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Philosophie occulte ..

Chapter 10

M. de Mirville dira encore que vos livi*es sont

abominables*
— Ma--
L'âUT!KU&«
Je suis trop poli pour lui répondre que les sienN sont pitoyables.
us LEGTEUA.
On organisera plus que jamais contre vous la conspiration du silence.
L'AUTBUft.
On me traitera alors comme Alexandre devanl qui la terre se taisait : siluit tetra in compectu ejm.
LE LEGTBUR.
Adieu, car je vois que vous êtes incorrigible.
l'auteur.
Au revoir, car j'espère toujours que vous vou- drez vous corriger.
\
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t*t U réaction qui les tue hérite du fruit 46 leurs tra>aux.
Ce ^ut les boucs émissaires 4u progrès, ce bont les parisis de la conquête ; leurs corps sf»*- \eut de fascines pour combler labîme qui sépai*e le passé de Ta^euir; les souverainetés lé^ritiiqes rentrent triomphantes par le chemin qu'Us ont frayé, mais elles rentrent transformées . I^ daw^ nés ont travaillé pour les saints, et un jour tar^ dif arrive enfin où Ion se hasarde à soupçonner que ces réprouvés, si longtemps dédaignés ou maudits, étaient peut-être des martyrs.
Telles ne sont pas sans doute mes prétentions ; mais si j ose tout, c'est que je reconnais une iné- branlable autorité, et que je ne crains pas qu'elle s (^re, même en me blâmant. L'autorité ab- solue, en effet, est nécessaire pour arrête** es di- vagations de Terreur. Une autorité. ces( une raison collective; les rêves ne sont rien devant elle, et une raison particulière ne peut avoir de plus haute prétention que celle de se faire adopter.
Nous avions pensé à faire suivre nos hardies révélations sur le dogme occulte des anciens, d'ane large et complète apologie de la catholi«-
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cité dans le sens du comte Joseph de Maistre; mais ce travail n est pas fait pour nous, et nous ne nous croyons ni assez digne, ni assez autorisé, pour l'entreprendre. Il nous suffira d'en donner le plan et les principales pensées. D'autres un jour le feront, nous n'en doutons pas. A chacun son œuvre : la nôtre est celle d'un pionnier et non d'un b&tisseur. Voici donc nos quelques pierres et nos ébauches d'architecture.
DE LA YgRITe CATHOLIQUE
CONTRE LES SCEPTIQUES, LES SPIRITES ET LES HÉRAnOUBS MODERNES.
PLAN ET MATÉRIAUX.
PRÉFACE.
Le seul moyen d'unir à jamais la philosophie et la religion, c'est de reconnaître qu'elles sont opposées l'une à l'autre, mais opposées comme les deux pôles qui soutiennent l'axe de la terre.
Dès qu'une religion est expliquée, elle cesse d'être comme religion et devient un système de philosophie. Le Credo quia absurdum est étemel.
PHima MOT DE LA RtTtUlTION.
i. Dieu est — loi naturelle; l'être est l'être.
SICOIIB MOT DE LA RÉTÉLATION.
2. Dieu est esprit, — loi de Moïse ; l'être est tivant et pensant.
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THOlâlÈME MOT m LA BÉVÉIATION.
3. Dieu est esprit de charité, — loi du Sau- veur; l'être »t bon.
Existence du mal. — Existence relative, mais réelle, le mal n'existe que comme abus du bien ; c'est une perversion volontaire de l'être, — réelle comme la liberté de l'honime, — irrévocable comme elle.
Le péché mortel est la négation formelle, pra- tique et confirmée de l'esprit de charité. — Celte négation, rendue étemelle par le suicide de la liberté, c'est l'enfer.
Uorgueil, ou le désir injuste delà domination et dé l'estime ; la luxure, ou le désir injuste des plaisirs de la chair ; la cupidité, ou le désir in- juste des biens de ce monde, sont les trois en- nemis de l'homme. L'esprit de charité les terrasse tous les trois.
La morale n^est pas une convention entre les hommes; c'est une loi fatale qui vous dirige à
'ff^
or- né^-
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cérations imprudentes. Rien de plus sage, de plus harmonieux, de plus modéré, de plus ai- mable que l'esprit de charité.
Charitas patiens est, benigna est, non inflatur, non (emulatur, non agit perperam, non quœrit quœ sua sunt, non cogitât malum, non gattdet stq)er im- çuitatem^ congaudet aiUem veritati.
Cet esprit existe-t-il dans TÉglise catholique? — Oui, sans contredit ; et les scandales contraires ne peuvent que faire ressortir cette vérité. — L'esprit de charité est tellement la base des insti- tutions catholiques, que sans cet esprit elles ne subsisteraient pas un jour.
On remarque et on enregistre les choses peu charitables de l'Église. C'est une profession de foi en l'esprit de charité qui doit lui être essen- tiel, et sans lequel on ne la conçoit pas.
Pour sauver le monde, il faut y ranimer l'es- prit de charité ; il faut répandre cet esprit, il faut le rendre universel. Pour cela, ce ne sont ni des livres ni des discours qu'il faut, mais des ef- forts de charité, des sacrifices héroïques, des bonnes œuvres et des prières incessantes.
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QUELQUES PENSÉES DU COMTE DE MAI8TRE.
C'était, ce me semble, une assez belle idée qoe celle de faire asseoir Bacchus et Minerve à la même table, pour défendre à l'un d'être libertin, et à J*autre d'être pédante. {Soirées de Saint- Pétersbaitrg,^. 10.)
Si quelquefois la superstition a^oit de croire, conmie on le lui a reproché, plus souvent l'or- gueil croit ne pas croire. (P. 14.)
En effet , Tincrédulité est une croyance néga- tive, et la crédulité exclut la foi.
a Vous ne savez ce que vous dites, » est le compliment qu'un homme sensé aurait droit de faire à la foule qui se mêle de disserter sur les questions épineuses de la philosophie.
Croyez-vous qu'il faille être l'égal de Descartes pour avoir droit de se moquer de ses tourbillons? (P. 19.)
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(La plus grande masse de bonheur,
pominànte ) même temporel , appartient . non
^s j pas à l'homme vertueux, mais à la
Le glaive de la justice n a point de fourreau toujours il doit menacer ou frapper. (P. 45.)
Nos enfants porteront la peine de nos fautes. Nos pères les ont vengés d'avance. {P. 61.) Qu'est-ce que lOVI, sinon lOVA?
Le sauvage n'est pas l'homme primitif, c'est un homme dégradé. (P. 82).
L'aigle enchaîné demande-t-il une montgol- fière pour s'élever dans les airs? Non, il demande seulement que les liens soient rompus. (P. 104.)
Je suis, comme Job, plein de discours : />/e7u/^ sumsermonibus. (P. 104.)
L'état de nature, c'est la civilisation, (P. 108.)
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Rotts sommes à l'homme primitif ce que le sau- vage est à nous. (P. 123.)
Il n'y a point de vertu proprement dite sans vic- toire sur nous-mêmes, et ce qui ne nous coûte rien ne vaut rien.
1. Répartition.
S. Déohéance.
3. Providence.
4. Prière*
5. Hiérarchie des êtres, relativement au mal. La matière n'est rien que la preuve de Fesprit.
6. Efficacité de la prière; liberté humaine.
Ne craignons jamais de nous élever trop et d'affaiblir les idées que nous devons avoir de rimmensité divine. Pour mettre Tinfini entre deux termes, il n*est pas nécessaire d'abaisser Tun, il suffit d'élever l'autre sans limites.
Il faut croire ce qui a été cru toujours, partout et par tous. (Vincent de Lérlns.)
Mercure a la puissance d'arracher les nerfs de
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Typhon, pour en faire les cordes de la lyre diTÎne.
(Phft.dehief Os.,^. 314.)
L'ange exterminateur tourne comme le soleil autour de ce malheureux globe, et ne laisse res- pirer une nation que pour en frapper d'autres.
Entre le blasphème humain qui nie Dieu et le paradoxe prétendu divin qui nie l'homme, rÉ?an- gile nous donne un milieu tout à la fois divin et humain, qui nous fait éviter l'un et l'autre des deux écueils : c'est l'affirmation du Dieu fait honmie ; c'est le Verbe divin révélé dans l'huma- nité.
Pourquoi nous montrer toujours le bourreau où nous avons besoin de trouver surtout le mé- decin?
Tous les grands hommes ont été intolérants, et il faut l'être. (Citation de Grimm, épigraphe des lettres sur F Inquisition.)
Jamais les grands maux politiques, jamais sur- tout les attaques violentes portées contre le corps de l'État, ne peuvent être prévenues et repoussées
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que par des moyens {mreillement violents. (Pre- mière Lettre sur t biquisition.)
J'honore la sagesse qui propose un nouvel or- ^^aue autant que celle qui proposerait une nou- velle jambe. (Phil. de Bacon, p. 9.)
Bacon, Luhiction; Condillac, Analyse; Kant, Critique.
11 ne peut y avoir de nouvelle science de Tin- telligence, ni surtout de nouvelle méthode pour découvrir. L'orgueil peut seulement donner de nouveaux noms à d'anciennes notions, et Tigno- ranoe et l'inapplication peuvent prendre ces noms pour des choses. (Ibid., p. 12.)
C*est en vain que le Créateur a mis dans nos mains le flambeau de l'analogie; Bacon vient placer son éteignoir poétique sur cette lumière divine. (P. 33.)
11 y a une grande analogie entre la grâce et le génie, car le génie est une grftce. Le véritable homme de génie est celui qui agit par mouvement ou par impulsion, sans jamais se contempler et
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sans jamais se dire : Oui, c'est par aiouvemeal que j'agis.
Qu'est-ce que Haller n'a pas \u dans un jaune d'œuf?
La rage du feu (Bacon). Horreur du vide! Têtes stupides, c'est l'amour du piston! — Le cœur da singe est au cœur de l'homme ce que les rêves de la poésie humaine sont à la provi- dence de Dieu.
QUATRE CARACTÈRES DE L'ABSOLU APPLIQUÉS A LA RELIGION.
VÉRITÉ. — RÉAUTÉ. — RAISON. ~ JUSTICE.
DÉMONSTRATION PRÉLIMINAIRE.
Vérité , — identité de Têtre avec l'idée. Réalité, — identité de Tôtre avec la science. Raison , — identité de Têtre avec le verbe. Justice, — identité de Têtre avec l'action.
PREMIÈRE DÉMONSTRATION.
IDENTITÉ DB i'ÈTRK ABSOLU AVEC DISV TEL QVE LE DÉFLNTT LA FOI GATHOUQUE.
1. L'idée de Dieu est un i^it psychologique, réel, universel, incontestable.
2. Déifeloppements réalistes de cette idée^
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3. Influences de la hiérarchie ou de l'anarchie sur cette idée.
4. Catholicité de l'idée divine.
DEUXIÈME DÉMONSTRATION.
IDEflTiTÉ D£ l'être REUGIEUX AVEC LA SGIEIVCË GATHOUQUE.
1. Comment la vraie religion naturelle doit être une religion divinement révélée.
2. Qu'il n'y a pas de religion où il n'y a que de la science.
3. Accord nécessaire de la religion et de la science résultant de leur antagonisme même.
4. Science religieuse catholique, ou théologie.
TROISIÈME DÉMONSTRATION. RAISON.
1. L'affirmation religieuse n'est misonnable que dans l'ordre catholique et hiérarchique.
2. Raison profonde des prétendues absurdités l'eligieuses.
3. Déraison évidente de tous les dissidents.
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4. Raison de la foi catholique démontrée par r espérance et la charité.
Indifférent eu matière de religion veut dire in- différent en matière de morale. Irréligieux veut dire immoral.
Les catholiques romains sout une famille spi- rituelle ayant pour père le Souverain Pontife, et rËglise pour mère.
Les chrétiens du rite grec sont une famille à plusieurs pères, et par conséquent à plusieurs mères, à moins que leur église ne soit adultère. C'est une famille sans unité.
Les protestants sont une famille sans père ni mère, ce sout des orphelins volontaires qui veu- lent être orphelins pour n'avoir pas à obéir à leurs parents.
{Religion de quiétisme et de mort; fatalité et résignation.
I Ombre du catholicisme esquissée avec les ténèbres des vieux sym- boles de rinde.
u BEAMAMSMK. . j ^^ *^ bouddhisme ce que l^Ëglise * * ' i grecque est à TÉglise latine.
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LE judaïsme.
Est une sooche vivanie, mais ooa- pée, qal ne peut reiiTie qa'cn se rattachant à sa branche vive, ~ la catholicité.
IÉgoîsme sensuel, tempéré par des habitudes polies et des échanges industriels.
^ Faire de l'ordre avec du désordre, du plaisir avae la pdna, de la ▼ertn avec le vice, du bien avee le mal, de l'harmonie avec Tanar- chie ; abolir la souffrance et par conséquent la pUisir ; détruire les notions du bien et du mal; abru- tissement et bestialité.
LE FOURIÉRISME.
LE SCEPTICISME.
Rien, — rien, — rien.
La critique de Voltaire est une critique de chi- cane et de pédanterie. — Il s'agit bien d'un texte ou d*un mot qu'il n entend pas et que son caré entend mal ! il s'agit de l'esprit de charité, et ce n'était certes pas Tesprit de Voltaire.
La vraie religion naturelle, c'est la religion ré- vélée; U est de la natui*e d'une i*eligion d'être révélée, autrement comment nous rattacherait- elle à un ordre supérieur?
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LES MIRACLES.
Les miracles sout des effets naturels de l'iuter- YMitioD d'une caase supérieure à celles qui pro- duisent les effets ordinaires.
Ils ne sauraient dtre absurdes, et les supposer tels, c'est faire outrage à la sagesse dé Dieu.
Le miracle en appai*ence le plus absurde, celui de l'enfantement de la Vierge, ne choque notre entendement qu'à cause de nos raisonnements indécents et téméraires.
La mère de Dieu est immaculée, elle est viei^e et mère sans reproche. Voilà le d(^me.
Sa viiffinité n'a jamais souffert d atteinte, c'en est la conséquence. Comment alora a-4-eUe pu devenir mère? C'est le secret de Dieu. Celui qui examine et discute une pareille chose n'est plus chrétien et ne le sera jamais. Celui qui cherche à expliquer est téméraire. C'est le comment qni est absurde, ce n'est pas le fait*
L'esprit est la dupe du cœur, on l'a dit, et c'est toujounitrai. Les objections inscriubfosde Telprit
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viennent des entraînements du cœur aux aisances de la vie.
Le véritable honnête homme, ayant tout à ga- gner à ce que la religion soit vraie, croit sans peine à la religion.
L'inquisition et les guerres de religion ont été des œuvres humaines. — L'Église a horreur du sang, voilà le principe. Loi^ue les faits sont en contradiction avec les principes, c'est aux pas- sions des hommes qu'il faut s'en prendre. L'hu- manité aussi a horreur du sang, et c'est au nom de l'humanité que la révolution a fait périr tant de victimes !
La peine de mort est contraire au génie de l'É- glise, qui espère toujours la conversion du pé- cheur et regarde le temps qui lui est laissé comme un inestimable bienfait du ciel. — Elle ne brise pas le roseau cassé, et elle ne marche pas sur la mèche qui fume encoi-e.
La morale catholique n'est pas spéciale à cette cumanuiinn : c'est la morale universelle, rigou- reusemenl appliquée et sanctionnée par des lois positives.
Le dctacheoient catholique nr i*epousse mu
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de beau, de bon, ni d'aimable, il en condamne et en prévient seulement l*abu8. La chasteté n'est pas le mépris, mais bien la sanctification de l'a-* mour.
Ce qu'on reproche le plus à la religion, c'est-^ à-dire à ses ministres, ce sont des actes d'irréli- gion. Cela ressemble assez à la logique de ceux qui reprochent à Dieu de n'être pas assez Dieu, pour le condamner ensuite à ne plus être Dieu du tout.
La religion n'est pas plus difficile à pratiquer que la vraie philosophie : il s'agit d'être ou de ne pas être, de vivre an hoooune raisonnable ou en brute, il n'y a pas de milieu. Une vie raisonnable exige les plus grands sacrifices, et la religion ne donne que des facilités. Les Catons du christia- nisme ne s'arrachent pas les entrailles ; ils lai^ sent triompher César et adorent Dieu seul.
La tourbe des cupides et des lâches, qu'est-ce que c'est? Est-ce que cela pense ? est-ce que cela vit? C'est de la corruption qui grouille. Vivre, c'est vaincre.
La religion de Jésus-Christ a subi sa dernière épreuve, la plus terrible de toutes, la plus déci- sive : la critique et l'indifférence. Mais les multi-
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tudtt aouffrulM nm\ po» ri aveo Vottnire; #Uw «imAnt miem que le Sauveur yienne encore pleu^ reraYeoeUei*fiUe6ne raUoiment pas avec Strauss; mieux vaut prier avec les plus humbles fidèlw* Personne n*a touché à l'esprit de charité. On ne critiqua pas aelui-Iài et devant lui on ne saurait rester indifférent.
Croyez-vous au sérieux delà vie? à la rigueur des devoirs? à la dignité de la foi conjugale? à la pureté des mœurs? au devoir de la sobriété et de la tempérance? Si c'est non, je ne vous parlerai pas de la religion; vous n'y croyez pas. Si c'est oui, je n'ai que faire encore de vous la recom- mander; vous y croyez, ou vous y croirez.
On se dit : Je ne veux pas me vautrer dans le vice, mais je ne veux pas non plus vivre comme un Gaton ; je veux mener une existence honnête et commode. Ceci est une illusion : on ne peut pas être à moitié homme et h moitié bête ; l'un doit emporter l'autre tôt ou tard. Un moment viendra où vous aurez à opter, et, plus tard vous le ferez, plus la victoire sera douteuse et pé- nible. ^' .If.
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La Tile multitude, la masse réprouirée» c*est la niasse des tièdes, des gens qui ne savent faire ni bien ni mal. Vivre, c'est agir, c'est penser, c'est vouloir, c'est faire* La grâce peut foudroyer le méchant et lui retourner le cœur; mais que peut- elle faire d'un tiède? Aussi le Sauveur déclare aux tièdes qu'il les vomit. Que deviendront les tièdes après la mort? Ils seront chauffés au feu du pui^atoire. C'est pour eux et en leur faveur que le puigatoire est fait.
Qu'eût-il fallu à Jean Huss et à Luther pour se soumettre à l'Église, malgré leurs propres raison- nements? — L'esprit de charité.
Que fallait-il pour concilier et réconcilier Im^ mennais avec l'Église? — L'esprit de charité.
Qu'est-ce au fond que l'esprit d'obéissance? •» L'esprit de charité.
Il y a un côté de vulgarisation populaire et ri- dicule des dogmes qu'on affecte de prendre pour les dogmes eux-mêmes. Saint Paul recommande de se tenir en garde contre les légendes absurdes et les contes de vieille femme; maïs les Mne- mis de la religion n'en tiennent compte : ils se-
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raient trop fâchés de perdre cette bonne occasion de rire des choses qu'ils ne comprennent pas.
Pas de Dieu sans Jésus-Christ.
Pas de Jésus-Christ sans TÉglise.
Pas d'Église sans un chef visible.
L'antechrist , c'est l'esprit de schisme et de division spiritus qui solvit Ckmtxjtm.
C*est l'opposé de l'esprit de charité.
L*antechnst, c'est l'homme individuel des temps modernes qui se dit Dieu, se fait le centre de toute chose, ne vit que pour le droit sans re- oMiDattre de devoir, et ne connaît d'autre asso-
'fcïiriTti^r
la dfewsskm prédite par saint Paul a com-
i seizième siècle, a continué pendant les
et dix-huitième; elle finira avec le
i:t-3ë*i^:-'i2a"' : puis ie ifLour s«* irra prud^ni n
ymiÊSeim. #4 le grand triomphe de la N^tiglun aura %m «vi^ Ta deux mil.
on I
i
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sociale, ait pu préyaloir dans le monde; que rÉvangile soit oublié, et qu'un jour un homme de génie le retrouve et le prêche. Quelle lumière! quel progrès! quelle révolution dans les mœurs! Quand les hommes se fatiguent de la vérité, le faux leur paraît vrai un instant ; mais quand c'est le mensonge qui les dégoûte et les lasse, avec quel transport ils se jettent vers la vérité !
DIFFICULTES DU DOGME EN LUI-MÊME.
m wtfm ffftt Vmma» m «auuTÉ, mit s*iminiim ^ahmut eu bstsit w c9aiiit
urtcHÉOBioim. |NoBtice«q.parente.^Le8iimooeiito I condamnés pour le coupable,
L*iNCABNATiON 1 Dieu g'fiçaisant soi-même en se sa- ET
SES GONSÉQUENGEâ. ( térieUe de Marie.
LA DAMNATION 1 ^" ^^^ *^™^ nombre des hommes,
ÉTERNELLE I '®^^*"^* pTcsquc inutilc toutc l'é-
( conomie du salut.
DOUBLE MYSTÈRE.
MTSTtRE d'amoub. .f Expliqués et conciliés par «- mys- MYSTÈRE DE JUSTICE. ( tère de charité.
Le dogme, formulé et défini par Fesprit de charité, doit s'interpréter également en esprit de charité.