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Philosophie occulte ..

Chapter 5

M. Maréchal, dirent en même temps les deux

femmes ; et elles se racontèrent les détails à peu prfes identiques de la vision qu elles venaient d'avoir chacune de son côté.
Les quinze cents francs en or furent trouvés dans un tiroir secret du bureau.
Nous tenons cette histoire d'une amie commune* des deux dames qui la leur avait souvent entendu raconter. Nous la croyons vraie, mais nous pen- sons que les dames, lorsqu'elles Virent le fan- tôtae, étaient déjà tombées dans uti état de demi- sommeil. Préoccupées des dernières paroles de Maréchal, elles les rapprochèrent aVec la lucidité particulière aux rêves des pei sonnes aftiigées de
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mille petites circonstances qu'elles avaient sues sans les remarquer et qui s'étaient grairées dans leur réminiscence inTolontaire; le mourant, d'ail- leurs, avait projeté avec force sa volonté dans ces deux âmes sympathiques ; ce qu'il voulait leur dire, il leur avait communiqué la force de le deviner. Elles le revirent absolument, comme on voit en rêve, avec ses habits de tous les jours et sa manie de réciter de méchants vers; elles le virent com- me on voit toujours les morts, dans une espèce de miroir rétrospectif; elles le virent comme une somnambule l'aurait vu, ainsi que le secret de sa cachette et de son or.
11 y a là un phénomène très-remarquable d'hal-^ ludnation collective et simultanée , avec identité de seconde vue ; mais il n'y a rien qui puisse prouver quelque chose en faveur des évocations etdu retour des trépassés.
Quoi qu'il en soit du fantôme de Sylvain Mare cbal, son incrédulité posthume nous rappelle une pensée fort singulière de Swedenborg. La foi 4 dit-il, étant une grâce qu'il faut mériter, Dieu ne l'impose jamais à personne, même après la mort. Aussi n'est-il pas rare de rencontrer^ dans le monde des esprits, des incrédules qui
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nient plus que jamais ce qu'ils ont toujours uié , et qui échappent à l'évidence de l'immortalité en supposant qu'ils ne sont pas morts, mais seule- ment atteints de quelque maladie mentale qui a déplacé le siège de leurs sensations. Us vivent toujours comme ils vivaient sur la terre, se plai- gnant seulement de ne plus voir ce qu'ils voyaient, de ne plus entendre ce qu'ils entendaient, de ne plus goûter ce qu'ils goûtaient, de ne plus possé- der ce qu'ils possédaient ; ils vivent ainsi d'une fausse existence, pi*otestant contre la véritable vie, et toujours trompés dans leur ennui par l'e^^ i*ance de la inort. Ces imaginations du mystique suédois sont aussi ingénieuses qu'effrayantes et suffiraient pour nous expliquer, sinon le sommeil léger d'Irène dans sou tombeau de Trémithonte, du moins la double visite nocturne de Sylvain Maréchal, le lendemain de sa mort, pour des intérêts matériels et mesquins, si, aux supposi- tions tirées de l'imagination des mystiques, nous ne préférions mille fois les simples hypothèses de la scieuce et de la raison.
CHAPITRE V.
MYSTÈRES DES INITIATIONS ANTIQUES. -» LES ÉVO- CATIONS PAR LE SANG. — LES RITES DE LATHÉUR* GIE. ~ LE CHRISTIANISME ENNEMI DU SANG.
Les mystères de la folie sont les mystèi^es do sang. Ce sont les mouvements déréglés du sang qui troublent la raison des gens éveillés, oonmie ils produisent, pendant la nuit, le dérèglement des rêves. La folie et certains vices sont héréditaires, parce qu'ils résident dans le sang : le sang est le grand agent sympathique de la vie ; c'est le mo- teur de l'imagination, c'est le substratum animé de la lumière magnétique ou de la lumière as- trale polarisée dans les êtres vivants ; c*est la pre« mière incarnation du fluide universel, c'est de la lumière vitale matérialisée. Il est fait à l'image et à la ressemblance de l'infini ; c'est une substance négative dans laquelle nagent et s'agitent des mil- liards de globules vivants et aimantés , globules gonflés par la vie et tout vermeils de cette insai- sissable plénitude. Sa naissance est la plus grande
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de toutes les merveilles de la nature. Il ne yit que pour se transformer ; c'est le Protée universel : il sort des principes où il n'était pas contenu , il de- vient de la chair, des os, des cheveux, des tissus particuliers et délicats, des ongles, de la su^ur, des larmes, il ne s'allie ni à la corruption ni à la mort : quand la vie cesse, il se décompose ; qu'on parvienne à le ranimer, à le refaire par une aimantation nouvelle de ses globules, et la vie re- commencera. La substance universelle, avec son double mouvement, est le grand arcane de l'être; le sang est le grand arcane de la vie.
Aussi, tous les mystères religieux sont aussi des mystères de sang. Il n'y a pas de cultes sans sacri- fices , et le sacrifice non sanglant ne pouvait exis- ter que comme transsubstantiation d'un sang véri- table, toujours fumant, toujours parlant, toujours criant, dans sa vertu divinement expiatoire, sur l'autel comme sur le Calvaire. Les dieux de l'an- tiquité aimaient le sang , et les démons en avaient soif. C'est ce qui a fait penser au comte Joseph de Maistre que le supplice supplie, que l'échafaud est un supplément de l'autd, et que le bourreau est un appendice du prêtre.
C'est à la vapeur du sang, dit Paracelse, que
l'imaginatioo emprunte tous les fantôuwa qu'elle eafante. Les visions sont le délire du s&ng : agent secret des sympathies, il propage ThalluciniUion» comme un yirus subtil ; lorsqu'il s'évapore , son sérum se dilate, ses globules se gonflent, se défor ment et donnent des corps aux fantaisies les plus bizarres; lorsqu'il monte au cerveau eialté de saint Antoine ou de sainte Thérèse, il leur appa- raît en réalisant pour eux des chimères plus étraur ges que celles de Gallot, de Salvator ou de fioya. Personne n'inventerait les monstres que sa sur- exdtation fait éclore : c'est le poëte des rêves; c'est le grand hiérophante du délire.
Aussi , dans l'antiquité comme au moyen âge, éroquait-on les morts par l'effusion du sang. On creusait un fossé, on y versait du vin, des parfums enivrants et le sang d'une brebis noire ; les horri- bles sorcières delà Thessalie y joignaient le sang d'un enfant. Les hiérophantes de Baal ou de Nis- roch, dans une eacaltation furieuse, se faisaient des incisions par tout le corps et demandaient soit des apparitions, soit des miracles, aux vapeurs de leur propre saiig : alors tout conmiençait à tournoyer devant leurs yeux égarés et malades ; la lune pre- nait la teinte du sai^ répandu , et ils croyaient la
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voir tomber du ciel ; puis commençaient à sortir de terre , à voltiger , à ramper , à se traîner des choses hideuses et informes : on voyait se fonner des larves et des lémures ; des têtes pâles et sor- dides comme les vieux suaires, et toutes barbues des moisissures de la tombe, venaient se pencher sur la fosse et tiraient leur langue sèche pour boire le sang répandu. Le magicien, tout afTaibliel tout blessé, s'escrimait contre elles avec le glaive jusqu'à Tapparition de la forme attendue et de l'oracle. C'était ordinairement le dernier rêve de 1 épuisement, le paroxysme de la démence ; c'est alors que l'évocateur tombait souvent comme fou- droyé, et, s'il était seul, si de prompts secours ne lui étaient administrés, si un puissant cordial ne le rappelait à la vie, le lendemain on le trouvait mort, et l'on disait que les esprits s'étaient vengés. Les mystères de l'ancien monde étaient de deux sortes. Les petits mystères concernaient l'initia- tion au sacerdoce ; les grands étaient l'initiation au grand œuvre sacerdotal, c'est-à-dire à la théui^ gie. La théurgie, mot terrible, mot à double sens, qui veut dire création de Dieu. Oui, dans la théurgie on apprenait au prêtre comment il doit créer les dieux à son image et à sa ressmiblance.
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en les tirant de sa propre chair et eu les animant de soa propre sang. C'était la science des évoca- tions par le glaive et la théorie des fantômes san^ glants. C'est là que l'initié devait tuer l'initiateur; c'est là qu'QEdipe devenait roi de Thèbes en don- naint la mort à Laïus. Nous tâcherons d'expliquer ce que ces expressions allégoriques ont d'obscur. Ce qu'on peut entrevoir déjà, c'est qu'il n'y avait pas d'initiation aux grands mystères sans effusion de sang, et sans l'effusion du sang même le plus noble et le plus pur. C'est dans la crypte des grands mystères que Ninyas dut venger sur sa propre mère le meurtre de Ninus. Les fureurs et les ^lectres d'Oreste furent l'œuvre de la théurgie. Les grands mystères étaient la sainte vehme de rantiquité, ot les francs-juges du sacerdoce pétris- saient de nouveaux dieux avec la cendre des an- ciens rois détrempée dans le sang des usurpateurs ou des assassins. Étaient-ils donc eux-mêmes des assassins, ou du moins des bourreaux? Non ; car le driHt au sacrifice leur était dévolu par le con- sent^nent universel des nations. Le prêtre n'as- sassine pas, il n'exécute pas, il sacrifie; et c'est pour cela que Moise, nourri du dogme des grands mystères, choisissait pour tribu sacerdotale celle
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qui avait su le mieux, suivant Texpression m^oq de la Bible, consacrer ses mains dans le sang^. G n'étaient pas seulement Baal et Nisroch qui de mandaient alors des victimes humaines; le Die^ des Juifs aussi avait soif du sang des rois, et Jo sué lui offrait des hécatombes de monarques vain eus. Jephté sacrifiait sa fille ; Samuel coupait ei morceaux le roi Agag sur la pierre sacrée di GalgaL Moïse, comme les anciens initiateurs aux grands mystères, était allé avec Josué, son suc- cesseur, dans les cavernes du mont Nébo, et Josut* était revenu seul. Jamais on ne retrouva le ca* davre, car, dans les grands mystères, on possé- dait le secret du feu dévorant. Nadab et Abiu Corô, Dathan et Abiron en firent la triste expé- rience. Quand Sattl fut rejeté de Dieu, c'est-à- dire condamné comme usurpateur du sacerdoce et profanateur des mystères, il devint le jouet des hallucinations, car les grands hiérophantes avaient le secret des fantômes. G est alors qu'Aebi- tophel lui conseilla le massacre de tous les prA- très, comme si l'on pouvait jamais les massacrer tous. Le sang des sacrificateurs est une soseoce de nouveaux sacrifices. Vous faites le 2 sep- tembre, et la Saint-Barthélémy est justifiée. Vous
ïroyee punir Torquemada, et voub préparez de iiautes Geuvres à TrestaiUon. Le prfitre qui con- duit Louis XYI à l'échafaud, et qui lui dit airec l*autoriié suprême du pontife : m Fils de saint Louis, montez au ciel! » semble accomplir seul, a^ec la Convention pour ministre subalterne, le grand sacrifice de la Révolution. La victime même, en tombant, révèle et consacre le prêtre. Je mettrai sur toi un signe, dit Adonal à Caïn, pour te rendre inviolable et pour que personne n'ose porter la main sur toi. Abel fut la première victime, CaXn fut le premier prêtre du monde.
Abel, pourtant, avait exercé avant Caïn une sorte de sacerdoce, et il avait le premier versé le sang des créatures de Dieu. Il offrait au Sei- gneur, dit la Bible, les prémices de son troupeau; Gain, au contraire, ne présentait à Dieu que des fruits. Dieu repoussa les fruits et préféra le sang; nuds il ne rendit pas Abel inviolable, parce que le sang des animaux est plutôt la figure que la réalisation du véritable sacrifice. C'est alors que l'ambitieux Caïn consacra ses mains dans le sang d'Abel ; puis il bâtit des villes et fit des rois, car il était devenu souverain pontife. Si, plus tard, Judas Iscariote eût fait pénitence au lieu de se
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suicider, il eût fait une rude eoncurrence à saiol Pierre. Saint Pieri*e, en effet, était, après Jud» seulement, le plus sanguinaire des apôtres.
Est-ce pour celaseulementqn'il méritait d'être le premier pape? Loin de nous l'idée d'une sacri- lège ironie ! Nous révélons la grande loi sacerdo- tale, et nous n'insultons pas pour cela à la pa- pauté. Nous voulons dire que le sacrificateur as- sume sur lui et résume en lui tous les crimes du peuple, et qu'il est purifié le premier par le sang tout-puissant de la victime. C'est du moins ce que pensaient les hiérophantes de l'ancien monde, lorsque, dans la crypte des grands mystères, ils venaient s'offrir, la tète couverte d'un voile, au glaive de leurs successeurs. Œdipe avait tué Laius sans le connaître, et tous les grands initiés à la science d'OBdipe expiaient à leur tour le meurire symbolique de I^ïus. C'est ainsi que, dans la Ma- çonnerie, qui garde encore de nos jours la tra- dition symbolique des anciens mystères, on parie toujours de venger la mort du fabuleux Hiram. L'homme qui se sent malheureux sans avoir la conscience d'être juste, se croit facilement puni pour une faute involontaire; il croit avoir tué son propre bonheur : le besoin d'expiation lui fait
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«ver le sMrifice, et c'est le sacrittoe qui fût U'k ^tw en ooiuacnuit l'autel sauguinairo des
ilieux.
Jésus, le seul initiateur qui n'ait tué itersunu», meurt pour l'abolitiou des sacrifices sanglautn. Ilnt alors plus grand que tous les pontifes; (*t ^serait-il donc, s'il n'était pas Dieu? 11 s'est fait Dieu sur le Calvaire ; mais ses disciples, en U' miiant et en le vendant, se «ont faits prêtres, vi iboDl continué le vieux monde, qui durera tant ^ue le prêtre aura besoin de *ivre de l'autid, r rst^à-dire de mai^er la chair é% victiine».
El il j a de piéleodB» sap» qui voo» dînent qu* lediristianisaie espire et que le niMide d« i^Mi»- «Irirt s'en «I C'«l le viem m0fuàK qui t!%^tr, r «s4 l'idoUklne fn > en va. L Évanunk « miUf Dpnt clé ammmeé: d m» pas t^if»^ *mr i» y^f, U cathofidlé. c'crt-4Hii.-^ I -«de ni^Mn. n«sl «*tr,r» qn m t^-^r^^ «f^
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Nous lisons dans les Actes des apôtres qne saint Pierre eut une vision. Il voyait une grande nappe couverte d'animaux purs et impurs, et une voix lui disait : Tue et mange! Ainsi se révéla pour la première fois le mystèi-e de la papauté tempo- relle. Depuis lors les souverains pontifes ont cru pouvoir tuer pour manger. Jésus-Christ jeAnait et ne tuait pas ; il avait même dit à saint Pierre : Remets ton épée dans le fourreau, car celui qui fVappe de l'épée périra par l'épée. Mais c'est là une de ces paroles qui ne pouvaient être comprises avant la venue de Tesprit d'intelligence et d'amour qui, comme on le voit bien, n'a pas encore établi son règne définitif en ce monde.
Les souverains pontifes des anciens caltes étaient donc tous des sacrificateurs d'hommes, et tous les dieux du sacerdoce ont aimé la chair et le sang. Moloch ne différait de Jéhovah quf par défaut d'orthodoxie, et le Dieu de Jephté avait des mystères semblables à ceux de Bélus. Les moines du moyen âge se tiraient régulièrement du sang, comme les prêtres de Baal ; car la con- tinence perpétuelle , cette divinité stérile, est une idole qui veut du sang : la force vitale qu'on veut soustraire à la nature, il faut la verser sur l'autel
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de la mort. Nous ayons dit que le sang est le père des fantômes, et c'est par les fantOmes du sang que les prêtres de Babel et d'Argos troublèrent la rai- son de Ninyas et d'Oreste. Sémiramis et Glytem- nestre avaient été vouées aux dieux infernaux ; et leurs l^endes se ressemblent de telle sorte qu'on les croirait calquées l'une sur Tautre. Ninus était le roi des prêtres : Sémiramis voulut être la reine des peuples, et s'assura, par un crime, la posses- sion de la couronne de Ninus. Le monde poli- tique n'avait pas alors de tribunal qui pût juger cette fenmie , tant elle se justifia par de grandes choses. Elle semait le monde de merveilles. Ses envieux soulevaient contre elle les multitudes : eOe venait seule , et les révoltes s'apaisaient. Mais elle avait un fils que les prêtres gardaient pour otage ! Ninyas était initié aux grands mystères ; et il avait juré de venger Ninus, dont il ne con- naissait pas encore le meurtrier. Sémiramis , de son côté, était obsédée de fantômes et de remords^ La femme, chez elle, l'emportait secrètement sur Ik reine , et souvent elle descendait seule dans la nécropole pour pleurer et frémir sur les cendres de Ninus. C'est là qu'elle rencontra Ninyas, poussé par les hiérophantes : entre le fils et la mère se
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dressa le «pecti-e du mi assassiué. Sémiramis étail voilée; le fantôme ordonna de frapper. Le jeune initié s'avance : Sémiramis pousse un cri et lève son voile, elle a reconnu Ninyas : « Non, tu nés plus Ninyas , dit le specti*e , tu es moi-même . lu es Ninus sorti de la tombe ! ») Et il sembla ab- sorber le jeune homme en lui-même et se con- fondre avec lui de telle sorte que la reine ne >it plus devant elle que le spectre de Ninus, pâle et le glaive sacré à la main. Elle retira alors le voile sur sa tête et présenta son flanc, comme devait faii-e plus tard Agrippine. Quand Ninyas revint à lui , il était couvert du sang de sa mère : « Est-ce donc moi qui l'ai tuée? s'écriait-il avec ^re- ment. ^ Non, répondait Sémiramis en l'embras* saut pour la dernière fois, nous sommes deux vic- times; et le sacrificateur, ce n'e«t pas toi : je meurs, assassinée par le grand-prêtre de Bélus ! » Tels étaient les prêtres de Babylone, tels furent ceux de Mycènes et d* Argos : Galchas demande le sang d'Iphigénie ; Glytemnestre maudit les prêtm^ et venge sa fille par le meurtre d'Agamemnon : Oreste , iKJUssé par les oracles , tue sa mère, et va chercher jusqu'au fond de la Ghei*sonèse Tau- rique l'idole sanglante de la Diane vengeresse».
fievous>-nouti être étounés de ces attentaU 601111*6 la famille, quand, des siècles plus tard et eu plein christianisme , nous voyons un prêtre romaiu , le terrible Jérôme, écrire à son disciple Héliodoi*e : u Si ton père se couche sur le seuil de la " porte, si ta mère découvre à tes yeux le sein u qui t*a nourri , foule aux pieds le corps de « ton père , marche sur le sein de ta mère , et. '« les yeux se^^s, accours au Seigneur qui t ap- u pelle! »
Tels sont les sacrifices de la chair et du sang qui consonmient le grand œuvre de la théui^ie. Le Dieu pour lequel on a marché sur le sein de sa mère , on doit le voir désormais l'enfer souh les pieds et le glaive exterminateur à la main. Il poursuivra l'ascète comme un remords, il im sa- vourer dans la solitude les terreurs de l'enfer et les désespoirs de la pensée. Moloch ne brûlait les enfants que pendant quelques secondes ; il ap- partenait aux disciples du Dieu qui meurt pour racheter le monde de créer un Moloch nouveau dont le brasier est étemel !