dit le Sauveur, et laissez-le aller en liberté ; en voilà l'accomplissement et la fin. Ceci n'est pas l'histoire d'un homme, c'est la l^nde prophétique du monde, c'est le complé* ment et l'explication de la vision d'Ézéchiel. On respire dans ce récit le souffle divin à pleine poi- trine. On pleure avec Jésus, un tressaille et on se dresse avec Lazare; on tend vers le ciel des mains encore captives. Lazare,, ce sont les es^ daves d'Amérique , ce sont les opprimés de l'Ii^ lande, ce sont les martyrs de la Pologne. Dites, oh I dites. Seigneur, qu'on les délie et qu'on les laisse marcher !
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Qu'ai-*je besoin de cberdier autre eho^e dans cette page qui m'impressionne si vifement? Je 3Qns qu elle e^t vraie, je cède à rémotion qu'^e m'inspire; mais est-ce simplement une para- bole, est sais rien, et, par conséquent, je serais téméraire d affirmer là^lessus quelque chose de contraire h renseignement de TÉglise. Ici la tradition des pères est avec moi, ils ont compris le symbole comme je le comprends et se sont bien gardés de nier l'histoire qui sert de base à ce sym- bole. Je dois imiter leur sagesse, mais la pau- vre critique de M. Renan m'inspire une piUé profonde.
La force de T Évangile n'est pas dans les mi- racleii que raconte ce livre sacré, mais dans la raison suprême, dans le logos, qui est la lumière de tout homme venant dans le monde, comme le dit saint Jean. « Vous me demandez qui je suis. dxBailiésn^Je suis le principe çui parle, n Entant qu'opposé aux lois ordinaires de la naturelle mlractt^ ressomblo a mio i.Treur; mais la vériit*, toujours la mèoiâ, fait pâlir 1 éclat épUémèim df* tous les pri^dî^^ de vaut l^ ^^limdmrH de JW- dre étemel !
On ne launiit enfermer la vérité dani» une tombe, et par conaéqueut elle ne saurait en sortir. C'est la vie qui rayonne sur la mort , et ce n'est pas la mort qui peut rayonner sur la vie« L'esprit des grands hommes n'a pas besoin de i-e- venir vers nous d'outre^tombe , il reste toujours sur la terre. Consulteurs d'oracles Tunèbres^ vous ressemblez à des hommes qui passeraient leur exiatenœ à r^rder au fond d'un puits pour apercevoir le soleil.
Sacrifier la vie présente à une azist^ioe future, c est l'esprit du christianisme, défini par tous les ascètes. Trouver dans ce sacrifice même le bon hear le plus grand de la vie présente , c'est le gé- nie du christianisme, non moins finement près-* senti que magnifiquement rêvé par l'âme de Chateaubriand : mais le cœur du christianisme, son estenoe, sa loi fondamentale, c'est la hiérarw chie directement opposée à l'anarchie. Par la hiérarchie, en eflét, la société se constitue et s'élève; par l'anarchie, elle se morcelle et se dé- Indt. La hiérarchie, c'est la communion ; Tanai^ iTeicommunieation volontaire. La hié^ l'homme dévoué à la société et Éf l'anarehie, c'est l'homme proa»»
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crit par la société et conspirant contre elle. L^a hiérarchie enfin, c'est l'homme tout-puissant parœ qu'il est multiple ; l'anarchie , c'est l'homme im- puissant parce qu'il est seul.
tt Si Dieu a parlé, dit Rousseau, pourquoi n'en ai-je rien entendu ?» — C'est à ta conscience qu'il faut le demander, toi qui veux marcher seul, et qui fais le sourd quand la société parle- Dieu de- vait-il avoir une rédemption pour l'humanité et une autre rédemption pour Rousseau ? Rousseau est-il plus ou moins qu'un honmie? S'il est plus, où sont ses titres? S'il est moins, où sont ses droits?
Mais, direz-vous, si la société veut imposer à ma fei des absurdités qui révoltent ma raison , puis-je abjurer ma raison pour y croire? Non; la société ne te commande pas la foi , mais elle te défend de troubler la paix des croyances commu- nes par les révoltes de ton esprit ou de tes rêves : doute, si c'est ton malheur, mais tais- toi ; car c'est ton devoir.
Les inspirations personnelles ne sont rien tant qu'elles n'ont pas reçu la sanction sociale. L'homme de génie est celui qui pense mieux que pei*sonne ce que tout le monde pense ou voudrait
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penser. Le penseur excentrique, qui ne rencontre la sympathie de personne, n'est pas un homme de génie; et, s'il s'obstine, c'est un fou.
Ce nesi ni Luther ni même Savonarole qui peuvent réformer l'Église, tant que l'élise brûle Savonarole et excommunie Luther : se séparer d'un malade, ce n'est pas le guérir ; et le concile de Trente n'a rien à attendre ni à recevoir des fantaisistes de la Confession d'Augsbounr.
La même loi qui oblige le fidèle à marcher avec l'Église, oblige l'Église à marcher avec l'humanité, sous peine de n'être plus l'Église. C'est ainsi que l'Église judaïque n'a plus été que la synagogue, quand elle s'est laissé dépasser par le progrès chrétien.
Dieu ne change pas ; mais l'idéal divin peut changer, et nécessairement il change avec le génie des nations. « Quand l'homme grandit, Dieu s'é- lève, »> a dit le Psalmiste ; et quand Dieu s'élève, son Église se transfigure ; mais c'est toujours en M' rapprochant de la suprême raison. En admet- tant , ce que nous n'admettons pas , que le chris- tianisme ait fait son temps, je comprends le déisme de Voltaire, mais je ne comprends pas la théui^e de Maxime d'Ephèse et de Julien.
Qtia proute, en dbt. oi» Timm. s eê n'est qu'il y a des Tinonnaires? Yoos me dites que Jésus- Christ est dépassé : ^ et par qui donc? grand Dieu I Vous me montrez Allan Kardec. AIIod^» donc ! décidément tous plaisantez.
Nous n'admettons pas , dison&-nons , que le christianisme ait fait son temps et que ce soit un arbre mort, car il n a pas encore donné ses fruits. L'Étangile n'a pas été entendu , la venté n*a pas été enseignée dans son entier; des enfants ont épelé la lettre, mais l'esprit est resté au fond du texte, comme l'espérance au fond de la botte de Pandore. Nous croyons donc qu'il ne s'agit pas d'enseigner quelque chose de nouveau, mais de mieux expliquer ce qui a été enseigné. Cet ensei- gnement meilleur, c'est de l'Ëglise seule que nous l'attendons ; et c'est pour cela que nous déposons à ses pieds le résultat de nos recherches et de nos études, afin qu'elle lise et qu'elle juge.
Approuvés ou non par l'Église , nos travaux se- ront utiles au monde; car, si l'Eglise peut défen- dre au croyant excentrique de dogmatiser, elle ne peut empêcher le savant d'enseigner. Or, ce n'est pas sur la religion , mais bien sur la science des esprits que nous appelons aujonrd'htii ntttentioD
des penseurs. Notre but, en écrivant cet ouvra^, n'est pas uniquement d'opposer une digue à Tépidémie du spiritisme. Nous ne sommes, de parti pris, les adversaires de personne : nous aimons ceux qui cherchent, car nous avons longtemps cherché , et c'est à eux surtout que nous voulons faire part de nos curieuses décou- vertes.
La grande hypothèse nécessaire des destinées Futures a été travaillée et conduite, de déduction en déduction, par les sages de l'ancien monde. La pneumatique kabbalistique est véritablement une science, parce qu'elle procède méthodique* ment et exactement, en allant du connu à Tin- connu par la voie des analogies les moins dou- teuses, parce que les faits Ini révèlent des lois, et que sur ces lois elle pose solidement la base de ses hypothèses toujours prudentes. C'est donc la pneumatique kabbalistique que nous avons rt^vélée à nos lecteurs. Nous y joignons l'analyse du profond traité d'Isaac de Loria sur le progrès circulaire des âmes (De Revoluttonibus animai mm) ; celle du Sepher Druschim par le même docteur. Nous tirons des ténèbres de l'occul- ce» livres prodigieux dont le monde mo-
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deme n'a plus la clef, et nous croyons a^oir bien mérité de la science et de la raison.
Avec le secours de ces puissantes lumières, nous expliquons les phénomènes étranges que les demi-savants trouvent si commode de nier, et qui pourtant les écrasent de leur éyidence. Oui, les statues tressaillent, les marbres pleurent, les pains sacrés s'injectent de sang; oui, une main a pu sortir de la muraille pour terrifier par une inscription menaçante le banquet impie de Bal- thazar. Nous avons vu, entendu et touché de semblables prodiges; aussi ne dirons-nous pas que nous y croyons, puisque nous savons de science certaine que cela est.
Le miracle n'est pas un fait contraire aux lois de la nature; autrement il ne saurait être sans que la nature fût bouleversée. Mais c'est un fait exceptionnel et en dehors des habitudes de la nature, si l'on veut nous permettre de parler ainsi. Le miracle en un mot, comme tout ce qui existe, ne peut exister sans raison ; il ne prouve donc rien contre la raison, et c'est ce que notre livre doit établir clairement, ainsi que nos autres ouvrages.
G3tte vérité une fois reconnue, la superstition
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devient impoBsible ; le fanatisme s'en va, la vraie religion emprunte tout son éclat à la raison sur prème et dédaigne de vains prestiges. La foi ne tmuble plus les âmes; elle les soutient et les cc^nsole pendant que la science les éclaire. L'hu- manité sort de l'enfance; elle rousse en sou«- riant et replonge dans leurs ténèbres les reve- nants et les vampires. Les forces secrètes de la nature deviennent les conquêtes de l'intelligence; le symbolisme s'éclaire de lui-même, les allégo- ries parlent, l'histoire se dégage des nuages delà fable. C'est ainsi, disent nos prophètes, qu'un J4)ur le Fils de l'Homme, abaissant les nuées du ciel, paraîtra dans toute la gloire et dans toute la simplicité de son humanité sainte, et, ouvrant le liTre des consciences, jugera les \ivâuts et les morts.
L'auteur de ce livre ne craint pas d'avouer qu'il a eu lui-même les plus étonnantes et les plus formidables visions : il a vu et touché les démons et les auges comme les faisaient voir et ttmcher à leurs adeptes Maxime d'Éphèse et Schrœpfer de Leipsick. Il a pu comparer les hal- lucinations de la veille avec les illusions des songes, et de tout cela il a conclu que la raison
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dirigeant la foi et la foi soutenant la raison not les seules lumières véritables de nos Ames, que tout le reste n est que fatigue vaine du cerreau. aberration des sens et délires de la pensée. 11 n'écrit donc pas seulement ce qu'il suppose, il enseigne hardiment œ qu'il sait.
Aussi son livre est-il intitulé : La science de^ Esprits, et non pas Conjectures ou Essais sur les esprits.
C'est après être descendu de gouffre en gouffre et d'épouvante en épouvante jusqu'au fond du septième cercle de l'abîme, c'est après avoir tra- versé dans toute sa longueur l'ombre de la cité dolente, que le Dante, en se retournant et en pr^ nant, si je puis parler ainsi, le diable à rebrousse- poil, remonte victorieux et consolé vers la lumière. Nous avons fait le même voyage, et nous nous présentons au monde la sécurité sur le front et la paix dans le cœur. Nous venons dire tranquille- ment aux hommes que l'enfer, que le démon, que le gouffre sans espérance, que les chimères, les satyres, les goules, les péchés personnifiés, le dragon à trois têtes et tout le reste de la fantas- magorie ténébreuse n'est qu'un cauchemar de la folie, mais que Dieu seul vivant, seul réel, seul
présent partout, remplit sans y laisser de vides, remplit, dis-je, l'immensité sans bornes des splen- deurs et des consolatioas ôtamelles de la souve- raine raison.
DIALOGDE
ENTRE
LE LECTEUR ET L'AUTEUR.
LE I.EGTEUR.
Ainsi, voilà qui est bien entendu, \ous rejetez l'autorité de TÉglise catholique romaine?
l'auteur. Ai-je dit cela? Je la respecte au contraire, et je crois qu'il faut y revenir comme au seul prin- cipe de hiérarchie et d'unité.
LE UMTEUR.
Votre enseignement diffère cependant du sien. Pensez-vous en savoir plus qu'elle ?
l'auteur. En matière de science, oui. Car l'Église n'est infaillible qu'en matière de foi.
— 317 — LS LMTBUA.
Vous i*ejetez le diable et leufer de M. de Mir- eille; ne sont-ce pas la des matières de foi?
Le Credo de M. de Mirville pourrait être ce- lui-ci :
Je crois au diable, le destructeur très-puissant, perturbateur du ciel et de la terre, et en Tante- christ, son fils unique, notre persécuteur, qui sera conçu du mauvais esprit, naîtra d'une vierge sa- crilège, sera glorifié, régnera et montera s'asseoir sur Tautel de Dieu le père tout-puissant, d'où il insultera les vivants et les morts. Je crois eu l'es- prit du mal, la synagogue satanique, la coalition des méchants, la persistance des péchés, la i)er- dition de la chair et la mort éternelle.
Qui osera dire ainsi soit-il ? Qui ne voit pas que le Credo noir est tout l'opposé de celui de rÉglise, et que le croyant qui affirme l'un doit nécessairement nier l'autre?
LE LXCTSUB.
Cependant l'Évangile et l'Église parlent du dia- ble et de l'enfer?
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Oui, symboliquement, et ce sont ces symboles que je viens expliquer par la science et la raison.
13 LBGTX011.
Mais enfin, la foi de TÉglise...
l'auteur.
L'Église n'a jamais pris le diable pour objet de sa foi.
l£ LEGTEUH.
Mais enfin vous affirmez une sorte de catholi- cité universelle qui exclurait seulement r%lise romaine.
l'auteur.
J'ai dit positivement le contraire : il serait au»i absurde de mettre Rome hors de Tunivers que de prétendi*e renfenuer Tuoivers dans Rome.
LE LECTEUR*
Vous me permettrez de préférer les croyances de ma grand mère à toutes vos raisons*
l'auteur.
Libre à vous de penser comme les grand^mè- res, ou même de ne rien penser du tout* Mais le
monde souffre d'être .sani religion, et j'ai voulu à mes risques et périls montrer la conciliation pos- sible entre la raison et la foi. Laissez-moi espérer que j'aurai un jour des petits-enfants qui pense- ront comme leur grand-përe.
LE LEOtVUR.
Mais pensez-vous que Rome vous approuvera ?
l'auteue.
A-t-elle approuvé Galilée? La terre tourne cependant.
us U9QTSUH*
Maintenant elle ne le condamne plus.
l'auteur.
C'était une question de temps. Vous voyez bjen que j'ai quelque raison d'espérer.
LE LECTEUR*
Mais on vous persécutera. l'auteur. J'y suis accoutumé.
LE LECTEUR.