Chapter 7
V. iiii
D I X I E 5 :vf E LIVRE
/ Que les pei e] fuynAnt L c&u/lwi^ àc \omfl fay laquelle on ajjemèioi^ les Sénateurs en cot^s, pur f fendre conjcil en affaires d'imporunce Et leux qmAuoknt charge d'aU'cmhler atnjî LOu/y i s'appellûtent Fureurs (c- roy.igers)p4rce nue Lie» foKUù/itHs àlloienr f.iiye 'ycniy/csSen.i/eurs des champs à la 'viHe.
'V L Aréopage ] C*efl à dne Cour ou ôo urgent ?itiri(Kxhcn Crccfignife Mars) place dam ^^£* thenes ou Mars njyjefois accufé dhomtctâe plai^^ fa canfspardeiiant doH'Ze Dknx , o^f^t ahu>u h fdyfix 'yo'îX'M qu ad cResfe trouuei efg folutîcnprcuaiit» Delà les luges & Sénateurs ii*yyf thenes sappeUQiet^reùfagitej^wfiitucT^ par Solon at^teur des lo'tx O" de Lt police ^chcrucHne, j^mtihan an i.dit q ''.e les '.Athéniens & lace^ demôKjens ami*t chafjc F éloquence de le ht i^a t j fjurct qnedejftndh par la hottchc A 'vn Hut(^ter aux ^duocats eu platdam pourautruy^deJmoH' ifsir les a ffe Fiions des [U7es, ils ne leur donmienf pas moyen nj permijiion de prononcer les plai* doycTy qu'ils auoien tprcmeditc^. A'Que Idi (Ta nst oui: prcam'ouk] Ce que les Grecs appellent Vioçzmionjes Latins i*apf'U lent de mots qt4e now difons principe on comrKein^, 1 cernent , exorde ^préface , prcaml^file. ^tnttM] liant du ^h aucune fets ilcjïfuptrfiu qiùdU Lti^\
D l
L^A S N E d'or. 401^
£f f/? ^if « infirmEl dufaiSl , o«/F /. join degrad apparnl. ^riflott foufiient quilnefi aucunement ne ce (JAtre pdrdeu^nt de Lons lugfSy jUffauatnefo^sIol/t/Jed'cn'vJer , O^ le faut ^ qu^ndle lu^ eïl embffchè , quand l'heure O" It temps preffent. Hermagoras auf^ï retette l'exorde en vn fujecî honnclfe^O" dit qud n'y faut point deprefuce. Fon unutian e/i d'autre adak, difant^ que le pUtdojc e/î manque C^fans chgf, quand il entre en mcttere dés le commencement fans prea,- huk:^ difliïigue le principe d'auec fexorde , f;/ fme que Cexoyâefoit plm gênerai , le fïtmife flw^ecial.
j El n'cfmonuoirj^^ contraire, la principale
vertu de l'Orateur J[omain , ceJid*efmouuoirks
éffeSlions'.cr comme dit MJT, Ciceron enf
rateur^ celujfera éloquent , qui plaidera de telle
firte^ qudprouure^ quil deleSle^ quiljlefchiffe»
^frouuer if y a de la necef^ite-^ï deleBer : de U
fuauité j À flefchir , c'fïl ta inBoire : car et
dernier poinU a de la force fur tom autres pour
gaigner fon prccei.Ciceron a eu detres-beîtesper-
fe&ions pour induire les Juges à tompa^ion^ telles
ji^tf chacun luj qutttoit U peroration. Car il eB
[ccpedietJt d'efmouuoir principalement les
t^urs des luges â cammifetation. Or Cice"
PM Si» feruoit fi dolenmepn ^ quon Va njcft^
Ly i À . .- j ivi R I, i V B Ê éfUelt^ues/oisienant à ce pùncî éprendre "on périr enfant oureffs traiter It prcfenter piteufcnmie AUX luges. Fne.îHtYcfm ilpnftnutfon citent^ frim Ai fîi l'ifî deÇe^'enfAtis entri^Ja Irof.Crpar ce moyen rcmplu U Ccur defoufpys ^Ltmchti^^ fions, il y À deHx cj^eccs d' affectons , ethic^ue O* fathnique : cc^e- là cjï dchonriAÏre cr p/affarae-y, €efie'Cy "veheinente Cr pleine de p ifiutnr. ellefer^ $rouble les (omagesXirles tetU hors de leur afiict' te ordirtAtreX' ejl die rjus a plu* de force es haran^ gptf s ô* plaide^ : cUc a}fachc & niHit Us Cttufts d'entre les matns des parties aduerfcs : elle p oui fe frincipAlement les luges à comp/tfmi; not4mmef' . es pérorait ions ou cùnclufions depUidtyeT^.pour ce • nom "y oyons qucfuyuant ll^s & couftume d\A' thenesilejficjdejfeudu k l'^duocat ducrmtT' ne , de la fr,iuiq/ier auatncrr.e 'r. ^ Elire cou '^u Jansvne poche] L'anàenn^ f '4ne des parricides /c/loit d'ejïre battu de i;tr^er \ ' tufaues auj.ir^gycoufu dîs iMefoclv 4uec in chie^ un coq,vne itptre ^r^ mfingefuh ietté detns U mer ou Uplhô prochaine nutcre. jr syo.f.u 4 It'tter dedans le vaifTcau d'aï* rain]£4 couftume des l[omÀins tfi it que le fro» cei efiAntfait & formé u quel juin , tls tettcienf thacunfon hilLt dedans vwvdiljeju qu'^lsafy fclloient vinâ 3 O' fort oit le hdlet U lettre mâf^
DE l'AsNE d'or. ^Oi
nuee qtn fignifieit ahjoluthn ou conàdmrktfion, Li mit que d'^ijolution eftoifnjn A , quifigni^ Jiott hhÇoXno. c.dhfop(4\celU de condemnat'ton^Q qttïfignïfi ît eo n J en o c*. ie condamne, Et qumd le fait eftoftper^lex^olffcur Cr^cuteux^ ils efm- . minit et s deux lettns.N. L qui 'veuler dire No liq:4ct c. il ne m'cfiîoïfiUe de pro?tocer rien de cer* txtn pow le pnfent : ainft senfuyhcit'vndeUy four en aduifer. ^ugujïe Çefdf outre les billets jufditsenAdjOuFix yn aufre,iiui portoit p.irdon^ 014 remifiton, Icj tous les bulletins fc trouuent conforn^es en vn aduis de condamnation: ^ fettt tfiie que Ci^tform^indiciaire aptoït ^a[j é d« i^- mea, ^thems'lors quelle efiçitJubjeBe k /'£(»- fire ^main,
ù Les bulletins] il entend les oj^rtiqnes , mot athénien ^i OH njtnt Poflfdcifme ejj>ece de bannip fement , duquel ilsfunijfoient les^ands de leur EJiâ iydefqtfcls ils l'suloientdmoindrir Pauthori - fé. ^infi ^h^ide ^éinfijhemi^^cles , air.fi fin* fKurs dutres ^rads per[onff âges furet defar^unne^ 4pres auoir hien mérité de leurj{epubliéjue, Ouf^ ^€iiu dernier hure des MetAmorphofes efcrit,que ^ ies peuples dl t^liefoulcient ietter dedans lime des bulletins blancs four abfoudre lext immel^O* des noirs pour le condamnement, c Acequcperfanne] Qoj ioçc iJeiavie
Ll V
d'vn homme, ne doit rien precepiter, cé
Ait Cit'jlo dore,
kihle yfuitiànt le prccipts de T^hettrique. e Se rt)un:raire àts mifercs ] Ciccro:-. es que^ \ filons TufcnUnes , tfcnt , Que U mort ej} /effort des miUMes CP^ douleurs : cir cuide que ce [oit le moyen d'enitcrh^» titrages de fortune CiT Us tourn ment s que l'on re peut endnrer, Remède. xj]e7^^ sou» j uenfpratiq'érpxriesVAjetJf, 1 fl\ /e gratte ] Ces effemme^ cr mds ( Cduui bUÇmmt cefiefa^otJ défaire en Tempee ) ceux qttL fefententcott 'p.iùles cTvn cr'imequHs nepetwenf nier, o^ntacco ufîti me de fe grdttcY U tr^e au te "vn doigt. Les m.iijlrcs de Fjjetortquc mettent entre h s fignes de confience , palîir^ chanctUer^ parler PiCûnjIaiwrycnt , fe Utjfer choir, &c. g De men longe. ] S^iriB .y€ttgn(iln au liure \ dit menfonge enfeigne qudfautde bien lotngfftyf \ le menfonge ; d?* ftt:i par csftxtne difiinFli. \ en huiâ efpeces de menfonpe , ce que lef I décrets uncnques expofent bien ott long^ 12, liq.2. Hérodote C^ Xenc^pbon tefmoigneiît que ■ cefiùit entre les Verfes choje très- criminelle dt ? tnentir. ih apprenotent principalement trois
chofes k leurs enfans , à. manier les che^ l } HÀHX ^ a tirer de Parc , à di
dite 'vr^;'. L'homm€ '
D c L*A S N B d' O R . 4O5.
tie bien[ait i Apport de Pub. Nigidms) don adui' fer Ane point mentir : l^fdgc k ne dire mensonge l tar dire mejonge dijfcre de metit\ qui ment ne je trompe point^ynxii s'efforce d( tromper autruyiqui dit mensog*'^ ilfe ironjpe ; ccjiuj la, le fdicikjhn îJciciO'à dejfcing'.aflfty c^' parimfruducTiriAii tl fjl auJSi que/ oue: fois permis ctufage de dtn mé sogeJ:ome fonfuet Quintilian^O* SiunB Hierof" me l'euje'tgne , efo'iUiint du mcnfonge officieux, h Auecl anneau cic fer.]id*i anctesneportoief foinf d'anneaux q'4e de fer : (^ corne Pltne nom éppêdjes Sénateurs mefmfs del^me furent l«ng îêps qu'ils n en^ port otet point d'autres : & Us ef- foux enuojoient a. leurs *J}oufes des anneaux de fer^ mefmefans b^gue^ Les ^mbajjddeurs auf- quels on àdnoit des anneaux d'oT , ne lesportoient qu en phUic '.au logis, d'autre s dtferDfn tepsfut qu'Un ejloit pas permis aux "Efeuyers C^ gens de ludicature de les porter ; depuis cefl ornemêt de* ftintjï communique tnefme les efclaues en 'vfurpem rent l'authorité. NeJUre Apulée doncques ^ rdiso d'approprier en cefi endroit 'v» annuu de fer 0U ferfonne d'vnferuiteur, i La roue 5 & cirera. ] i^om (tuons ailleurs traittédeces géhennes anciennes. Tlutarqm tn Vhociùn parle de ce fie retieySenecque^ ^éilere , Ciccrm , ^ ^^^i^ fi^^ memm
IJIXIISME t»V£«. au chctcilct. aucuns (fiwîrnt ejue ceJlcJt uncld me 4) ticnte^pArUs tourmens de laquelle on difoit aucuntfon ^ 'm nu on nefçducit. Vcur ce ilfuii
Iaduertit qnermn'Aditujïef»t6foy Auxdffffu'- ^ en s fat cJcs en ii torture,
k N y le feu] ^r tie [u(ccn liera fous ce tcumit( Jxtoidira f..cjULmentcù?}tye t^us armes. /Qo^il r/cft [^asieâc à ma profcflloR.l Lj 7)fledecinejeprdiique four lejaluî tio ^oitrid rui» ve du genre hpn^ain/pour ce nefi ilf>asJe4Kt à /a tomfagnie dti Médecins de donner du pi jonMou- te leur art ., efiude iT dtîtgenct , tcus leurs dcjjtt»s dciucnt rendre à dotmerde frlutâtres remèdes. %Afnft Htffocraiis cmiurejes difcïfles de ne dcn* fier a leurs efctetaf^un medicamanuiJiUe k qui que fort, j^cQ7ique dura faici ( ce dit U Uy C or»\ ntluL de ienefi(^:)ou 'vendu , m tiendra tfy du fo'îftn pour faire tntunr in homna^ dci$
' fuhir la mefmefeine qulmfefe la loy Cotneita, D'au.intÀge les farfutmurs (y dregui'^es q uï ft-
\ wcratrement aonnoient du foi [on àquelqu'vn^'
' efleient oUiger,^ k mtfme Icy,
f fw Nonpoucla deftruûion.] li nyàfortt dhmmes^njfexe , nj aage qui m retire du fr*m
' fit de loT^l edecine^L es anciës Ufeifnet innêtéefdr
, quelques Dieux ^four mcnflrer que lafragdtréiA
\ thonme^ùefoing de quelques aides c^foula^'
....
daurensis
D£ L'As NE D'OR. 404
inent nui lny vieoe déplus haut', onpourfig/aficf qu'ilsont cU'feré tat d'hmrKurX ceff. ai't^nu^pvine ont ils 'voulu croire que l'ir/uetion enfuit hawaint, n Dî mandragoie.] llj à deux efjh'ces de mi" dfagore , mafle çjr femelle : Ism^flc tjj btdnc^ U femelle n&ire. Les powmrs cnlontgrofjes corne noi^ fetes\cfux qui les ^eultt AYra,cherhors de tene.fe gxrdet du ve»t ce fuite. On en ttre le iu^ tat des fùmmes cjue du tige en les tondant par U point e» L'odeur en ejî forte j mai^plph forte celle de U 1A* cme Cp* des po?nmcs.Les pommes nieuresfefechent 4 l'ombredeur fuc s'efpAtpa au SoletLiafirced/^ mandrÀgore endort félon les forces de, qui le êoit r l'W uerre cnfaifî U ratfon : quipdjferott outre Je- roit en danger de mourir. On en boit deuÀnt t^ue taulier y oti coHpperqttelque membre y poi4r ne fentir U douleur aucuns fe contentent de lefUi- rer pour s enâormir.Kmcerme esfmplcs.efcrit qt4f c'ffl vne bonne reccpte pour ceux qui nefeuuent dormir. Suidas ^ quefon frutB endort ^ caufe on élj ColutneUe au lime des Urdinagfs^d bone gra ce d'appeller le mairagore demj borne ^pource qne fi rdcme reJfeml?lefortk l'homme. ^A» refie bien que les îurifconfultes dejfendent dux droguifler de ne donner témérairement du mandragore , de ldfigMè\de l*acome t^ autres fdiso s : neat moins €c Medicin donna dti ipjl de mandragore a^M^f
(
fûne il* endormir, au heu de pttfon \Pa.rce que pies
tˣultcienfo7}tnwfiLles^ai4 mcifis ne font elles pas
mortelles y^fin quepxr ce moyen il preuinfi U mef,
cbanccté du -VAlet qm luy demanJojt du poifcy.
Appliquons icy le (li'dtif^eme de Hantîiùal afnfî
que Fronttn le raconte. Bunnih^l etiuoyé par les
a.ith^^ncis cùnt)'c ks pcuplesd' Afrique qui jV-
f oient teuolt T^fçAchatqutls ef^ctctfort ttddcncx,
awvin ntfJÎÀ du m idr cgcie{dor Ufoi ce efi nfifcyié
ne entre lepoifon o le (orne) dedans 'vn £)ad muy
^cvin, sAdanCên it/it aux efcarmouihesiti rect4^
l/i tout exprès Vuis UiJJttns à dejfeing dedAos fort
ump du nstn infe&é,fitjcmhlâtdeptedrelafuif
:eUnMSljuiuanîe. Les Bar (tares accoururent ^
pillèrent Jon oj} , heurent le iin à grands traits,
£tcemmeds gifoicntpéir terre à guife de trej^af-
fc7^, Hannih.il rcùrcujj'a, les print, les tua,
«Lapure&rfimple vcrité.'jTe lie eflU force de
*i(fitéiquej}atp Aria malice des ?7}ffrhans .iffaif'
fct , elle fc releue toutes fois y efldnt ejlfufjecy elle
ne laijfe de refpirer : 9n la peut bien cobdttre,non
tas (thbattre ny tenir Ung reps cachée. Fn ancien
:poete k raifsn d'appellerla vérité file du temps»
Le parler de venté e^fimplc^ce dit Senecque, Jîa
i^onfeildu I{oy Dmus il fut djt^que la vérité prc
yatit O^ deuance toutes ehofes : quelle efl t^irtyée
lapluiforxe qui foit , dUtHanî e^ ïiniquki ne
D S l' A s N E d' O B.. ^0/
feut rien àl' encontrr.&cemme ainjl/olt i^tte toHi cequtfcmùle auoiy I?eai4r9f4p Je force en ce mon-* de yfjJt mortel c^ de faillj en peu de kmps \ U ■vantée/} immortelle C^ demeure k tAmiii^ ^Efdnts Cr lof.pbelcdient.
^ V n ze d eni ers . ] Zf denier vaut enmrsn trois fêls fix deniers,
q^oVi\è,i\^^t.y?ltnerentircfue ^i4tlnjapotnt fit de Bof^Ungcrs k l{ome iufijiik Ugnet rc ferfi-^ qf toit i^offne de^ femmes. Depuis ils eurent des hou Ungers non feulement pour cuire dit fxm , mais four leur apprejler dufii toutes fortes de paj* tfjjeries^ douceursCr confitures de miel & de UtEl dfuat qu'ils eufjent l'-^fifc desfuccres-M^ Varro ^.Gille^^ Macrobepxrl^ns de telles d^licafefi fesy^^e Jt que lesviades nmns mieRées'sot lesplui^ ^mïellées'.Ciir fûcieté des douceurs efr defloy^Ue X U cmcoEjnn.C' qne les mteJlées empefchmtU con* ceBion, Çorn, Celfuc efcrtt dufitXjUe le mielcrud U Uicî^ dr toutes cJ?ofcs laî&êes efmeuuer^t le i/f- tre tr donnent des trdncuées, r Caifiiiier.] Lesancies [\omAins natmet point decuifinitrs it le^^r feru-ce : û!U?id tis etfduoienf
ffoiug.tls lonoiet cjueljne heucheyou chaires- fier. Dt[>tm comme le luxe vem/ ^croifire , ils les
Il Dix lESME irvm
il dchctennt f)lM cher que Us chfuaux : ce qtte les
Cenfeurs tAfcherent joHuent founem ^ reformer» . fEteoc\cScPo\\mcç]rcfcji}nep4ireciefcrcs venommc\en l'hiftoire Grecque pour i'eftreentr*' %xys d'njnefunefie çjr irreconcdinble haine ^ four i'eflre Ungutrmnt molefle\ Cvnl 4utre eri guerre y four s' eflrep.tr tous moyens â'hojiiiité'vsHlfé reci- froquemet dejjJiuiUer de leurs i/Jats-^potér s 'ejlre f^f»t^'^sdctipc op'miéLflremeyit entre çouppe^lâ ^orge en bataîlle^ Et ce qnony remarque Je fcrt (j}r4rsge./ejl que cejie h^rne ettuteiUfe ne cejjap44 mefme Apres leur ntêrt. Car comme Ion eut mis // feu fous leur bâcher pour ccnfumer leurs cddauers filon U couflume des anciens , o/t iiidlaflamm efe fendre C^ dfurjcren deux.^iiflote au 6. des fe- Iiuquesefcrh,qucîesimm!fieiO* eourraux des frères fint tres-afpres: O" ceftx qui fe font le flu0 entr'ayiïieT^f ont ceux qui con^oiuent plus mortel h& pepfere haine. Trixt^. o ebfisinaociles CT* i c- éours 3 notei la leço que Vlaton en l'vn^iefûte des ' Zoix vus cha-^te i ^.ifilriji xnen de plus pcr,-ii^\ cieux aux enfans^que Tt mAediFlion du père , O* que les Die^.x les exaucent 4 l encontre drjd/ti\ enfans. Exemple. OEdi^e mefprifé par fe\\ tnffinsicy , l-^s muudttCir leur Joubutta ce do/ii\ les Vieux l'exaucèrent , O q^i Ic^'' adur/itA t'hifloire Sain fie Cr EcchfiAjt.-Liu: ucus enfoufA nitplujfcurs aut rcs exe mp les»
D ï L* A s N E d' O R. 40^
t Les Harpies, j IxleFluredespoetèsmusaf* fyend ccmc 1rs fJd: ftes^oifeAUX cloutons Jalcs cjt* fté^nts^ infeRoienr par leur aîtoiahemn Utdhle de p'-inef ]{oy d*^ycadie duengle^ iufqftes k tdfif q'techafjeespxr Us ^r^cnmuchers clUsstnfuy' rerduxfjlvs StY9^hxdes,pi>oje7^pn le dtftQfirsau fe^'tiefme htive chctpttr-; è. de U l^ly^hoUgie, -v Abhorre iepl*.] chdfque dmmAl àfo geu-Ji, corne dit Griffe fedu 10. aes Ethiques. Et dffdU ncH>s njejons nue le cheual ayme vfte ckofe J'^ne 'vne ÀUtre , c^ l'hsmvie encore 'vnedtitre.pQu/ct Beïiirchte Auoh hcnne^'dce quxndildsfoit^que les ^/Ifnes aimfnt mieux dnfùn que de l'or y tT df rijtrùe que des efcw . TfUisny le foin ny Urgent fontpomt fji.^ita^fye4l?les a ce noflre ^Jne , que les'vianJes o^ddic/tefes humaines, Luàlt^^ dit que ce Crafjus firnomvnê ^yîgeUj^M pour ejlrê d'vne humeur h.i^nrdc (t Auflerc , ne nditim.iit qu'vnepulrfois en fa t/ qui mangeoir des charJons, cir c^pvmt k dire^Ccs ieuresont trcmiév n e l.ù^e fwhUblc à clUs. 3: D i benioin^lfyc'^VlmeiV^'X]9 CjT^iifures ^ Vi a m i e I ! c] Les Anciens E^mcùns p -atrcquoielf fort ce gc'icy(-îi: ^ Crv!w'entch dehcea : les ejcrïts dci autewsle nous tcfmo'ignent iimJî.L't^in ineil umorpere ay^ [fment au ce U rhiel^C^ efl très pra^JitAÙle» St tel
DlXlfSMI tIVRS
lruud»ffe mejïe de vinai^fCsr âe miel[quon djf" pelle Oxycrat) tlne remplit point l'cjlomacf?: Crfi 'nous leùefUitifrûtd^ila mollit le 'vêtre .Jichauét ii/'arrefte \Crfau croiJJre. plu/îeurs ont lon^ue^ ment fttbflaté leur xietUtjfepar le moyen de ce\ m riJieHéyfans autre itunde nt portion. T^oué auens ^n hel exemple en rcllitn l{omule;auquel ayant f-iffcU eenciefme avnee de [on aage^otnmc i*£wpe I rihï^ugujle "veint a demandfr^par quel nw^en % ilauoit pmiapaletnet conferué ccjle -vigueur dté corps (:^d: l'cfprit'.Vur dedxns auec dwvin mttllâ ( ce dît) par dehors i auec de l'hutle. Ce hreuua^c I /appelle Tricher at : O^ mrjk auec de l'eau , Hj - dromel,
^Mon pàtkCite lll a ùonnc^ace d'appeller in . ^fnejonpÀrafite , tjui faifoit en bAnquet.) t le debm'trd''vn parafite : c'efl ^ dire ctvn boujf'ori d' "on flatteur-^ chofe (ouflunuere aux fiou.int des Seigneurs, ^mji Lucian appelle Vatrocle^ pa^ T/tfire d' ^chille;& Menon ^ d' idomenee.
Sur lecoiildf.] Les Grecs auoienten dclicér deipftits chiens de MaBe, aufquels tls apprenoi-- ent k faire toutes fortes defaults c^ tours defeupm flelps,Depuis Or, façonna dtmefme des cheuatt x , élesourSy degrés chiens , cîrr. lef quels certaines gens de néant moins pro amènent p.tf les JoK res cr marchai pour en aire fmntre cr fi»
-^ iui CIISIS
X) E l'Aîn e d*or. 40^
w/ 'voyant te ne fçxy queh étrangers k i^omt V ^uitraimjent Apres eux des chiens & des fin- res dreffe^ k donner par leur docilité du p>tjff- teps éu peuple : Les femmçs de voftre pays (ce dit, il) ne font elfes poinc d*en£îns ? Uai- m4nt duec rAtfon ceux hfqueh employaient tnuers les hejles cefie indulgence qm ne fedoit quéux hommes. L'Empereur Jfeliogaùdle ( ce ïdît Lamprtde } 4uoit des Lyons Ct* Léopards de^ firme\y Cefl a dire (t^priuotf€\ , cvmme def^
ipoutUcT^ des armes de leur ordinaire ferité» Tdxii tout cj n^e^neauprtx des eflra^es gefiictl^ idtiens de ceji incompa/ahle cheual que nous a- fions veu nagueresd paris , drejfé par vn Eccof- fois a chofes mcrqyab hs a ceux qui ne les auront nteties. Lèche ual efi de moyenne tatHe, bay^guil^ ledtn d\An2leterre , aage £enuiron dou^e ans, Stn mxiflrel' appelle Mor^co , & lemonfire k l'heure que nous efcriuos cety/an î6oi. en la rite fainSi îacques au Lyon d^ argent : & depuis en d' autres quartiers de iJPutïie au gra^nà eflonnC'^ ment de tous les fpeÛateurs, • il va quérir tout ce quon luy iette en place ^^ î apporte k gHi\e â ^n y^rbet, îlfaulteO'gabaâe \ mnji quvn Smge, il Ce ù et debout à deux^pieds^ \furiefqHtls il marche tantofiauattatofl arrtere
DiXIESME LIVRE f ftîs Jt^ârJûfl^ajAnt néant ntoms les fie dt di diff rtcrcfoff s droits.
Son nutj^reieftevn gmd ejnmiU pUce , /x/j commmde de l'aller quenr , c^ le porter a ccÎ. ry de U compt^gnie qmporte {fû.tr exemple) des Lh- Pattes, Momco iefut ; &J4ns fe tromfêr^'ad' drdffeà ccUj cpii les ii de h An t lesjcftx,
ll/fty commande de pût ter U inejmegAr.dù ce- itty deU compagnie quifortevn manteaté do'Ablé 4Îe felle ou telle çfioffe ( depeUttcheptttr exemple: tallrgtft ce que le Uj ay veu féiire ) T^lor^a choi» Jtt entre plus de deux cents petfonnes , ceUy aue fon maiflre luj aue y CiT luy porte le gAnd, Vont tejmofgr^r ejue î^loraco cênioij} les couleurs , onU dextérité dg l'art dtfnn imtifire^ c^ù Aucun n 4 fceu encore def- couurir : s'il luy dUqud perte ce'gdnda "vnc Dx^ mii felle de U trouppe qui d ( pur rencontre) 'V9 t\ manchon de njeUurs "verd, ou d Autre couleur ^ $( Ij la 'V4 sasfe mefpredre trottuerd'vn bout de U pdt ^ Uutre Nouslaues 'veufureceey de deux fna- chons à mrfme heure ^i^n 'verd , l'autre 'violet ^ 1 éuecplujïeurs autre i traits trop long a reciter.
Son m.ixftre Itfy ctuure les yenx à'^on mt>îte^n;\ puis derrtade à trois d ferêtes dardent ou d'or. Kous nuonsie* ho doutai ncrvnfoly'vn quart de^a4,vn efcu yputs Ui metA
uèLui-ensis
DE l' ÀSNE d'or.
'40Î
ire dtins vn gjind ^ difhouj'chcr fon Momco Juy àtmxnàcY cobun defteces ifjamitdas legandx le Cbeual frapper froif ceups de pied contre le cdr-^ iw-iupour dite trots. Vlnâjon mai/lre demâderco" hit il j en jLueitdorx ^ Moracone hatre qu\H (ou^^poHr dire vne. Item t interroger combien de fracs "UÀUt l'efca : & luj , dorter trots fois du pied en terre* M au chojeplm ejîrange^farce qt4e i'cfe/i d'or fol & de poids ij4Htertcore maintenant atê mois de Mars \6oi. phs que tr ni franc s : lEfcof- fois luj demandé cohien de f fils uaUit cejl efcu •/#- tre les troisf, acs:& Moraco frappa quatre coups^ pour dénoter les quatre fols quevaut l' efin de fur* croifl, L'£fco (fois fait apporter vn ieU' de cartes Jes méfie fort o^ ferme ^ en fa.it tirer ^ne par queU quvn de l'affemblee ipuis commande d fon Che^ aal de heurter aatat de coups qu^ la carte 'vaut de foints'.s elle efl rouge, qu il frappe du pied droit: fi noire , du gauche. Ce que mus lujauons ven faire dvn cinq de picques, " Il lujt comende qu'il ait k marcUr corne il ferait s'ilauoît k porter 'vne ê^tm&ifeUe, Moraco fait deux eu ttots tours par lafale.c^vatrefdoucemet viable, Qutlmirchc comes'ilportoitvn valet : ji \themine njn trot rude Crfafcheux. Puis luj de?m I de corne li feroit p quelqu Efcuyer efloit mot é fur \lujX(t animal fe predkfAtrc des courbetes auf^i
Il Dix lïSME ti,v k5
F I iujles que ductm cheuxl enpHîjfe fat e.hoiAs ^ \ ; f^jjddes ^ çy fous autres [nuits qu'on fmt tirer I iiuxc\oeîi4ttxdemdnezf*
Sifon maiPife le txnce comme faîf^^nt du Itfihe^
^Uiy mendce de le dmer k quelque Charrier a ui
le ferd trauaiU r tout fonfaoul^ Cr lu^ baillera
fins de fouet t^ue de foin : Trleracv^comme s'il en -
tendait [on Ung^ge , l(ttjfe late(îe ,Crpardau-
SresgeflesfÀiB cognotfite qu'il n'en eft pas cotenr,
ilfc laifje t^fn'^er en terre comme s'il efl oit bien
TnaUde-^roidit les tamhes , demeure longuement
en cefle pofîkre , ^ fe cent refait flhien qu'on le
croiroit defaîBepremoït. K-dUi Amnsieufon
maifire le fouler aux pieds, promettre mât moins
de luj pardonner fi quel-ju'vn de la compagnie dt
mandoit pardon pour luj. La deffus : pardorjne^\
luy ( s'efcria que'qu'ijn des fpecîateurs du ldut\
de Ufale ) tlfera bien [on deuoir. ^yf^onc l'^M
coflofslifj commanda qudfe Uuajt:('Ts'en allafil
remercier celujf qui auoit requis C obtenu pardôl
pourluj. 21oraco s'enalU choifrvn homme dA
poil roux j celuj ^oirenient qui auoitfru) d'in^l
ferceffeu) : & pour figne de^at'ttade luy mit U\
tejie en fon manteau , iuj faifant bcaucoufl
decareffes ix demonjirations de rc cogne tjjarue^
^pres cela ; le 'vous mettraj ( ce lujf di.
fon maijire) k la ^ofe pour ijous dejgour
dirles\
C E L A S N E D OR. 409
iir h s i.im!/es,pi47f(jfte 'vow ne 'voftle'^ rien faire, Ai or Aco pour fane entendre quiliflintittle k tel fnuiir, leue l^neiambe en haut ; C7" feignant y Aimr m A l,ne m Arche que de trou fi eh,
tllu)i comnanJe qutleflernuëpdrtroisfoù* il le fiitftir le ehap ^tl rie'Mlcfat du c^ pareil, montrant les d( nts zs" cloau/fijjant des oreilles.
Il donne vn ç^and a quelq^ I'» de la troufpe^ù*
commada ^ fm Moraco de luy amener par le ma-
teau l'homme auquel il l'a donné.Le Chettal le v^
frrndiepdrlemateau.erl'^jireintjt/ortauecles
•dents jque l'homme eft contraint de lefujure : c>
fi f^iir amener de mefme touj ceux qu'il veut ^ (ef
milfty dffimat par quelque marque yComme depen^
à nache noi^M^nc^rougey Cjrc, lioire
•'1 forte Çq 144 fan aiffeUenjnfac de papiers , encore
' '
'% ^
liï ^Mj fait d.in fer les Can^^riesauec beaucoup d* art
)à i^ de dextérité*
il marque auH 'vne ^Jfingle ijn nombre de
h'ijfrefur i
birparmy la foule ceiui'^qui ttet legad.ll le frPH*
■f incontin mt. Et luy commandant de frapper en
rrc aufat de fois que le chifte vaut^il le fait tout
mfi que s'iL ueit 'veu ledit chifre C^en eufienfe"
M4 la valeur. Ce que m^lftj auons veufatre d'^m
ii«. ~ Mm • "
DiXlESME LIVRE
Le Magiftrac ertimancquececy nefe peuft faire fans magie.auoic quelqaeceps auparauancempnfonnéleMailhe, ^fe- queftrélecheual:maisâyaiu depuis mani- fcftemêc recognu que ce n'eft que par arc Se par fignes qu'il fait tout cela , il le fir cC- largir &îluy permit de faire monrre de Ion Cheuai. L'ECcoATois aiîeore n'auoir cheual auquel il n'en apprenne autant en vn an. ^Pourvnmonftre] ptr l'a dtt'ps des ^rufpict m iettoftanci élément Us enfdntemesmonftrucuy en U mer, Etp4rce que cet ^fne cenrrefuifojt U aSions humxines , plufieurs lepouttotent efltmei pfodigjeuXy&iugna di^m d'efire abaièJonniÀL mercy des fer es, € Qnj par fignes 9Tiptcs]CommehsJîg/jes 0%^ gejitcuLitiom de s membres feruent aux muets Ui- t4role four faite entendre leurs conceptions : amj les (trions t^ mouHemens du corps de nojhe ^ ne ervrîmoientfon fens y & luj valaient au^ que U pifole mefint,
cl Thyafe ] Ce nom ^t^ific propremer^ fÀuU t elancf.il vient dvn mot Grccqutfi^ntÇf courir^ Ce mettoit pr§prement en vfa^e es facnjices cL Bacchus.îljigîifie aujfi compagnie ou multùmh éffemUée, # Mctropolicaine ] Ciceroa appelle Corbuk
r
lurensis
•i^
DE L*ASNE d'or. 41a
OeJ le tante h Grece:& LucfM Flotte: La rui- ne de Carihage ( ce dit // )enr raina quid ÔC . quand celle de Corinche , chef d'Achaye, -, bôncurdeGrece;(ltaée entre deux mers, lonie(\i\ç,&cjÇ.Xec,et\ hcWemonztclucittt ■ îummiHS Conjtil luy ïettA lesfteds contre monty xjr remporta lefurnom àe ^chaiqtée , Les ancien f ^omAÙis ( tefmoin Ciceron enfin or éifin contre . I{hIIm ) n'ont redo'Abtc que tKois villes en tout le monde^Carth.tge.Cormthe^Cafouë, comme capd" lies de Couflemr lefiix o* le nom d'Empire.Tour ce les deflruiret- ils k rdir^de chÀUJfee^ & n'en ve- Jierent quedeUenfetttsveftiges Corinthe efioit dit défi, Qtt*^ k lembouchnre de Id Grèce, ^infi ^fhtlippeB^y de Méucedone auoit raifon d'appel- \itr Corinthe en^chah, O* Chdcisen Eubœe^ Intraues de U Grèce,
Chafcun félon fon ordre] Car qtticonque
Hnfe grimper toHtdvn coup aufefte d'vnefot^ue^
\dme aiithmté^y trouue ùienfouuentfa ruinCm
1^ Des plu s n o b 1 es fer es] Ceux qui deUheroiet
dire de te/s prefens 4t4 peuple , puloient exhiber
Jes plus /îgn4!eesferes,&de gens pour les comlH'»
4 re m pu h lie, ^injt Vompeefit ietter das U Cir"
tue oàfefiiifoienttflsjfe&acles^'vingt Eléphant^
\mbitw par des Getuliens à coups de flèches, V^
Atitrefois^ des onces^ çj^ loups cerhie/s l éq mtf»
Mm ij
D I X 1 E 5 M E LIVRE
* é'iit de Lions cheue/w ,Ai^guf}e ^d'vn tygte aùpï . itiifé,Én fomme ils nffloientpi'mt chichis à ^mn- .tr(r4i*pfuj^le tn leu des feyes recomtrMtidailes foUfieur c^twige cr nouuellefornh'* h Plus renome^ eîcrimeurs ] Emre lesplMÏ fa?net4Xon renomme Bithki Cr Bni€hn*sJ(f Aptes en auoir égorg'giai nomhre^ sentretHerem aujiii'"jnî\iutre, -LeurceyAtfimaiflre cepronerA èe j BacchiuSrf//ff Biihus , q'tandUpmùem bien ^fg-jUc'
i Cheuaux cie TheflTalie ] l. réputation de porter de bons chiHAUx:& les Thefi [Àiens-, d'duoir les premiers monte des chenu; x\ ■encec9ml?atqi*jls eurent centre iine troupe d\ tUHreaux furieux tant icmmmé chcx, la dncien-\ Auteurs Foye"^ U Mjthologie Ji:6%chap \6, fc Montures Gâuloifes] S'ou^ prifons crJUàl rement les chofes ejlrangcres^c^ mrj^nfons lesâtl mefiiqptes.'Heu^ recerchons des chcu.iHx d'^le 1 mdgne^d'ltiUe,d'Ej^4gne,de Barl^urie, e^r. 0\ Moicy q'ue nvs cheuaux GauIo^ ne font des der\ nier s en rang pArmy les ions, /Pafiphac]^;" nef^ét comme f ^fiph né fille d\ Soleil ^ femme du l{oy Minos^ s'énamoura ^'f Taureau , O* par l'indu/lne de bt^iale engmJê] de luj U Tfii^otéfférejffiimeuxchti les FoètesM
15 î lAsne d'or. 411
U ?^fnhc'ogfe,li.6, chtp. 5 C^' li-l-ch^f» ï^. 7n D'Jnçt (içUczx .] id plH4 (iûuiUftte x^ molle flume eficel^e du cygne ^à\jc^(Cr de pcfdrlxfctit hs a'jl'^sximpnde remArqrte, qu Heltogahdle ne Jcjeoh point en fes y'pdi ijue fu*- des coif^ins de foi! de leur aux ou de plume de perdrix : cr pre^ mit fot4U€'U pUîJï^ à. fiiref'c'tr de gens dejx Cour JHT d^sfyufflet'.'^.pHfi les enjlxnt les enxojyoitfoU' ncnt yiyatflrefotfi U ruLle, . n>\ç mVfkois trempé] U^cAn rfchafif[c IàIh- . xure cç fdKs Ltlyer Ftnm kfyoà.rmy(e\Àpulve s*-ejlôtt fjn bien ahti^uc pour dcfcendre plî/4 ^aye- tuent a ^ejle litîe l'em'rien^e.Lvrî^ruent au^i lut [Jeruotf d'^stn a -are éperon à ujle ch-uauchér. « ■ S i d ( fm * fiï I c g e n i r a l] C ktcunff ùt que faf* ■ \7f(kre^ep.iytie exirerrémcnr ^(inde'.au contrÀU Yei' ho mine fort pctite.pow fafropjrtiQnénft que .'mxrq-ie ^Ihei't le Grand. '
'Morfillante] ^e met expriwrvn' grindeaf^ ^eBiond'a^ioarliJhf: caron -void qu( lesatnoU"' 'imx ayam l's^mx cfiArey^, ^ hAnàc^ contre ce ■ f$i*ih ayment , /r femblent par man'r'C de dire %^rltller^io}redeuùrera'ndemr.n. - ■ ' hA o n pigeô &rc ] Nos de flatterie vencriene; • hece:*x cjf q'^eV!autevft/rpefo'4UentifotSy'M'9 ^nilef.tnùnpipreAUy ma col^e,mmIeuraulf, "oui dedans] L'exemple de ceflcf^mmeappe' ^
M m \\f
DiXlESME ITVRE
t4nt \)nc brutale ''fnftéVicntrcl'bornhlcïncFmi- tion de telles deflaucfoecs , efu'vn apprttt l?cfliA chdtàmUcfiiifHtment (juil Its empo^ te, à deffdut dvne compagnie natureRe^r.jtfmes aux accouple* mes: brutdwx JPouY ccfle enrngcc O" maudite It^f^ fiuetéil cfi dit auLeHttiqHe^fjHe la fem m c qui refera abandonnée à quelque beflej, foit mife à mort auec cl lé* Sentirtmis s'amcura" (hâcl'vncheudmfques. k s'accoupler auec luy, ^iri/?la conthe de ^aÇi'phae dufc fon tdutcxtê fo'iYr^H fcmbln hîficn que plujlcji tjpcfabulcuje, X'r/ifloire Grecque no^ apprend^qu^yt/tonEphe- . Jîen aj-tntprws en hnnc t»ut lefexefcmininJ/fÇ' ckifa luxure adee '^ne afneffe , c«r que de c't ac • C9uplemevt nttfqmt vne fUeiquffut a cxufe defes cutfjes d'afnenotnmce Onofcele. ^uj^tdtton-, qu^n 'utlaifiFuluiw s'ipparid auec 'vnc iumcnt CjT qu'il en eut vnc fille tref fameufe , qui fut ^ , cxufe de fa mère appcÛée Hippona, H i ppos en "r Crecftgntfîe "yn chenal. C\Jl toute fûts xnedij^té^ •, te.SçimirfîdeHX spermes differens en (fpcce peté'x aent engendrer quelque chofC, ^î ? s • >
/Me m2Lt)q[içr]j€ll/e}t le Grand au iZJiurè: ^es animaux efcrtt , que les génitaux de la fem «.• pte^entre toutes les cnaturesfcmell's , font tres^y grands pour Uproportion du corps\quaMrchourf% 4'bommi les^flui petits { comme new vc nons dcf
DE l'Asne D'or. ^îI
cJpc) ^ue foatJiutiCAn'tmdtndJlc , eu efgdidaU propotion de [on ecrps. La fille ^ucnueen puberté les a parfois plm eapMe. o-fiui Ufches qti'vne lacheou nt4*voetum(tit. t La meie du Minoiaare]cV/?/' vtilleajfcuniîfes dthcrhes amours auec vn Uu^ .-AU Lucian au Uure de l'^fîrolo^ie, (Jlime qne fotifemVaJipljAé s'efire ennmourè d* vtj umeau^ 'urce cfuoyat D^d^le df courir di* Taureau, fi" ie erlejie^elle deuint ay^'ou^eaff de l'aflrûlo^te. -j La defcouurit ] leshùnmfe^ c^^rrtueufes . ' Fiions s'expofctit a la 'veue de to v t le iponde \ rf,» , j itraWe^toute vdainie & ntfjfi t eerche les tene- . hves Cr tes ca chettes . i ource les Latm s app( Ikni Lnaf tiges O' Tendrions ceux qmpowlAconfcit'»x (€ de leurs mal c fi es euh et U l-imiere^Cirfe tapij^ ' 'U es t:vehres comme fait cefle i onneDame, , Ti are aux arjciens contre les conà^/ne^ a mot t Je f^ ffueis Ils fAffoient inhumainement -de/chirer ea pièces à la 'veuè' du peuple, jy EneauoJt ] Cejle falle en feigne pAr ine plai-- fantc dtfgrcfsion les tndw^aii artifices (jr les mej- cnancetfT^ de. d'fcelie empffche le Lc&eur de senn:4jer d'ime continue nxrratîon.
^ La fleur defon ia^çl^rfiofeaujJes.Folf-
M m iiîj
• 2) I X I E s M £ LIVRE j
tiques cnfagne , ^/// f^ut way ter les fit s à lT,l
ansjcmyne efiant (ffl a Age là meur Or (apailc dÀ
marj'.&les majîei enuvon les trente fix uns : (jri
alors ils je joindront en U njrgMur de lenn firccs:À
autrement les enf.i»s des ickîies gens fo.it tmi^^r'À
fftts , & les fi Un trop foil les endurent de grand d
trJu.iux O" CQurcnt fortunes en leurs t'fnes^^l^
hett le oTTxndcjC'it , MUt lef^crme. c. Liçenit^trt^
fcur en^cnclrtr iigri(e , eft tobullf (jr ' iotnexmà
t'Otficfmefei^ten.nre. c.en U 'ving^:- 1 nicr>ic annceÀ
deuant et terme ^mti,ilidc Cr imhecilie Lny mk(^
vie4ti^ des animaux : Lu femme (fi cupaùledm
concevoir tjttAnd elle a vingt g* 'v» ah ae(çtnplyM
fi dcuuntje fnttU ne "yient à pefift cn.CÀt UfeM
m:ncene fi pas meure, Toutisfon Hcfi^de tichû
queli miUiritédantariag fe trouuc aux hcm^
^50. ani^4t:X filles à ly.- Il fa ut en ccL confidei cr
Its quiiltter d^ eomplexiori des pet fin nés .
F.384./'.i. a Vulî:aire In:inanJtc] rcw>;ir
ainfi fufiquilljjjn.ifi nf.inlou'ms l'hiq.umcf.t^^
comme fi fœur. \
^ A la fby m cl lu c ] Cdn > ^ui g.tr'^fafoy ei^ .
mefeh^ncettT^^yfut de grands defiermea à la F»
viefmfyÇneor auAUt'cmcnt il ait toufio^rs efie tre
fi.ielledes aneiens l aàoroient entre les Peeijes. l
F^y Numa Ltflit^'n temple à. U Fo) , -V ''c^/.'a|*j
des Vnflres dr m'mifires , Crpefafyn image pï^X
\ * celle du grand lupitcra/i Capitol e.
eJ c n^m de fbn Uçit^']V ar t innocdtton duno. de [on frère (Heejfooitgxraiih fin (orps de l*ou: h'dge'tî: de l'. Atrocité de fa belle fœur]c^ui deptfi^ yo't route verttc^^jrfe repcjTt^oH d'humanité qu ad elle auroit Afprn [((confxngutyittl d'iceux, jiinfi ce bourgeois de f{omf q-^e Verres faifnî fouetter eptieles p/i'^ileges^enire I* s douleurs & les coups iè 'Verges cjniJfcKitoit , nesefcnoh autre chofe fi~ nm,\c l Cifîe(om:nemoTmon Cr ho-irgeoïfiefe^uutitrO'' des tour rfi-^ns CT' de foppr hre. d Sa colere]P///' le. montre^ que U b'ileou colère ctufe (beaucoup de rndddïes^O'quç de U nuifiUeinteperance d'icellt pnuwient de ^ aie s alterxtïos en Ufanté.Quad eUefe produit en dehors ^elle amené auecfoj dtuer* fes tumeurr.mdii renfermée au dedans y engendn pluficùrstnxftx quïhrulet C7^ rongetUperfonne, ïow de femme ffi'fderofainci: c^ I a fèmrr^ie perfide, dejloyah 0\ fapifire enucrsfqnmarj ,peyd le nom âe.femm.e\ ^ ne mérite point d'efire appdléenj tenue pour campagne defon mary»
/Palmes «Se lauriers] Les viÛoires ^ trophées d'/vn perfide Me âmn ,c'^efi de faire mourir des ho* tnes , dont }laàuance U mortfoM Le îreffainB^ mm& pretiicte de "Médecine . Telles gens ont co-
7) I X I E s :
minJemcnt fut no^ire vte Cs^fur noflrf mêvt:(n fetds fvnt exempfs cir peine quâdih ont tuequei quMn 5 Attendu qiévneky ne punit vnecAPt
îMt
tcrnoranre,
"S
^ Cfn quantf feflerresj tin y 4 point d'art pi* frnBueiiJe q%cU 7\Udecme:noflre Injime noua en fournit un ftngHÎtn exepleencflitj du I{9yLoy^ XLPou^ce dit V]ine,que les ancte^i yUJmoimt U 7)iiedeeine 4 diufe de fon ixin tmm:'nfe & fordi^ dc.Lcfeflerce 'vaut lyejcu:^ a 35 .fols l'cfcttT^ coin* me it 'y aloit anciennement. hSi cré] LesanciensfAifoient ^eauc9t4p d'eflaf dtê^ i^ruujge d hellébore jCr l' *ippelUien t (acre lUaf. chele ventre Ja iile Qr les pituites. Er^phiU liU- dfctn lefdrangonnoita la '^ahurd'vn tres-idil' tant C^pf^ine'.car après auoirdênnè l^negradt* alarme a\' dedans^Ufertir le premier. On le prenf 1 aute du louiU '» on du laiEi , Cr fe rendenuirm qudtre heures afresiio^tte fon operatio eJlfiiBeem Ji'pt heures, îl guérit les melancoliqurs ^ ^^f^f^fi\% ijmph.ttjquesjes lUeres ^ rumeurs des precor-^'* deiy&plujtetfrs autres maladies, llj en a dtux- , êff^eces : nojr^qui ùur^e par le ba^ : blanc, qmpar ^omi/femen. rerhaffe les caups des maladies, Ler 7^îedeci>is appellent' bruuAge fdcrfy celuy dent Us^ 1 tfeBsfontfingdlmp:ir deffus les autres, ■ ^*^' iourd'hut nowpouucns abpeller a« hruuage (onm\ f9fsderheithnihej^4crt Us Medeâj^ nenf^aui \
DI t'A S H E d'or, 414
• mif df muilleur.
i Au fâlutde VtoïeT^it\c]Ldpotî(ineinfeifon* née s'ai?pellf duec raijonfxcrce k Vrofer^ine^fxi ce qi^elle enttoje les hom'nes chc^Viuton ^ frofer» fine ^qui s' adu^tdgc'ût de la dcponille des vtuas, k Mon cher mary] KoteT^cefle cduteleufe rufe Cjrfourhedefeinme^ quifom prétexte d'ajfeBion conjugale fatt mouùrle Tiledectn&fon ntArjtôut enfemMe. ^ïnji mauuciis confeil efl tou fours fu^m . nefie àfon confeiUer
/D^rpourueu de . ut conCeî^On prend cm» fed fur le fait mefme^ce ditleptonerLeimaps il ad*. uientfouutt q.'ie l'homme fur prii de U nouneauti du coi .demeure tout éperdu fansfçauotr k quoj fe lefoudreiHy fe poHH^tr confeiUerfij mefmes, LA feur ofle tout xaups 4 celuj ou die frappe, tn En délayant] sUe Médecin frefédefa cm* fciece euffait refm dégonfler ce ifr»uage,iljefu^ rendu f^fpeB an marj,Vournefemhler doncques^ twfçAclutde ce mxlhemeux attetdtjl afetitcem* me cey I>amcs ^marnes , lej quelles furprinfes in iiiifmt dufoifon,&fouflenas qtée cefoih de hori" nés & /aUtiiires drogues ^furenpcontraintes d'en èoire de gr4 nds traits: ainfi tom^e-en t elles toutes aux pièges qiiellss a u oie t fendues à leurs m^rys» n Par 'a digeftion] La potion du medtcamentfe digère quand elle iUs^id ^fe refont parles ueU
Mm vj
D i î I L s M L i] V ,\ E
nés enffuygeant : cdr autrement les medtcdtnens neft dt^erent ceint. c.nefe cutfrnt pnnt, ^ufiote es VrMemes efo tt , qf^e les mcàiCAtnens ont force d/epur^er,ri'AutA?it qu'ils nefepetiUfrittuircCar aux (j'^t pour ejîre excef^iunnmtoH ftoifis où (htiudsnefe peut cru digérer, o^ fontcdpttbks de 'vaincre yTJÔ d'efite-njaincw pM U fhalciér da ani' maux^an les appede rucdictmens. Carénés nui/s font entreT^^dam à venu c^crfe fontrefoul: s ils s' cfpdnchent iniOKt'rifti t emm^ hs vanes pAr les mefmesfentiers que (aîI la nj atide.puis comme U coBlon ne s'enpcutf.sh'eytins prrp^ét en leur ejfre AU m^ycn delc'^r \tc}oricufe faculté ,ih 'viennent^ ^fmir emportons sVppell-j purgMion,
4) S iipprimançjr [.ûfint mofi/re de luj vouloir en-effeSi center les deniers, j> Sts cruelles mam^] Id mtfch^cett f(mininê • 'vnefoiî irritk na poihtdc borries: Lifin d'vne tfl- l'efchellepour monter à vne dutrcla mHHKAïf 4- - ms nefs peut A^refter en iin lie» r Uftmmt inhu* mdinec^erfdelie eficd fes maïs sUfcdaies Àd'4f4tfesy éihùmind^les mAh'fice.'^c-rfaute de crtme en autre,' ^.Recuéilieni Theredité] HEotpercurCUH» aius crden^d , que pour U 'ConfoLtun des merpfjl qui perdraient leur s enf^ns , elles fuccedcmmt k^ îe eredïté. Mais àepim ( Senatufc;» I Tercull. j UfHt^it , que U mère ingénue a^ant: 1
D t lW .^ N E D C R. 4IJ'
dotil de trois ettfxns ^jcroit admifeaux ùieas de'
fes fi s ZT 0lf ' ^nt m'^urticnt .tb înrcfi 't,
rPar vnlaiigùillànt dclay. ] VoardeUyérf
I Affait e 0:4 fe refroidit , ou s'énmte.f our cef.tut 1/
-fi r fout retardement fj délits matJtfilîcs; O'fro-
rtenjntchaflïerlcs maLfiticIeHrs yCjtiandieurs.
mcjJMtîsnevtdcnt i^oint efire dîff-crcT^: Afitre^
mer.r ilnef.i m rienfuirt ^dr j^yccipti.itio», L'hù.
fiot^'edet Emj^reurTheodùfei^ nmAr (jubile Vïh
fildat fut 'vnefcts ttié pdrfcdiCîoh à Thcjfdlom'
i^ue:^luy tranftorttde cùlerc-aux premières rjoft
uellts qid'il en ouyt^comdnda que l'on vnt à mo^t
autant des titadïris qUon en -, en contrer oit. Mais,
éyant (fié repris de cefl excc^ par les gensd'i^tff'^,
U recogneutft faute ^cy^ la confijjant a-uec Urwes^^^
tn ft publique pénitence. D'au.mtage il ordorm^
J^c l exécution des fintences prononcées pat ies
grince: en ntatieres criminelle.' ,fe dijferafiau trert
tiefme tour , afin qu'on eufi moyen d' apporter mi»-
jeficerde -, oh ^fthcfoin e^o/t\ rem'ij^ion*
sVakrfotccdctourmès,]L^Empereifr^ugufi^
iomandqu'en U rectrchedes crimes on ne comcri-
^0 peint par les teurmens. Et ^drian : il faut^
pocederauxtourmets des fer/s (ce dit-il par
yne fiêne epiftre ) quad le criminel eflfuj}>e6ly ,
C^ que par autre preuuem j tro/tue tdtd'^fpa"»
'imc.es qu'il semble en rcfier que la fetilectn^
fej^icn defditsferfi.Vdrla me/me OràonriÂme da dit Emper^ur^tlfortf, au'%1 fxut commencer ^at lej?în4 (ttfpcFi de tous ^d^ de qui le tuge ejiwterd poituoi/ dij ément extor^^uer U venté, t \y^ pl'JS digne tourmcr.] Vïac^ Lf^JlAtcur d' Athènes y punit dt mortmefme les pi m /encres fautes : comme ptur 4 i^oir def' obê des herbes ^ des fruiRsjC^ c. Et enaufs pour tjU'lLr raifon ucImJH- oit du aermer fupp'ice la plu [part des C'trages ^uefes hommes peuacnt commett'e.tfjiime ( ce- dit- il^ que les petites fjtutes méritent U mort,^ neputs tïouuer de plus grade peine pour lei frade K/fuJ^i Démît des auoit raiso de due, Que les bix deDraco efiçietefcrites nuec dufang^no de l'ancre. Tour ce vntdphleO* ^o rerhûrcl^ah/e cofentement des athéniens les UiJJa dechoircp-'vefnr à néant, 'V M'tppaoer.] Les anciens auoient leurs fem- mes f4r trots manières , par '^fage , fay hled, par coemption^, Lefecondmoyen eftoit la plus grande feremonie de leurs nopces , IcfqudlesilscomfeyL fnoicntpar cejle efpcce de bled que les Latinr nomment Far. ceQ ce froment nue nous aù^ pelions Brance ^roug? C^ harbu , dont tls fat^ foient vn ^afleau quelonporroit deuant Unotê» ffellâ mariée : O"* pour ivindre folemncUement l'efpoux afiec fan efponfe f leur en faifoientman»^ jtrpar cnjémble en [igné de (onm&ionfourletm
D E l'A
étfffYcndrc ^nà l'^dunùr comme ils mAngtio'ienf d^'Vfi nh'fnifpain.X^ 'viuroicnt en mrf?i*fappan^^ ge: au pi ne dcuoiet ils efirc qu 'vne anie en dtuers corps. Ce Far â eflé le premier bled dont les tAtim aye*^tfai[i du pain • pour ce les F^omaws s' en fer- noient prïnctpalcment éi chofcs confacrees à leur E^ltgion. Cefle tres^ ay^cîenne cérémonie faiSî que vofire ^Apuleeiife d'vnmot que nous ^oumns (dire ^ppa-^erjommedeli^mee pour coucher en fpe Bade pfiUic auec vn afne ainfi que la femme duecfonmary,
a: Saute) oient.] Cefle forte de dance s* apfeUoit Tjrriche, imientee premièrement par Pyrrhus en Cadie ; ou, pion d'au^res-parVyrrJncus ^four e- xercer les ietmes gensa la iifciphne militatre, Cr lesfjçoner auxmouuemets di* corps auec les armés furie dos : car prefque tous les atttheurs s'mcordet en cecy , que cefe Vjrriche fe dançon par gens ar* fhf^. îcjparcejie danre Gre^eoife ^/îpuleeveut tntedre 'vne efpete defmltscrg^lheHlationsple'u nés de délices fsrfw es 'voluptei, r^Entrenouees.] Tarce qu'ils s*entrftirtoient faY la main coryte accoupplc^par certains noeuds durant leur gejlîcuUtiorrau rytouttiment de leurs fieds&has,
5( 1 1 y a u o i f . ] Hous auon'-ynp etit traiBé de jMckn quilnomTmlugemtt d^s Dejfecs, auquel
IX ÏI SMI LlVRl
ihleiuit Lien au long Cr df lïtiegrdee tculc rcpf, h/fuhe, La T^lytho^ fgi:e> fvgmnt la nonDciJJfiy T^rVnÇftie j ïwion^Cr y^nuf.duo'tr vncfùpf mis en Cilj^iitclcur htAvté.cjuc lupin dAnridnjnc tomtne c^*vr a T4crcurc peur U prefer.tet Ji celle que TArié dtlegkcpiurcc ingcmint, (jîinie)oitlaplHi idle, l'ansajantfirt btcncc.'ijidt} Ihs Derjjes,(y euy Us piomr fji'ideijMcune iugc4 en f^iuetir devenue Les Vhilcjophes intcr^utent acj woalivutit^ <> dijent qhddcHùtcU njte de l'himtne partie ni trois , en (outnnpUtiuej af!iue,^>o/f4ptiMire: /jue f/f.) le nom dvmineruf ejt entendue U contempU- ùue j par celuy de lu^cn, i itÛiue -, pitr celpj de Vcn^is^ U l'oiuptudire î I ijt duwc k l hmtncdt les iu^er : C((l quil a le choixCrl^ pouuoir dcjui* ure telle façû de ^iure que bon luy scLlcra^cumê- flattue^aSltue, ou 'volupfuaire. Foyc^end ÂU4m tAge en U Mythslô^ie, liurc 6 (haf^ 15. F. 590. p. i.^Moiuag^ne.H'Ida.] Elle efi^a^ Thrjgie :il;^ €» à vne Céincite. , , . , ,,
^Poifile. ] UsVhrjgltffisffnteJ}imeii^f^(nnery inuenteurs des parfilut es : hodtrie4 , (ane tilles ^^ tapijjertcs O" autres onurages a l ef^utllet >- C Tia tt.'jC'ffl 17; turhan ou torque, dc-nt le\femJ' piesVùftcnnes fe c&uufoknt-anuemiemètU fffiei^ tlemii'çllejiif par^/^h^i €. ^x B^ojsd udu pM^
à
l'a s N E -D O R 417
A'jrr.v (S permit "jne joi-i 4 DemArAtLice^emome^ de luy cicmAn krct q itl i'o:tdr»it. ^/ttnfx denU' (^a il d'entier fntéjur 'vn chAr. ot Auec vne t'ure en teftc d^ns Sardfs i'vne des pln^ grandes 'villes d ^fie^ ce ejtii n'efioitloiplle qu'aux l^ojsJeuU' mer, t, ce dieut Seize que zsr SmdAS. t-j}e & AUX tAÏom , pArce qutlefi: dieu dupArler, O Cl s pennes de la tefie demoflrf't qMC la parole cfi 'volage celles despi?dsj'dfliue/é^cs marcr)ad>[dep quelsîlejtaftfii patruii) a vojjger à leur traficr eji4i,
eCà Jucee»! i^- dù.'Mei'cure en efpece de d^tixfcrpcns jmifleitrfe* welle-.i enirelaccei enfemblemcnt ^ mueT^ l'njn ^l'autre par le miheu de leurs enforûllernents , loirs queue î rnyntentk Upongnee du Caducée. ç!^ ûntdcs a[fl s qm n.i'(!ent c(e l'endroit de ladite f ongulé. Cejle concorde de ferpents doit apprendre auxplfi^f.ircufchiS efpiit^ vtureenpAix cjr mu, tuelle armtie^
/Baguette . ] Elle a djuhlc CifcB , d'en hrmly loyctix des bjjnmes , O^ refuctlhrles endormis» fvL'iiitentionde lupiter,] Fulgcnccdit ^ que Ittpiter ne louht pus eutreprer^dre ce iuge- ment , cb* le dcfera a vn homme, afi^i que l'hom- eujl fon IJhiirAl arbitre , de choiftr quelle
DlXlESME tl VR 2 hf4mere de 'vture il voudra tt^ côntemflatiue y d^ niuf^ou vo-uptueuCe,
h lanoo] Elle peut Lien porto' le diadème & te freptrepuf^ ofuellctf} [œur CT'fewmedz lupiter, LcsMjthvlcguei Ufohtprcfder fur U vie afîjuey ç^pour U mffme rat/on .fur Us }{o)Awnes: d'aU" tant quf ccfie vïe ht ne hee qu'après les rich(J]es, Voye^ Li 'Mythoio^te.lt.i.chap.^. i Vndiadçme ] C*efi proprtntent vn ruban blanc duquel on hoitlatêfie des E^u O" J{oj?ies enfoYïhe de Courû?ine. le père Lîùerfnt premier (futeur de eerojnl ornement, k Couronne à* o\'\\iiQ\'\7SÏm(ru(inuentA l'cig nier 3 & lu} fut confuré{ ce dit T^Urt. Cappella) > four ce que Usfciences dr difcip'i/ies ^dffqtielles eU ie ejï laDcejJe/apprenrjent par vàHes Crtrauaux noBurnes où U iumiere tji necejfairc, Foj er^^ l4~' 'Mythologie, luch. 5.
/ Venus] Fo}ei[ U Mjtho ^ogieji, 4. ch.i$. m De plufîeurs pointes d'eftoilles] Cecy eff fuiJédetlMr.re des argonautes , quinoHc ap • frend,qu( lefdrts Seigneurs allas ait conque fl di
't
la toifon d or^ajjailiu dvne extrêmement danger f eu fe tempe/le, o phceft vn veu aux Pieux de Samoihruce , o^ quauf^t tofi U tourmente accoifee le^^r app.i- furent deux efmllesfnr les tejles de CdHor cr de-
DE l'a S NE d'or. 4tt
Tollifs: Ce qut (îcntiafujct aux ndutgedns , à* in" :\ -i entier m fui tu ces deux èiehc^ informe d'ef^MU tes. D.îUtrétÂore ScnccqueC^ Pline efcriuenr^tjués grandtÉ temprfifs nppAmffent cntdine^ efioilles , défait elles ceux ejui courent fortunes de mer efii' tnentreceuoh afiffiAnce , C^ les qualifient des noms de Cafior ^ de VclUx, S'il nen Ajfaroifi qu'une elle eflpmefîe^ c^f dit eu fondra les 'vAif^ jèiux : fi toutes deux\ eU'S^onî falufdirei,& de, noncent bonne aduenture. Or puis ajue telles cftotl ' les app4rcj[fe?it en l'.^t? rj/d efi mitoyen entre U
I' Lune cr l^ ten e -, no^re ^pfJc^ sehle duotrraf* - fm de les donn erpcur effcrteà îunon^quiejll'air frtefme^o'i U daté de l'air. Les ^ fi. ologues dient ^ aue les Geme^rux du ciel font Cafior ZT foUu^,' pdire dffre; es quifefo ntp^lw q'te tous dutres en- ' tr hdu'te taille , { dnsburhe ^s' entrerej'efnbUns ,i}efi^ d'vne cotte d drmn. dy^ns des couteUs vendus en rfch trpe ^^ p cqws d h mdin . ^dionfie^ , que les anciens leur donnent des ùcnnets : p.irce qu'ils ênt ejïé L.tcedxmoniensjefquels auoimt dccoufiu' fité de combdttre duec ccfle couuerture de tefle, fêune Cdtf/Ue les dppeUe frères embonnete-^. fulgencefeul entre les auteurs efcrtt que Cdfier t^ foU'-ix font sjmbclâ de perdition ^ o^ qne and ils parûfjjénten nter , ils prffigtffcntdan'
Dix lESh4E LrVRE
gfr de mort. Peut (flrelefait il { comtne fnfJu/f- €un iLUfes cndroicîs ) peur dif^otder d'ducc Us autres y'^far cejie noHueAUt} i^acquer'tr qudqtiC fetiteglnre. ^utit tidscnlc e(iïerj)mlogie qu'A leuf donne : 4 cufluj lÀjd'njn met qu'ffigmfie def- truireoupfrdre-y4 cePuj rj,dc deux mots qurui,- Unt^utat que m d (lermer^otrmaiheHi extrême, '^oyc^en d auAtit Et des ^fgonantes , liu. 6. eh, 8. « 0^1} ne fentoic, 5^'c ] c hon etot.ttfe O- pur, WAniere dedfyencf.r^ce , e^tjje>nùl..i?!ec ùcJle dont Feniis s'ejîvit Approchée de Paris. f Elleîe feroit Monarque.] ^''T?//»^**/^^ (Ile fur les roy mmes ; crco?ne \ojrfie du eiel,pjr- telejceptri en m Ain, O* tient le pion en Ututele^ fAYce q^ie toute puijaneecir hau'tjfe retirehc toU' [tours (les orntrr;e>9ts pour fef Ain a B.tdir CrpÀ" YQiflre.
ft^ïxtm Se Crainte.] Les Poètes appellent Id- Fu-ei4rfr>ejA Terreur^ Cre.efft/Hiers ou efcfjfrs deTilariDicu des hAtutJUs.Au(itnor>7et ils la ./« UAux d'i:eluj\ de m [mes nom f ^t4ee raifm .ear' il n^Àriede fftet r ùlf^ pktfi d rjftoj^q^ti Lguer re ,fur quiprefîdête^s ^e'te^.Aiars Cr Tihne'ue, ^ V n a i t d e e u e r r c .] .>^ mft ce hrd ue Mufei en, jhirKothee fonnAnt njnefois ùeuAnt ^ley Andn^ h Gr?.d caiectres.AdmiïAlU melijdie ^rfca!urt»(^
DE l'As N £ D*CR. 419
r.(»it tellement Us cj}f its d'keluy R^y,q:ie ferlât Auoiï de EitH i' ennemi jur Us bras, on Uvidbruf' quemertfAutter a t4X armes y & demander , Oi ejl ce^ Hérodote, GcUc, & autres le dient, •rLes plus beaux Trophées'. ] "Mmerucef 'Deejfc des armcsO'de ojertf/^: air/fine promef elle ^ijuece qi4ifejiditfien,dc U vullcnrC^des trophées de xiBoirt s de guerre ,
y Ven us ] r»itt ce qui ctçeYUc'^entts fe ^etitnjo'iY -tn U Mythologie tiu^^,(h4pA^. Les Grâces Jiure. .^.chap.if O^ les Heures ^àu chap.ïônduditlifire^ /Lach.eLieluredu.Prin.tcnips] c. d'herbes Cr de fleurs. ^ -r^-r .y "uAics Lydiens.] ^nphim iuftenta les atrs '•Lydiens , Thxmyrds les Doriens^Murf^iis Us 'fht'yqjens, ^rïflote an huiBicfme des politiques fient jue U Mujique Lydienne eji conucnabU att.'^i ■fùurs O" compLiinfcs, Apulée efi de mefme ad" ttis es Floridrs. pLitonau Potfiefmedefd î^epti^i Clique dit que les harmonies Lydiennes font pUirt tiues , inutiles aux femmes me fmes, à pf us forte *iàff)n aux ho-nmes, Icy mus prenons les airs Lj^ itiens , pour chmfons 'voUfrueufes telles qu'on ^ratiique es récréations 'Vénériennes Cr dan-» ce^ de plaifirs ; fuiuAnt ce qie dit Cafiiodo^ «IW'j-' ^/^ /f chant Ludim efp>opre à Ye- xm^^ leSi ejprits o* le^r dfnner rela/che.
DIXIES^CE Llv^E U Dorien ef} grxiti , dijcrety & demande de Ix ihajleté'Je Vhryçien e^ bon i donner des aUr- mes, lienappaife les tempeftcs de i'efpr'it; Cjr l'aj'int ncc éux Uurd-ufts cr fjleue les cœiérs au aejlr des y^ns ceUfles .t ceux qui les f'asaent.Ktachei âhx chofes diiU terre. icDancer àc^ yçiix.^Ltsyeux portent duec eux Jeff'ands $efmoi^ntiges de l'ejprn,ilsfrr> indices de modevAtlon^d Mr»cité,declcmence,de rigueur, demlfericorde, de fenerité^d' amour ^de hume , de ioje^ de triflejp, C^c. njoirepour parler auec \^li' ne y a les 'voir ils font multiformes , autls , rr;«- UfrfeT^Ardents graues ^faroufehes , henings^ 4l>» l^aipx.-) rtans^&c. En femme par les jeux on lugt des humeurs.de Uperfonne.^'iu rejie cecy s'atri* i?ue fort proprement a f^erius ,de qui les yeux /»«• yUes ^ lubriques & fettUans portoien: vne da^- cereffe Cântenance : tels yeux ont bonne ^ue en 'vne femme d'amonrei^fe compUxion. j Leiou'jenceau Phrygien. ] ^n traître de Lurtan farts eflant pre/ide donner U pommela Venus i demande qu'au preallalle elle amené les amours Cr les ^aces-^p^urejlretefnçmrs defèif fromeffes. Elle promet plus ^d'amejier da ^^ondi Cupido O" ^jmmoce Jef quels àrriucT^ : Mad^g
daurensis ^HI^I^^^^H^
DB L*ÂSNfl d'or. 415 I
me ( ^^ dit Vâris à yenui) te acwj donne la fom- jme enfrefoice de ceux cj & 'vous recener^ U en leurs prejence.
:j^Vous cbaliifTezVoas.] Elégante yepnmede
tarupoflrophe , e^ut nous aj^frendkC exemple de
Taruyijue les luges fe peuuent corrompre à forée
de prefens;t^ qud nj a rien dé ^fainf qui riefc
puiffe emporter par argent, \
aVoitc pccores de palaiz,] Ce/ont termes de
reprimende O" de reproche^ propres k drapper Us
gents de paUif ^ de chicane, qui demeurent sas
repartie quand les Juges d' argent prononcerit fétu,
tûnce coT^tr'eux, & que corrompus par pr^/ens ils
poflpofent le droïEî & l'équité augaing, lia pa^
reille raifon delesappeller F' autours a Ivgues ro*
hespour la rapacité de laquelle ils 1 fentes affaires
de leurs cliens ^ lors que tantod corrompus par ar»
gentils preuariquent & mettent à l'enchère ic
droiBdictux , tantoft vendent leurs plaidoje^y
XT^en tirent de gros deniers contre Cordonnancede
la loy Cincia , qui defendoit anciennement aux
^duocats de predre argent ni autre frefent pour
\fiaider vne caufcVourcele ieunephne ejl k louer^
qui ne voulut lamaii quefesplaidoi&ifujfentve^
uMux^qm napprouud lÀmatsce^epiratique façon
de marchander ^qui ne voulut mefme tama^s recC"
I mir aucune efirjiine.SainSl ^ugu^in cfcrit,Cr lés
[décrits l allèguent ^can, n.qu.^. quil nejl loi/iU^
DrXTESME LIVBÏ
au Juge prendre A) g^nt pourin iujle tu^Tement^ ùtfn t^u'fl foji I ntnis ^ F Adi^oar fie vendre fa ii ACM ion envneinjie deftnfeiO^Au lur fconjuï^ •te , i>w confetl drctSlurter, l Vautours à robes longiie?;.] ^jftfi Ckero appeUoit Pffo CT Gahmius ^VAutoun eminAnte" ^cXi on vi^Hs debocqucti-iis, f "Au preiudlce. ] C(ft( (entcnctde fârisfut/a fémiînce de Lpu lie ftdh^hyent tous les m.tux de Troyens : elle ChfxntA celle guerre decvnnule \ O* finalement U totxle d^fol.ttien dcTr»ye.D oiit nac» qtat ccpyourr/ye q'ie l cnvfurpe encor p 'ht e iour d'huy pour dtfîgnerquelqiies fi^idies tn.tlécotrcs en\giandnomlfreif'''ne lliiudc mauxufMfs ,m lie té d'i/j^qui vient d'i/tum , dutremeru rroyt , U comrrmn corrompt le mot , dr dit mihajje, d Pala med es ] yljfje-^ 'loulant m.tl x PaLmr^ âés y dr defitiinlfe vanger de l' Affront qtiî en. ÀUOit rcceu Urs quilcoottefithnfenfepoii.rs'eX" emptcY dt4 'ijoyagcàe Trvjf e (corne il (jl bieén loff defcriten U dJjthologr^ lits, o,' \,j coutnfit 'ove | letrre dit nom de pYut d VaL m .dés ; pxr Uqurlle tlle^remo'ciolt de U trshifott qu'tl luj pr&me toit faite en t EJÎAt des Grecs ) Cr dif'tt qu'il luj en* uoyoit l'argët do^tt ds auoycnt co/iuenH ponr ce0\ effeB. yljll^x fi^ CAchément letter d,ins \d ttente de Palu^nedcs pAreiiU fomme i^ •celle que contcnoit U latre prétendue dt\
•aciux CllSiS
DE l'as NE DOB. 4II
Prium 'fuis donnai cefie lettre à. te nefçA)) qtielpri' fonmer de guerre pour U faire tenir : mats il le fit enfmte tuer parles chemins.La lettre fut trouuée^ Cr comme de ratfonprefentée au B^j ^gAmem- mn.On la leut du cofeddes jf rinces du capi^r V' lyjfes rufépar dej]u4 toM , donna aduis y Défaire fouiller dans la tente de Palamedes'.quefil'argef s y trouuott il ne falloit potnt d'autre preuue pour le conuaincre, Onfou'dle^on trouue F argent:^ le fauure Valamcdes innocent condané csînmefrai- Jhe.pnif afjotmns pnbhquemet a coups de pierres, fA""! y (Te +10 me de peu d'cftofFe] Leiugemet des armes à\Achilles ejî afjf^ fameux f^urlef^ truelles deux principaux: feigneurs de Grèce euret p grande querelle,^ jax er Vlyffcs- Les raifens fiuycs départ & d'autre^ elles furent adjugées a ff demi(r.l4jay en eut vnp^and cnuecœur, qu'il en perdit l'écrit : & ainft tranjpsrté de furie , fe pafja fon eÉf^ée a trauen le corps . ^u rifle ce que Apulée nomme f'ijljes de mojenne tAtUey efipris d' Homère au 5 . de l'iliadcou il dit F'iyffes effre j^e ùafjcfiature^ t^ ^jax defgrt haute, i. fCe vénérable vieûhvd^VUto en T^polo^ie (•3 C? dU Vhad'jn ; item.Diogene Laercien^recitent lie '?. mlongcomme ^n)tw,ljccn^ çjrMelitUâdccU' ù] ^etent Sociates de ces erj?7)es mtamment:'Dc vio- f les droifls , d'introduire de nouueaux
Nn "
Dix I ES ME L I VRE
Dieux au mefpris de ceux du pays, de cor- l'ompre la Teuiielle contre dcoid &rai Ton, DttYitntce froce')^ , platon montit enchère pour fidfdey U caufe de [on mxijire O doEîeur: mais 'on luyferm.i U bouche ^& le contr.ùgmton de defct^ dre.Et Secrètes ensuis quelle ^etne ilauoit meri" téeijÇ^on me face deg/ads honneurs (ce dtt il) nue l'on me recompenfefon dignement , CT" ^tde lefois deffrajé dans le Prjunée aux dtj^cns du public, Cefie hardie rej^onfe enaignt les I uges : ainfi eon - damnèrent ils cet irmecent (^rplut homme de hiB au eux à hot^re de la ctgué\ dont il mouYut das les frifens . Mats la luftice diuinefit naiftrc v n njer dans les ionfcicnces des ^theniens,Jt que fouche^ de regyet O* p^^Jf^\ ^^ repentence ti fermereni leurs CellegeS^enuojcrent en exil 'vne partie ,Crfi' rent mourir l'autre des accufateuf s du deffunc^^ Cir Uiy drefjerent njne flatuë de bron \e en L plus celtbreflacede U'uille.Vlutarque au trai&é de U haine & de l'enuie adj oujle, Que les athéniens prïndreut en ft grande haine les calomniateurs de Socrates, qu'ils leurs oflerct l\fage dufeu^nelcta ^voulurent refpondre k demade aucune^ ny/efer- uir le l'eau ou ces marau> fefufiet laue^, la tenîti come pollue f celé rate cirmaucûtf, Qjieux nepoi^ if ans P Us outre fupporter vm haine tatatioce^st» JirangUïent de deJ^Uifr^ Aîats il n efallottp.
c E l'A sne d or. 4it
■thiillieï feiiUme^ ces calomniât ems , dins Us lu» gcs mefmes^ qui cociamnans Soçatesfarijn très tmque arrefi^fembloicnt duoir quand CP quand orUamné uoire aholy U 'vertu mejme. Et faut efiimcr ce crime d'autant plujenotme ^queles athéniens auotetL repu tationà' ejîre prudents^ doEleshumatns^&bons iufiiciers: Crqutlsfe va» toiet/ humanité Ja doElrme j la religion Jle droite O'ics loixyauoir ttréleurfouTCcd'eux^^de là s'e* fire ejj>andues par tout le monde, ^Le Dieu DQ\^h\c^\^t.'\Ch€rephonarny deSê cratês s*efla?itenqfiii à l «racle de Delphes ^silj auoit au mondeijn homme plut fage que Socratési la Pythie tefpondie , S ocrâtes deuance tous les
■>Â ntonels enfagefJe.Vltne^Selin^Laérctê^fUton^^
t;\ autres le ttfmoignent ainjî, le ntfçay donc quelle raifon eurent les B^mAtns^ quand le mefme oracle kur djant commandé d*engtr deux flatues efi l'honneur de deux perfonnages Grecs , tvneatt ^lus vatlUnt.Cr l'autre au pluâfa^e ; iisprefcm- fcrent Vjth adoras k Sacrâtes # !>Vnetache.] Comme la mort de Callijihenes a
!; / »// d'un crime éternel Alexandre le Grand-^ o* uUe 'vertu: nulle profpcrité d'armes ne l'en pour iamais rachepter : ainfla mort de S ocrât es efi ke tache ineffaçable aux .Athéniens . & nulle
yËXCeUece de doBrines^ nulles prouejfes enfaicls dt
Nnij
V N Z I E s M E L IV R E
guerre ne les en pourra Iduer.Ctir [i queîcju'vn
'vient a. duc ; Les ^thcnkns ont desfaicî
DariHc C^Xerxés B^ys de Verfe : vh 4utrerep4r
tira-j'vsiye^mdis ils ont fait n.ourtrSocratcsSt quel
qu'vn via à dite y ils ont donéles loix.dux ho-
mes , les lettres , les difaplmes^ les bled s y Oc'-i.n
4iuir€ Ydpdrtirx ; 'yoJre^m,wpar in très inique
ingemet tb ontcodané k très tniufîe mort Sacrâtes
le plus S cjrleplusfd^e quifuflentre les humains.
i Sâtres faindle feâc. ] De Sacrâtes ^awjï que
d'vnefource ,font decouieT^des rHiJfeaux.z^prù^
uenues
qne differets c^feparer^cnfeCtes^ont iculu neat,
moins ejire nomme -^ Socratuiens . Ciceron le dit am
yde Orat, & dux epiflres ad ^ttic, ilprotefle 4»
mir ce^e sbligitionà SacratésCraux Socratiàem^
de ne s'affliger aucunement pour Lipeitedef§$
fatrlmoine ; C^ qu'il ne fe fentpa^ mefme incêm
mode de ce que d'autres appellent calamité. 0 Se-
cr4tés{cc^d\l i\.) oSocratiàensienem'anqtâtte.
rajf iamais eifuers xousl 0 Dieux immtrtels , qm
Joutcelà m*e[tpouï néant! il eftoit catnus^chaam
cambre ou c»urbe de cuijJeSyC^dc très laide tojJk*
Triais la vertu ne cherche pas tant vn beau corfê
au lin bel eFpnt Knpand perjonnagepcut L
hier dans vne maifon ba^e,
k Ouçreia hoaic 1 Encore que les ani
tbim
1
DE LASNE DOR. 415
brutes s accouplent en quelque fart quil lear pendenme\unty a que nt(ire .^fne tetenant f on premier fens^ a honte de le faire puhliqtéimet. 'Ce]} ijne certaine 'vergongne que nature imfrime aux hommes^ qu'encore qutls af pètent extiemé^ ment r aSle 'ucnerien , ils ont neantmoins hotite qu'on le: trouuefurlefdici , 'voire mcfint de l.'ad» uouè'r.Lcs bms cempi,gnons dient ordmairementy j^ne quand on e H hors du limon yon njoudroit voir la charrette dans le feu. Far l'ordonnance de 17- curgel'ejfouxs'en venait de nuifhrouuer cache * mentfon ifpoufe^fans lumière, c^ couchaient en-^ '% Jemble auecrel'.gion, crt^ime Ct veygongne, ^rï» Hôte aujii commande au 2. de tOeccmmiquc .' (^te le marj s* CsTmof^e/i^e^quiisfoienf vetgf>ngncux en paroles^ iroicluTiers cr honnefles (natures,
Nn iij
V N Z 1 E S M E
LIVRE.
^ \G F M E N T.
TOVT noj^re ^ptdêe efl ronpir deg;iUnùfes O de deflrinr^m^is ce dernier bure deua-me îqm les autres^ Quelques chofesy fontâedujttes dftecxrft naifuefimpùcité: plufieurs ,fuy nanties 'verifede thijïoïre : mais pluf encore, ptd'^ fées des fecrets de fhilojophie Cr de U rem iigion d'E^pte. ^u commencement rf now expltijue ijne brdue prière à U Im- rie, quine (ent point f(n .yffne ^ mais [on Théologien ^adjouftar ine galante de fer i* ftion de ladite Deejfe . J'uis propofe vn 1 dmiahle enfeignemcnt quelle M fut à ^- fuUeidefcnt au long c^• doclemcntceqml concerne les ce remontes du fcruice de Um^ Lune- Enfinjcmojenparieqnehlrepim a
r
DBLASN'EDOR. 414 (itfementft première forme d'home après Auoir iïiéi^é des rofes.fa réception en U co' f rdirie â ' ifts ^ d'Oftrit ivne autre pr'ten • A la Lune,fon heureux retour kl^mefiïi ^Jpctatio en la copagnie dts Pa^opl^res»
N V I R o N rf la premie - Se ref- re veille de la nuid uerlle. m'eftanr refiieiUé de furfaulc i'appciçoy le ronddeh Lirneaccomply brillant d'vne grande clairtè,c]ui commen- çoii à faillir hors des ondes maiî. nes:& rencontrani l? les fcicncieiix /ecrets de la nuid tenebreufe ; /ca^ chaiK d'ailleurs que la mzjeftéd^c ccfte haute 6 -^e grande eflScace,- & que toutes ■les chofes de ce monde font régies r par fa prouidcnce 5 que non feu- lement les belles & priuees &: faut- iiages, mais-Bufîtles ^^creatrres in- animées font entretenues &: ren- Êbrcecs par fa diuine lumière. .& .puilsace,que mefme toa? les corps ■en terre.au ciel, en la t^ntoft accroi(refl)ent , tantoft d.e- N n iiij
VnziESME tIVRB 1
croifïcment félon le cours d'icclîet I iefaifoiscftacqueleicftin fuft las I de meplustrauerrer par tant défi 1 rudes & diucrfcs aduccurcs5& que i déformais il me fûurnift,quoy quel bien tard , quelque efpeiâce defa- I lut : ainfi medeliberay-je de me- prefcnterauec vne treshûble priè- re deuâc laugufte face de la Deelle-^ que ie voyois deuam mes yeux. le chafle Jocquesfe parelTeux repos arrière de moi, &melcae à rheurc | mefme tout gaillard: puis à dedein de me purifier , me vay baigner € dedas la nierj&piongeâc ma rcfte /rcptfûisen reau(eediuin^Pyiha- goras no^aenleigné que le nobrc de fcpi emporte perfedtio es cho- fes faindtes & religieufes)rauy d'a- legreiTe & deioye i'muoque cefte rouueraineDeelTe auec afl-cctton fi. gr^Je que les larmes m'en venoicc aux yeux, difanc comme s'enluir. ïttHim b R o Y N E du citlyau cjue tu fsi; cejlc^ (lue U nourri^sicr€ i Cerés mère originale dtsi Lun(, ^^^ ^^ î f ^^ ^"^^^^ refiouye d'anotr rerrotê^ uét4 fille, ofÎM knos pères le brutal "^fx*
gé du gUnd pour leidra^yf rendre vnp/us
ao^rfaùle m:ingn : c^ maintenant fe
proumenes par les campdgcs k £/f«-
Jînes : Ou ^ûem foisrffkcelcfîe Tt'
nn^ , qtn dés te commincemmt d^ mon"
de fi to(î- qt4,\imDur fut engendre ^fa^
cuti Udiuerfité des jexci , O" p^êur^
gnxnt le ^rnYe humain en éternelle con^
tinu.ition de h^nèe , es maintenant ado*
rée dans ta fainêle chxp pelle enl' îjît de
Tapkos : Ou que tu fcisccfîe m foew
d'Apollon , qtnpar lafiiîlance C^Je'
couvdbles receptes que tu dvnn£saux rff-
(oufhées, as ejleué tant de peuples , o^
foar le prefent es fi yehgieufementfer'
me en ton facrè n temple d'Ephefe : Ou
i^e tfififs cefle o F rofetpine horrible
l]p*r lès hruj/antes critries qui fie font
\âenut^€n celehrant lafefie Cp folemntté
de fon nom \ qui par ta face p tri forme
Yàrreflecr q difiipes les efforts desejfriîs
\nHitAux :qui retenant tout ce que U ter»
I te enferme en fon ferrait , teproumenes
bofcagecn hofcage , ^ te fdis fieruvr
r de diuerfes cérémonies ^ e f clair ant par
^fie ( lumière féminine toute Utem
Nn V
dort.
Vnziesme tiY^ - hxhu^Ue , nofirrijjjntleifrutcis Cy'ft^ j menées d'tctUe parles t moites Jjdleurs^ ijui protiiennent de t^s raJ7 , C d Ipen »• fant tes v claOtc^ tncertaincs fuyuanr les ambages du Soleil : De auel^ue Jiom^ de quelque feiu ce , de quelque face qnil eJiioiJiUe de t'i^uoquer: arrefte tçy wain
tenant p9ur regarder en piti'. wes extre
mes afjitâ ion • , reFiahly moy O" me r^f- feure en l'efiaî duquel ie fuis defcf:>ut Donne ptLufe qui fnor,tiUu mité. Contente toy de mes peines (y tra,' uaux p(tjje7 '. contente toy des h^T^^rds (^ dangers qyei'ay cour m. Ojle mcy et, :e hide:ifefdce de hefte a qnatf^ pieds ; fay moy lagraci" de reuotr mes amis : fay mojf 1 1 'ia ^TÂce denuenir ^ me^n .Apulée, £t I j fi quelque put ff,\nce diurne me perficU' \i te ft crueUement pour quelque ojfenfeX^ commife ennersfa tnajeflè , qu'au wc/w If il me foi t permis demvurirïil ne m'eji \ permis de "jiure,
Q_v AND i*eu$ ainiî refpandBJ mes prières arroufees de ]armc9| & gemitremems, le fommeiU'cCf ^anchaot auiour demoym'acca^F
'bE l'Ave d'ob.. 415^ ^
f>^a deTCchéf les Cens au ràerme'li^b M
où i'cftois. A peine aaoisie fermé zaDeef: lesyeiix\ ce efleuat fon vifage rcaetêJ & ve- rw/? 4 ] nerablemefme aux Dieux, vient à luj, fortir Jk- du milieu de la mer ; puis me Tembla qnVne y claire & briU hâte ima^efailHe petit à périt. hors des ôrtdes s'arrefta dcu^n rmoy. le rarcheray d* vous exprimer aufli 1 admirable forme d'icelle ; fitpui tesfoisla pauuretè du difcours hu? wrain me'donnemoyçde ce iaire, Oti^que fa diuinc majcftéme four- »rffe à foifou la grâce de.bien dire. ^ • Premièrement ^ Tes cheucux ef- j*^ j^;-, paiz , longs & diuifez.par entre- i;,f. kcs & tortis-, lay couloient mol* fcmèoten bas. Yné liie gwirtande cnîrelTee de diuers chappéaox dé flèbri luy cei^ooic k fommet de k tefte , dtfquels ce- [fay du milieu pofc fur le fronf [ihonftroit vne* plaine rotondité iitee.u forme^d':vn miroir:on pla!- \o\i erpandciitvne lueur blan- i Nn vj
Vnziesme li
cefuftla Lune. Elleauoitàdroiâ:
&c à gauche des rayons de terres
labourables qui Àcommefcrpens
s'cfleuoient contc'elle , & Tem-
pefchoienr de cherrriner ; & par
detTus, des efpics de blcrls rous de-
bour. Son veftetneBC ertou d'vfk
fi(î lin c riolepiolé de diueflw
couleurs, & tïntoftpacoilFoitlui-
fante en blancheur, tanioft iauniP-
fance comme fleur de faffran , tan-
toft flambovante d'voe rougeur
rotlne : 5i (re qui me croubloit
excremimeot 4a pointe de rT>es
yeux ) elle rftoft aifublée dVn
riiantcaa fort noir re fpi en di liant
d'vne
flottcicde parc & d'autre à l'en-
{our d'elle , ÂrpislTAnt par deifous
fon bras droiO", retournoit v«rsic
gaiKhe en fa^o d'efcharpe, èc pcn?
Soie en partie contre bas aiïtc pla4"
heurs goderons & rcpHs en con-
fufion qui deualloient iufques au»
•bords auec.vne fort bonne graccr
-Le bascrtoit de broderie, les parts
bipdez de diocrCcs idoBles, 6c ai».*]
milieu d'icelles, la Lune e enfoa dtmy-mois bnlloit comme flam- meardante. Au refte cane que le tour de la bordure de ce braue manceaulepouiioit eftendre, il y auoic vneHande coufiiéiouce gar-- nie / defleucs & defrui(5ls.
Ma I s fan équipage eftoic Sofi e^ beaucoup plus diuecs : car de Ja qmù.4ge main droite g elle portoit vne çic- cereUeoH autieinftruiiiéc de fon- naillciic , ayanr yne peiiie Jame ] eftroitXQ recourbée en façqn de . baudder, emrelardce de quelques vergetés d'airain ioimes trois à-^ :tîoi$ , quir menoienc vn brqiâ; cf- clatantau prix que le bras venoit •àle^retnuèV. En la gauche elle te- moiv^ vnegodolcd'ar, àlanfede ^laquelle y auoic iyn aipiç grauê ,qtii s'efleuoit âllongeapc vne fei- 'deufetefte,^ k le col tout enflé -devenim. Ses pieds / ambrofijis ^ftoient chauiTezjdie fouliers tiiïïis .|j« fueillès de f» palqae vidboricu (e. .TclleV&iî digne eftoicceftegran- wk JDecue au^ deoiouranc^peifa-
meecies (cmencesde ri i .-iraoïr 5.t nf. heiireulc , quand elle mefitceft ponfc r, -l'îonncur de me tenir ce langage: r^fnc. Mevoicy Apiiléej les viues poin- tes de res prières m'ortr ermeuc oie fuis Nature mère de routescho- fes j dame de tous ics jelenicnts, '^foorceor'gineiiedes fiedes, fcu- uerâiné entré les puillances diui- Dîners nés, ruine Èts trefpadcz , prtmie- Tioms^ redetoUsîes-efpriis celçftcs,face d^jne vnifijrme^y dcsDieux&desDeef. Jculedt-Ççs } qui clJfpfA-v(e ainfi qu'il me -«/w/f. pjàift ie$ vôoftes Itrmineufes du» ,' ^uPçiçl .) lesTentsfâiuraires quiiou- 1 fient fur lesd^nx^^" les r déplorez j filence des enfers. Dequitoutlc^ monde adore Ionique pui(]ancc- fousvne rimsge'mulnforme , en diucrfes matVierfi & couftumcî,. en plufJeurs&rdiifFetens furnoms»^ Lqs / Phrygiens premiers creezau- monde m'appelletJi "v Pciîinunn-; >: Indigeiie.c,> M^nncruc Cecioçtvèi -fie.Les ^ Chypriotsfloitants,Ve-' 1IU& Paphki^iie. Les a Caddiocf »
II
archers,Dianc,Dy6linne.I-esZ. Si- ciliens à trois langues, Profcrpine Stygienne. Les f Eleufieinj Tan- cienne DcelTe Cerés. Lesvnsîiî- non, les autres ^BcMlonne : aucuns f Hccare,aiuves/Rharîinufienne: 6c les /£chio^)cs cjui font les ^pre- miers illumine2 par k^-r^iz dn So- leil àfoiikuer ;& \esh Ariens, Sc les égyptiens ; giads do(5l;eurs en l'ancienne ilicolog'e , lefqueis ont certaines particulières cérémo- nies par lefqnellesils m'honorent: m'appellent de mon vray nom la Vrsmef k Royne Ifis. Voiri que i'ay pitié al' ^f' de tes aduentures: me voici fauo- nefare rable & propice : lailTe moy dcfor- fiauYx* mais ces larmes : lairTeceslamen- tion^ rations, chaiïeceftetriftene. Te ^ voici difîà fur la veille /duipurde î^ton falut. Sois doncques attentif -à^ce que ie teveax commander. Le iour m qui naiftra de cefte nuidbj cftpar vne éternelle religion dé- dié pour la rolemnitédemaFefle^ auquel n après que les toui;mentes Je U mer font acçoifces , & les
T s z î r s Al E I î vT „ flots tcmpfftueux d'icelle r^bbon- pafFiLZ , la mer eftant deiià nauiga- b!e , mes Prcflrcsdedians vn na^^ uire tout neuf en mon honneur 5 ont couftnme de me lacrifier les prémices de leur naujgat'on. Ar- ten doncques venir cc(ïa(5beloîen Zifjdc, r.çl au-^c vn efprit ni penfif ni pro- w^w (Tidcce rùafion portera en la procefîiovn fiiirt, chappeau de rofes à la main droii- leattaché àfon fifttc. Marche donc ques brufquemetapresles iroup- ' pes,fendâtla preiïeiufqu'à ceque V' y 'tu t'approches dudit Preftre s & t'adeurant de ma parole, (eus om- bre de luy vouloir baifer les mains happe luy vne bouchée de ces ro- fes, & me pofe fur le champ la jieaudecefteodieufe belle que ie *detefte des long temps. Ne cratn point d'accomplir ce que ie te com mande, comme fi c'efloii chofe difficile. Car en la mefme hei:re' que ie parle à toy débouche , ie comnMmdeauflia mon Pteltreeii fongc. ce qu il dpit faire demain ,
■Nk .
DE l'A S NI: D*OR. 429
Tinduiray le peuple à re faire pla^ ce de fon bon gic : &c durant ces plaifantes cérémonies & ioyeux fpecfbacles , perfonne n'aura peur de celle difforme face que tu por- tes 5 aucu n ne fera fi liarc^y d'inter- préter (iniftrement celle tienne fi- gure foiidainemenc changée pour en inférer quelque mx)n(lrueux pre(àge. Mais fouuien-toy tous- jours, & l'imprime au' plus creux cabinet de ton cœur, quelerefle de tes iours m'ell alTeruy iufqu'aux derniers (ouCpifs de ta vie. Ge n*eft: point te faite tort , que tu tiennes en'foy & hommage toui le temps •quetu viurasde celle parle bene-
^ce de laquelle tu auras recouuré ,» /*
r 1 . j Lajfâa
tarorme numaine. Au demeurant y f^
tu viuras bien-heureux 3 tuviuras , v
en homme d honneur loubsma ,, 1
fauue^arde &: proteclion: (Se quâd
apresauoiracheué lacourfe de 10 * .
aa^e , tu feras defcendu aux bas *
«eux poureftrefai6t habitant des
champs/» Elyfeesj tu m'adoreras
aufîî là dedans ^ ce dcmy rond fou-
r' '-
rot}.
l\tfne filctit.
V N Z I E s M E L IV E E
ilerrainponr t*auoir cfté fi propi- ce &:fauorable,moydis-ie que tu. vois eDircluireparniy les ténèbres d'Acheron , & régner es profon- des foffes Stygiennes. Et fi par e- ftroite obey (Tance , fi par religieufe afFedlion à mon feruice, fi par vne ferme r & conftâte chafteté tu mé- rites de trouner grâce entiers ma m3Jefté,f(jacbe que ie fuiscelleq-ii fans autre te puis prolonger la vie /par de là les bornes que ton de- ftin t*apre(lituez.
A p REsanoirmisfin ^fon vé- nérable oracle, la Deefieinuinci- ble difparut. Et le fbmmcil m avac du tout quitté fut lechamp , ie me leuefurprisde frayeur & de ioye entre meileed'vnegrolTe&: froi- de fueur:^ tout e(merucillé d'ciS mevbnoitcefte tant figraleeaffi^t ftance dS-ne fi puilTanie Deelfe-j^ ieme vay/lauer dans la mer ; JS fort attenrif à l'exécution de Q diî^nfs commandements , rum rois l'ordre de Taduis qu'elle m'a- uoit donné. LàdcnuslcSoIeilcf-,
os
DÉ l' A S N E d'o K. 430
carte les ténèbres de lanoid, & commence à refplcndir. Alors ou vid le pcuplei» couurirlçs chemins auecvne contenance religieure& comme trioinphale :&pourmon regard outre cefte particulière aU legrelFequi me tranfporcoh, tou- tes chofes me fcmbloyent eftrc touchées d'vn fi grand contente- ment, qiielesbefteSjChafquemai- fon , 6c le iour mefme eiimon- troycnt vn vifage ferein. Car après Toutes
(ia AT bruine du iour précèdent re- chofts luifoitvn iour d'abri ôc calme : de iuy façon qu'aufîi les oifeleisfèmonds rienf* parla tepidiié du Printemps , deC, ' goifoyent vn doux concéc,& dVa mignard y babil chan'toyent les louanges de la mcjre deseftcilles ôcfaifons, & dame detoutTVni- iiers. D'ailleurs les arbres féconds en rapport de fruits, & ceux me(^ mes A qui fe conrencent de leur ifculeombrej&Ies fterilcs , reiaf- ? chez par ^ /es vents de Midi , em- bellis par le germe c de leurs fueil-
(■■ ■"■■■■■"■"■■ _
V >' Z I £ s M E LIVRE
queiisau moyêdu gracieux m o a- uemcnt de fleurs bras: & les -hor- ribles grommcllrmens desccmpe-' ftes accoifezjla trou ble uimeurdcs flotsâbonnairee jli mer rcflcrroic le flux de Tes inondations. Le ciel defoncofté dercha(îant l'obfcuri- tédcs nueSjblachiiroit par la fplen- • deurd'vne belle , claire & propre lumière. LdPrO' ^^ voicitf les auant jeux dVne cf/^ion S^^*^^^ pompe s'auanccnt peu à comme- P^" ,forr gentiment accommodée ceàmar ^^^P^^pri^ï^^ couenablcs àchaC chir qyeperionne. Cefluy-ci brauant aiiecfon efcharpe conirefaifoit le gendarme: ceftuy b portant vnc ciqnie,Ie cimeterreau cofié , & refpienàla main ,re vouloir faire cognoiftieporr quelque g;âd ve- neur, Vn autre ayant des efcarpins dorez, vne robbede ^oye, fiorcc pierreries force bagues & , riches- ioyaux , vne faulfc perru'queà la tefte ,& lescheueux bien coidon- neZjauec vne damerelque demar- chedemcntcitrunfexe. Vnauiic^
1
D z l'A sne d*or, 4ji encore equippé de boites , de ron- dache, de faUde , d'efpée, fem* bloic forcir du jeu d'efciimc. Il y en auoit mefme qui veflu d'vne robe de pourpre , Ôc faifanc mar- cher deuantfoy des huifîiers auec Ides fâifceaux de verges & la coi- gnec , iouoii le personnage duMa- giftrat. Tel auflî qui portanr/'vn manteau , vn bafton , des pantoii- 41es,& vne^barbcdebouCjfaifoic du Philofophe,quitenâtvnequa- " tiré de giuaux contrefeifoit î'di- \ feleur, qui porcansvnfîlè, des ha- meçons , vne Jigne,reprefenroient des p efcheurs ôc gents de marine* :îevy merme vn/? Ours priué, que lonportoit dans vne chaire à gui- fe de quelque Dame. Et vn Singe • coifFéd'vn bonnet d'ouurage lilïii auec vne robbe ianue à la Phry- gienne rcITemblantàGei mignoa de berger, qui portoicvn gobelet d*or. Etvn Afne auquel on auoit attaché des ailles, qui cheminoic m après vn bon vieillard foible de rI reiasiiellement que vouseulîiei
VnZISIESMI tIVRZ
prias celluy-là pour.i^^BelIeropho; &ceft:in cv pour Pegaie : touies- fois&i*va*5irauci-e vous euft fait
. ^'^^"^ Apre s ces gailIarJs palL^-tcraps j^ ^^' dépeuples qui marchoieiu en pro ' ' ccfllon 3 fuiuoiï la pompe parti-
culière de la Deelle iauuerefîe. Vne quantité de femmes qui rct- plendifToient en veftemencs blacs, chafcune failanc parade de cel Femes qu'elle porcoic , engjïilandées de uice, leur giron parfemoient de fleurs les chemins oùpalFoic cefte facrée compagnie. Aucunes porrans des miroirs derrière leurs efpaules fe prefentoient au-deuant de La De- elîe comme preftes à luy faire (cr- nice , les autres tenans des peignes d'yuojre, augeftcde leurs bras Ôc flechilTement de leurs doigts fai- foienc femblanc de luy peigner & trelTer Tes cheueux royaux; d'au- tre aulll lefquelles arrofoient les ruësd'ongaenrs & debiufme vo luptueux cruelles faifôîcntdccou-
Dt l'asile d*or. 451 ■lersrouiicàeoiuce. Suiuoitena- près vnc grande malcitLide de per- Vortc^ loniies d'vn ôc d autre fexe auec cierges, ^ cierges , torches de autres lumi- naires , qui par cefte clairté fe reii- doicnt propices les efloilles da ^iel.Puis marchoient les loueurs de fluftes, haut-bois, faqueboutes, nazards , cornets à bouquin , flii- ^ geolets , chalemeaux , mofettes, n . doucines, & autres inftruments à vcnts,auec toutes fortesde/onnail lerieSjCapanes , cymbales, dundai- nes,ctis5c acclamations de ioye. Apres eux , vne gaillarde trouppe de ieunes homes choifis ,veftus de foutanes blanches , chancoit vu plaifant air de mufique à plufîeurs ieprifcs,qu'vn rres habilemuficien auoit compofé en l'honneur des MufeSj&contenoittout le fubiedt de cefte folemnirérc'eftoit lauant- chanfon de plus grandes prières» Venoienc en fiiitte les meneftriers dcdiez au grand / Serapis, lefquels auec vn cornet à bouqnin chan- Koient la cllanfon ordinaire du
V N Z r E s M E LIVRE
temple (k. du Dieu , puis quelques huiffîersou becleaux,qui failovcni commandement de m donner /a- cile paflage aux fainde s rtliques«
Confre- Confequemment cheminoienten
Y(S, foule ceux de ceftc lain£lc confrai-
ne 5 de tous fexes , aages , qualitez
tons couuerts de «draps de lin dot
la bUncheor efclatoit au Soleil,
Les femmes eftoient voilées d'vn
couure chiefparfLimé quileuitc-
noit les cheuaux frais Ôc moiies.
Les hommes auoient 0 la tefte ra-
fe entièrement auec vne netre
chauueté j&marchoient en telle
reuerence & dignité qu'ils fem-
bloient /> des elîoiHes tetrcdres,
faifans auec vn tintement aigu rc-
ionner leurs cymbales &ionnail-
' r . leries d'airain , d'argent, & d'or. ':^^" Mais les Archiprefties ayantj la
r^v ^^ poitrine couaerte d'vn habillemcc de fin lin qui leur defcendoit iuf- qu'aux talons, portoient les (ain.
vrermcY tes reliques des puiiTans Dieux. Le ptemier tenoit ^ vn flarrbfau allu- mé, non du tout femblâbleà ceux
que
i.in. a la
D E l'Asne d*ob.. 4^5 5t
oiie nous auons ordinairement en c ;
nesfeftinsdufoiri mais ayant vn ]■
vailTeau d'or en façon de gondole au milieu, dont fortoit vne grande chaittc.Le fécond eftoit bien habil lédemefme: maisilpottoiiàdeux / ^ mains vn autel , qu on appcllou ' rSecours^aind nommé par lapro- uidencede la DeefTc fouueraine prompte à fecourir les hommes. .^ Letroificrmeauoitvne palme aux 5*^^' feuilles fubtilement dorées , & le '^^^* /"caducée de Mercure. Lequatricf nie montroit Timage d'-^quité , ^^ ^^ tendant la main gauche toute ou- ^•''''^' uerte , qui par fou ordinaire faine» antife , fans finefïe , (ans induflrie , fembloit mieux conuenir àl'^qui té que la droite.Ceftuy- cy mcfme pot toit t vn vafe d'or arrondi en îbrme de mammelle,plein de lai6t pour faire offrande. Le cinquiefme auoit vn nj van ou crible fait de pe- tits filets d'or : vn autre poitoil va broc à vin,
T o s T aptes voici venir x les Dieux daignans bien cheminer ^
Oo
Vnz'i ESME LIVRE
Homes pied comme les hommes:! vn dcf- defgtii' guiféd'vne face horrible ; l'aiurc y?^ en fadeur tant desDieux celcftes que Dieux» des infernauXjparoifTant aucc y vn vifàge tantoft enfuiné,tantoft ver- ineiT,alIongeoitvn ^ grand col de chien, portât à la main gauch e Ton Caducée , & de la droitte branlant vn rameau de palme verde. Derriè- re luy fuyuoic a vne vache rem- ; pantejvachequireprefentoitlafe-i conde effigie delà t>Qzï^t mère de toutes creaiuresjlaquelle vn de ces b bien-heureux miniftresportoit fut ces efpaules auec vne graue contenance. Vn autre portoii r U chaffedescbofes facrées , conre- Imajres ^^^ ^^cs fccrets &myrteres cachez ^reii- de cefte magnifique religion. De-Hffi euespor rechef vn autre tenoit contre foalD: tées fur eftomach , la reuerende image d les ef^ fon Dieufouucrain, ^ qui n'auoiiB«:i pâfiles, forme ni d'oifeau^ni de bede quel-»] conque ou domeiliqucou(âuua-BD ge,ny mefmes d'hommes : mai pour fa galante inuention & nou iieauté, Tcnerable j icfmoignanjiU!
DE l' AsNE ' d'or. j^54 que cefte hauie religion ne fe doit defcoDurir ni communiquer à per- fonne autre : au demeurant elle c-*^ ftoic d'or mafîîf. On y voyoit d'a- bondant/ vne petite crucheayant Tencollure courre Se le bec long, fai(5i:e d'ouurage net & polytout ce qui fe peut , fort large par le fond ,& par dehors graué de mer- iieilleux g fimulachres Egyptiens; L'autre cofté de fbn orifice s'auan- çoit en dehors , & s'eilargifïànt a- uoit vne afne au bout , fur laquel- le feoit h vn afpic tortille de noeuds, & plein d'efcailles rayées de rides creuTes fur le col enflé de venin.
Or mevoicyfur le poindl de fentirrefFèddcrafliftance que la ^,^r^ Deeiïe (êcourafele mauoit pro-"^^^^??! mis.Le Pc eftre qui portoit / &mon deftin & mon falui , s*approche de moyauectout tel equippage que iaDeelTcmerauoitdepeinâ; por- tant de la mam droifbe la couroxir ned'icelle, laquelle auffim'cûoit fort bien conuenable , attendu
Oo ij '■'
Vnziesme L\ V 9 quayantdcuorctani & dtfi péni- bles crauerfes , efchappé tant de dangers, ie'venois finalemét à fur- monierpatlaprouidence decefte tref-hautc Ôc irerpuilTànteDeef- fe,la cruelle fortune qui me liui oie tant de rudes alfaults-Toute fois ie nemclaillày pas Ci fort iranfpor* tcrdeioycqueie m'auançalTlbiu- ' fquement& d'vne courfe précipi- tée , ccaignanc que la brutifue ôc foudaine impetuofîtédVne belle à quatre pieds troublad le paifî- ble ordre de la proccflîon ; ains marchant à petit pasenguifcd'vn homme , & contournant vn peu lecorps, ainfi que le peuple le re- culoitparrinftindldelaDeede, ie , me fourre peu ^ peu dedans la ■^'^'/preffe.
*^^J^J' ADONcIePreftre(commcieIe felUaC' ^.Qgj^^jj paj. eff^ft ) aduerty du mi- iéMfluj (tçreenkla nuid précédente 5 Se s'efbahylTànt que la rencontre fei rapportai (îbien au commande-^ ment qu'il auoitreccu , s'arreftaj touc-couiC) ôc me lendani la maial
ii5J.ij
îde l* Asns dor. 435
dcfon hongre, m'apporta ce cha- peau de rofes contre la bouche, Ainfi touttrembant , & le coeur me ba-batant dVn pouls conti- nuel, ie happe d'vne bouche glou- tonne/ia siiiirlande entreiilluçde tous vermeilles , & les deuore d*vn appétit incroyable. Et certes la promefTcdescieux ne me fru- ftra point de Ion efî'èd.Incontinct meiumba m cefleFace difforme & brutale. Ec premièrement le poil crafieux me chet , ma grolTc peau s'artenue^, «mon ventre erflé fe rafÏÏed , les plantes des pieds sa- boutidcnt en doigts par les oncles, mes malins ne font plos pieds , & s*a!longfnc pour reuenir à leurs- premiers deuoirs : ce grand vilain coi que jauois fe relîreind i ma bouche & ma tefle s'anondidenr, mes énormes oreilles reprennent leur petitelTe accuufluméej mes dents empicciées retournent à leur humaine tenveté: bref cefte fale queue qui me faifoii tant de peine nagueres , ne paroift pKu. O 0 iij
lefre-
p
VNZIES^!I LIVRE
Les peuples s'en cftonnenisIe^Re- Ijgieux adorent la puifTance notoi- re dVnc h grande Deelfe; ils pren- nent pour longe ce qu'ils voyent deuant leurs yeux ; ilsadnvrent la faciliic de .-elle tiansformation,& tous d'vne commune voix efle- uans les mains & les cocuis au ciçl^ rendent grâces ^ la Dccffe d'vn- tant fignà!ébien-fai»5l.
Mais moy tout raui d'efton- nementjiedemeuroiscomme vne Touche, ne pouuani comprendre en mon efprit vne fi loudaine 6c tant 0 exceffîue ioye; ie ne Içauois que dizQ (Scn'ofois bonnement oil. urir la bouche pour parler ; ie ne pouuois tcouuec aucun digne co- mencemcnt à mon propos main- tenant qu'à la bonne heurela pa- role m'eftoicreueni^e , ny d'ajrez fufîJ:aRs di''cours pour remercier ^ffp\' laDeeiTe.AJonc le Preftre qui pat "Vn ^j diuine infpirarion cognoilToii tou- ' tes les aduentures qui m'auoienc
'^ J] irauerfc des le commencement, ^^\ ^ encore qu'il fudluvrocfaïc exuc«
DE L ASNE D OR.. 45
nicment efmcu d'vn fi grand mira- cle, comanda que l'on me donnafl: des habits pour me couurir.* Car (î toft que l'eus pofé cefte brutale peau d'Afne, ie ferray bien eftroit- tememles cui{Tes,&: f couuranc ma vergongne auec les mains le plus preflcment que pouuoit faire vn home nud,ie me feruis le mieux qu'il me fuft polîible du voile que nature m'auoit donné.
Ainfi l'vn des Relioieux def» pouïllancfâfoatanejmecouuritru- bicemenr. Celàfaidt, le Pieftre me regardant d'vn vifage gracieux &bening: Apulée (cç me dn-\\) affres auoir combattu ffulteùu O"* dt- lui faif uerstraudux i après 4/mr fouffenu /es ^^g ye^ mdcs djfduis o^ tempesîes de Fortune \ pyimçde après anoir effé fecoUè d'vne w finit ê de J^ f^ tourmentes y vow'votcyfinjement ar- ruieùaf r'tué du port de repos Cr f rw q l'autel r[ç^ de Mifericorde. r Nylanûl^leffedevo' sîre race^ny voJJre dignité , nj U doBri - ne qui vous remnmande fort p^ermy les hommes, ne lions o?itia?nais derien^ preufité: mais i/oui eHantparUlubù'
Oo iiij
VNZIESMI LIVRE Lehîàf' citédevo/he 'vtrte ifunejje ^^ifjé ghjfcr » me de a. àcsfnuileî volf4pte^ , 'vow nueT^ rcm^ trop de porté le fmjlre falaire que mer'itoit vne curiojïtè mAUheureufe ( ctiriofré- Ke/tnfrneins comhien quel\iU€Ugle Fortune -vo$is ayt tracajfe pdr'vn monde d*dffi tâtons c^ dangers , elle vom a qwy tjne [oit Uns y penfer ^ par vne non preueue ??i4- Uce caufe ce fie religttufe Ifeatitude, Ç^elle fAce deformAis dn pu ijueilfi poz-urd : elle peut bien kl* dduenircher^ cher ailleurs im autre fubjccî pour exer» ^ cerfacruautêt Car aucune mal- encfin-
LaJjeU' ^^^ ç n a point de put ffance fur ceux eue re pour j^ j^^^jçp ^ç ^^fl^g j)^fp 4 pr'msen^m l4d(4C' j^gruiceCr prceSIion. Quel prouf fît A 'l *''• tiré céjîe inhumaine For/une deioua a- »• uoirfufàtè tant de njoleurs , acharne les
^ hefles fiuua^es contre l'oBre perjonne,
j reduïEt en fcruitude y cxpojê aux reci'
\: frrcjues hasards de très fafchiux C^
ï difficiles chemins , 'votre menacé d^
^ mort à (hjtfjue houî de cb^mp 1 Vom voi
cydeformisen la fauue garde ( de Fortune , maii 'voyante ; qui par la fj^lendeur de fa lumière iHumwe nief»
delAsnedor. 4J7 mi ki autres Dieux. Prene'^k cefleheu- L*exhor re v>ivîf.m plm ^^y^^jji'otijpint } ct'vo te kjf*y lfrehjiUtbLnc\ accomp-tgiey^ la pompe ure / de h DecJJe fdnmreJJ} auec vne Migre procep
. & ioyeufe defmxrche.Out les irrcligictix fion» & profanes loycnt ce mirAcU : qu tis U
: lojent , C^ x rccognoijjent leur fitU' te, Voicy qu Apulée deliuré des caU - w//^7 qmlufflïgeoïent y O" parlapro- HÏdence dlfis^em^lj d'extrême conten» tement, triomphe de fa fortune. Toutes^ fois afin que -vou^ foje'^plw ajjeuré pour lUduenir, & mieux fournj de moyens four Contre qunrytr [es efforts ; y en*
^ooHex-^ousen ce fie fatn&e milice , à laquelle 'vomfere'^ dans peu de tours r^-
I quis de faire ferment : o* '^ota dedie^ S'emol- désAprefenta l*oùeij[ance denofirereli» If ^n U gion^vous afI'ubjeBijfant de bon ccfinran confrai" jeruice d'icelle. Car quand njous aure^ rie. 'vnefoi^ ommencé à feruir la Deefe^ahts vous fenitre'^d' autant plus le fruiEl de *vojire liberté, jl fg
Ge braue Preftre ayant ainCi fourre ptophctifé, mit fin à Ton propos, dans U tirant aucc peine ^ de grands fonf- cemp/,^ i^ks du profond de Ton cœur. Dés gnie^
Oo V
t
* i> ^ i £ S M £ LIVRE
lors tT>e rangeant parmy cefte reli- gieufc compagnie ie me m's à fuy- urelaprocefîîon. Toute la ville me cogncuc en moins de rien:chi« cun me monftroit aa doJgt:Ie peu- ple ne tenoit antre difcours que- ci e m o y : /^o//^ celny an A ujou rd 'kuy- lUuguîîe ntxjeflé de U tome puijfuntf Zkejfe a transforme âc hejîe en homme. Certes U fe d^it efiimer bien hcAreux^ d'4Uoir pur L'innocence Cr* l'ojduté de U vie qu'il ^ menée , mérité cejle dt^ie- gr^ce iç' fiiueur du ciel , de YenAijïït fur mmiere de dite pour élire nu and c^ quand vtiiè aufermce des chofu fatn^ Ûes. Eeulent Sur ces entrefàidles , & durant AH lieu^^ tintamarre que l'on faifoit en tnefme ^^^^ vogue, nous approchons de m il 4" ^^ riuage où mon afne s'eftoitle ^^y^^^riour précédant eftablé. Onarran-, /^^f geau mefme endroit les rainctc$| màfi, ï^c^^'J^s en bel ordre ; & le (ouue« rain Preflre ayant de fâ chadej bouche prononcé haut & clair v. nebienfolcmnelle ôc tres-arden-| se prière >. nomma du oomdchj
'W
leVn
D2 LASNEDOR.
DeefTe, & luy dédia vn beau naui- '^^^*^^- re 4 bienfretcé,rioIépiolédedans^''^.^^^ & dehors d'eftranges figures à la^^^f "? façon des Egyptiens , après Tauoir jf^i?^^, nettemen t purifié aucc h vne tfer- ^ v^M; elle allumée, des œufs &duroul- fre. Le voile de cefte heureufe barque eftoit de fine toile de lin, &mon(lroit en lettres brochées , Que le voeu du vailTeau , tendoic à faire bon & heureux voyage» On drefTe le mas en fuicte r c'e- floitvnpin rond , haut & droi£t au poïïible. La lune fc voyqft de loin g : la pouppe faicfte en for- me de Ccoi(&nc , enrichie de fueillages d'or , refplendiflbic aux^ rais du Soleil , & toute la racine lambrifTce d'aix de citronnier bien polis .
Adonc toutes fortes de pet (on- ^^p^u^ nés tant laies que religieux,appor- f^^ '^'^^ lent en offrande à Tenuy quantité ^ *V^, de vaifTeaux réplis d'aromats auccr^'^^: autres femblables drogues con«- uenables aux facrifices & prières
j iolemnelles : puis c iettent en la
j P o ji
mer les entrailles des bedesTacri- fices.En fin le nauire eflant charge deprefens& d'offrandes à foi fon^ 5cles ancres leuez , onlabandon- ne ^ la mer au gré d'vn vent pro- pice qui le poulfoit à fouh.'ir. Et quand il fut efloignc de nous à Pfuiet pettede veucjceux quiportoienc autem- les fain(Sbes reliques , fe chargent pledeU derechef de ce qu'ils auoient ap- Dt^effè, porte, & r-eprennenc le chemin du temple en mefme ordre qu'ils en cftoientparti».
A RI R V Ez quenons y femmes lefouuerain Preftre & ceux qui reprefentoicnt les perfonnes ùçi Dieux, auec ceux qui ^ts long* remps cftoient enroollpz es myi fierez de cefte vénérable confrai- rie, s'eftans retirez dedans la facri- ftie , s'arrangent félon Tordre & fêance que chacun tenoit en là re- ligion. Adcncrvndesconfraires, auquel chacun donnoii lc de Greffier , fe tenant debout de- uantla porte jalTembla les fPafto- phores (ainli fe nomment ceuxl'
DE l' A S M E D*0 K. 4^9
qui foin enregiftrez en ceftefaia- ùe compagnie ( comme pour les profoer; puis montant en chaire On If prononça quelques oraifons ôc fyofne^ I icgendes ; & pour )a dernière I adion ayanc fai6t commemora- r lion &: prière pour les Eflats D V PRINCE SOVVERAIN, DV SENAT, DES CHEVALIERS, DE TOVT LE PEVPLE RO- MAIN, POVR LES VAïS- SE A VX QVI F AISOIENT V Oî- LEj POVR TOVS LES PEV- P LES QVI SONT DE NO- STRE O B E YSSANCE . il pro- nonce en langage ôc cérémonie Grecque les dernières paroles , q ni valent autant comme fC O N GE AVX PEVPLES : & Taccclama. lion de tout le peuple qui s'enfui- tjir, moftraquechacimfbuhaittoit „ . que ce fuft^ A LA BONNEHEV- ^J^^^'-^ RE.Ainfi tout le monde abbruué deioyaiufques au comble, parfe- ^ mant desfaeillees , des feftons & bouquets.&baifant la terre par oi\ marchoit la DeelTe moulée d*ar- j
genc^fc retira chaeua chez foyt j
h
encou iti
Cependant ie n'auois garde
dcm'en elloignerl'elpedeurd'vnc i
ongle : ainsayans les yeux anenji- '
uement fichez fur la fairuf^eima- |i
r . gç ,ieruQiincismesaduentures & ^j
iraueifes cadees. Oc la volaee 11 7rot4ff ^ . ^
r- . Renommée n'aucit pas manque
" • d'eftallerfes plunr)csâu vcni , elle an pats • j r ^ \^]r , \.
u ' auoit dcJia publie de tous coltez
j * en noftre pays l'adorable bénéfice que la prouidence de la DeelTe m'auoit n'agrreres eflaigy. Telle- nient que mes amis , les Icruireurs deno{lreniàifon,& ceuxauec les- quels vn lien de mefme fang m'a- uoit conioinâ: , pofans le deuil qu'vnfaux bruit de ma mon leur au oit taiâ: veftir , faifis d'vne fou- daine & non efperee refiouyOance s'acheminèrent incontinent à la hafteauec force prefens pourvoir ■^Z^'*' mon heureux &: diuin retour de rem Cr mort à vie. Et nioy toutregaillar- Atrns dc ^y je leur derefper ee prcfcnce , ie courent pfcnsen bonne part les honneftes ^uecfre offrandes qu'ils me fout : attendu i^'?fr que mes amism'auoicmà foifoa
It •
D^E l'A S ME DOFx. 44O
apportéccqui m'eftoic necefîàire non feulement pour ma derpenfe, mais aufîî pour mon entrcterie- ment.
Ap R ES donc les auoirfaluez félon mon deiioir chacun en par- îiculier, ôc £iict le difcours t^int des afflictions que i'auois deuo- rees fous la forme cVvn afne com- me de la confoldiioii que ie fcn- toisàprefent,ie me vay derechef auec VD o.ueme contentement prefcntcr deuant la face de la //r^ /^. Deedeipuis ie prins vne chambrcà ^^^^j louage dans le cloiftre pour vn ^ j^^-r temps, n*eftant encore que noui- ce es myfteres d'icelle , hantant dVnc infeparable fréquentation la compagnie des Religieux , ôc f^ns manquer adldanc aux diuins feruices d'vne Ci grande majefté. Or ne fe pa(îa-ilAtie nuidt nefe- yotdfoti jpuraucun fans qu'elle fc prcfen- uent U taft en vifion à moy , ou me don». Dtc^e naft quelque aduis î &pardiuers enfoui commandemcnSj attendu que dés longue main x'eftois dcftiné pour
il
Vnzisiesme livre la fcruir en cefte religion , elle m'induifoit à m'y icndre proffz. Mois encore que reneulîe toutes les enuie^ du mode, tant y a qu'v- ue/religienfe craincem'en empef- choit. Car i eftoisfort bien infor- me, qu'il efl bien difficile d'appor- icr vne e^acleobeiflance à la reli- gion ; que k la continence requiie en tels myfteres eft de nés faf- cheufecbreruation , 5: que la vie humaine doit efrre feuremet rem- paree contre les inconucnicnsauf- aueis elieeft fubietie, Ainfid'vne partie me fentoispoulfé : mais de Tautre. toutes les fois que cefle confideraiion me tomboit en la pcnfee^enerçaycomireni iedif. feroisàm'y ranger.
Advint vnc nui(fl , qu'il me fembla que le louuerain Preftre me prefentoit Ton giron plein de force bieos. Et comme ie m'en- quisque vouloit dire cela , il me refpondit , que toutes ces niecesr m'eftoient enuoyees de Theiralfe r ^ que racrme vn niicnfeiuitcur
DE l'Asne do?.. 44Ï nomme /Candide en venoitd'ar- riiifr. Eftant refueillé , ie fus lonc; temps à fongeren mon efprt ce qiiepouuoitprefagit telle vifion, attendu que i*tftois bien afleuré n'auojriamais eu valet aucun qui fènammaftâinfi. Touiesfoisen quelque manière que le prefage du fonge s'cftendift , ie faifois eftat que cei^e monftre de diueifes pie- ces me denoncoic quelque certain lucre à venir.
Ainsi perplex , ôc efperant quelque plus heureufe rencontre, i'attendois que l'on veinfl: au ma- tin ouurir lesportesdu temple. Et quand on eut tiré le voile blanc de deaantla DeeiTe, nous nous pro^ fternons en diucrs endroits auec luîT5ilité deuanr fa £? ce vénérable j le Secreiain pafTànr d'autel en au- tel dorne ordre an ferLiice diiiin- ôc par '"oicmnelies fîjpplications appert au t delà faciiilie m le cali- ce &: 1.1 burette du facrihce , TofFiic àlaDeelTe. Les cérémonies deucment pa-
rachcuéesJesReligieux faifâns en- tendre qu'il eftoii»l'heure de pri- me,on commença oiatines. Ei là- ^^iP^s dedns voicyfuruenir dapaysoîcs Y"^*^ gentsque iauois laifTez en Thcf- €hAfi(tl^ fâlief lors que o Phoiis m'encheue- ^fffuei ftrafibienen l'erreur que ie vous ay fpecifié jiefquels me ramenoiéc mon cheual qu'ils auoyenc recou- uréparle moyc de quelques mar, ques qu'il auoic fur le dos Cela me fift admirer la Aibdle galanrifc de mon fonge , en ce qu'outre fà con- cordaceauecla promelTe de gains qui m'auoit eftc faide fous le îujet d'vn mien feruiteur nommé Can- dide , ilvenoit à me rendre mon cheual de poil blanc.
D EP viscetempslàiemeren
// fre* dis d'autant plus fongnenx à fre
rjue/ite qnenter ie feruice de la Deelfe
leferui' prenant le bieii qui s'oifioit l
ce deU mov,pourâire de l'aduenir. D'ail
^^(^Jf^' leurs, le dedr que i'auoisdepren
die les ordres Â' facrements de ce
fie reiitzion, me croifToir de iou
en autre j Si m'enallois louucn
D £ L ASH E d'or. 442
tfoiuier lefoiiuorain Preftre.pour le fupplicr de toute mon afFe6lion de me vouloir fînalementiniticcâc receuoir pourconfterc es rayftercs de la confraifie. ^'Jj^^ ^
MAisluy,pei{bnnagedegran-^/^ ^^- dcgrauité, Se qui auoic la repu- troàuit ration d'eftre eftroit obferuateiîr €n\4co^ de ladite religion i difFerent auec /'■ douceur «Sccouttolûe la pour fui- lé que i'en fjifois ( ainfi que les pères font couftumiers de modi- fier les defTâifonncz apperirs de leurs enfans ) accoifoit mon ef- pric angoiffé par la confolation d'vne meilleure cfperance. Car il mcfaifoit entendre quelaDecde fouloic put quelque ^\^'!\ç. extra- ordinaire monftrer le iour auquel on ponuoic eftre initié , 6i que par la prouidence d'icelîe mefme on elifoitvn pieftre qui fi(l le feiui- ce enceiour-Ià ; que parfembla- ble commandement on adaifoit aux îizÀ^ necelTàires en telles céré- monies. Toutes lefquelles chofes il m'exhorcoit à fupportec aucc
'Uf\
/
^e\
\' N 2 1 E S M E L I V p' i.
le Trffvnc conftance patience. Car
trcî'iri' f
finit de d'efiretropfrefjdTJt & contuMAX ,
. ce qui euiter l\'t2ec^ l'autre faute c^.fç^iucit
*f/? necefefi de retarder cfiant Javind^c^je h^-
Jaiye en fier deuant c^ui sire appelle. Il ny apcr^
telnEh* fonne de nojhe cùmpagnie qui foittdnt
outrecuidé ^eumejmeji mal heuteux Cr
defejfcré , que d'cfer Jans i» fj^ecui
{pwmdndcment de ms Dame i'tn^eret
au mtûiHrefAcerdvtAl^ C^ p^^^ inafl
téméraire CP'^ fanihge atnnr Jur [oy
le courroux de la Deejfe pour couurUi
fortune de vtott. Car le cloître dcsWt
enfers , cr la tutele de Salut font er$^%
la main d' te elle , elle peut dumner, die
f(ut fauuer qui bon luj fentUe. Et
qu id quelquiinfe donne en faptotcEîio ,
Ce foufmettantk ïaufiere ohferuance de
la reliât on \ cefie tradïticn est tentée
C\ comme pi^ut "y ne morticlontaire ^ o/-
tcnàu que d''vne profane l on pafic erf
^ne fainfleCy' rch^ieufe l'ie , dont le
tertn.' n 'çjï que prefré néant- moins ce m -
me À la cLirge de la rendre-, d'au\tnt
qucUm.yeficde U Deeffe à déco h ft urne
ehcifr ceux lefqucli ajans pajjc le cours
d'e L* A s N E d' O R 4 45
'yicCr de mort (pourueu toutefois quort leur puijfe (eurement commettre les grands ^ cenfàencieux r filenfes de U religon) Cr fa proui^eace les ayant par .manière de dire faiB renaifire , fis njten^ nent p4r fon bénéfice à courre vne nou» «elle carrière de Salut» ^y^infi dcnques il faut que vous attendte7 au^i le com^ manàemetit celejîe , bien que lamajeJU de no^re très- ^encrableDeeJ[ev9H4 ait i la rjeueàe tout le monde O" p^r eutdents tefmoi^H'iges faiB cejt honneur de wm appeller à Jon digne & hten- heureux minïjlere. ^u refie afin que voué puiÇ" fiei duec plus de facilité 1 atteindre au^ cachcT^ O" profonds fecrets de la j{eU^ gton^ il eft temps quaieformdisyauj^i b/en , que les autres confrères , vous faciet^ah-^ flinence des viandes profanes O" nonper^ mifes.
Ainsi parla le Preftre. Or mo obcilîânce ne fat point corrom^ puë par impatience : âinsacteniif 6ccoyf fous vn religieux (îlence, i'âffiflois tous les iouis au minifte- rc des (ainces obfcruaKCCS & ccre-
V N Z 1 1 s M E I r V P. I
monics. Et certes la falutaiie bé- nignité de la puidantc Dcefle ne me tropa point , ni ne me teint en peine parvnetrop ennuieufe pro- longation de temps. Voici qu'en ]'obfcuri[éd*vnenui6l elle me fit fçauoir par des aduis non obfcurs Queleiourtonfiours à moy fou- haitableeftoit venu , auquel el/ci me donneroit TaccoplilTement de| mes fonhaits:& me dit aaec quel- le de(pêfeie deuois procurer l'ap. pareil necelTaire pour entrer en la religion , ôc donna la charge de cet office à fondit fouuerain Preftrc nommé a; Mithra : qui m'eftoità fon dire conjoint par vn diuin ad-| ucu Se conformité des efloilles.
Ainsi ces &aatresbien vueil- lans préceptes de la haulte 6c puii*- iànte I(îs m'ayans extremémeni regaillardirerprir,dcslepoin6t du iour ie m'en allay trouuerlc Pre- lire dans fa châbre j&rayantren- contré comme il fortoit defià , ici me mis ï fa fuite après l'aaoir fa lue. Orauoisjedelibcrcicrequc
tirplusconftammencqucdecou- ftume,de me vouloir o6î:royer ce- lle grâce comme chofe quim*e- ftoitdeuë. Mais fi toft qu'il m'euft cnviTagé, il printla parole le pre- mier,& : 0 que 'vom cfles heureux [ ce me dit- il ) o Luce quiine tant augufle ntdiefiêfe monjlre aujcurd'huy fi propice X^fauordbleermers '>onâ ! jQue tarde-^* 'vota doncques , ^ ne mette7 en exe*' cutfonfafiùnSle velotelvoici le tour à la njsnue deqtiel *votis auc^toufiwrslfdn'' dé vos fouhatts» ^Ai^ouyd'kuyfujiuant les diuïns commdndetnem de U Deef- fex ^ plufieurs tttns vous receue^^par mes; mamsTitrâye de I4 religion , c^fe^ f ^^ ïnfinuée aux tïes ^fieuxjecrets defon fdcréminifiere,
A L OR s le bon Se courtois vieil- lard me mena fans delay vers la porte du grand temple, ou ^ le fer- uîce de rouueicure eftantcelebxé félon les vz ^folemnicez accou- tumées , & le facrifice de matines accomplijil tira du reliquaire cer- tains Hures marquez de î^lcttres &: charadleres incognus ^iefqucis p^c
Vnziesme livre lie en figures d'animaux, pariic i^ uecdes marques noucafes tortil- lées en façon d'vnc roué, &: entre- la cées \ guife de léions de vi^ne \ pour les garantir contre la cuiiûfi- té de la ledture des profanes,deno- toientenpeudeparoleslc propos qu'on auoic conccu. Pais m'enfei- gna ce qu'il faloit ncccirairemcnc appareiller pour rvTage de la con- fecration. le donnay Oidre^ipar moy& par mes compagnons que iMïnï toutfuft preft incontinent, voire /;>', plus qu'on ne m'en auoit demâdé. D E s I A l'heure au dire du prc- ftrercquéfoicquelo s'acheminall a cefte office, quand il m'emmena aubaings fuiuvd'vnç grade com- pagnie de Religieux , à ce qaepar & netie comn)ença(re à faire dé- formais profelTiond'vne t;es-pu- re & nette riligion. Premièrement doncquesie rue baignay (uyuanc 'A^tr j^ couftume tout le corps \ puis gcà'eàH inuoquant le nom des Dieux , il btnï^t. ^ m'arroufad'eau bcnil\e,(5cm'ayac en iuitte rcn.enédans le temple.les
deux
DE L*ASNE D'OR. 44$
deux parties du iour eftans defîi pilFoes il me pofa deuant la face de la Dceife : où m'ayantenchargc certaines chofes qui font par trop auguftes pour les diuulguer , voicy qu'il me commâ.la chacun Toyanc écvoysini^Dcieunerl'fJ^xcede b dix iours ftiyuans & c9ntinHelf^ cfans man» ^er d aucun dnimdl ^ d fins Ipoire Lefquelles chofes ayant obfcruc dVne vénérable & religieufe con- tinence j arriuâ le iourauquelic deaois coraparoiftre à cefte diuine affignation ; ôcdelîà le Soleil pan- chant trainoic le vefprc après foy. AdoncvoicycoMfiuerdetous co- dez grande multitude de perfbn- 1 lies, chacun rr>c chargeât de diueri pref ens (elon lancienne couftume ide cefte fainde cérémonie. Puis jayanifai6t retirer à quartier tous [leslaizou profanes, le Preftreme abillâd'vn e ami(£ldclin, Imena par la main dedans le chciur |du temple. Emmi-
P E y T- eftredefîrerez-yous nédasie lucc affez d*âfFe
pp
Vnzi esme livre Leâ:eur ftndieux) ce qui fur dit SC faidtlcans. / le le dirois , s'il m'-e- ftoic permis de le dire ; vousl'ap- \ rêdcicz s*il vous loifoit de l'ouyr : mais & vos oreilles & ma langue feroiencergallemenc punies pour leur téméraire curiofité. Toutes- fois fi d auenture quelque reli- gieufe deuotion vous détient em lufpcns, ie ne vous lairray pas long temps en celle peine. Efcouiezl doncques:mais croyez la vérité, le fus g rauyjufquesauxcon-L . ^ fins de la mort : puis ayant don-|fl *^n^ ne iufques fiir h ie femldeFro-K
^ ^ ferpine , ie m'en reueins apréip
Utnort, ' n.' ' I.
auoir eue proumenc parmy tousp
Jcs elemens. Surlaminuià i'ap-
perçeu le Soleil brilland d'vn
blanche lueur j ie veis les Dieu3
& des enfers & des cieux. le
m'approchay d'eux, & Içsadora^
en face. Voicy ie vousayracon
te chofes lefquelles bien que vou
ayezouyes , force vous eft néant
v^\ moins de les ignorer. le vous di
,^*^ jaydoncqucs ce qui fc peut feu
DE l'Anse d*or. 446 lemcncenuncer fans crime & fans offènfe entant que i les profanes (ont capables de Tentendre. Le poindda iour arriua : ÔC quand les foienniiez furent parachcuées, ie m'en veins facré de douze ef- - j loles , auec yn habit aflèz reii- * gieux : mais ie'n'ay point d*obli- gacion qui m'empefche d'en par- ier ^attendu queplufIeurss*ytrou- uerent qui le veirent. ïem'aflîs par le commandement du Predre fur vn tribunal de bois au beau milieu du temple deuant l'imâu- gede la DeefTe , paroifTanr auec vn habillement de fin lin , mais riolépiolé k de blanc , de pour- pre, de bleu, d'efcatlatte. Der- iriere me pendoit vn long précieux I manteau depuis les efpaules iuf^ aues aux talons. Et de quelque cndroiét qu'on me regardaft , i'e- (lois / diapré d'animaux remar* quables en diuerfes figures. Icy des n dragons Indiens s là des n gri« >hons Hyperboreens que Tautce
Pp ij
Vniissme livre monde engendre en forme d'v» oifeauaile : lespîrfonncs lacrees appellent commancmentceft h\- bitjEftole 0 Olympiaque. En la maindroideiepoitoisvne torche allumée , & auois la teftc fort proprement enguirlandée de pal- me blanche, dont les fueillards eftoient cordonncz en fa^on de
rayons.
Ainsi cquippéi guifed'vn
Soleil,& planté comme vne idole.
on veint a tirer les voiles &: riic-
auxpour me foire veoit à tout le
peuple. En après fut célébrée 1^
tref-ioyeufeiournéep de ma naïf.
fanccôcnouuelleprofellion auec
banquets délicieux en plâifant
compagnie. Le troifiefroe iour fu
aulTi folennifc par l'obferuancc d(
pareilles cérémonies ; le q fe'^n
faid aux confrères.^ religieux , l
facrifice faccrdotal & propiciatoi
rc légitimement confommc. At
relie durant le feiourdequelquç
iournces ie prenois vn plailirinei
pUcable à comcmplcr ce diuin fi
I
l'A s n e
DE L A S N E D O K. 447
mulacrecommeluy cftant otligé d'vn bien faiâ: irremnnerabler
E N fin fuyuant l'aduis que la DeelFc me donna , apresluyauoir bien Inimblement rendu grâces, quoy que non pleinement ni félon Tes mérites, routcsfois du mieux qu'il me fuft po(rible,ie me prépa- re pour m'en retourner chez moy. Et certes à peine peus je rompre les empefchemcns qui retendent cefte mienne ardente affection de reuoirmamaifon. Finalemêt pro- fterncdeuatlespiedsdeia DeelTe, comme ie tenois longtepslaveuc fichée fur eUeJes larmes me vein- drentaux veux à force delà re^ar- der, Se les fànglots que la quanti- té des pleurs m'arrachoient de la poiiflrine , m'enireconppans le ni d*ice!Ie,iemeprinsà deuorer mes Iparoles comme s'enfuit :
rG Saincte cjrpsrpett^lleflu vç^ay^ ^égarât du genre humain, toultotir s libe- ^^^ ^ y,^ 'dlement appareillée pour l'entretensmet D^^f^ç ''SconfcruAÙondes horhmes \ tu 4ppor- es 'vne don ce affe^ion de mère aux af-
Pp i!j
VnïTESMS LlVKl fliBiom des mtfcraèles! ilnefepajfe tour heure ny moment Aucun c^ue tune l*em • fîoyes à mus bien faire , efue tu n*Afîijles AUX hommes tantp4r mer cjuepar terre ^ fjr (\ue déchAffant les tfmpefls sentent cefïemiferable vie , tu ne leur tendes ta main falutaire , p^r laquelle fu retranches ou pour le moins retardes 4uf a^dJoHcis les beurra fcfues de Fortune, c^ deffoumes les nuifibles conteurs des r- fioiUes. Les Dienx ceteîies t'adorent -Jes infernaux te reuerent. Tuf au f roiier (Vniuers , illumines le Soleil ^gouuernes le monde , foules aux p ieds l'enfer^ Les ntouuements des aHres s'accordent c^ tntcorrejfondanceauec toy : tti ramf nés les faijom quand d te plaifî : ta ve- nue rejîouy files corps celetîes ; les ele* ment s s afin bjeEitjfent ktoy i les vents fouffentàton appétit ; les nues tirent de toj leur nourriture , les femences leur germe , cr les germes leur accroif* jement, L es oy féaux 'qui volent emmy l'air traitent ta m a] e fié : fi font bien\ les f ères errantes par les men ttfgn es , les ferfents quife trainen t ( ontrc Mrre , o*
DE "A S K î D^^L^^44T
les hefîfs qui nagent dedans les câux. i;|
Mais moy foible tTefprit four rdccn^ '^\
ter aux peuples tes louanges , Cr pau» >j
«^r ^e patrimoine pour t'offr ir de fuffi - Uns facnfices , ie nay la parole ajfex, faconde pour bien ^ deucment ex^ri' merce queiepet'fe a pan moy touchant ta haute maiefiè. Ne mille èouches, ne mille langues , ve mcfme nelle fuiite de dlGouf s indefuti gable ny pourraient fuffre, le m'efuertueraj donccjues a faire ce nue peut njn hon religieux , t maii panure. l'auraj rouf" tours empreinte es plua ferref tes parties dem^n cœur ta diuine face c^ ta fou- Htraine grandeur* Apres auoir en cefte manière inuoqoéia grâce de j^emer' ma très haute Deeffe , iVmbraf- de f^n faylePreftreMythra , que ie tiens prefire» déformais v pour mon père j & mependant / à Ton colauec vne infinité d'embtaflades & baifers, le fuppiiay m'excufer de ce que ie n'aiîois le moyen de li:y faire c^ndigne recompenie des fingu- liers bien faids qu'il m'auoic ef- largis^
Pp iiij
Vnziesm e livre Or ayant employé beaucoup cîc temps & de paroles à le re- mercier , en fin ie piins congé à defTeing de m'acheminer tout dr oid en ma maifon pour reuo:r mon mefnageaprcs vne bien lon- gue abfcence. Ecpeu deiotirs a- pies , fuvuantl'aduisdema puifî. iance Deedc , icfisbrufquement mon pacquec , ôc m'eftant em- barqué prins la route de Rome: fi que par la faueur & profperi- tc des vents qui me pouffoienr, ie gagnaydans peu de iours le portd'AuguUe 3 & de là prinslft coche de cefle x facrofaindie ville, en Taquelle i'arriuây le douzicf- me Décembre. Ceites dés lorj ie n'afFedtionnay rien tantqnede me profterner tous les iours fn toute humjlitc douant Li maiefté delaRoynelfis » qui pour la (i- t-uationdu temple auquel on l'a- dore auec beaucoup de dcuotion, cft appellée j' Ifis des champs. En fomme ie luy auois vneafTiiucl-
Ir ■
D E
le 5c particulière dcuotion , ^ c- ftrangcr certes quant au temple, mais d fort pradic en la religion. Là-JciTas le Soleil ayant outre- padé le Zoiiaque , de parconfe- quencaccomply l'année jvoicy la foigneiife vigilance de la "Dcefle ma bien faàrice vient derechef interrompre mon repo5,m'aduer- tidarjt encor* vn coup d'accomplir de touspoiniSls ces facrez myftp- Tçs , ôc me faire confacrer pour la féconde fois. le m'eftonnoisque vouloic dire cecy , de quelle en pourroiccrtrerinfue; attendu que des long temps ie peniois citrc de- fîà pleinement initié.
Et ce pendant que iedi(pure en partie fur ce religieux fcrupule à- parc moy , & qu*en partie ie Tc- lamine fuyuant les confèils des perfonnes facrées , ie m'aduife dV* ne chofe nouuelle ôc meruelleu- fc j Qn^e i'edois reniement pro- fez en la religion d'Ifis , mais noa point encore initié és^ chofes fain- p Pp V
t7
jlfefm initier
I J
V K Z I E S M î L I V R I
tes du grand Dieu & fouuerain pe. rc des Dieux, l'inuincibleOfirij. Cat encore que ces deux foient al- liez & connexes en raermedeité& religion, neant-moinsils différent beaucoup en l'accompliflement deleutsmifteres : & pourtant que iedeuois faire eftat , qu'auflilon m'appelloiiaufcruice de ce grand Dieu.
Oaie fus bien-roft refolu du auTacre ^*^^* Carianuid fuyuanre m'apt d'OJjri^ P*^"^ ^" ^^^ religieux cnueloppc de linges qui portoic c des thyrics , àt$ fucillards d'hierre , & quel- ques auties bardes qu'il n'eft loifi- ble d'exprimer , & les appliquoit en ma chambre : puis s'edant a(Fs en ma chaire , ro'aduertic du fc- ftinque ie deuois faire pour ma bienvenue en cefte digne religion. Et pour me laiffer quelque rcco- gnoilîance de luy par vn certain fignal , il me mondra le talon de Ton pied gauche aucunement recourbé , qui le faifoit chemi- ner vp peu t>oiceux de bcUemcnt
"OllSliî
I _ - -
t> 1 l' A s N E D* o R.* 4;o Ainsi l'imbiguitc de ce dou- te cftant cfcaircie , ie demcuray du tout acer tené de la volonté âes Dieux. Et fi tûft que matines fu- ■ rent dites,icnlepfinsàltl'enque- ^ rird'vn chacun s'ils cognoifToient ^ perfonnc qui marchaft comme celuy que mon fongcm'auoitrc- prcfencc. Or ne fus-je point trompe , car i'apperçcu foudain , Tvn de nos Religieux , lequel ou- tre Ton pied bot auoit &c la po- fture & démarche toute fcmbla- • ble à l'image que i'auoisveuè* de nuidj &s*appelloiiAfinius Mat- cellus,nom d quin'cft pas beau- coup efloigné de ma transforma — tion. le n)*addraffiiy quand ÔC quand iluy : auflirn'eftoit-il pas ignorant de la parole que ie luy venois apporter : ôc de faidt il auoit dés long temps rcçeu pareil comroandement,dem*adminiftrcr les facremês de cefte religion. Car là nuid padee il luy fut aduisque comme il enjoliuoit de bouquets &feItons l'image du grand Dieu^il
Ppvj
VnZIISME t rVRFL
l'ouyt l'aduertifTant defà bouche mcfmede laquelle il à coiiftome' d'énoncer les deftinnes d'vn cha- cun; C^'on luy enuoyoirvn bour, geois ue MadâuiCjmais fort pan- ure, auquel il deuoit incoiuinenx communiqi:er ics facremensrque par fa prouidenccilferoit acqucîir audit bourgeois beaucoup de ré- putation par îemoven de feseflu- des: & que pour (on particulier de luy, cefle charité luy tourncroit à proffit.
Me voi'à doncques efpouré aux fecrez myfteres d'Ofiris s ^ rien plus ne me retardoicl'acccm- fohf pauurcté. Car les defpcns de moa fourfub voyage auoient&fîbibly /les peti- uenir tes forces de mon parrimo/ne: &C les frais qu'il nrc conucnoit faire
dux fféis
en la ville excedoient ceux qi:a j'aucisfouftenusen Achaie. Ainlî ^ladurtcdema pauure condition , s'oppofànt à mes fouhairs , ie dc- mourois corne Ton dit cnirc deux fciles le cul a terre.
DE L'AS NE DOK 45Î
Ce peu Jant la diuine maiefté ne cellbic de me faire inftance. Ec des jam'auoic-ellerouuenr aie^uiHon- nénon fans beaucoup derrouble en mon efprir*lors que par le coin- matidemcnc d'icelle- ayant vendu ma robbe , quoy qu allez chetiue ie fis vne petiie fomme d'argeut qui mefiift fuffifante pourfubue- nir à mes affaires. Cela m'anoic ^fté fpccialementenionidi. Com^ ment[ ce me difoic le Dieu ) \\ s*'ti eflcir qf4 ftisn d'achfpter nîtclcfue ch»fe pour ffs menus pUrfi>-s , tu neijfargne^ rois point tes habiUements : C^ mam^ tenant efue tu dois eHre fatci confrère d'^ne fî cerernomeufe rel.'gïon , crains^ tu de denemr compagnon d'^/ie pau,^ ur été dont i tu ne te repentiras i4~-
Suiuanc donc ce vénérable ad- yis, après auoir préparé tout ce qui me Faifoit beroing,& derechef ieufnc dixiours entiers fans man- ger viande qui euft eu ame j eftant dallleursfoit bien inftruités Or- gies no diurnes de K SerapisDka
Vn2 iïsme li vrs fouueiain , ic frcqufntois défor- mais tuec pleine fiance le diuin feruice de cefte vniforme reli- gion. Ce qui m'apportoii vnc grande confolaiion en mon voya- ge , &r me donnoit aufll moyen de faire meilleure chère. Pouiquoy iK)n?pouiré par l'cfprit fauorabfe /euencment , ie gaignois vn peu d'argent à plaider quelques eau fcs en Latin. Et voicypeudeiemps après les inopinez & du touicf- mcrueillables commâdemens des Dieux m'interpellent derechef ; & fus contraints de me purifier encore par vne ttoifiefmc expia- tion.
O B. comme me trouuanr en cxtremcangoifTe 6c perplexité, ie ruminois en mon cœurauec pins d'attention, que vouloit fîgnifier ccfte ncuuelle &non ouyeiriccn- tion celcfte , Ôc que c'eft que ic pouuoisauoir oublié en cefte tra- dition delîà réitérée pour la deu- xiefme fois .'Certes (ce diiois je) ces m deux Prellrcs ne m'ont pas
bien confeillé ,011 m'ont lailîé paf. fer quelque claufe importanre. Ec dcfaid ie commcnçois dés lors à relafcher beaucoup de la bonne o- pinion & loyauté que i'auois con- ceiie d'eux
CoMM Eieflortois en ce bouil- lon de pcnfers , qui presque me chaffoi^c hors de moy me(me , vne certaine propice vifion me veine la nuiét vJiuinement donner cefte braueinftcndlio : il ne fAUt point que tu teJfouHxntes d'eftre fonnente fois fe» mond ^ receuoirUs ordres ^ traditions decesfacre7 mjjleres , comme fi l*onen auoitobmis Aucun foinEÎ : âU contraire , refiouys toy de t honneur que les Dieux te ddi^evt faire fi fouuents fçache que ce t*eft vne hien grande faueur , d'efire n troif fois ce qu'aucun ne peut finon 4uec peine efire vne fois enfd vie: c^ fais êflat que par ce nombre tu feras touf- tours bien»heureux» ^u demeurant , U tradition des facrements que tu doïhs maint enan t receuo'ir ^t'efi fort necejfaire mojiennant que tu fonges k celle heure , que les de^ouiUfs delaDceJfe lefquellts
m as ^rtnfe} en ^chaye\ (^ pofees en /dclife pnawce y demeurant à tamaii au temple d't celle : & que tu ne peux aB^- me i\fùfi(r aux prières cr fup^licAcions ijHî [(font ésfcfliS Cr folenmtcr^d'ïcdle ; ntteprefeuter auec o cefi het^reux h.il/Jt detcat fi m ijefte quand il te fera ccmdn-
dé. Ce Q^ I Tt SOIT HEVRIVX P R. o PRICE ET SALVTAIRE. Orrefoy donc fojfufemevt les trotfiefmes ordre de cejleconfratrte jfouile bon fUiJîr dtf grandi dieux, t'acco' AiNsilaperfuafiue maicdéde fUt 4' ce fonge diuin me prononça ce uecoeu' que l'auois a faire. /> Et fans me(^ uredefu piifer ni remettre Tafîàire au len- petero* demain paT vne grofîieie negli- j^ation* gence, ie fais fur le champ mef- mefçauoir à mon Preftre ce qui m'cftoii apparu , me roufmeis volontairement ^ à l'abftinence - à&s viandes requifcs de moy j ^ par vne franche Tobricté r multi- pliant de mon bogré ces dixiours qui m'eftoyent ordonnez en per-r petuelIeobferuance,iedrefle l'ap- pareil neceilaire pour accomplir
iuj. CiAaXb
DE L A SNE DOR.' 453
h troifiefme pnraation , adiou- ftant fuiuant l'affedion de pieté qui me poulfbit du furcroift à la meiure que l'on m'auoit enjointe. Ec certes ie ne me repentis point de mes peines ny defpenfesiaiien- du notamment que par U libérais prouidêce desDieux Je falaire que ic receuois des parties pour lef- quelles ie plaidois, m*auoit def- iàgentimenc rendu mon en bon poindt.
Finalement peu de iours après /le Dieu plus puidant entre \es puilTans Dieux , fouuerain entre les plus grands, le plus grand en- tre les fouuerainSj&Roy des Roys Ofins, non point defguifc défor- mais en aucune perfonnccflran- gère, mais /daignant parler à moy bouche à bouche : me conîmanda de n 111(51 en fonge , Qu'à l'aduenir ie fuiuiHe le palis.falfanraoec ho reurSc: gloire profeiïîon d'Adtio- €atj&: ne craignide point les bruits que mes haineux éc mal veillans fetoient courir parle monde jlel^
OfrU parle 4 luy de hiuche*
LUy co»
mande
d*adua^
cajftr.
quels la doctrine laboiicufede mes cfludes cfpandoit en ce pays- U. D'auamageà ccque ie n'affiftafle déformais parmy les autres profez en ceftc religion , il me donna (e- ance au rang de Tes a; Paftophorcs j voire entie les vicaires généraux dont Tcffice durcit cinq ans. Et depuis portant les chcueux raz fé- lon l'ordonnance & cérémonie de ce tres-ancicn Collège a: drelTé du temps de Sylla, ie m'acquittay lou iîouis en fuitte ioyeufementde ma chargejfanscouurir aucunemeni ma chauuetè^ains la mondrant ex polee deuant& derrière à la vei-c d^ tout le naonde.
F IN.
DZ L'As Kl C*OR. 4f4
COMMENTAIRE S V R
L'y NZI£SME IIVRI
L "Y^FfiU.^i^.p.r, rf La première veille] r Z- 4 nuicl fn quatre veilles , ûHt duy&ienîchéUHM froti heures'^ e^ace que les fo id4tsn outre faToieitt f9vttenfic?fon:cari' feroit impcf^ibU defepou' uûtrcontentJ t:iite rjuicl aux eficufes. La trom' fertepofcit lesfenî'melles, Cr le carnet les let^oif» h Les illencicux fecrets ] ^riftote es VrêhU' mes demxnd' fcurquoy l'on ûit pitié etifhnent dt nuïB que de icur.EÎ ce que l^4ir e/chr- uffépar U Sdeti rr^quene ^ menehrmB , & fi ^*'epo''e U nault^immi tout/' Ad^Hf en c^'t^t fzt: rr-^///? : C2* quxlors toutes chofes efîans ccysTon puijje ostyr f lus facilement que pdrmj le l^ruit^cu bien qu'il jàir plui de moyen d'euyr à trduers l*dtr quind il e^ plus vuide durant U nufcî.que quJnd tl e^t plw plein dur Ant le tour f ix lumière ô" l(S rai^ df Soleil qui rempliffent l'xir lef^Aifiiffent tr* fleirt ifur : tl eftplus rxie de nuîÛ , p^tce que le chjud c^ les rxiT^fefmt efcxrtei.^ivji U pxriU, ou que!qu4utre ùru'.î quelonface de nuiB ^ ru tniuMnt Mécun e?npef chôment qui î^ Arrête frxp^
VN2IESME LIVRE
fe l'air duecpluj à' effïcace^tT ifj^and ttuec fîw
de facilité par la pLgc de l'air,
d Par fa prouidencc ] Firmicm T^Uternuj , s*
Mathef.efont, Que toute Ufuhjiâce du corps hu^
main appartient à la puijfance de lamajejie lu-
naire» Et atllems ; ^e le Soleil Cr ia Innefet-
gneurs de toutes chofes , dédaignant d'auoir [et-
gneuriejur lesgenitures.Etau ^jl appelle Ult^
ne^mere des corps humains .Derechef il dit.Q^e le
^ticrnement de U terre cflantacaufe defon loi-
finage efcheu à la Lttne , elle fait naijit e fom les
corps des animaux Qttifont co^cevs^C^ Us dtfftut
âpres leur génération. Kou^fentos en nos ctr^s les
dccfoïjjemens de la Lune nouuelle.Cr des decroif-
fetnens ejuand elle panche audtclm. Les moelles
du corps humain croijfcnt ^decroifjent quxd ç^
U LUne, flw( attfii dît , que l'ejioille de la lune
faoule la terre ; que /approchant elle remplit les
corps, (y fi retirant les 'vuide^que mefme lejang
de s hommes croiflcr diminiH quand cr la lu\
miere d'iceUe,
dCi:ca.mrçs\n3iniméçs'\s.^mhrcJfe au ^.de l'exameron efctit^quela Lune entreprend défaire le mefme q^^e fonfrere(c le Soleil)d' illuminer les ténèbres ^riourrif lesfemenees^accroiflre les fruits, 'EUe a neamoins heauccuù de chojes di/ltnflei d'à* ^ecfen frère ; (ome de renùojcy en terreau mcyen delà rofie^ l humeur que Je chaud du tour prece»
t)E L*AvE d'or. 45^
dent a ciejjeché : cdrU lune ejî anJ^ifortlt^crM derofce:& quand elle ejl au plein, elle espdndfur les terrre vne p^u/ grande abondace de rofee,^u défaut de la Luneles animaux comp^atiffent : O* par fon progrcT^ y ceux p^ut auront e^évuideT^fe rem^ liffenr.come leur terueaUyCr Us créatures Su ' tntdes âe U mer s car les hut^res & plujieurs 4«* très font plus pleines quand le globe de U Lun» croifl. lien prend de mefme aux arbres & plates. Toutefois Plutarque dtf vne chafe efirangé ; Qui fngnon reuerdit & germe en decroi^ : qu'au rt" èoHts ilfeiche au renouueau dicelle.Etlesfrefirci d*Egipte dient , qtte four cefie caufe les Pelufiotes ne mangent point d'oignon , parce que tejie fenk fiante procède en fon croijlre ^ decroifire au rC' i?ours de refîat ordinaire de la Lune, € Dedans la luer ] l eau peut enleuer les taches ; corporelles : mxispuifque lame efi beaucoup plus i pnfer que h co rps\ C^ que l'on e^ curieux cta^ noir le corps net ; k pluà forte raifon faut-il eftre foigneux dcfe rcfrefenter deuat Deeu chafle érde cœur & de corps.La leciure des bons autheurs no' appred^^e les anctes ajas^k [actifier aux Dieu;)£ d'en hautfe punfioient i n Ce baignant\m,ah poui . les Dieux d'en bas,tl fuffifoit de s'arroufer d'eau I j fenlementJ Les païens efltmoient Aufîi que '^ leur tan luJiraU ou benïjli euflla vertu de puri^ ^'
VwZfESME IIVM
fiir, t/f « refic il dirdtddns U mer.pource me 'vekt S , ^ugujîtn au ^ide/a Cité Je Dieu } l eau marine ftmfie à caujè de fa portion ign ce, C'eft pourquojy'cdme cnfeipie Procim VUtontaë^ les VreflrejfefefHojêrdeafé de merés purificanô.'^ /Sept fois.] Les Agif tiens pxr Ufrequentattcn des luifs auo^ent appns beducci^p dechofijqm concernttenf la religion : ùr Vjthjgoras ayant Ap- pris anec grande cunufttèles wjfteres d'Ag:pte , 4uoit entre autres chofes tranjmis cette creàce aux dutres nations , jQj4e le feptenaire auêit yrandc force es fhofes famcles.sy€mfi Ufons noua au qtu^ tHefme desl^ots^que le frophete Helijee cômofide k ce LefreHx.ya^Cr telauefeptfon au Icurdain^ Cr tachaîrreceurx fa fanté ^& tu feras guerj,j*uii feu aigres : llfe loua fept fois au lourdatn , /«>'- Mànt U parole ait Vrophete : Cr fut nettoyée D 4- uanuge çenobreconuicnt prwcipalemttu à l'ho- me, carilctnjk de quatre CT* de trcts : le qua^ ternaire appartient ^u corps , qui efl ccmpcfe des quatre elemcns , O" tient de quatre qualité::^, fe ^ thejhumide ^ chaude ^fraide y Cr ff goi*^*tme par quatre faifonSfpr intemps, ttfté^utonne.hj^uer. Et le ternaire appartient i l'ame , à caufe de la triple faculté de l'ame^ratfônable^irafcihle^côcu^ifcihUy fat lefqueîles elle raifonne , fè cournue: , c^nueue Macroùe éMi. fnr le finge de S et pion , f/ijrA
^■u- v^l^OJ. a
DE l'Asni doilI 4f^ gnf que le fiptenaire efi le nœud ffefque de tou - tes chofes,dt]fenfiteur Crmaiflte de toute ce Fie fa, hri^ue : & nombre de fept entre leurs fdcre'^ mj^eres , fatee qu'il eonte de quatre , nomhe pdr lequel ils for- mat leur ferment: & de trou y nombre duquel tls fe feruent pour lesfan^tfications des Pieux. ^ri" ^Qte en dit Autant^ i d e C cel o . g Py thagoras] Ceferfonnagefutefiimijt dium, qu'on le nomma tel pour ne parier ordïnairement duec rtuins de vérité que F^follon Vythien :fon authotitêferuoit de raifon kfès efco Hers, Et mef* me s'ils voulaient ajjeurer de quelque poinEi f» leurs dtiftites/efîoit en difant. Il i a dityS,^u* guflm l* admire & le loUe de ce quilenfetgnoit U dtfctplme de gouuerner l'Eliat pu6ltc\afesefcom iiers ^ la fin de leurs ejludes, quand ils Us efloieni dejîk do&es ^aduanceo^^^ parfaits, h Roy ne] trière mjjitque à U Lune ^puifee des fecrets de U religion O* Théologie des anciens: far laquelle il fupplie cefic Deefle fous diuers noms Cr diuers effets y de luy vouloir donner af^ fi/lance. K^fi/z/tles mieux aduifcT^entr eux naà^ miioïeni qu'vn Oieu^ lequel tls ahroient fou^^ plufieurs noms eu efgard aux diuers bénéfice que l'homme en tireyCT' aux diuers ejfeSrs qu'ils luy vojoient produire pour T entrcrenement ^ confer-
V N H ' E s M 1 L I V R I
t/At'wn des créatures.
i Ceres. If-'ojf^ ce qni h concerne en U Mjthd^, lojfte bure 5 , chtij^ .14.
K Elcufi nés.] Eieufts e/l ijne ville au terroir de l^ttujt4e , OH efloit'Vn temple de Cercs,grando* mjfjiiqitc ^dont'dncfloit lafiùle diuulguer les fecrettes cérémonies. tlumenlM Vlnlofophe trop eu rieuxrecherrheur des my/}ercs cache-^en donnti IwterpreUtion afes defpensicaril encourut l'tre des Bieux*
/Celefle Venus] Ofle-^Venuéi cl Avtdur)tof(' tes chcfes' demeurer ôt defoléeswnefdce morneo" fans amitié contrtfier a U monde. Varie bénéfice de Venus diuersfexess'acciup(cntjes ammauxfe frouignent a perpétuité ^ les hommes cjhipnni'vn a vn font mortels , perpétuent leur efpece en bloc O^ fe font immortels en leurgenreVoye-^ ce e^u'e difent les auteurs en laMjtholo^ie Hure ^ch^p i^, ^e Fenw fott la Lune y philochore le dit^ cr ^ue les hommes luy facrifimt vefius en femmes, & les femmesen h mtnes , parce cju ils lefiiment tJ}remaJJe& femelle toutenseblef^o^feT^les 16.17* id.chap, du troiftefmc Hure de Lidite MithM^ite^ wSœiir d'Apollon. ] Vous •vcrre\ es cha- fifres fufdits , i^ue Hécate , Proferpme , U Lune , lunon Lucine , C^ Di^ne ne fo.nt qfé'^vne diuintté , fœur du SoleU , frefidente
D E l"Â *; N E D*OR. 4^7
ie péf' ! n4îj]ent , Cr que Us Accouchées eu groffes lintii^ qnef7t,
rt Temple d'Ephcfe] Le temfle deUDlini d'Ephefe efïoit d' 'une fi magnifique O* AdmïrabU confiruSîton quilfut mis entre les fept meruciUes du monde.îlfHtftiiien 210. années aux dépens tomuns de toute C^jie, Cent 'vingt- fept colomnes édifiées f4f autant de ^oys , hautes de 6o.fieds^ Ttentegrauées ornaient lirmige de U Deejfe : les antres eïUient d'hebene-les autres ornements , dt telle firu&ure quil fauâreit plufteurs volumes fouf lesâcfcrire : O-^ tant plwmauuaù greffa' ucns ncH4 k ce marault dontï abhorre la memtirâ ( Aufit bien que de toui autres dejîruEîeurs it lieux pies) qui le confommdfarfeupourfe rendre élu moins defletahle k lapofierfte , puis qu'il h d^ uoit aucun mérite atCil le peujl recommander, tesii^iifcsfix merneiUes eflotent , le Maufolée» c» îefepuUhredu l{oyMdufole:le Colcjfe dté Soleil ' ï J\}>odes: l'image de lupiter Olympique d';^mi~
i''* fait par Phiâta4:les murailles de B fuites pd} laR^yneSemiramis : lesVjramidee 'ty^flpte.cr le palais de Sjrw ^j des Medes^ d/iid'vn art prodigue par Memno»^Us pierres ees d'or l'vne 4 l'autre.^infiles recite Cajiiodo- Kdutresles mentionnent dinerfementiC^ chacun
Vnziesme livre ^fon libéral Arbitre en cecj four cmre Crfujure teUtétheur qu'il lu^f>Ui>a. 0 Profcrpine horrible] .4 LHtic s' appelle auf* fiVïoJerftne/autat qucUefe metitkgwje d'vn ferpent ores k droici ores à gxuche. Serpere,& Viofçtpcïe, figmpcntfe traifner^ comme fondes Jerpens,Ful^ence a raifort^ dtfAntqiion U nomme 9roferpineypar ce que les racines des bleds &pl^' tesfe fr/ment parla terre p^urfru^ificr enfuiite* ^tdefaiciles Grecs l* appellent Hecaté,(Je hc- Càton^qui "yaut autant comme Cent, pourct que Cerés auecfa plie Projerpine font multiplier leik hleds k cent four vn.^'* réveilla qualifie Woi A] tihlçjparceque lesfachfice? de Vroferpinefef.ii'W fuient de nui'cî auec grandi huliemens^^crieriesy k l'imitation des cris & pleurs de Cerés quand elV tèd!!o>tr(id(Cntparle monde à la que(le de fafillV^- faute parVluton, Diâg^nd^ Jhehain far ^nV loy perpétuelle alolit toutes les eeremonte^ t? ^1 crifces quifefaifoient L nuiEl» La feuerité I{of'' maine les concLmna pareillement ^ farce quefotW; prétexte de religi'm s*y frattiqu de patUardifes , dedefhauches^abus demajles C\ de femelles pejle me/leauee licence l
f Triforme] Onl'affelle Lune es deux, Dia.r^>i en terre ^ i>roferpine aux enfers: four ce les an de P'* /4pehn6iefftéitrdsface,ccdit Orphée^ de chcuéfi^^'j
î^-£ i/AsNr
Xurnierrfemininpl rv/ • i
/ Vnztesme livre
qtéi cmrd quelle [oit vn Dieu mufle , tldom'merÂ
fur fd femme ^Cr ne fer A f nntfujet hhx emhufches
§ii frduâes du fexe féminin. Pourcc hienqneles
Egtf tiens qtidifîent U Lune Leejfe cime femme ;
tâty 4 ejne mjfîiquement ils l'appellent Pieu. î cr
T Arrhes 4uJSi njener oient vn Dteu Lune au %enre
f^fexe mafculin. Etncnf^hs caufe: c4r lesanaês
n Àfportotet Aucune diflm&ten de f exe entre leurs
Vieux iéiins les croyent efire m Â[le -femelles^ corne
fMriicipJts d'vncsrtfdutrefexe indifféremment,
Dâfdit les auteurs Grecs & LÀtsns parlas d'vne
Deeffe l'Appellent Dieu : C p9ur preuue de ce^e
treÂtieCyÇoHuenos-noiié de l'autorité cy deffuépri-
fefhilochore'.Que les maflesfdcrtficient ^ It Lune
(Usuelle ils croytient ejîre U m: [me que Fenui)
en habits de femmes y^ les femmes du cofrdire.S,
Icrofmf dit y ^f^ chifcs diuines il nef dut confî-
derir nyfexe ny gemeicdr ntm dfpelltns le S .Ef*
frit de nos 4U genre mdfculinJlcsGrecs du neutre^
les Hehmux dufeminm,
t Moites chaleu rs] Les chaleurs de U Lune ne
fint pd( ignées ny ùrufîdntes dinfi que celles du
Soleihmdis humides & dtpempées , commrem»
pruntdnffd chaleur d'durruy^ (^ Ufchant touM
th»fes fdr 'vn eFfrtt humtfque : erpar le tempe-
rament du chaud o* ^e l* humide les fcmcnces^
WHrrijfenf,
Dï L*A$NE D'OR. 4;^
^^ C\aihih \nccTt2\T)cs]L4 Lhtti^ mArche après Je cours dr fonfrcre&felÔ eju'elle approche de Iny $H %en recule, croijfatit ou decrotfjant, elle dijfenfe fd lumière , lâijue'de d'-^^n propre ephhete il nome ^ Jncftt Amenai te du quelle et cifi ou décroifiincej^a- met'. O' p'if con[((juent îo^Jwurs wjldlle, Oj ons ^^:th4'^crdi en O.nJc /(» if.des T^ietAmo^plycfes, ; ellaudi ccrrain qneDiane noâ:arne(ne.
:pe'Jt roufîoarsauoir vne fdraiecomu- Demkin elle fera pl'eiadeen (oncroilsar. Ou bien aiTmip.drira s'clle vadéc^oiiTAnt. V^ri'exêple mjfliquede U Lune muajleS.^m^ ^YH-e no^admcndh (n i'e.x.i7ynron,auil nj a rie au monde qui nefe dijfolue à U lovgue.Tource dt£ l EfarJturf.Lefcl châ^L -ommela Lune ."MÀis die tech^^ge piu de fin hongrt : ^ tu Ufals 'vohn» i/iremer.t. {/feinUf que pr>ur la mcjme raifort les ^(jcntiUhommes Ej}fnàirjs{:n en dit autat des jlr^ ïâdicni) port oient de pctitei Ltmes à leurs foulierf^ Uequelaprofpeiitédelehrs affaires ne les fy} 'Top encrgfieilltr^ a^rfs In aduert'J} de l'inflabilitê ifi chofes }}K7names^4 1* exemple Aè laLune^qmfe ynonHietanrcIl claire en in plein rond , tantoj} 'refte CT l'cfue de to*^tej^knàiur'pkis dmient a ïe^ntifjT derechef fe rcnHtucUe. [;Da_milieu de !a triÇï]Celàfiditfuju4nf I4
}nMn€ creace^k laquelle duj!i les poètes sUccom •
-DiXIESME LTVRÎ moment que le Soleil &Ja Lune i leur leuerfuit- lent de la mer^ Crfe ceu(hâs ; etoùerjt icas ?mfmc» P Claire ^ brillan te] Les corps des Demos fo;'» meT^cn rairJlemctJt put & iiquïde^mftdefcou^ itrent témérairement kperfonnefino que pArper- tnïfiied font tijfM defiletsjplenditiesfitenijes C7 delietj qutls QUtrcpJif 'veuëyles reucïbertt par leur clair tè ,c^les fru^rr^f par leurfuhtd-té. Vcu>ce ccjle Minerue d'Homère Juruci^ant peur retenir ^i hillc,cfl lien apt> frcenè du Soleil ^mais deperfonnc antre. Et cejîe L^tarne de Firgtle^djtolaîJt au fecoun dt TurrjHsJon frere^ conuerfeparmj les foîdats je mcjlt parmj les hom- wes^f^ ncfi defcouuerte d'aucun, î^ Ses cheu e u x] To/Vy vne branc mjfli^t^e dcf- cription de U Lune ; fujuant rordinjiiteÀe ctnx qui veulent exa&emeut defcnre les parties CrjJ' gularirei du Dieu au Decffe queplw ils jffeF/io- nent,'Hou6 auons remarque des le commec mcit, j^^pulee a toufiours e^éc:met4X dr ddïgct .ad- mirateur du beau poil des femmes.^ti fit \a che^m uelure efpaijfe & longue ejlle premier ornement [ par lequel tlncmimade cefte d/uimtê qui le rauiê I en ecJlafcDefûf} f vofu ojieTjepoilà Fenué^dltY demeure inuenufle, c* fans grâce. Ce qui fe p'ut i éufii rapporter 4ux rai\ dt U Uineimaispuifiim r
L_.
DE l'AsnE d'or, 41^0
ces chofes font mjflerïeufe^ , tl ne Us f^ut point t> ai fier ( co mme dit tu clan au Hure de U Deejfe Sjrienne)fins Vrefiyes & Vnfhetes. 4 M u 1 ti fo r m e] Ce(le multiforme guirlade peut en fensm^flic defgner les ditwfes effigies de U lune, qttt ne luit iàmais auUndemdn en mefme forme q'tc U iour précèdent. C'ejïce quifeùt croire AEufehe enUprcp'irAe. Euttngd. que les Grecs rappellent Heuté ^ cauf^î des dtutrfe s figures quelle nprcfctiîctifH^ le.' iours de nouueuu, CelX (epeut^iuf^ï r^p^o'tn'àux diuers c^ multiformes cfffFls deiddiâe Lune. E^en nempfjhv que nous ne l'entendions aufii de toutes ces fortes de courons ' nés que mus iiojons fouuet ùrillcr autour du corps de U Lune qiiiprcfmffent dtuo's eucncmens^co' me changement de temps en pleine Lune quand eUeeflctinte d\n rnd jeràn O* net, f^ de denx , quel jue greffe tempe flcf Li pleine tune efi enfer^ mèe a 'vne couronne ou rond^elle prédit qu'il Vfsn' ter a du cofle quelle eflplM relutfante- 1^ Co m m e ferpen ç] ruifque la lune efi Vro fer- fine ,€ très ^tout en fommcy on a raifon de luy a (si • gner ce qui concerne le lahourage y dont lesfeiHans aucune fois tortueux imitent les 'vtperes^ qui mef- me au dire des Poètes thcnt h carrofje de Cerés qu.tnd elU monte aux deux* c Riolcpiolée] Ces couleurs qui changent amjf
Q4 "Jj
Vkzii5me livre jûuuent en U Lurre^prffagilJent autant ^fch^tngf- mens en l'atr, s'elle paroifl rougcaj}re^ cefl fr^e de lient: fi terne ou noiraJIre,clepîuje :Jî pure CT nette en blancheur Jp eau temps, d Brune netteté] Le corps de U Lune e^lfomlfe, Cr n'dguercs de cUrtcfiricn autat tjn'elle en em^ frunte de jon frère çjrdts autres cjlodles.^iyijice manteau nonfe rxpporte k la couleur de U Lune, 6'4 lien À [es defxtUances , èr quand elle i'ohfcur* at en s' accouplant auec U SblctL r En Ton di:my'mo\s]c.au plein. / De fleurs & de fiuiùs'jVofir def^ner U fe- conctitéde Cerés O" lafoijon destcnes ^tjuipcr^ tent premièrement des fiet*rs puis des frmch, g Elle portoit] Lucian ejcrwAnt l'imx^e de
^ cefit Deeffe : La Lune cfi Dcrjje ( ce dit il ) niAU elle a qitcl^ue chcfe ^ de Pillai , CT' de V enm^
\ ^ de ihèe^O^ de Diane, O' de Nemefis^ cr ^^ J Tarque\ De U main droit te elle porte le (ceptre, Cr de l'autre le fufe.ùt: a lateffe , desrâuc^ 'vnetour-, elle âpareïllemetit vn demj ce'mt. Et noflre Apulée difant que la Lune tient en fa mxm droiEle des cymbales o* in^ruments de f§nnailîe. fie^veut monfti er la coi^Jl^me des anciens ^qui par 1 1/w confm tintamarre ddfrains hruj^ns preféJ moient apporter quelque allégeance de l.i lunel ^h 'Uejimoient ejlre malade qu^nd elle^atijjtul
&^ L A f: N E D*OR. 4^1
- eclipfc ou dtjfaill.ince:fim n queflét de la fèfle de VUton, qtit tient les deux faire en leur mouuemef 'vne centime lurmoràe, tlvuetUe dire que U Lune fdr in tin. emetJt dr hru'itfe meut au ciel d'ifii tourneijement a fit du* Cefiefann iiUeriepeut lien ^ufiifi'^nifsr lefiflre que porte ijts Deeffe d'Egt - fie en U mxm droite : c^tr quljts ^ U Lune ne fotcm qu'-jn les auteurs l'enjeignent^ tr l^ ntfire le monjlrera tanto^ onuertement ; vtnB qu'an Jerutce d^lfis les femmes plaudtjfoient auec aesjî* \ fires quelles aHoient fon»ans , ioUoïent desflufles CjT hautbois ib Vne gondole d' 0']CeJîe gondole peufmjpi ^ I quement ^gniÇer 'es eaux que la force humifjtée f de la Lune verfe de fou k autre.y^ujiifepeut el* le rapporter À ijis^ qui porte en U main gauche a/- ne gondole qu'aucuns appellent feau , fuyuantles 'fnjftiques cérémonies des Egiptiens,pour démon" firer l'efcoulementdes efioujîs & l'inondation du ml. D'autres aiment mieux le rapporter au nani* re d' ifs ^duquel notss traiBerons en hef, » Vn arpic]Cf/?f efpece âeferpent conuient aux teremonies d\ne Dcejfe Egtptienrte jComme naifm fantenEgipte,
k Le coi enflé de venin ] i^ifj^iceflft mortel ■. ^ue fa piqmeure n'a point de meille^*f remède éiue \ ^\ie ctupp erfubitement le membre offenfé, '
ViSZIESME ITVRf
(^Ambrofins] cimmortels cr dtums\ voirs frotte^ d'^tnbrcfîc.
m Palme viflorieufe] Telle chaufj'tireconuienf fi) t bien duxficds de Li Lune/at pour autres rai- fons, que pour auoh' grade jua^:tué de palmiers en E^pte^oH cejle DeeJJe efloit rel/gteufement .ijorée ■ Joitile nom d' ifis.Vlme ne dit point quon ayt td' rndiifMtdesfjHliersdc palme :ny S. Hterofmc Hît^iiouy htcn de cet arbre EcriptiAtique nommé Vapyzus^dorit lesprcpes dupdjy^fe chdnjfoient, Heantmoinsilefa it qtte Paull hermtte je vejloit de fucilles de palmiers ttjfuës ^ & enportott'vne rel?e longue, TyIaps mllre Apulée eji conjlat ^(oT^ ■ mejme'.carau i:Ji. de cet œuure il donne des pan- toujles de palmier 4 vn Vrophete d'F^pte : & viatntenant il chauJfe'Je mefme.ejlojfe la DeeJJe dudit p^iys:pour n^w faire etitedteyqite crjîe forte de chauJlure epQtt p (irticultere es cérémonies des Egptiens.ïj aUAnta^e il conte^ |«f les anciens ef^ muoicnt enfueillcs de palmes: pourceappelloient ils les lettres Vhœniciennes: carPhc£t)ix en Grec Jï^nifie pulmahien que d'autres efitment quo les fioma^ amfiypour aucrr ejléinuêtces par Cadmné fhoeniciefils cf^genor.^u rejle onfourroit attf* flaire que telsfouliersfont biertfeans à cfficDeef» fe^ à ce que rttn qui mettre afement ne pollue fei 1 fieds. ^infi ch^ liiartianfhronefis cbtfujfe M
fhtlofophie des fouliers du MitVà^^lVLS.^n ^n queLip.timefolt ^tuUfite 'viElGrienfe , O* ^n'és cobati ellffoît [yml?o!e de 'viEîr trench a cun lefçait: C^ic 'veux toHc les hons ^rf ^ d^t monde au j?atfan quifit prefent d\ne p.ilme i noflre Très chrefiien CiT Très nji&orieux HENRY IV. J{oy de France ^ de Kauafre , lors qu'il ftfon entrée à ijon^ ou les lyonnois l' cujjent ^lutremh Uîjfè^ar mefgarde entrer fans ornement enj 1595. r oui cjuoji U palme porte le tiltre de liiBo - rieufe.^rifiote, vlutiquefitlle^ Cr autres le S* fent : fçauoir eftparce quelle ne fuccombe point ^ fa charge , o* ne^echit point contre- h 04 , ains fe roi dit & releue contre [on poids. Tel eïî le courage de celuy qui defire 'Vimcre^de ne saHafchir ny je iatffer emporter k difgtace C^mefauaiure aucune, n L'Arabie heureufe] Vtolorytée^line^tsr au^ Sre s ^de ferment trois ^rabies.nktis U plus célèbre Cr memonhle , c'ejl celle que les Grecs appellent Eudajtno.f'f/? à direJ)eureiiJe,Straho dit quel' le (JlferttHeen aromatSy & pline^ quelle porte de très- êdoratesfemences : & bien qu'elle ne produim Je nj cajje nj canelle^fila nomme on heureufe/? li» ne au i i.recite lesp irticulieresfemences d'icelle. «lefiisNature] Nature wnt de naiflre: c*eB ceiepar qut nous difons toutes chofes e/lre nees^O* tr^t'On quelle nejl autre chojc que Dieu mefme»
Vnziesme livre ^^infi le hent i i cïaticc aa u Mat^ Smecque eii difcouitplwXflàn & plus inteUf^^ihlemcnt au 4 dci Bien faits. Kafwe { ce eï't- il) mcfatt afle ^race^Ke i-eis tupM iien qnandtu parles ainjî qHf tu chÀnges le nom a Diru^CAr quefl ce autre ihofc Nature,qHe Dieu^Cr *>»? Jitàne raifort in- ' firée au monde & a tautes les pitrties d'iceiuj ^ Toutes les fois qî4e tu vondras^il tejïUtf.Lle d'ap, feRerautrctnefàtccfl authenr deCf'niH^rS'Tule j feux bien nommer V si tu l'appelle mefmementDe^n^ tu m mentirai fawt^atfendu que D'jlin ntfl autre chofe quvne tmmeflce fuitte des caufes^ liefila premiefe caufè de toutrsch'>fes , d la pu lie dépendent toutes les dutres.Tu Ittypeux approprier tels fioms que hon tefcmbleyp9urueu quils teniienn>:yjt quelque for* te O'cjfe&des chejes celeflts. îl peutauojr autant de noms que de charges. Tu ne gaignts doncques rien , o plu4 ingrat hom me de te ut le monde ! qui nies itauoiromtgation à Dieu, mais hien ^ Ka turc : d' autant qtie Nature n'efl ^oinif^ns Dieu, ny pieu /ans Nature d'vrj o* l' autre nefîqt* in, ^inftditSenecque , & [•n authortté faifi qne tjcus appelions de diuers noms ce »u Dteu ouDeef* fe de qui mu4 parlons : car il n importe rien fi l'on nomme la nat:4re des chojes de noms maf" iulins eu féminins : dâtitant fue çêmme ntm
., — r
Dr L ^ ^ N E D O R.
mions exfofecy dejfus, tous Us Dieux font mafle femelles : ainfi fouHons-musfxr'vne chofeentcn^ drc toutes les deuxPlhir jf,tr tousfes efirits .if f el- le Nature inere & mxi^reffe des chofes j C^ njc:4U- fAr elle entendre Dieu Cre.iteur h toutes chofes, f Source originelle ]S, ^Ngttjlmenl''vn'\ief me de U Cité de Dieu ; Le monde{cc dit i\)ne/i f^ faiB en tempSjm/tls aucc temps : défiant le monde tl n'j auvit point d( temps, & comme dit Trifmegifle , le monde efi le receptAcle dn temps, q Des Dieux &: des DeefTes] D'icjnoHi ap-- frenos euïâément^que toM lesDteux&^eeJJes fe apportent d^n^ tjui Créateur de l*liniuers 5 4-[ dorefota diuersnos des DieuxO^DeeffeSytat par ficiims poétiques , comme par rat fms phdofophi.' qaes ijers d'Orphée, d'Htrmeftanax, &d' autres citei auC.'chapJu i ltu,de U M^tholojne , nous rendent vn mefme tefmoigna^e, r DQp\o:çzCi\ëccs,] Depuis quel'home efi en-' roUédans les regijfrerde pluto O" de Tr^ferpine , four habiter lessobres^Jtlencieufes demeures des héts lieux /en e^falEl ; ilrty à plw d'efperace de retour iperfonne n'en reuientiimaff:cefl là fleu Cr grincement de dents. Et l' Enfer flami uome ii j k deux principaux tourments ^ vn froid intolérable , cr chaud inextinguible l c*ef jtte i'Efcriture fain^e apelle ^thcnne
v/ VnZI ESME Livite
"futlyd dou/curfans rente Je, peine fan s fin , O* defej}:otr dei^rdcc
/Image multiforme] Z^fc /////} /i;;; ^ûuxap frh en cepoin&^qui ne rccognoifjent qn'vt. feul Dieu j le(juel ils dpi>rehendent tn ejfrtt feion let4r cap'icité Jdfis l'exprirnerpAT ancunc forme (orp 9^' relie: O" tïfnnent pour profanes tous ceux qui con- trefont de matie' es coi rtiptihJes les inuge des Di»
. eux en forme humaines. Pour ce neiimnerjt'Js au, (unes images en leurs te pie s. Et par l'ordonna ce de la loj T^Ufaîcjue^îl n'efi loifihle depofer aucune image eufemblAce ny de Dteu nj dune créature^ nofeulemêtau têple,maK no pM mefmeen lieuprê fane, s^iu contraire les Egiptîcns fous l'^ffwf de flufieurs animaux n adorent Point tant comme Us déshonorent leurs Dieux. Car[ comme7ii.Furror$
\ dù,& S.^ugufiin le rapporte) ceux quilespre* miers accoutumèrent le*, hommes aux images des Vieux , ils 0 fièrent la crainte qu'on dcnrou auoïr d'eux , O* introduirent in gr.wd erreur. Les aU' iheurs font farcis des diuerjes manières d'adorer les Diei^x ^de leurs imagescr noms d/jferents:& nous en traiEîe--ons de chacu en p.v ttculier» fPhrygicns premiers créez. JC'^fowOYTWtî ancienne créance que les Egtptiens auoienr cmpcr téefur Us autres nationsde la terre quant à fanti quitcdc ktif origine. Vûttr en JfanoirU vérité ^
A SN E Don. 4(j^7
'uoJcy cirq-'oy s'autfd Vf(immnic'>e E^o_y d Egtpte, lîdona cicux enrans nounellema naii uvnpaflre pour les ejlener , 4 v^-c dcff n fe de ne prononcer ny foi^ffyir ejlr^f rononcé aticunc parole deuant eux > % ains cju'cn les murriji tous feuls en gjueljue mM- jj fon ^ te fart j cjue pour cet efjeci m feftrdonn.ifl des che tires qi^'iis tetcroieta le un heure s, & cju'o trjfi bien g^rde quelle première parole lîs proféra^ roienr. ^infi fut f net Deux ^m dp) es ^loicj que leprejlre commis à la nsurrittire des enfans^ njiet ^oir comme de couflume fes nourrifjom : ^ fous deux a fon Arriuêes'efcrient Becctis, Le p^flre re» recueille cei^e parole ^t5r remarque qii autant àt mfites il donne 4 fes petits ^autant de fois ils récla- ment celle diâton. il en faifl le rap port afin fei- gneur, ffamme fiche les oitluy mejme ; O^ faiB rechercher queUe nation auoit ce mot de Beccus en 'vfage. On trouue que ce fini les Vhrygtens^o* qu'ils afpelletjt ainfilepainiauf^i ejl ce Upl/fs ne ce jfa'tre aliment qu'on nota puijfe mettre das le bce qui peut bien tirer fa dénomination dtUit mof,Var cefiè preuue les Egiptlensfurent conuanicM, O* contraints ctaduouer que les fhrjgiens le deuan- f oient en antiquité comme premiers nai\qt$eux en ce monde. Hérodote att deuxiefme eji autheur de cefte hofîoire, jPefîinuntique.] PeJîntintiumoH pefmusej
Vnzifsme ITVRE ^nfv'Qe de Vhrygie , amjl nommfe du Grec Te, Jàn^c'ell k 'Jiye chotY ou tomher.^Ai ce qt4e ItmATC de Cyhcley Umùx du Citl/e dit Uf^îhle. autres tlife:-ti,po/4rce qu'en U iMniUe qucmetllus Vhry gien O* Tdnp.dus Lydien^flujîeursch(urent/e^ F à dire meurent déport & d'autre, ^ Vefwtiy.ce\ i / Ô cclebroit iesOr^es de U n^â mereCybeleJcnt t lefimuUcrt fat apprte de Udtte 'Milice I[omeen I Id féconde guerre P unique , fuiuant Faduis , a^uenauctt donné U Sibylle: O' Scipion Kajîcdj' ' 'f^g^p^^ ic -^enéit homme de hienfw tousautres yU : refeuf &r logea che\ luy, I X Indigènes, Ccfl le perpétuel epithrte des ^• theniens , comme qui dîroit^na,'ti du mcfme terroir ' qu'ils hftbitent^ & premiers hdbttuns dudir pais. Car ce peup le là nefl point eflranger^ cr quelque amas de gens reçu eillu deplufieurs endroiSls hâ fùlnt origine i U ville d' Athènes ^dont le terfoir , s'/ippelle ^ttiijnr.mdis comme cnfe ^gncvtles hi» I S:oriens y leur fource ^ premier commencctnerit ; n)int du heu mefme qu'ils hahitoicnf.çj; pour par- \ 1er éLuec Ciceron , U 'ville d* Athènes ejl de telle an \ tiquité, quelle à le bruit d'xuoir d'elle- mefme en- i gendre fes citadins ; O^ leur teîre , d'auoir efle , tnereC^ nourrt[fe d'iccux Les ^rcadiens çjr les ^gtnetes fe njantoient de mefme^ & f renotent U mejme e^inhete.A^itoàhon en Crec^
DE L'ASNE D*OH.. 4^f
ji Minerue CccioT^'\çor)e.]Les Grecs afpellef 2iinfri*e Aihç néyduq fiel nor?9 U 'ville d'^rhe^ nesk depuû ffé nomm ée. Et ^at ce que le î(oy Cecfofs fut le premier qui recuillit en douT^ citei cefiegrxnde multitude d'hommes ermns par„ ça par la, d.tns le pdys : fans police, fans U iXjfans tnurailUs , ladite njille fut furnommée Ce* cropienne , " d^ les hahitans Cecro^iens ott Cecropidcs.
7^ Chipriots flartans.] Chypre eji 'vnc ijle en U mer de Ciltce^ou entre autres ^villes eft ^Apbos^re - nomeepouY ce/le idole de Venus , 4, laquelle tant depeupLs & fiatisns courcïenî a Ufoul:^c9mmt dutourd'huj l'onfaitddîuerfes ^vogues, f.417. p.i. /eCandiosarcheis. ^CretfiOU Ctndie, qve Hôtnere appelle f^ecatonipolii^cefli due Cent villes , & que four U falubre temperie dît ciel on nomme Ijle bien heuYeufc^efî louée fou/ la dextérité que fes habitans auojent pardejfpps tôM autres de l'Orient ^ tirer de la flèche, Soltn fjT Strahon luy donnent aufii la louange d'amir tiouryy d'cxcellens homme.* en la marine, Mais d'ailleurs on les hlajfne d'impofiurc , de menfon* ge, defaineantije, Epiwinide , l'empruntant de lnj , h s qualifie Toufours men^ teurs j -mauuaijes he^es , ^uctres parelfeux . D'à- uatage , e^e efi l\nê de ces troii nattms qui don"
Vnxiejme livre
nermt heu à ce uoude 'villc, T/qIs mauuaiik [rtù* tournoies cejîe Ut te en C{Capp4cl oce^Crâte^Ci/ice Les Crétins ( auiourd'huy dtndiots ) aiment Dune en nlieufe njcneration,&ci'vn nom dupak V af pelaient Britomoriis.c. Douce vicrgf.CT^ Dic^- tienne , du Grec DyElto)j,c, rct 6ufae\ ^on inuemien, Diodore au6.de ^a. ^ilttotheque dit que D^Btnne fille de lupitcr eut telle accotnunce C7^ familiarité auec Diane , que plufieu^s prin.- drevt de la fuhiet en^nittc d^ejiimer que Dune csr DjBinne nefuffevtq^' 'une, h Siciliens à trois lanoues,] ,y{ucuns efijmet qu Apulée donne aux Sicilies ccfi ephithcte, pour efire trompeurs O'frauduleurs, De fait It^ Grecs duotcnt ttré du nom de ces peuples vn mot [come ft nous difions Siceli^er)qui 'vaut autant quepro- céder en a jf air es auec fraude O" nialgm. Mais cejîpluflofl parce qu'ils aucicnttrosPgues à com^ mâdemet, Grecque y Latine ^cr celle du ^ays , defm quelles trots tls mt copofela Sicilene.^u demeu. rat les S/ciliés nowet ctfïeDeffJe Vrcferpine Stj^i enne ^d'autant que tIu to Stygien- c. I\oy des La4 lieux yenleua, cefie fille en S teille 'vers le bois d'Enna.qutfait le beau milieu de Cifle-^&peurce s'appelle Nombril de Sicile, Cefle tfie enfance i Cerés^ k Proferpine , par ce quilles ejlotent nées audit p^j s , (^ donnèrent là mefmil'fn"
^■-XUi ^Lil-, X
DE L*ASN K d'or. 4(j^
ucnùon des gr^ms à leurs coinfatriotes, € Eleiî (ios. ] tlou4 (tuôm expoffceU çy- dejjus, C?^ ai lieues \yCpulee appelle Eleufis , chapfelle otê Jxcn/îîe d'^ tique,
rtBellQne ] Sœur de Idxrs^ajfex^cognfte parles œuures des Voè'tes Jaquelle^cominedu S, Jfgujiin (oniomâ auec Mars de mefine que Feriusauee VulcAin , Nepttmauec Salace. Bcllona ejlamfino^ mee de Ecîlum c* gfierre, fur laquelle elle frefide^ comme de pomum^ c, pomme, Vowoncj dehosx- baufBobcne^Crc*
^Hecaté] Kousenattons traiEltcy dejfus.Or* fheepiir fiElion poè'ttquses ^ gonantiquesdtt quelles à trois telles , de chenal^ de chien, d'home poHrce les Voétes la nommtf TriformCy Triple ch'f. Les riches luy fiitfoient tom les mois v?7eo^ y Lu Ion de p ai fis ^autres denrées en pleine rue j, que les "? mures rauijfoientcommeà- Upillhe, /Rliamn'jfienne.] Fj^amns efiiinhoHrgiOU petite ville de l\4(tiqueym4is lUaflre^ce dit poh» MeU^k Ciwfe du temple d'^mphiarans , c^ de €ellc belle imc'ge de Kemefis qi^e fit ^goracrït ap f yen t if de W.dies^ lequel ho nord tant fon maijire que de donner a fon nom U plus part des œuures que iny mefmefaifoit» ^goracrit O^ ^Icamenây tous deux apprtntifi de fbrdias,fe defieret a qui feroît mieux une yenns : & les athéniens pro^ muccrent en faneur d'^lcameneleur citadins
Vnziismi livh b 'intre^goracnt qui leur cfloit eflragcr.syfuj^i U jenditil à condition ejuc ÏAmnn ellt nentmott ^âs ^thcnes, ^injtfut elle portée à J^hamnus , CiT* nommée par fon outdrier^ Ncmtfis» Nemefis. r/? U vengereffe des afirs impies Cjp mdUféJfSyi f- fompenjere/Jtdes hons^ louAllts ^ arbitre des dijf(r€?;ds y R^ejne drs Cit^tfes'.O-le.' nnciens Th o hgtens U feignansfiUede îuftïce^ dient que de te nefçay quelle CAchreetcrmte ell^regxrde O'drf- couure tout ce ^uifef/jt rà b^s de hirr: & de tnal On Feqfiippe de pennes ^à ce que l'on face efîat que d\ne fou daine vélocité ellefe prejente achacun , \ CP" qtie tout tnalfaifant a Kcmcfisàfes t. dons. On iuy donne vn ^OHuerriail , ç^ njnerou€\A ce qu'on fdche qfte ti'ottant d'élément en autre elle gouucr- tie cefl ynîuers.On Uparangonn e du Soleil _, do7%t le natuyelcjr U propriété font d thfcurcir les chifcs luminetifes^C^ d'illuminer les olfcures, ^Premiers illuminez. ] Parce qu ils font ^'. a flw p res du So W leuant : (hacun ffsit la CM^je qui les fait d^jferer auec nous Ct" de poil cr de p au : & nous e^ auons trAitleau i.lture. /-> Ariens ] p en pie s vers les Indes- Occidentale!, / Grands Doâ:eurs.] Les autheurs s* accordent k dire que les Egipnens ont eflé grands mAifrcs es chofes diuines, 'hlxcrohe Appelle l'Egipte met e de to;4sa'ts,defitinics Grecs ont emprunté deux
' Y' i l'As NE D OR. 4
tof4t{S leftrsfciences. On cfcrU , queVjthdgir^s, TUttrty & uUcs autres lumières de doBrmes ^ firent le voyage d'^gipteponr en apprendre les fecrets my fier es. ,Af*CMns efi/menf aujii que fU- ton en paJf.tntoHjt le prophète leronie, ^lent les efcnts des autres Prophètes. SainSl jîugufiin le croid es Hures de U doElriru ChréSienne ipuis en cette ceuurejerieufe de U Cité de Dieu , après dkoir jotgneufefUent calculé les temps c^ faim fins ^il fouftient conllamm eut ^ qneVlaton n'a peu ejlre auditeur de lercmieJeqHcl eftoit decedéplu^ peurs années auparauant.jimmian'Marceïlin re^ marque , l autorité des fc'tences d'Alexandrie inlle d'Mgipte aimr ejîe f grande ^ 'vn Médecin pour recommander fa fujpjance , O* faire preuîie defen expertence^direqu il auoit e^ti dtéen Alexandrie»
k Roine Ifis. ] Dîodore ,lufelfec^ autres, efcr'tuent Ojirts & Ifis ejîre les fouuer aines & co^ munes deite-^ d'JEg^pte : Ofirisfignifer le Sdeily ifis la Lune, Oftru 'vaut autant à dire, comme ayant beaucoup d^:) eux j Ifis^vieilleouencienne. lit non fans caufe ica^le Soleil ejfa>.'dfes raii par tout kguifed jeux : O* U Luneveillit&fere- tiouHelletoufiours, Les do^es interprètent ifis U nature dts chofès.
M
V N Z I E s M E L r V R t
D u Jour de ton fa lu t.] ^[(^aHoir auquel ^ef fouillÀnt et cuir d'^pie tu reprendras ta pre^ miere forme d'homme,
tiQmnaiflrade cfftenui(î}.]Cowf/. eftant mère du tourcjrle hurfiU d icelieccardcuat, ^ucleiiHrfHJlJes tenebîâs efioient, n Apres que les lourîiiêies. ] Cej?ouuoitcPre tnuivon leprintempucay et mme dit Vit ne Je pin temps ouure aux rtaut^eans les mers , a ut s*hjuer fièrent durantla brune ^Cr demenrent comme fer» inees par la rudtjje des tempefies. 0 Mes Preftres.] C'efl par aduêturelafelie que les Latins appellent Hi/aria.ffllederoye Cjp dal- ifgrejfe :c^ la celebr oient enuîron lajin de T^lxrs, icrs que le Soleil njtet a rallonger les ioursplneq'ie la nui^f^O^ que par la venue d^s renouueau Ion ■cemmence à prendre vneplti^ z^ye face, ^done fuyuaant la religion d'j£gipte y le duetl peur U tram forthation d' ijtsfe to trno':t en lie^e. ^Chaanp'. Elyfees. ] Cefontlesdenùcilesdes bien heureux es bas lieux après leur mdrr. Selon > les Poetei , ils font au milieu de! enfef s ^pleins toutes felictte^,. Seio l( s vhdofopheSyCe sot le s 'fies fortunées ^q H e les carmes desVcétes chat et fi haut . . &les hijîotrei louent ft dignemêe. Selon les Théo- ■ logiens , ils font au t(^ur du cerceau de U Lune , "^ Qté lair efi fins pur (
î
delAsne d'or.^ 4^t
^ Ce demirondj£i/(r mtcnâle hem'if^hcYt que les ^nùfo'les habitent , que ronaj^ignelitfux qui fort Jeffouf mué'.c^ ueuf dire.Qujind tfffi' Tiff defcendts là-ha^ 4ux enfers durant les loix de la mm y tu m* adoreras au^i \k ou l'on minuoquc fiua le nom de Vroftrfine: cr ainfi montre que U LuneJJfS^Proferpine^ &c, comme mm auos dejtk dtt^nefont quvn^ mefme dinimtê quils adoroief fom diuers nos, ^mjl S, ^uguflin snfei^e que iow les nos des Dieux & Deejfesfônt aut^t d'ef^ feEh ^ de vérins qutl noM/aat rapporter k vn feulDieu Hut fuijjant , qut foit lufiter au ciel, lunon en l'air , Nepfunenlamer , Salace es has lieux marins ^Pluton en terre^ froferfine es lieux foujîerrams.reffa es foyers domefliqucSyyulcatn es chcfes eu le feu açjt , Soleil & Lune h ejloilles, t^ainficonfequemment, r CondânxQchsiùeié] '-'ir^ledujfxiefmech^ 7é ^ que principalement les preflres chaftes font fàt^ hihita\ des ElyfeesM ejï certain qne les pre* Jlres atifquds 'on csmmettoit la charge des chofes (kcrêeirenonçoief^t a tous autres penfcrs ^ O^ ne leur dcmeurott autre foucj que de ce qui con- eernoit le fe-uice de leurs Dieux, Vs auoient Mupi diuers moyens pour fe rendre inhabiles klendrot^des femmes j afo que par vne f/fr-
Vj
nelle deh dise [pour Vdrler aitec [nincl îerofme) ris mxim'mfjent leur chxfleté. EntreUsUix de Ci ce- rm ^i€]lc-cy\t trouuc : ^i^s a^pnchntt chajli- ment des Dieux. Et pArce qHtl ep efcrtt en l'iui* ^tle^ îly fi des £ntjui^ues quifc for chufireitour le S^}dume des cieHx-^cét incompArahIe mdiftre dâ l'Egiife, Ortgme.p ehjtjirafoymefme, & 'voulut ^efaiB Accomplir en ptferfonne ceque U voix di4 Seigneur ordonnait non d'^nfens hijîçrique^ maif lien mypque,
/Far delà les bornes.] Les Vhilcfo»hei tiennet,
^ue p4r U dijpofion du de^m le» bornes de U 'v'te
fine prefcrjres à ch4fcun, hfjHelUstl neflloifthle
d'outrfpajjh : que U loj du delim ejî mn:ncîlfle
O" ineuitaUe. De la vient ce dire ,
, lupitcrracfmecftfubicfiaucicflin.riJ^rf
f fois U diuerjicè desfecîes fhilojopiques enferg^^e ,
Queplk^eurs chofes peuuent àr: iuer outre le def»
tin ,0* que les deftmees mefmes ftprolm^tnt au
:une fats, Orpuifque par le deUm chdcunÀ [on
iour limiféM Lf4ne promet ^ ^fulee^qu elle luy
frolonger,iUviepar.delài'drre/î de fin défi m ,
détermination , O* pouuant prolonger U lie
dux hommes contre U necefiiu d'icelle. î>.
Ij teiliement es Efcrtthres Canonique , at4 qttatn^
1 €fote Imre des B^ojs , le Sei^ricHradjottfia quin^
^ \e4ns
JD ï L* A S N I d' O K. ^69
tjf .ins aux tours dnJ^oyE7^chias,^u rejie ilfem-> lie q V^^uîéc njueille entendre U f^a/ingenefie de Vyth.izor^.c. rcgmcYAHon ^par laquelle les a^ fHcs 4jans parachevé leur courfe,reuienent k njte , O (c logent en autres corps. Tilaps cçfie que^ionfjl d'ixit 4ufrepyfpos, LesStoiqucs aftgnent U'viâ CfT Li mort 4H deÇtin , Cr tout cequijuruienten - tre deuXyU for tune.
t Lauer dans la xr\Qx'\Cy deffusnousttuonsdu fujuant r autorité defroclf44 Platonien^ que l*ean de U merferuoit aux purifications à caide de U fo tion tgnèe quelle contient en foy, 'U Couuric les chemins ] il enfeigne duee qucllepampe les Corinthiens celebreretlafeHe^ (olcmnitê d'Ifis , fuyuant les vs cjr coujïumes des Fgi p tiens ^ de f quels les Grecs anoient emprunté Weffue toute lestrs cérémonies» t P r u i n e] ié- j Météorologiques dient , quelle Je "ait d'^vnerofeefrotde^O comme If eut Jîriflote , {^uaporation , en hjuer O* lieux {Im froids quê 'itdes.
} Babil] Democrite dtfoit quele fangde plupeurs ifeaux méfié engendre ^nferpent ^ duquel qui^ onqueenaura mangé entendra le langage des y féaux. Porphyre au 5. liu, des facripces dit lu^pollûine Tjanêe ( le plus diuin homme qui ufi iamais{oyant ijne arondelle) fhiloBrafe
Vnziesme livre néant moins au ^.dit que cefioit vn moineau) au, chdfJtoitffepyinta dite tout haut quelle densn- foitajes comptgncs , qu'^vn afnc au9it efpitnthe quantité de ^r fur le chemïm atnfi toutes y conuoltrent : 0*pln- fteurs perjonne s accoururent vers le Iteu pour fat repreuue de cejle 'vérité ^dont la preuoyîtce nepyj- €edoit que d'vn admirable o^ extraordirtaiti fens de nature: dr l*ayans ainfitrouuédefaiEl t'en retournèrent atiec vne ejlrange admiratio) €^ clameur,
^5^ Mère des eftoillcs] il entend la urne, qu* Ions titres on appelle mtredes ejloiUes gouucman te des faifons ^dame du m mde; attendu que icfi L f nature i^l'ôuuriere de toutes chofes, Fueill.^^o,p,u a Qm fe contentent ] ( aui n Apportent autre commodité que defe pou noir rafraifchir à leur ombre, ^ Les vents de Midv] Ces vents ferue'tcomm de maris aux fruits de U terreicar quand ils fouf fient y Kiture redonne l'âme aux plantes y t-rflt, grofiir la terre par l'humide chaleur dfdïts vent c De leurs fueilles] Lesfueillesf^nt l'oritemeti tJT la ioye des nrhres : adonc i\s Ce montrent non uexux 6r tout autres qu'ils rà'ef^oitnt; Àdoncpâ U LigAtrure de leur diuerfe peinture ilsfe défier l'vn l'autre ^ qui produira, de plM ^entiles C9ik
'\
Df l'Asne d'or. 470 iù leurs, adonc ils efjfAndentdH loingletir cheuelté^ , te , CT^Auliettqu'aupArauant kur chxuuctc les 1 en doit trtftes & difformes , adonc ils font montre Cr fftajfe de letirferruqne. //Leurs bras] Le corps des arbres ^4ufi bien que des autres cratures animces^ kfa peau, fôn fan^, fa chair jes nerfs^veines,os,ntoeUes&graifJ'e:pouy e on leur afiigne aufii des tefies y des hroi , dei tieds^desarteilsj^c
Lesauanc icux ] ^injt void on encore en y eau coup de lieux en la Chrejîientê ats tour de ce^ (le pompe ceremoniale qui fe dédie tous les ans k l^icu, marcher four auant-jeu ^ par manière de P afjè- temps auec fcandule , des perfonnes quirc" prefentent des Prophètes , des enfant aile^^ qui chantent Jes troupes de femmes veflues deblancy ^0 ne images O" reliques^ On y uoid vne hiftoire (udaïque.^ou cefui cj contrefait le J\oy Herode^ ^f [lui -là la B^yne fa femme j o^ d'autres les at" Sers de 'eurgai de, On introduit mefme en ce la* ^'tcre apparat des chaffeurs^desfinges des montu^ 'es. De façon qu'à lire cefte pompe de la Deeffh '/-SC^ 'voir les cérémonies qui fe font en telle Pro^ :tfiion y il femble qu'on tmite ou qu'on "vueiîle rapp eller le pagamfm e.
^Vn mamcaUjVn hz(\ on] Les enfei^es de U fefk Cj nique font le mateau^U beface^le haflon.
Rr \)
V N Z I E s M E L IV Tt E Combien de gcnts aujourd'hui fom i'fjaùit O^ èdrhenonJculemeritdcVhilofephes , mais Auf^ï de B^li^teux O" 'vouel^ aux chops fjcreésotjt apparence de perfomics tres-fain fies cr fwcere', quineantmoinsne jout que de faites animaux^ njentres pareffeux , & la ijergongne du mondey tnauuais C^ malins impofieurSj qui n'ont rien ^V èon en eux^ marmite ux par Us ruëSydi[^6ln4 cbc^ fttXyphdofophes (^fiincis â'kibits , très fuanfs de mœurs f ils ne portent point defy au frtnt, point de pieté en leurs aciions, point d'honneur en leur ccnuerfation: dr nefe faut fier ny à leur ùar^ èenjà leur rolhe , ny a Ufourdidité qu'ils affe- fient k deffeing . Vnefots le ne fçxy quel hom- fneajftéhlè d^n manteau (let Grecs portctent J tous le mantedH^auec de longs cheueux O' ^ ^■^''- j he longue prefqtte iufju} la ceinture , s'en veint ) demander k Heroàe ^ttique de l'argent pour i achepter du pain, Heiode luj demande qui tl î efioit Luy H'nj nvifagecjr parole ubarùatiut: I Je fuis (dit-iî) philofophe : Cr m'eficnne fort ' comment njotfâ demxnde7 ce que'vom apperce* ueT^btenAcvoylienvnebirbe^ ^n mante jm ( répliqua fieroàe fort pertinemment ) maa te ne voy point encore de phdofophe. L'habit m [ faille moine, sy^"» demeurant que le bafionO^ ^\ la befacefoim les meubles des Cj niques n c t^tn»
DE l'Asne d*or.' 47fc
ptfntnofire Apulée le monflre es Florides^ tiifmt. Que le Philofophe Cratés pofa Ton ba- llon & fa be face en bas , proreftant que c*ciloientfes meubles. Et en r^fologietl dit , (^e le bafton & la befacefontaux Cyniques ce queft aux Rois le diadème, &: le bonnet aux Pontifes. Diogenés ne hrxuott mùins auec fon hiflon ejuc s^ileuftp^r- té le fceptre en m Ain, On tient qu Hercule fut fondateur de cefie fe&ej' autant ^«'/7 ne p or toit four tout équipage quefa defffoaïlle de lion Crfi tîtafjuë,
g Barbe de houc]Ceux qui veulent uuoi) la ré- futation de grands Vhihfiphes^prennent plaifjr ^ nourrir de grandes barbes ^commefiulie s bar^af, [esfatfoiet l'homme fage:mai5 tout homme harbt^ n'ijipai pourtant fainB , tout homme defchaux nejipoi entier : m fomme quiconque poj te habit de prejîre neflpoi prefire -, attendu quefouuent Jom telles robùesfe cachent de très- mefchas hom- mes & de très cauteleux rrnards.Vource S» Hie- rofme exhorte Etipch, de fuyrceux^ui ont des (heueux effcminei, barbe debout , manteau noir dr pieu n ndsfarjs fe>i tir lefr id, ^ VnOiirspriué ] S peElacle autant ridicule que beaucoup d'autres qu'on imite encore an- purd'hujy,.
Rr iij
\
Vnziesme livre i Mignon à^hcxoçx'\lUntenc( Gdntmedf (jue les Voé'tes fd^nenf efljre efchanfon Je lu^iter, Voje'^ U "Mythologie h. i /hap.f, k Bellerophon ôc Pegafe] Vour rendra Ufd- h U plus rJdicuîe,vn dfnc tient içy place d'i/n che- aal^ dr ce njuillurda IL' de Belleropho» .Foyer U - dite Mythologie Jt c^uhdp.^.O" 4» / Serapis] ^pi ftefatfnt Serapis le plus ^âd de tom les Duux d Egipte, M, Farron^ S. Siif^ffflin^ Eufele ^^ Njmphoiorenopn baillent cefle raifon pour U^ (quelle il fut appelle Serapis , non ^ai ^pis. La hie^ re dans laquelle en pofe les cadiuers s'appelle en Grec Soios,^inft au cd iwencemint en difoit^ le foros d'^pis:puifpar la conjonBio de deux mots^ Auec quelque léger changement de lettre ,onl ap» pella Serapls. Et fut fait À fçauoir^Que quiconijue le njQudroit dire auoir ejV homme , mourroitde mort, four- ce en tom Us temples où l'on adoroit îfis O'SerapifyOn 'vayoit du fi vne image qui ruet» tant le doict contre les leures , femUott adtiertit
quel' on ^jïfdenct , ^ qu'onfe dmnaji garde de dire quils euffrnt efic hommes ,C^ celuy qui don» nnt aduà de telfilece/appelloitHarpocratés. Af. Fdirron efiime que S er apis C-r Ifisfom le ciel ^ U terre ^grands Dieux , & tiltre^ de divers noms» En Alexandrie ;f Ami: ttî temple deSerapa^
D t l'A s n e d'o r. 472
'VOMflé& Ùa/Hj d'^n meruâilleux drtificfy auec l'idole de ce Dieu faite de touf es fortes de yneUux t^ de lois Jf deme fur émenî grade ^ que de U main droitte elle Couchoit vrie pof oy ^ ô*.de la gauche l autre llj auoit en outre vne petite fenejfre 'vers lonentjt finement accomodée^efne le premier rajo dt4 Soleil ^nidonnoit deJfmJlIuJ^rottU l^oucheO* les Uures de Serapuifthien q'4*à voir cela l on euj} p'opremct dtt nue le Soleil venoit tow les matins donner àSerapt.i vn l?itifer. llj auott dailleurs v - ne autre effece df fraude, comme la prcfir^ille ne mâqua iamaif d'tmpcjïures» Onj voyoïi l'image du Soleil pendue en l'air: rti i^s vne pierre d'atmat Attachée d'^vnfubtil artifice au lambrix dupUn- her^ attiroit afoy par force naturelle laéte image defer:UifHe[le/cfleuoit ainfîtout bcU^met^Grdem meHroitfiiJ^endueyqui rauifjoit le mode enddmi- m'ion^chty donnait fujet de rad»rer.Drfemb!iU lie artifice les Turcs veulent tirer Ivve de leurs >reuu(spâur Lt préférence de leur Mahomet kle» *ks Chri^, Jfutun éfliment q '.(c Serapisfot/ le Jiipite) des autres nations. On luj fait porter ^n muiclfu^ U tcfle^pour montrer qu'il faut cond-are toutes chffci duce me fur s. autres dicnr, quecefl [e génie du Kd^ quiparfes richejjes Cr fécondité nourrit l*Egipte.
n Donnet facile pafTage ] encore void- on au*
Rr iiij
V î^ i I E s M E LIVRÉ
iourà'htiy des gens Jefimei à cfft of^ce a [ rccff- fnns , (tjJK- i^ue ij^oitj^e marche f.ws cmpejche" ment. Les Vdjens Auoient at (îi des Heïdurr^ qui s'en allotent crians , Fai6^es cccv , f::(r aduertir 3 que Liijfans toutes choses en ayi nre ^ th handafjmt toM leurs écrits à la reuersnce des choses fuinH es qt/i paioifjlient, ^djoujhns , .^^'//j ueu lurent Àttp i fmu'e tapiffer lesrues pur OH l'on portait telles rellcjnes^ comme on faici ftir» core a prejent. Finita FUccw en dtcl la rAtfon, Le peupU E^ma^n affligé de pejlthnce enjlrt^uis de l' Oracle i que c'eFroït parce que les Dieux f^çÇ* picereniur -, mot a double entente ( cartAfiuce de ce diable qui preji doit en tels Orac'es , estfjt dahtifer le monde fow 'une rej^onfe ambigus) quifi^ifie , Mejfhfer ; C^ , I{f garder de IjAult en vas. Comme la vîUeneJçauoit k quel [en s fc refoudre ; adutnt qu'au icur des Ctntnfes vn te une garçon Ayant regardé par 1/nehaultefcne* fire en la rue y puii rapporté } fa mère l'ordre au- quel ma^cnoit la chaffe des fainSles rfliques qui certains Ijommes ridiculement ^jtslM portoient fur leurs espaules en laprocefiion : le Sénat en futaduertj. Etpcurce qu'en la rcmcnfiranceqm luyfutfatUe à cesie occApon^ ce mot k double fem fut 'v[urpé : joinFl que l'on apportait aux fac/c'es certmtmes autant de rciiereîf ce qu'd e^to'.t pojis-
DE l'Asn b d'o r. 47 j
hle , (jT que ftfunt moins le fléau depefle ne sd^ 'entifioit point'.H recogrjtit quil fdlloit prendre le mocÀhle du fécond fcns , ^ four l'aduenir em - >efchertclincorii4enient. .yfu/fi les rues furent 'Voilées i:^ uftffeesj/t peflUcnce ceffa. : c^l'en- "ant qui leur auoif fonde l'aml^igutté dtiforf^o^' tint, priuilcgc fpectiil ie porter la prétexte ( roi?" he longue & brochée de pourpre tout autour , jue les Semtteurs portohnt c^ leurs enfuns mf- IjuesadiX'feptans ) Encore 'voyons nepts au- urâ'huy qu'on ne trouue pa^ don de regarder âr les feneBres durant les pompes Ucriflcd" es : c tr eeU femble porter mej^ris o^ pfofa^ Mtion,
Draps deîin]L« Ordonnances d*Orfhee O*
e r>th4gora4 ôUfmentVhtihifde leine 4ux fer-
res diitins^ comme imfiir cîr profane^ maps ap*
Yoiiuentfort celuy de Un comme trej^ur o* mun*
'e. fource les f refîtes Payens en faifeient non
ttlemeiit leurs hakt & leurs amiBs , ntais en
uuroient auj^t leurs fam^tes heftngnes de mef-
e qu4ujourd'huy : Entr4Utre crimes les parties
'^pollotne Tinnée le chargeaient par c/lomme
^euant l'Empereur Domitian, de ce qu*il s'haèil-
it de toile de Im : c^ réfutant cefle accufation
mme futile & trop inepte ; 0 diuin Pythago»
[(^ ( ce du- il ] 'vien t'en deffendre ma caufe ! car
Rr V
1/.':
\ l^ ^ i L. 3 s,il LIVRE
vofcj e^uon me traîne en lufiice pour ihofe def^ qucUcs tu es l'inuenteur & rnoy l*iw'ttateur,Vy tLigor44 louant fur toute chofe U Mfcipline des E gif> tiens ^voulut que les^ens leiieT^ auferuice di uinfitfjcnthabtlleide linges ^ ^portifcnt de. ffiuliers d efcorce a nrhes ^ ejiitHant njthiteït impur cjutfefitit de l'dine ou de cuir de befle wor te: mau pyincipdlerHet àe cet animal cjue l*of(^dit tflre le plus doux Je plus tratflaLleJeplu^ dvciU du monde. Et l'hahdhmtntde Un fui efiimepur 1 Crmunde^cemmode fur toM aux Vrcflres^d autâi que le lin ndijï de U terre : cir iouf ce jue la tem engendre ^eftoit çftimcpur o* net K( l'nd onfA encore anjourdhuy les Trejltes&gens d'E^^liJ horbiHei de Im ,fujU4Kt ttjîe ancienne in flitutin d'E^pîe qui fut depuis tran^ertée en Grèce ^^à Grèce ef^anduepar tout le monde ? Les E^ptien la tenoient des Hehrieux^ comme f lu fleurs au tri \ ' éjuils accommoder et d'vn facrefamB l'fage à % profane. Leuit que cha.d, Moyfe ayant lau Aaron & Tes fils douant la porte du rabe; nac!e,ii veftit le Pontife, de la chemine c lin fScc.Et en E:^echiel ch.j^^,Q^d ils cr)tit ront es portes de la Talc intérieure , ils) ve ftironc de robbes de lin , & ne fera f\ f ux rien fait de iaine,&c.P«;j:Ils autot d^ bandeaux de lin en leurs chefs , 6c di braves de lin fui leurs leins^&c»
^ ^ L /rfîfH" b OR. 474
/> Latefterafe] Hérodote efcrit que les Prcjh et d'Egtpîe duoïerit non feulement le f oïl rdi (nofe^ qt4 yfpulée expofe cejîe cérémonie lommefaiBt fuyuam les vs cîr coutumes d'Egipté) mais duj^i fe racîoict mefmt tout le corps lie deux iours t'vffy de peur tju aucune 'vermine ou autre ordure ne îespolUafienfaifant le Jeruice de leurs Dieux» De reffe ifiaque cérémonie femhle venir celle qui défend encore aux Vrçfir es de nourrir leur poil: hien que les autheurs Ecclefia/Hques l'interprè- tent d'^vne façon myjHque & trepologiqucSainSl Uierofmedit , quelarafureaux Prefiresfigni" fie vne dejcharge ide toutes chofes temporelles , (jr que la couronne en leur tefte dtfigne telle du i^yaume des deux On 'void le mefme aux De - crets canoniques y ii,q.i, j^jy que [oit ^ les Tre • fires des Gentils s'hahiUoientau^i de lin^rafoient feurs teBes^ toumojoent autour des autels, y fat- ^mnt beaucoup de reuerences , d'adoratiêns , de prières ^ leurs idoles : auoicnt le chant de la TiiU' que , portoient leurs reliques en pncej^ion , car* '^ardoient plufeurs autres cérémonies qu'on prat» *tque au]ourd*huy , mais foubs noms de Sain&s "& Sain&es. ^inf le eonfejfe Guillaume di* Choulau âifcours de la religion des anciens j^o- mainsy'^ers la fin»
> Des eftoillestcrreftres] La reueremec^
Ri vj
r
V i
mAjeJlêdf cejï Ordre mériter 61 1 lotrtmtr ce tthn ^ Jf p.irprolpirede mœurs O' JainOeté de ^ie cotne lumières ils cfcUir oient au rtfle des horumcs, qVn fil m beau a\\i\mé]Lc f^mùcau efl (^m^ hole de Ix rclif^io d'Fgivte^cnf^ie du dneil qu'ils meijoient d Ofiris ejgurr.fuif l'ayant retrouu'e Je i\tmtnôiçnt 4uec ^tand îêje. Ko m voyons encore ' itujourd huy de tels porte cierge es pompes folrm* ncllcs f(tt vn 'vfa^c qui fetnble 'veimr de la , c^ que Tertullian nauprouue pM. Cefle torche p(ut hieri cflre xuÇu Cymljole du Soleil , quon appelle mefmement Opris, ^jf/tparfA lumière efclaue tou»k tes chofes. Ou me/me de Vulcam qui fut mnenJà teur du feu, ^premier /^ d'Egtpte, ■
r S eco u r s ] Cet autel efljjmboie de l'afiijlan ce diurne»
f Caducée ] SjmUle dep4tx:ntui lauons dff» crîtcy-dejjw»
î Vn vafe ] Ce njafeptutbien e^rcfymholc de U ^enife en laquelle Ijis fut transformée , puis faiFle JOeejfe, félon les fables. Ou bien de la foecondite da I^ihtellcrytent q*e comme le laiEl épanché de U mxrnmcUe nourrit l'enfannawjl Teau du Ntlar» rofantle ^ays l'engraijc C l^ rend fertille. 'v Van ] SymhoU de U netteté que chacun doit d^^orteraux mjfieres facreT^^ felçn que tels engins feruent ^ ncttoj/çr les grains^
" DE L A'"e ' '■
^ Les Dieux daignans. ] il g.i'ifp.Les Dieux 614 lesSÂtnÛs m^Ychent iij}tedqu Àejgmfent & ci hxhitsc^ds noms en Dkux ou en Saincis es procej^wns Cjr pompes facnficales. Ce qui ne IcAYpeut tfire ijue d e fùl ai jirn^dt tendu rfue (comme Tertullun reproche aux Vx)em)on don^ ne tels perfonndges k rcprejenter à gens de nennr, Cr bienjouuenrk des mefcljAns,
y Vn gund col de chien.] re'?«/ ey reprefen^t toit Mercure (qu'on appelle asifii ^nubiij entre j i metteur ^ ^cjU^^f ^^^ Dieux cCen haut ^ I d'en ^ guerre auec vn brAue e^mpAge ^ de belles armes \ , &fon enfcîgne marquét d'vn chien,'Pourcefut ri adoré pur les Egyptiens en forrne de chien y d^ de^ puis les chiens furent en grande v eneration en E- gypte, Eufcùe le remarque au. ^^d€ la préparation
, EnangeltqueiO^ dtt^que celle figure de chien mo4 tre.qu'tl fut garde- corps d'Ofiris ^ repoulfant & le.'beftes ç^ les hommes qutfe prefentoientdeuat lu^ inal k propos 4 Macrobedityque Trier cure figni fie myfliquement le Soleil : car quand le Soleil par faiâ fin cours au plus ^as hemifphere c. ésfignes d'hjuer^on l'appelle adminiflrdtéur des h 06 lieux m.iis quand il circuit au plus haut hemiffhereU partie efiiude df4 ZodtaqUê y alors on le qualifie
■ tnejfager des hauts lieux, \ Va viûge.] Ces dçtixfuces dmrfes monfirent
^- N" z T r
/f.f deuxjufditcs qu,ilttc^,pxy l'vne dtjqu.eRfs il f (if àcs /igh aes hauts Itcux^CT^dr l'autre dei bxi F. 4?;^. 1. 4 Vnc vacherampante. ] r f'^ U fable d'Io trAnjmuee en gentce , ^liis det^ fiée, ils ont doncquvs raifon défaire future en cejle fomjfe I fi. tcjue^ne 'vache , fjmhole deUDecjfe qui^ïodsiît toutes chofcs. VEppte adtre le h œuf ' aguiféde Dieu , qu'elle nom?ne ^pts , C tout les f 4ns vnefcis luj monflre vnc lache ornée de ùou^ quetSydefeJions cr c h, t peaux de fleurs. C;^ d'aue très ornements. Or le mettent ils entre leursDieux d caufe du frofitO'commodite qui renient de cfjîe HumaïUeJantfour la portée que four le lahura^ rage^'Kous au»ns dit ailleurs comme cet ^fiifut en fuite nommé Serapis.grad Pieu des E^iptiensy dont U plupart des Dteux ejîoient befies brutes ^ fehnï animal auquel chaque 'ville duoitlefltw ■. dUffe&ton : Ct les 'viUes fe nommiient commU' : nêment au nom de quelque bt^e'.comme LeontO" [. foliSyLycofolis. C^Lion ijiUe^Leup iille^ &c. j b Bien heureux miniftres.] Bien heureux co' 1 me co nioints dequelque affinité auec U Deejfe qui
bien heure les perfonnes,
. t La chalfe.] Nous auonsaujtxiefme liu. traité
de cefle chajfecrde ceux qui la fou/oient porter fur
leurs eJJ;aules es proce fiions comme auiturd'huj ^
) hors miâ que les chiffes modernes contiennent lej
r ", l'A s N E /■' c ^., ,|'
Yehques df quelqu'un qualifié du tïltilc de St. \ //Lesfecrets ^ my (\çtes .]0?j /es tient fn/er- me7^def>eur qu'ils ntfoient exp9fe-^aux yeux des prefiines.cdr le ?not de mijîere njient de 'vocAhks Grecs qui figmfïent fermer U bauche : farce que ceux quiojentles àtuines cercmomes^les fecrets qui concernent U reiigton ^ doiuent eloire U bou- che , c^r ne les anuncer k perfonne , r Qui n'auoiî forme.] comme pour montrer' que Dieu C^ Nature mère des chefes ne feunent eflre exprimeipar aucune [ebUncc mortelle s^i in* fi l'image de îupitcr^mmon elîùitfaiEle en for' me de nomhnl ,comme efcrit Quinte Curce: Crl4 Venus de Paphos nefioit quvn rand large par les hords , csrs'e/rrepjjoitenfaçon du blanc d'vne bute. Dieu efi incorporel, ineffable iincomprchen^ fble : Tourte detejïons^nous l' hère fie des ^nth spomor^ fhites qui tenoient Dieu auoir des membres d'ho' mejignotans que Dieu n'efi diflinguédes mebres ny charge de majfe eerporelle. Et quand les Efcrt" tures canoniques ajiignent des membres a Dieu, illefautpar'vnfensmiflic rapporter aux effeSîs C^putJJancesdefadiuine majeflè^ qui pah fies fecrex^ Efcripuains begayans auecques noH6 , sac^ commode À la cafacité de noflrefens imbeciUe* ^Vne petite cruche. \0n fgttroifJjîsguecnine
- 1 rifou fcduaUmAÏn g.tuche^four exprimer peut
ejirel'ef^ouddei tanajjes du KîL EtSe^aph^dont
' iefcrutce ejlmt commun auec I/is.porrsttvn ùanu
\ trfttrJA relie, pour dire quile^le Soled , dont le
[; fhcf ornéd\npÀnier monlrelt hauteur de^ ejioil
I les O* /f pc-tiuotr de fa capacité.
>g Simulacres Egvpticnr.] Kousauojtsdef.jÀ
\ dît, que les Dieux à' E^^ pte e)%ient des bejïes ,&
noH6 trAiElero?!- tantojides lettres facrées es fmiu*
hci es Egyptiens*
hVn afpic.] Cecy eflprins des?n)fleres d'Eppte, par lejqucls lis fi gur oient ifîs ayant la tejle ceinte d'^vn ajfic. Hérodote efcrit^ que IcsferpentsfontfA cr€\ en Enpte , point mal-fuifans aux hommes, ^mmian lhrcelltn,quonnournffoît anantité de ferpenti enE^\pte, entre lefquels e^U in afm fie quifurpejjoit to* autres engrjd(uri^hejiuté. 7 Et mon dcftin 5c mon idXux ,']ll entend le \ (hdppean de rofes , par le moyen duquel ildeuoit I reprendre [apremiere forme d'homme, j k La nuiïk précédente. ] SunutTit ce que U * Veeffe difoitn'aguers À no/^re^phllic: A l'heu- I remeCme que ie parle a toy ,ie comman- (deqaand ôc quand à mon Pceftre ce qu'il doic faire pour ton refpedï. iLaguirlande.] V4r ce/le couronne de fof es il /htit mjfiicqHement entendre figf£e -y pour U*
DE L'ASKÊ D'Ôt. '477
atieSe fk/tourer utJcIii que les hommes me tra" vaillent, ils demeurent hrutes^^yoj^iers Cr lour- dauts , affuhki ci''vnepeau d'^fne Puis comme ils ont cmpongne des ufes deUmamdufreflre /luiîe let4r donne, C. dufage , qtit efllc chef des Jaetjces y & inwte ceux cjm onrfdtm arepaij^rc du fxuoureux gcuft defdgejfe^ ils dcfpouillët aupi tbficeJîehrutAie coHuerture^ deuiennent C4pal?ies de ses hnmatn^^'vrAyemet hemesJls sot enfuit te reçew aU commun,iuté des chofesfdcrées,nel toyeT^deU cr.ij[e du corps ternfre;C^ drfdurjrf'^ de vices , ils ne fe polluent plus d' Aucime conta ^ ^ton de mefchamete-^ ^ fer tient a Dieu , c^pxr la réconciliation de Bjtifbn&de yertu font a jamais coninnts auecluy. mCcileface éi^orme.] Veux tu dejpcwUer tAbrutdle fiice \ F^purge moy ton 4me de toutes JoutUurcs bejlùilei, ^/îduife^mets peine qu'on ne YecognoiJJe rien en to-^ qm tienne du brutal. Trx-- umUq a ce que comme tu es ne animal rai fonna* éle , tuftmes auf^t U E^ifon pour chef Cr guide de ta -vie, foule tes appétits charnels aux pieds, pjrqite U lumierede vertu { 'efcUire en toute ] «p ê Jces , aBions, paroles, ^inf cherra tonpoild'^f, ne^ainjï ton cuir gre fur s* atténuera en plus fub- tilepeau ainflton ventre tendu s^appetiffera. En ffmwe^pofa^f tohte brutale e^igie/u redeuien"
Vnzîïsmi tIV».E humaine, chacun t'adminra^^ chacun t'hêntr^ra. Atnjt Us hommes font transformer^ en loups, ^ dt tiimnent cauteleux C^carnaJ?iers, quandils 'vf- Pcnt lagloute 'voracité des îoupsipups Ktcurnet en
■ cien haltllemajors e^uepar U deffiouiUe df leurf I mauuaifes cowplexiorfs , O" ptfansleurnaturel louuam^ilsfe fi^onnet de mœurs plus couriuifes ; f^ par î* œil de l entendement ^reuîennent à l'nj^ fage de r^rifon.cmhraffans probité^ ç^reprenam U 'vertu qu'ils auoient mife bas, n Mon vcnrre enflé.] rîine emmêles hommes moins fpiriruels quand :L ont le 'ventre gros. Et S, lerojme dit que , Gros '•Jtntre n'engenàre point defens délié,
c Exceflîue ioye'jKowfimmes aucunefois fur- frisd'vne tant exce^iue ioje^que nojlre ejfrit n'efï tas capable de U comprendre j elle nous troublofi fort que noHs ncfommesplus maijlres de nous mef f»es, "Hous iifons quetclexcex le toje à poulfe le, aucoup de ferfonnes au fepulchre. Le poète P ht- lippues mourut d'atfe : & cejle mère E^omatne "Voyant [on fis tetùurner contre Jon opinion satnc^ fkuf de ce/le tantfameufe tournée de Cannes ^ cp- prefféede l'abondance O" i^randturdecefie toje inopinée, redit TeJJf rit [ur le champ, La raifon efi, qtieUiojechajfeU faculté vît aie ^ l'ej^rito^'le «
.ing^ven Ici extérieure p.mies du corps-^ç^par c
iT^^li
DE l/ A S N E d' D R. 47f
pioyen kcerpi dcflitué deJachaUftr végétale o* n.îtttrelle, vient 4 âefdtlltrCs*eficin^rey€omeii fat s*e/}emd p.iAlesvehemes tourbillons des vêts» p Couurant ma vergongne. ] Nosptemiers f.irens après leur pèche reccgnurent que leur nu» il 'té efioit vergongnetife. Pour ce coufurentïls des fueiUes defiottter dont ils bâillonnèrent leurs na» ture deuat quau»trl'^jfageâ'autteinuetion,Puis Jonc que par la guide de Kature nous auéns hôte de laijfer nos parties vergongneufes à defcouucrt detejlos les Cyniques ,qufne roHgifJoient point de ddnerl'erdindire'k leurs femmes en pleine rue fi h luxure les furmontoit, q L'autel de miTeriçorde. ] Jlfdit allufon ^ l'autel de Mtfericorde que les hoirs de Hercule €onf durèrent dans Athènes a Mifiricorde , pou^ duoir obtenu d'eux fecours cotre l'opprefiio d*Efé ri/lheeXtJî autel ejloir le refuge ordinairedes tnife rahlcs , & comme vn certain ajfyîe aux afflige;^» Orefiejfut menép.4rfon amjVilade, ^Ikre. çeutguerifm de U ra^e qui le tourmontoit pouf auoir mis fa mercamott, ^NylanobielFc. ] Teh accidents recomman- dent l'homme enucrs les humain semais ne valent rien enuers DieUj o^ ne fauuent point le pécheur de lipeme qutlaura dâfferuie. ipurioficé.] Nons auonsfouuent diSI^ qt4etrop
VnZ lESMÉ LlVk E iecnriofîfé traîne àiuers mal heurs , quelle efi fceur depl/ijieurspert/s , quelle enfante plH6 de dommage que de contcntemet à ceux qui l'dtmef, /N'apointdepui(îance.]^ff/?ropeji/// Jf- neque : thomcpige cjl colloque au dcjju^ de Vor-\ tune: Cr Vortune napas Ui mains ajjeT^ longuni four'luj mal feutre,
o/Mais voyante.] V ortune ejl autugle tsrhrUm feimaii l/fs efi Fortune 'voyante^ hcmne c^ falu- tairc,qui refr.unen les hons^^ne fauonfe ni nef" * ieuelesmauuais comme tait cejle autre Fortune fans y eux, ^dufii les Grecs appellent Ijis O' / ne , d''vnnom qui [i^ifk Fortune'.mais pour dif^ ference^Uy donnent l'epithete de Bonne, X Rccognoiiïent leur faute. ] Les irreU^eux errent en ce qu'ils eftimentnejlre piint de Dieu , 9U quepour le moins il n'a point defomvdes affai" rei de ce monde yÇjr qu'il ne fefait aucun mirarh far la orauidence diuine, aitisparl'œHure deNu» ture. Tels recc^noijfent leur erre ur , quad auertlf pu quelque évident miracle , ils fotit contraints de confcjjcr U diuine mate^cCcfle trreligieufetefit donner k Dtagoras le fur nom de ^tïoce, ^Enroollez vous.] Tranjlation prtnfe de fit difcipltie militaire , quand on fai [oit vneleuée, on enroolloit les foldadts :lefquels ejlans iwmatri- cuh^Jurotentpar U maje^è du Colonnel, ^'«/j^
D E L*As N E d'or, 479
fer oietU fort bien leur deuoir , n ttbanâonneroient foinf le camp fam licence , & ne fefttferoyent ont nues de mourir pour le feruïce de la P^pluùitque J^omame,
^ De grands foufpirs.] cproueuans non tint de peine qu'il enfi à parler, comme de fureur pro-^ fhetique c^dtuine tnjpiration que les Voé'tesaù» pcUentEnthoufAfme,
Fueid, 458 p4ge i. a Bien fretté.] Ce nauire efi Id nauigationd' ifis^çs^mm apprend quellepafftt en ^gvpte non p 46 X nage y mais en vatjfeau^qui feut efire portoît [on mm* Etcejîe ifsauottUnt de crédit en ce pays.U ^que mefme k caufe d' elle en adoroîtfon namïe,
h Ync torche allumée. ] Les anciens duoyent mis principales & comunes manières defepun^ fier^ auec vnetorche& d^ifoulfre^ enfe lauat d*e 4H, OU s'efuentant 1 l'atr.Tlme au 19 . Hure met le hops duquel on faifeit les torches, entre lesarhres quipoHct U refine \ & dit qu elles font ag'eahles impropres X efcîairer ésfdcrifices.Etau jy. qu'on fefen defoulfre es rel'içtcmpour f un fier les mai- Jo/ij ^Heefmperfum, Ouide , Horace , luuenal , Ltician , (y plufîeurs autres ytefmoignentque Vœufauf^i feruoic a telles purifica tions. Et 7^4 cro ye,j^elescofcrcs de la religio du père Liber fiênêt l' ceuf en grade 'venerati'o l'appeUas Image du mode.D4U4ta^eTroclui Vlatonien ejcrit^que
Vnzi h sme livre
les Vreflres appliquoyet es p un f cations clnfet^lfre t^ât* ùittimej djfrrgeis d'eau mArmf:p4rce(dtt> il) qne le fçulfrepnrç^e par Upotte de so odeur, & l'eau de meràcaufe de U portion de feu n^^' elle 4, ^lettent en U mer. ] Lesfaerifices aujf Dieux marins Je f^ifojertt toufîêursau bord de U mer, ^A'^^^tun gifide-mer fur l'ondojani riua Ils tuojent des Taureaux tous 7icirs en leur pelage ^ce dit 'yir^ile. Et qu^nd Neptun ( ctfi ^ dire lamer) eftoit efmeucrtroublé^p9Hr l'accoifer 9n lujy immo loit njn Taureau '.quand il efioit caU me C^ honnajfe , 'vn ^gne.%u , quelquefois vft Sanglier : parfois on les efgorgeoit toH6 emfemUt comme danon^rans la nature de U mer en diucn temps, Homère en V'vn^iefme de i'Od^Jfee, ' il immole douot k K[eptun dieu de l'eau [reaui 'yn Saglier chaffee-leet'vn ^Agneau^vn Taui lesùejîes efgorgees , prononçans certaines prie, tes ils en recueillojent le fang en des hajims ot tafisje verfoyent par cérémonie dedans les ondes^ fi le facrifice [èfaifott fur le rmage.Jien haute mer^ ils le laijjojent couler en la mer mf ne: puis dcf peçoyent les hefles , enpreuoyent les tri pailles & freffureSy les afpergeoyent de njin CT* les iettojent due c prières en la mer, Virgile ans- de l' JÇ^nei- de^Valere Vlacque au 1. de hte/fon d'orner 4Htres mm apprennent cejle cercmonieufe ohfer-
D E L*AS K E d'or. 4S0
i/xnce^yqyeijt bon 'vottsfemble Fvnv^efme ch^ pitre du premier liure de U Mythologie» d Tiltre de Greffier. ] Cejîe ^vacation efloit êtf- aucoup plus honor^ùlc en Grèce quà I{pme, Cdr les Grecs (comme nom apprenons de VrobmMmj liH6)n' admettojeni perfonne à ce fi office^ qui ne fu[} d'honnefle mdij'ûnjjomme de hieno^d'efpftt d'autant que tow les confeiis&affatrei d'efiat luy f ajfentpar les mains. Mais à ^ me comme icy cejloyent gents mercenaires , qu'ils dppeUojent dufiï Efcrtuains & Libraires, parce quils efcri^ uoyentendes Hures ce qui concerne ie publie fy* les affaires de Cour, lifojentaux Hérauts Cir Cri* eurs les paroles des arrefis O* fini encesf ourle proclamer en public ^
e Paftophores. ] C'e/? k direVre/Iresfacrex, mot Grec :c orne qui dtroit , portas le manteau fa^ cerdotal es prières ^ procédions publiques .Vajlo fhore ftgmfic auj^i Prefhteré Jo^s depreflre. /Congé aux peuples ] Les Gentils après la ce^ iebrati^ndc leurs myfteresadjoujlojetces morfJes Grecs 3 ^phefis toî c. Déformais chafcun fe peut retirer, ^uiôur^ d'hu) par ïmitttion auecpeu de changement ç^y* ntefmefens le Prefire à la fin dujeruiceadjoujk , Ite, milTaeil:. g A la bonne heure. ] Ce terme vaut autant
1
V K Z'ÎSME LIVRE conta ceîuy queU religion Chy élite ne , le fff^p/e ^efiond^ ^me\ ou èie ^iri/tfoit ili^'a^ lequel no'' icfiros que ce qui 4 efd'dit foit co firme par tjf'e 9. Ne nuifl neiour. ] ^mji Sûcrates auott ine fequentecontmunk.it on auec fon démon , êjûit fouuentfa njoixjc njojoit aucune fops enfo) me cor wrelle ; ^matoiten exécution fes commûdemes,' r^Religieufe crainte. ] Louable & feanteejî Itefie crainuque twuâ op portons aux chofes rel'fgi^ \tufcs. S ocrât es au Cratjlc : Luiffom déformai s les Difux ( ce dit- il ) ievousfupplte:c4rt4y \^crainte de di [courir d'eux Et fuyuantl'tn^uSît' en d ^riSotc c^ de Seneque , nous ne dcu»ns ; fnais ejheplus 'vergoiigncHx mplu^ retenus ^ que qutind il ejî quejtion des Dieux , de peurde faire quelque cho Ce en matiers reltgteufes téméraire^ ment , imprudemment ^ igiorumment, kLa contenance requife. ] Now auonscj dejfusfrutittéde U contïncce Circhaflcté dont la-vie faurdotale doit efire rempotée atttendu que /' - dinaire & fpecial epithete des Prejlreseft d'ejire ttomme^ hien 'viuas, chafles.continets Telle cafli» monie ^fuinBcté que l homme religieux dçit eh' Jeruer enf4 manière de liure , fatt que nojre Apulée diffère d'enté er en ceffe reli^tm. Sain cl ^ugu^m au S.defès C onfe^ fions parlant de foy mefme en dit fout autaf^qua^at refolude [eruirk
Vicu
UbA.
i /f/^ , si dcUyoit TKitnt moins cr rcmettoH touf- titiYsïexecutio an rendemÀ'm,difantJj v ty ta- rt l^jyes vn peu cîf p4tfence:matf ce UntBji ne ve»
'f pùinr^ce peu df piiftrncâ n'iiuou poinf àe ter- r')r. Deux voient c\ {ce dit il) trduaillott mon ef* pr/t , c^ te rrlentoif l'n combat intérieur en mon -' me -^(t quelle ne 'vouloitpd^ ttutùfait^f^ ne rc
'oit pomt aujît tout k pUt. i Candide] Ce Candide efioitfoncheualhUttc fur lequel H auoitféLtt le 'voj>n^ de Thejfalte , C^ l'auoit Uijjc dans le logis de Milon. m Le Calice ] Z^^ mof Spondeon duquel v/ê ^épuUe efl Grecy&fgnifie le Calice Cf 'vaijjeat^ ou l'on tenoit le vm dufacrifice*Ceux quifçuuent U poèfte Grecque & Latine entendent bien quel fieddc mefureceft quo appelle Sfodee^de Spo - dé , 'v'mdeftcrifice. Le ^oj KumaVompiliui V appelloit Pontifirelcfuerdotal. T>' ailleurs tadif que l'encens bruloitfur les autels^vn ioUeur ^'tn- firumens chantoit vn air quilsappelloient Spo- dalion» k ce que far deux longues mélodies ^com- wepxr doubles ^Jtmples njotx les Dieux fujjent inuïteT^ à fi montrer propices C^fauorables»
L' h e u re d e p 1 i m e] Ainfiles heures légitimes ^ députés pour le feruice dtuin font encore au- jourd'hui ^ V rime y Tierce^ Sexte^Kone» $ ^hoùs] S cruÂte de Milonjàç laquelle il i'eflfit
se
n
1
Vnziesme livre
■ 'amourdché', & far l'imprudence de UqucUe il
■ eflott dcuenu afne xu lieu de hileti. . /'De quelques marques] ^wJtleBucephal
d Alexandre le Grand attoitfur lefpatfli la mar^ que d'aune tejïe de tdurcuu ifvprimée.^inft le che^ n.il de CcJay DiBatet4r auojt les pteds de dcuaHt fcmhUhlcs a ceux des hommes ^ Comme pour vne mort volontaire ] Car alors l'homme fèmbk renaifire^^ commet le rcfie de [es tours à la garde de Dieu, r Silences] A ou^ auonsfouuent d'tt^ que rien ne recommadeftfort les myfieres que lejileme, Pc«r- ce dit TertuUian ; En tous myftercs on ap- porte la foy de filence. /Atteindre aux cachez]/^;^»'^/^^//^/^//' f^- f rit humain que la frugalité au boire & au man- m ger. ^polloine Tyanèe dtfoit^quk Loire de l'eau teF}rit s*efueiUoit O'deuencitplu^ fuhtïl&pius diumjellement que l'abflinent O^lefohrefemblet foutwirpluflofiaj}irerauxfecretsde la religion^ que le gourmand Csr l'yurongne^de qui P entende' ment csmme enueloppé de gratfjefep anche contre hai^ ^ ne peut ejleuer les yeux en haut. rSous vn religieux C\\ence]Ceux quienfrenf en religion defapprenent k bahdlcr^ apprenef àfe taire jCrp>ir vne fythagorique tacii umité fe mo- trent idoines au vau de religion. Orphée ohligeoii far ferment cstix quilimtioit^ ds ne releucr,wx
D 1 L*A S N E d'o R^ ^Sl
oreilles ptôftnes les fecrets de U religton. i; Mithra] il nomme à dejjeinMÏthracefouue^ rain Vreftre, d'dutam que c'efi l\n desjurnoi du Sdeilfrere il fis entant ^u elle fe nome an^t LUm ne, Les ^chjtmenïens {ce dit Lut ace fut lei.de /a Thcbaï^e de papinius) appellent le Soleil Titan : les yfffyjtens Oftris: lesVerfes.Mithra. X A plu fieu rs tilcres]^o«^ auons défi dit^que cefle Deejfe cjl^ bon droit ainjf qi^alifice, puis que rout le monde la reuerefous diuers noms, y Le feruice de l*ouuertuie] ^'injtles Pre» fires ouurent aujourd'hui les portes auec certain 'iifa^e folennel C^ paroles reli^eufes : fuis forn F office dem.itines en l*Eglifr, ^Lettres &chara6teresincognus] lld(Ji* gne les religieux '\oli4mes des E^ipties^qmfefai^ (oient de charte facré. ils y grauotet des lettres o* hdra&eres iacogn^^marque^ défigures a'oifeaux^ de volailles, de feres^&autres choJes^Cjr les appel* hiet Hiéroglyphique s. c jnarques oh ^aueuresfd- trees. Chaque marque fignifioit vn mot] quelque» 'otf 'vnfens entier, ^infi par le"^ autour ils fi^i» îoient le mot de Nature^ p9urc€ que les raifons de Pfjy/îque tie?ient qu'il ne fc trouue point de mafle mtre ces oy féaux lk,Par la figure de la moufche ^ niel 5 ils defgmient le I{oy régnant auec douceur phîfir, lli demcfiroientl' amîée par vn [erpent
Sf ij '
5r
; VNZIESMiLiVKE
^\f( morâoh U queuè\p4rcece que Us dnnéiso\ njrje perpétuelle vtctjit^c» pour dénoter inc ckoft fubttement expedtée , ils [«rmoient vn ef^rcuter^ l'vn des plné njffies oifeaux' quf fe nouuertt : CT AÎnfi desÂHtres. Telles formes incoonues je praii qféeiet afin que les fro fines, c les Utcs nepeuffem lire n'dui'tr imtelltgence de leurs [acreT^mjfteres, ^injt plufieurs dépendent U leSîure des fiincîi linres en Ungdge vulgdire , afin que toutes wAim fie [oient cdp4bUi de les manier ^Cr (^uepotir Ccx* f 9 fit ton d'nenx on fe rapporte 4mx gens facre7{»
Tueill^^j^.p.i. 4 li m'ài:to(i]Cet4x qui f^ mfioient âux Dieus d' enJjdut ,fe purgeoient enf{ làuattout le corps :m4H qui 'vou/oit 4ppAi^er auy d'hhx4 neprenoit que de l'eAu luflrdle ou iemfie, y Dix iours ] Le fuperjfition des Gentils du^if dédié dix tours pur^ 6r chAfies à U religion d'ifis, (Cefle mefme cérémonie fe fTÀttiquott es BÀCchi- nâles O* CereaUs yfeftes de BacchM C de Ceres) durit lefquels les nutrysfefequefiroient de U CO" fdgnie de leurs femmes. fdifxns lie} À pdrr.Et tou- tes perftnnes enrooUees efdites confrutries^s^ihfle' notent de certjines viades dejfendues.^infi plu, fieurs iours kprtfene partent teujne ou ahfiinêee de €hdir4 cdufe de U reltgtonimAU tceuxpajiei plu» peurs fe fd9ulent iufqu ^ cteuer: d antres s'ab^ie^ ntnt de pain ^ de 'yiande j mdié fefdrciffenf dt
DE l'As N E d'o R. À,àj
confitu^^^ ^ douce lit s'.&dcmr an tcUi mdrfpdin au lifft ^efAin de froment , fmt parxde Je leur ieufne,
rSans changer d'aucun animal] /:f5^//^c;- Hii cufiotefft aucuns Ammauxuins degafleAUX (jpdes fruiBa'^ts confit s en miel. Car corne ditPla^n au 6 dt!S Lotx manger de la c^nair Cjr poUi*er auec du finglesdutfli des Dienx', ceUleur femhloîtaùo- mtuatian. D'c.^v nrieVerifMcticicn dit qne les étictens n'dnt occis aucun animal. LesEjJ'xensI'hp* hjophes luip ^dcfquels SainB Hi^rofme , Jofephâ ^ Eu^ehe ont efait heauceuf de chofes , s'ah^e* notent CT* de plufîenrt animaux y O^ de toute in* tontsnence. Enfomme , la tempérance de leur 'vieJexacJe recherche qu Ils f ai [oient de la vert» tèja deuotion qu'ils portaient à Dku , faifoient que plttjteurs d'entreux datinoi^nt les chofes i veniryO" s'appelloien t Vrcpheta . forphj^e fia- tonique au 4, des fÀcnfices , dit que l.t vie tter • neUe s*ac viandes iwirnécs. Comme l'aimant ( ce an il ) donne par manière de dire que! qu'âme au fer q'4*il attire, (jtrUfirpefant de Ja nature deuiera [léger, c-r s'ejleuepar FeJ^rit de U lite pierre'.^infi qntcônque u'eftre s'ejleurra Dïeu^ nefe doitpcmt \nourrir de chair , de laqtteUe Ucorffs engfaijfe
Sr iij
I
itffefanur l'ame, & noutri de dtuïnitèfndpJus nAturcUemcnt conjointe k Dteu^tfue le fer à Taym mant. Democh^tres difoir^ue f'viure imprudem^ ment^intempercmenty imptemenf yn'eft point tant "dure mal que mourir l9ngt4emet.Si ru vfux cfire parfait yil vartt mteux entrât fjer ton ^me^que ton - (orps0oire vtn.csrferaonler de chair^ne font qne% femm.iires de luyure.forph^remeftne^Chdremo Stoïque, C^S . Hterofme racont(nt,que les an nens Vreflres â'Egipte quittcient O'ia chdtr O l^ vin déjlérs qfrils ccmme^if oient dvacq. '-fer iu ferutce dtHin : qu'en leurs repoi mcfmes Us sUhjhnoierJt d'œufi Crde LiB; difan f l*t'n ejïre chair h ^h ide, Cr l'autre fctngdont U couleur efîoitch 'fgée. ^ti teple de la Ccrés d'Elcufis , o» ne ceULre que tr^it crdonnances desloix de Triptokme : Qu'il faut honorer fes père &: mère , Reuererles dieuXjNe point manger de chair. Ej^^rrf ri canoniques ydift.z^ . & au vieil Tejiament now li- fins qu il e(î défendu aux pre(}reh qut mmtflrcnt au temple du Seigne'ir.de hotreny vin ny ceruoL fe,depeuY que leurs cœuis ne fotent ^grauei ^y urejfe^afin que leur feus foit toufiours vio^oureux urognety ilneJJ p^t^sperma de fe lafcher en intem- pérance àe gueule. Car on ne défend pas t^ureffe pour concéder la voracité: l'vn CP" l'.trftteeil ^e^ frouhLVourcc S, Hierofme.U ventre {dit-il j cr
DE L*ASNE D'OR. ^î^.
Us genitAHx font proches l'vn de l'autre , à ce que p4r le voifinage de ce^ membres on entende Ucoii- federationdesnj'ucs, ^4infi doncilejl permis dU Prêtre ^ijîure de l'atételyno pas fegorgerdesjt^ro- gneries CT bdnfiuetemens font Interdits CT ^on- d4mne:^rommepeJ}iferes. d Sans boire vïd'JKou^ df4os ailleurs expofé cefi *vf4ge de l'antiquité^ que le profc^ en quelque re- ligion s*abftmt de ijin CT beufi det'eau Jipolloinc TyAnée Csr Philo/lrMe tefmoigne q^'t! 4 toufoHrs nf^îigé le'vin çjrbeu de Ceauio^ dit, que les hu* uears d'eau dopnent pln4 leçcrem(nt^(^ nefouf» frent aucuns tourbillons de tefte^qui fcntfrequens à ceux qui Lotuet du 'vin.Dauatdge lUmeice dit» «l\H*éVB Aa eiitn -yyi/îfl*«— «*-'»/«u-» ^itetnêt fn fonore ae »
uïnement^que les hommes eflimeni chofes tres^di* uine.Vonrcece dit sidommi^poUmaris parUnide Tjanée : Life^ in perfonnage recerchepar les ri" cheSyC^ qui n'a iamaff recherché les riche jfes: ton-' uoiteux defàence , continent d'argent , fohre & fans boire "vin es banquets, e Ami(ft de 1 i n] ^mfi quand on hiuie mjour^ d'hity les Vreflres éifacres de la religion , on leur 'vefl vn amtâ.cnJne chemife de Un. /le le dirois ] C'eflT ordinaire prefque détour auteurs ^qu'ils ne veulent cjrn'ofer/tdiuulguer les fecrets desfain&es cererrfonies, comme ne^ant loi-
Sf iiij
Vnzirsmï livri ji uh 4M:i profanes de recognoifire les mylleres Je
\ Vteux^duf^ueis on ne doit rien tant que U fe^ dt Jilence, Hérodote efirit nui/s'efl trouuê en J.ei compagnies de Prefires Egipfiens , defcjuels dap prit beaucûup de chofes toncbantle feruice diuiity qnilnefdut pas defcouum. Theoàore Voète ttA* ^tjue 'Voulant transférer (quelques piints des my jteres de CEfcnture luàaique à te ne/ça} quelle]
i fable qi4 il drejjoit, pe rdit la veue, rheopope au/?r pour ahoir entreprps àc traduire en Grec quelquA chofede la ley dtumeyf ut incontment frappé d' vn trotéhle defens &deyprit,Phtf nmmeilfeprmt étprUr Dieu luy vouloir faire entendre le fu jet de etfleaduantkreion dit qu'en dormant il eufi cefic reuelaiion.Pçuric qitc tu fais -vn vofdcau des cht*- fesdiuines^&les comuniquer auxhcmes ^yiujîi le tet me de rédemption n'ejioit encores arrrué De
; fait le mot âe myflere en Grec ijient d autres qui 1 fignifient fermer U huche. Les Vhilojophes des ' Juifs çy-deffus nomme:^conjuT oient leurs nouices initie-^yDeiamaié conmmniquer les mjfierei dt H la compagnie aux profanes ^ loire leur deufi on a* . uecmemcesapcrterlegUlue kla gor^e.Et nojhe
I ' ^utheur en l apologie: Ieprote/le( dit il) idmais aucun danger ne me fera déceler aux pro • fdnes ce que îaj receu pour le celer, g Rauy iufv]uc3 aux cofîns] ^prUf^hom à
Lt J-
SIÊT'A SN F DO R, 4 $5
Cf fie fiction U veritc de U vifion de S. 'Paul qui fc dit AUBir ejïe r iuy lufc^ues 4u treijiefme clel^dtéoir njcu O^ cogneu chofes weffaùles qu'Un eftlotfih le ^ l'L'ûme d'exf>rïmcr:iO!ttr que mf'fme ilne les en- tendioitpxs^Mtendtt qu elles jont par delk lefens Cr U C4pjicité de l'ejf^'it humain, ^mfi rhomtne q-iî fecofjjctere 'vrayment , C^fe "^oHeau m^ni' fnent des chofes [dcrees^dcfj^ouïlle comme en mou • r^nt cède 'Vie irreligieufe , Cîrp^r i'inflmBdimn e^ emporté hdut & ù.ts pourj '^oir O" defcouurit chofes incroj/ables y O* pArtictver aux fecrefsde Dieu , qu'il ne peutneantmoins defcotturir aux hommes.
h Le fueil cîe Proferpine ] Ce^ la porte dtU mort O" l' (ntree ^es enfers, i Les profanes]f.f «/ «^yè^/ iniùel^* k De bhnc, ^c.lCes quafre couleur.' emprein^ Us fur ce manteau Jacerdotalreprefentent les quit- tre elemensde hlanc dénote U terre ^ parce que U lin dont fe fait latailedujjfùlek ces reliffeux or' nemens,naifide U terre: U pourpre démon Çre U mer , d'autant quelle eji colorée par le fangdes foijjons: Cair ejljîgnifiê par le hyacinthe qui efi hleu: l'eJcarUte efioit tndice de feu, /Diapré d'animaux]5'«/W/ff que nom njcnos de dtre^Que les letttetjacrees desEgiptiens efloief exprimées parfigure^ d'ammauxCr d'autres cho* /es. Sfv
\ mD^2igonslnd\tns\L IndïeprodHitJcsDrÀ' gons que l*on dit auoir vne tant opiniaftre guerre auec les Elephans , qu après s'efirç bien acharne^ tT eoinbxtw cnfcmhlemmt , lis tumbent o^ meurent 4uJ?t par compagnie. n Giifïbns Hyperborcos] ils naiffent es monts Hjperhorees^prei du Ituer de l'^quilon'i O* tirent l'or de L terre nuec leurs Griffes^ maif le deffendent contre les ^rimajpes , lefquels on d'tt n'duoir qu'un œil au mileu du front , & mènent "une cenimuelie guerre contreux. LesGriffons font^ oijeaux fembUhlcs d'ailes Csr dffaceaux^iglesi quant au rflîe^aux Lions, On efcrit beaucoup de
\ chofesplm fabule uf es que véritables delafelici* te des Hyperboreens.-qu'ils vtuenfvn monde d'à* nèesjan i maladie, fans veiller: quds ont vn aif
: heureufement tempère , point de mauuais lents^ foint denoifes^point d ennuù: tout leur rit^ Crl'or
'■ ne leur manque point. Leur proutnce fcrat fans douhte enuîéeft l'cnj^auoit ou elle efi'.hicn dit on ijHîls habitent vers leSeptentriommais ou. Ion nt fçait» s^Cucuns 'Veulent dire qu'ils font entre lei deux Soleils y entre r occident des antipodes, ZT nojlre Orient'.Cr fcmble quefujuant cefîe opinion Apulée dit que l'autre monde engendre ces Crifi fins. § Oly mpiaque ] C'e^ k Ure celejle o» dluinr
DB l'Asne d'or. 4^*^^
fdcréf 4UX Dieux hdhitms de lOlymfe^c.du cieL | ■ Didù cefi epithete n appartient proprement qu'À ceux qni l'd/?îflerent en U Gigantomachiccen U guerre qu'il eut contre les Géants^ f De ma nailTance] Non défi prmterenAtiaU fermais de cefie féconde ^en laquelle il e(l comme re gcncré pour mener de formdiis njne frinBe c^ re^ } ifgieufe vie, ^u r^^e les anciens Jolennifoient ioyeufement le tour de leur ndifJÀnceJefeflojoiet^ C* fe fui foient force prefens les '^rjs aux autres, q Feftin fait aux confrères ] Kood duons tt^f- queiicy remarqué ^lufieurs traits en U religion conformes à celles des anàcns-y en 'voicj encore vn. Car quand les PreJIresfont confacre-^^ils font Iftt f.veilfejîin qu'içy,
rO Càinùe] Les raifons d'Apulée sot fi fainSfes, figraues sfifentencicufis , qu'd nefi po^ïhle rien '^oïr deplfçi religieux: 8c tout ce qu'il dit icj d'I« fis &u de la Lune s* accommode aujourd'huj ^ la rierge,f^0jei les diEîions^admfe\ lefens^cenfide-^ rcTjes my fier es: njom trouuere-^ rjne prière pleine ^abuà O" de hUfphemes en ce qu'il attribue à U créature, ce qui n'appartient quauCreateur.mais remplie d'ardeur Je do cîrins^d' élégance . f Roiier rVniuersJrow ces effets ne font âew qtt*au Souuerainjequelmefmeplufieurs entre lef CerUïls antinuoqué Jans le cognoifire [tefiming
Sf V)
V^.^:::.. .. , .vr.E
l'dfitci â* Athènes , du Duu imi^inu , dont T.
f^aulprit vnfi beÂi4 fubict pour Iture» annon»
cer U cognotj]dnce)0' ne dencns appliquer rom
ces termes atutre qtixu ^cre deU 'H^tture&CrcA
teur dcf Fntucrsy ^hi pénètre les commencemet.f
les fins & les milieux des chofcs qut tUamme l^
Sole'd, roulf le monde, tjue noturecof^noïjfons per^
tirdfchhtfie dfce Teur. Canine coouient p9in^
a la Lune d'iUnymnerccluy pxr l'ceil duquel elle
'ydci : ny de rouler l'y muer s , attendu qu'elle
mcfmeefi roulée en f«n rond 4 certains moutte-
men*s.Enfo*ntne toutes ces chofc,^ fe JotuentprC'
dre d'^vnfens myjtic , & les faut attribuer 4 ccA
Iny [eulque nousad'ioUcns tout htnCT-tout puif^
J^nt\ inejf.ihle, incomprehenfiblt^O'chqHet fnii
que noua nommions d'vn nom ou mafculm oufèÀ
minin , r/importe-^attcndu qu'es chofes dtuines il
ne faut point chercher de [exe , mais vue majejii
depuijfancc,
/Mais pauure. ] tZy l'or ny l'argent ny /r j/i-l crtficcs ne pUtJent paintk Lteu: tlrejuierfvni éf^nt pur ,vn coeur ch^f}e^ vne penjee indiu'tdue,
^ Foi' A le VTxy moyen dej^rmr I>ieu,voilÀ le lezi\
• f'tme [acrifice qtnl detnande.
t' -T^Pour man Pstc.]^Ù9n droit appelle il fit ■fere lef refit e qui luusit confacrê; père dis ie coi me autbet4r de/afccmde aatiuite : df façon qi4€\
DE l' a s N E d'o R. 4S;
tel f.tctei'd fAtBfxrm.intere ae dire ren/iflri, d'xillcurs on appelle ordindtremct lesprcfires Vej res d cdufe de U religion çs de l'ddge : njoire mef-^ me nos V récepteurs , dtt(7%-h4 qté^'i- s ferment dr/i' çonnet nosefprtis^conie les pères Crmeres le forps, ArSjcrofaindic ville.] T xnt k cxtife àe [4 reli^ gioH^en LqucUc les R^omatus ont toujldurs eflefatt deMttet*x ^ijue pour le refpe^ des grdnds fer-^ fonnagfs at* elle d produits en dîners jlecUb , dmf^ plufieursoni efte de/fie'^ dpres leur mort,D'df4dt4^ ^ecome dir'PlmeI\omeaefi.:cboi^e parle hopUifh des Dieux y ifin de rendre le ciel d'autant pi ft4 tflimAy.e.
7 rfis des champ?,] r^/^w/7/f eftohau chap d( de7\Urs&Tyhere le fit rafer^trâiner Lffatuêd'l- fndctm leTybre ^pendre les Preftres d'iccllç^pom AuotrpTffiitué lincfeme adultère enguifeduDietA ^.nu h PS, ^AinflU religion fert l?ienJouucnt aux. impies (^ profanes difijhi*met four exécuter leurs àamnaùles cmuoitifes. :(E ftrâgçr]'Pxrff qu'il nauoît jamais eflékp^m^, d Fort prs.iic.Varce qu'il entendoit fort bien les cérémonies duferuice d'jjïs^ c^ les auoitappnfi^ depuis fin facre, lOCnis, ] Ifis er croient pref que en totiâhh quartiers d'Egypte cmiointcment adore^ com- me compagi9ns m mj^eres , attendu |f«'//.
i^
V N Z I E s M £ LIVRE
auoit eflêfoeii) & femme d'Ofim:^ 5*ejîoït ohîi" gee f^r ferment après U mortdefon mary , cic ne Je refiarier iaimtii ycomme tejmoiçment Ho odote^ Viodore, Eulche^ Cr autres : iomcl que par Ofiris ils entendoïet le Solcfl:par ifisja Lune:tou4 diux qualific^de plufieurs noms € Des thyrfès] Les Preflresd'Oftrts portent k bons filtres les thjrfes dr l'hterre , attendu que ' l'offris d'Ej^ipte efi le mefine que Dimyfe ou Bac- chM des Grecs , qui fut muentur delà ij'tgne &de l'hierreipourceles Grecs appellent Ihierre: Diony^ Jienne ou Bacchique: ^ les Egiptiens , plante d'O- Jtris:^^ U préfèrent k la l'igné es facres^d' autant quela v'tgnâpeydfesfueilles en h^uer^mais l'hier* regarde vne perpétuelle verdure. Le thyrfe eHoit *vne iattelme entourée de pampres & d'hierres en' rrelajjees'.arme dont Bacct46 frappe les infenfibles: farce que le vin ajjène cachément U rerueau dtê
I heuueur
\ «/Q^n'eft pas beaucoup efloigné] Entie ^fne ZTy^fintus il y aheaucoup de proximité» Foilk donc qui ut bîcn , qu ^jînius adfnmi(I} e les chofes S te. a celuj qui nagueres efioit ^fne. f N eftoicil pas ignorant.] Comme ifis amit\
i commande farfongeà [onVreJîre cequil auoii k faire k l endroit d'^y^pulee^ tout de mefme Oft» rii donne adtéis an fien qtéil luj adminijirefei
daurensis ^^^^^^^^^^^^ ~ ^ D j^^îsKE d'or. 4Si
ficremens,
/Les petices forces.] F;/ /'w/f/'t?/*?^/^// tefmoi' gneauoir beaucoup amoincl-Q fon pAtrimome ZT* les nto)ens de fa miifony parties en frais de ijoy âges ^p.trneen Lir gelJts & prefens^ pfeJÎAns àfesi amis, Csrfxif^int de bexux pyefms à (es maijïres , aux filles defquels tls a U9tnnefme$ augmente le douaire,
^La durcé..] Le Poète Grec d raifort , i^ nul ne lef(^ait qumen àfaff^'ejfaj : Leplmpefantfar* àeau 5 ceflp.iuurcté,
h S'\\ z{io'n (^utîiion^l^rgîfmetît àupÏM au^ moins : St ! homme pour fonplaiftrnelfargne point la âefpenfe , tttfques k tejidre mefmes Jês\ hordes : à combien plus forte raifon le doit- tJfatro pour s' introduire es chofes diurnes : atttndu qui! faut de ùiëlomgprefererles celejïes aux terre fircs les éternelles aux caduques ^^Us biens de teffrif kceux du corps ^
X Tu ne te repentiras iamais.] Onne regret' te point la perte des biens ^quand elle 'viet a caufc de religion ypour laquelle plufteurs ont abandonn i leurs moj^ens o* foulé aux pieds toutes comr»oditei mondaines ypourpojfeder leurs âmes auec félicité. Telle pauuretén'ejipoin ta fuyr mais àfouhaiter volotairemet^àc e queno'^foyos riches k DieitJaplM uraje rkhejje qui fe phi je acquérir ^
,yfH (or.tr Atrc , combim en 'voidon ^uifuju^if. ' l'cx êt>lc d ^rumtét^C^dc Saphira ie»dent leurs tn rf , apportrrjt^ne p.orte du prix aux pieds des ^Apcfircs , O" fnetJtâns a Dieu 7(îienet l'autre •, Combien de gcmquïfont profejitode juturf Dieu, faroijje'/itdu dehors hAïUonneuxc^ waI hahilier érm cJ^eT^ ruxft rffulcvt fur leurs efcus , Crrtf mar ihent point tAnt dp) es Dieu ccmme Ui courent dprcs leuror^
k SçXàpis.]No/^j duons dt^ O deljuf^ijue Scrd- fis efl le mefwe qu Ojlrif Diedcre du i . def^t BÏ" hliotheque iettjmoime. Ojiris jenomme Ser^pit^. 'Cr Dionjfe , CT" P/nton^ ç^^r>-ow, C îupiter, / Eu en e m en t.] C'eflcit l^vn des Dieux anciens^ que\es hiloureux wuoquo^evt prineipalement , farce que [47? s fucce\^ bonne rencontre ce n' cjl que peine perdue.
m Deux Preftf es.] T^îtthra. Prêtre dtljiris ; (^ sy^finiw MAnellw , (fOfrts. « Trois fois.] Cejie tfoifnfwe cfnfecratwn ejïoit four le re^drd de l'ifis de R^me , k ce qnilfuft de mefr}}€ dedîc aux ficre d'ifîsk B^ome qu'il T AUû'tt ejlé en U proumce d'^chaie. Car attendu qtftlï 4uoitlaiJ[é cejl atniâ f:cetdçtal d'IJîs cn/aditr\ frouince, i/ejloit expédient qu'il en r(Couura(i i;n autre k B^tne^ Çjpfujî par ce moye admis au corps des confrères d'jjts k S^mt : farce que fans sifi habit f4cerdeul il ne f9uuoit es fejin
D i l'A $ n e d'o r. j\.^pI
folenncllts aj!'ifier Mf fcruke deU Decjfc oCeft heureux hih\i.]BfHrfuxpoHrce^uecie profane il cfiott deuenufAcre , dejomîiè iietyde te^ ftfLrtttx cUtr voyant j & du hourbitf des chofes eontemptiUes de ce monde, rameaéà i/ne vïejln\ cere , & par confcqucnt bien kureufe, /> Et fans mefpriler.] £« affaires ferùufes cSr! d'importance le de lay ne 'vaut rien» qh. labrtinence des viandes.] Ceshonnes genti n au9ient pas encores appii^ ^ue ta utescho- Jes font mufj des aux mtmdes :que U henediclio faniîtfie les viandes \& qt^'ilnefautrieretettêr de tout ce qmfe pred auec aBion de^ates-, pour* ueti qu'on man^e fans fe faonlcr^ qu'on hoiuefans s'en^urer'yqusn *rtir}^ç & boiue four vime , non fdint qu'on viue pour mani^er O* IfoheÀlafà" fon de ceux qui àe leur ventre font vn^and Vteu.
r M (ilii pliant. ] Oeuure de fupererogation : cav t ordonnance ml ftj demandait que dix foursd ieufnes,
/Le Dieu plus puilTanf.] lldefcrltUmaie" j \ftdece^rand'CPV€nerahleOfms cir l'amplifie par V ne figi^te que les Grecs appellent cUmax. Cm ' gradation ipar laquelle on répète aucc bonne qracs au commencemenr d'vne cUufe le terme qui |î«// j é la précédente.
'!
r. VnZI E SME livre
t /Daignant parler à moy] Umhliquel'Utû. f) nifn du lia, des mjjleres dit, Que toutes les maie^ Jle:^ celefles inuoqueesfe 'tiennent frefcnter-, mais i ehacunefoM ciiuerfe forme. Les Dieux iiiennent henmgs^freftces : les archanges effroy ah les ' tnfcmble Cr dehotmaires. Les ^nges font fins ; doux des Démons fort à craindre, les Héros moins, ! La beauté des Dieux fe monjiie incomfrehenfiôky ; in comparai le y a dimrable , agréable plus qu'on ne ; Peut tmagmer. Celle des archanges O* des ^n- j ges ejî éguUimais ilfemble que les Dieux qui pa» ' rotjfentpar dcgrcT^ irieg tux en grandeur:occupcnt \ tout le ciel. La grandeur & forme des Demom efl moindre .celle des Héros ^pïus augufle» Enfomme chacun àdela beauté tjr de la lueur à proportion «c if,£^^def4r aejon pouuotr dr ae i effendue aC - fa dominatio. Les images des Dieux brillent d'int I grande fpîendeur. I es Dieux purgent les âmes I fout à fait, O" chacun nous départit quelque bien* I fatSlSes Dieux propices donnent au corps fànté^ I 'vertu kl'ame.jincettté à l'ente démet, iheffacet I te que nous auons de moi tel y entretiennent noffrâ ' chaleur J,t rendent plus capable de vie^O' nous ef- \ daircijfent l'e^trt auee 'v/ie indicible harmonie. Or prions l'Eternel qu'il nous face cefi honneur de diuijer Auecnous , Cir fe prefenter k no/ire aida I quand nous l'tnuoquerons : ainfque nofire lucc
L^
1
Dî l'Asne d'or. 45)^ U
ditquefon Ofîrjs Itéj apparut prompt àiafecowA rtr, à Iny ilenneraduts delà vie qfi/l dcuoit fuym\ me pour fonjalut^ tjr prendre U garandie des af- 1
i; ^à{iophores]C*efiàdfredesf!us'veneraMes\ prejlreSi cr de plus grande autorité» X Dre^Té du temps de Sylla] L*hiJ}oire 2^o-| niaine que nous en auons n'en dit mot , & nim»\ 1 porte pa4 beaucoup de dignité du ftîle hifloric ne permet pas de cottcr les cbofes 'Vulgaires O" tlW uiales'.c'eji à faire aux regiflres de ville, i> Sanscouurir 1 Peur monfirerejuilnau^h fdimmntedeja l'ocatton , atns s en acqtttt^tt d' vn franc courage ^ fans fai d^ fans mafqueypi^^s defgutferfaprcfefiïon: comme font beaucot4p ■. A gens qui yi'^entde l'autel c^ ne feruent gUère a [j CauteL Qtfk cefi exemple donc ^nchaff un face W auec alegf'ejfe O* i^y^ ^^ chA>g? a laquelle tlejï ap» . p?llc:nc panchons pointnos âmes contre terre: efU' Uùns les au ciel^ncpenfonsk rien qut nefoitdiuin Circelefle : & ainftoujjfans de U contemplation Cjt diuinitéde Dieu ^ nous vinrons auec heur & pLitlli- \ pms finalement feront fdits par tlcipans de la vie éternelle O* permanence kiamais^ ^Imenê
F I N.
^
.'.,
:i
J
î II
l
r
H
asne d'or
