NOL
Metamorphoses

Chapter 2

C. nd,i.nte^quadnotii difons^ ceftecdufeou cefujct

l'aafijiipottlfé, eu Prohibente[qut deffencl)comf ^^ins /Vj eu rai ''en de n'en rien faire ^ele peur que t hérédité payainf} à won ennemj\ Maintenat M* fulecfefert de rimpuljttie : difant qud n a point d inimitié nj de m^tUtéilentauec eux'.Crd" la i{d' tiocinaùue^ nuwt le deltclauoir ejléfattpourau» cun appétit de ^iin.
q Les mains j Sxns les rHdtns l'aSïio efl trunque tirfoihledes autres pai ties aident l'Orateur, cefîe ey eJîprefquepAY manière de dire l'a&ion me [me: UrnoH4 parlons àes mains^ mm deinandons^me* naçons ^fupplions des mains • r Père] l /Des rameaux d'oliuier] L^elimerefifmhole de paix : O* les Gréa appellent elea , de éleos, ^uijîgiifie mtfericsrde : laquelle e^at faite à ceux aufqaels on donne U paix, eornme dit le Gram,^ fnairien Prolppa, l'olit^icr efl flgne de paix. t Ce pauure petit] LesexempUs efmeuHent plus naturellement q.'te les parûlei.^in fi Sergim Galha efchdppa U foudre du iugemen t quil m eri - tcit,produîfAnt O^' tenant entre fes bra6 fes petits tnfdns , C les partant de part Csr d'autre en pU €ufe monflftdu peuple, Poto'ccfl ejfeclUs crim^
D E l'A sn e d'or. 10?
Hchfroduifc^.t ci-Mnairemcnt leurs enfuHS^ leurs
femmes Jeursparem, crdffcux, déformes, fans ^r*
'neme>it oufoingde kurs ferfonnes,
'V Suiuant la qualité du Fait ] Lapewedoite^
; lire e^AÎc Cr cofifonm au forfait. Etle luge doit
; 'dduifer qHdndf\^(iYteny fluide feuaiîényfliis
de remifiio que U uufc ne requiert. Cerf es es plus
' légères uufs les lucres doiuent pitié enclmer k de-
i men^e: & mrfme es pln4 gnefues peines, future U
j rigueur des loixauet queU^ne tempérament de leur
\ henig^iîL
' jc Ô u t reç ] Cf (ont pedtix de houe ou de (heure ^
I met re vt/iy huile, ou autre liqueur.
'ly Lâ'dourlcur ] îlexprhm ce quiprôuient /i;.
II ne naturelle affeBion: car à force de rire le 'ventre ^fait maL.ucunesfois^ dr mt^ l'appaifons en le co-
' preffant a deux mains.
Cr marrj dauoirferuy de faùle au peuple :mais
de l'autre y bien atfe que fa peur termnafl en rifee, * P.Sj.p.z. a\{.\(q\3ÇS2L\.\ plus profond] Lamc' ' moire d'vn desplaifir receu démettre longuement: ' mais d\n bien fait^ elle s'efcoule aifément.
^> Pour Ton patron ] Chaf^^ue 'ville auoitam'ie- ' lement ps part'cu^iers patrons kl^ome. Dwny^
w HaljcArnaJf, l'cfcritainj}, ^yiinfceuH de ^é?-
f
Septissme livre logne eHoient m U clientèle des ^nto'ines : Ui Lace^emoniens , en celle des C laudes : les Sdtiojm. pens en celle de Fah, Sdnga, qui âefcouurit U con- juration de C(ititinx,^^n[i les Siciliens aucient four patrons les MarccUes ZT Scipi^ns, c Voftre image] CVj? l'honneur cjue Cltetits fat forent à leurs patrons , dedians leurs flatu'és de hron'^ non feulement die^ eux en particulier^ mai^auf^i es places pf^U/qwes» d Vaftre mère ] Isfomde ya^erence, € Tonte ch.a.c\oçc\s çauo^'r cjl trifle & renfroti- gnee^ laquelle autremetefio'tt d' humeur !;ien g.rye, /Mon propre fa ng] ^inji Camille pria tadis aux Dieux, q'ejt cjuelq'-^''vn oh des hommes ou des Dieux trouuoit fa fortune 9U celle du peuple Romain pAr trop auanta^eufe luyfeu 'fans autre en pdYtafl ; comme on dit^ la fo^e enchère, ^ Caiiofitez] Firmicu^ Maternm efcrit , que ceux qui naiffent foM le fgne de la Chcure.font eurieux de toutes chofes , CT recherchent les chcfes nonuelles aucc toutes les curto'ltcT^du monde, h Par cefte tienne tefte] Juronfamnieranx Grecs, de fendu [corne tous autres) enl'EuangileMk i Nedoiuent e{lreimputees]^r/W/^^«'i/Bi ne faut toufwurs auoir efgard a feuenement de /^l ^ chofe, mats à l'intention, Mai^ comment Ci^erm no H4 pejons ordinairement lesconjetls par IcursMff,
Dï L*ASN E d'or. 1 0(3
ifues : &ft qudôjue chofe arriue fnljîremfnt ^ n-M rencns que c'cfi vn ^uet- à-feris. i^ Les ye n x] / Ij a quel^tte [ym^athie entre les yeux CT' l^^ membres qemt,iux : & comme dit ^4rilt:tCy Icfi^gç des yeux eji le plhd IpermÀtique qtâ foit entre tom les endroits de Utepc. ' ! Oiiucrts à deniy ] Telle hal?ituded jeux ejt ' extrêmement venerktine O* demonflre "one gra-» ]deaffu^nce de luxure, -D'aiReurs qu^ind mus 'i^dtfom les yeux d'^jne fi'le ( ce dit TÏme) il nous "* ifenthle que mus dormons tujiju'^fen itme. J, w Bai(cTS à demy bouche] // exfnme fort Kelegdmm'nt l'affeElwn de l dmant^qui par Lt mu-» %tuelletmprr/?tjn des lettres hume \ c> f^T manie" %rededire , dualleles If xi fer s de s' amie* '^ n La faincSte fov du filence ] Orphée fouloit Mi^r fxr ferment tomfe s eon frères. De ne co- " muniquer lesfecretsde la Religion à des '"'oreil'es profanes. Lès platoniciens aufi ne veulent pas que les lienerAhles maximes de leurs fccrcttes dt^utes foient diuulguces aux imorans, Vjtha^ora^ O^Vorphjre con'ymtent leurs dtCci' t)!es dfe c-nten't religeufemont en filence. Tertu- han e,j l'apologétique : La foy du filence eft deuë aux Religions.
' La fimplicicé] ^pprenc^d'icy Ihumeurdes rmmes qui ne [çauent rien taire ^ rien celer.
Troisjesme livre I>6UYce TortîM Cdio difoit aucc raifon.quilje re- fetoit Jî idmAis il Auott fié quelque p4roie àvnefe- nie'Jes liures soi pleins du pen ii'ajfeuracc t^ue l on îrouHt AUX fîmes en mAtiae defccrets. L'tmpurf- fince desfemei à cotenir leur langue a f/u ndi^re ceproucibe : Il ne fe faut fier nv a femme ny au ceux qui tiennent quelque chofe en leur gy on on bien au pan de leur inajîteaUy le latjjent bten fou- ncnt turnber a terre^ O* ne s'en fouuiennent plus, f De cçs miennes oreille s ]|'P/f£7j.f/^/îf, quift fait 1er s qu'on charge vn dtf cours de paroles fuper' f.uè's'.c'ome^t d;y vcu de mesjeux^ouy de mes oreil- les, C^c. car il fuffit de due y lay leu, taj ouy* q Le S ol ei l & C. ] l4 nulEl e^ féconde en maw u ^'^fe s ceuureSj^ propre àpracltquer lesoper-n. tUns de mAgie, La magie ayme les ténèbres , /;,i/j les compagnies y O^fe barbote entre les dents, r Des outres] Pamphile cuidant animer en fuite le poil de fon Bœocien,cir l'attraire poui joityr de fa perfcnncy animca le poil de ces outres combattit far ^^ulee k gutfe d'hommes, f D^s os 1 Deïnocritealaffé par mémoire , que les os de la tefîe d'i>n criminel fer uent à cet tains re- medestCTceux d'vnfen amj ou })Qfle^ à d'autres, ^rthemon faifoit boire de nuifl dans le caluairt d'vn homme occis, puti bruJJé^ contre le m AÏ- duc,
DE l'AsnE D*0R. 107
^M/fnthef comfofoit des brut4ages qH'dfaifoitfren"
,^lmre d^ns le tefi d' >;; fendit , contre les morff^res
i.^If'i;» chien enrAgé.^poIoniw a vont i fxtre croire
^^ue contre !.i doi^lenr des gêna ues il lesfxifoïtjk*
rifierauec U dent d'^vn homme tu? par 'violence*
n fomme ce font refueries & bouràes de Ma^i^
ïensMue les meures de l'home aycnt grande effi-*
'J:ace es foucUeries de mine: que mefme les rognt*'
'es des oncles O* ^es m.tins O" des pieds humxins^
Hcnifent les fié ^y es ^tierce, quarte, quotidienne»
Des vafes pleins à{\ù(\^^ÔCc]Les Magicies
liîiment qu'il v.iut m'ettx hoire le fang humain
ut ch.t id
nin le Pie/emme de l'Emp. Marc, s' efiat amoU"
.uhee d'vngUdutet4*^fe fit par U cojeilàesChaU
deensnjn hain du sa s^duJit gladiateur que so ma*
yy auoft fuit tier : puis coucha auec fondit marj,
^.'€i>:fi cet amour fe perdit ^ O* Como'ie lurnaC'
quIrJequel fut p lujglia Hat eurqu Empereur,
j ^ Hyd^omd]C*efi de l'eau cuite auec du miel:
hrunagc ho four ceux ceux qui ne font quefrifso-
nâr crne peuuent endurer le froid: four ceux auf-
Irq'ii ^onttrauMllc^de touxMl i'en fait auf^i a-
uec du vin vieil C^ du mielfraps qui ramollit le
ventre , & don yj c embonfoint. ^elques -vns fe
("rat murru d'hydromel en leur extrême vie'iUef
fe, VEînfereur ^ugujlç ayant demandée ?
Trois lESME t t vu e
lion lourgeea de I{ome aagé fln^ de cent ans ^ pdn qnelmojen jI duokconfo'ué ctficJicnnevgufHr CiT desfrit ^ de corps; rejpondtt : ^uec de l'hy •• d X Ajax] ^j.ix deaint enragé d'impatience^^ ^^J}iti qu'il eut de fe voir f^ljffe préféré au iuge^ ment des armes d Achille :Ji que chamailL^it k trauers des troi^peanx qui paijjoïent cmmy les champs^ il cujdoit frapper Cr défaire l'armce Grecque deuant Troye. D auant âge ayatit attaché deux puijfans taureaux e>ifemble ( ou comme au^ tuns veulent dire deux béliers ) ils les alloit fiuë' iATttk coups d'e/courgéeSjpenfant que l'vnfufi V» bff^y & l'autre ^gamemntn. Puis reuenu àfojy^ ^f cachant les a hfurdtte'^ ou la rage l auoit p ouf- féy s'enferra luj mefme de fon ejfee, y Outricide ] Le mst 'vient de outre ^ c^ ''^aut entant que meurtrier- d'outre: comme homicide^ meurtrier d'homme. t Hercule] CeqAconceme Bercule^Geryon CTmji Cerhere ,fe ijotd en la MyibologtCy l:.j. cha, i. Fueill.96.p. s. a Déplumes] Or,fepare o^ M fiini^ue les plumes d'atiecles pennes : les penneA font pl^ dures; les plmnesplu^ moles O* l ouï II tes. | b De ma Venus] C^efi à dire^fay que par cm enguent te me putjfe tramfgurer en oifcau, corn" me famphîle seji mguere conuertie en hjùct^^d'l
DE l'AsN E D* OR. Io8
'; quegiïny depUmes & d' dtjles ^te me trafforte
lers toy comme Cuptdm empenné l'ers fa P^enw, Renariefque ]0n a des longtemps nxfura^
épUfieurs mots de mefme form.uion foldtitefque^ '2 ^imnyiefque.erc* ilu[^inefçxy-je point de terme '- ÎU5 preignxnt pour exprimer le Vulpinaris a- ^ n\(\o d\Apidèe,T{en4rderftgmfie par frdtides « ;'jr menfoHges pervertit U i>erte\o^fMre enfim- '« ne quelque toi4r de renard, Le mot eJlprU des m* ^ !« €r fraudes de l' animai ^ifiji amoureux re^ ^' tarde fqae Je prend pour vn amxnt frauduleux, ^"ufee. Las fables d ^fipe letefmngnent . & l'ex» î er'tenccnoM l'apprend, PourCe dit Ciceron au x. f ics Offices; que des deux moyens pur lefqi&els ou
?ait outrage afo-iproçh un fçauAr^e/iyOU farfraur i^l îeyOU par force-y cçfie Ik coûtent plu (^ofî aurenard, ^ ^efle^cy au lion, ^djoujlons cefljfacecteufe paro^
r de Lyf.tnder Lxcedemmien^^q te pluffturs ont en fj uitfe fort btë pratiquée. ^ ceux qui 'ebhfmoiet '.. îc ce qu'il fxifoit beaucoup de chofes auec dol CjT* r "illace: La où la pcAu de ho ne peut atteindre (ce Vit iit-il en rianc) ll^fantcouldre celle du îenardm i l De mon malheur] Comme selle difoit: s tic
joui dànne des phmes ^ des atfln^ c^ que vom "cniex^ ailleurs vofir£'yollée,qui pQurraj'jeac* t^fer de mon malheur JtHonmoj-mcjmc}
Tr qlSlESME LIVRE f P o r t e f o u d r e] Eptrhete ordinaire de l ^igh oi4^fdrce{come dit Uftble) qu'en Ugncrre de /»î fiter contre les Tititml^igle le njuiltrottue) eft bon 4U^î4r( corne four Ittj dénoncer U viÛeire: oià parcc(comme dtt Vline)qf4cU foudre ne le frx^é^ tam,us,
/En mon nid] dj^ù dire auprès de waVhotrt^ g Lié Vci^ni] Car lejjr/t de l'hownei'4/t4ch^ tomme at^ec Ifn lien non dep/o:Uble à celle q.i'ii Anne : O^ comme ditpUute , L'amie eft 1 a ne de l'amanr.
h Si beau &c.] h^nie. ê
ilettc] l! extrême contentement que rtçoit^- fulee fitt qu'il j^tte flutofï qu'il ne dejfouïlle fes hjtùits^dfin de Je frotter k U Jujle de ce bel otigu et» M^is 'voicy 'vn dangereux qutpro q'to, Vhùt>5 ai* Ifeudc prendre l'ongne ment qui tranifonmit en oife.iu^ metU mum furceluy qui truns-muoit en hefle brute, ^tnft nofïre ^p^iUt cmd.mr veftir 'vn corps le^rr cjr emjienné^prendrA hientofi celuj d\'n awmahardif O* p^ftnt. JÇ^ Se: ] Le podâ's ^'ojjes be/les, comme d" El fi- fh,int^ cheualy afie^p§rc, f^jrc s'appelUnt See, l Ma nature ] Stmholiquement & couuerfemêi tîjignifie le membre genitAÎ, dontl'^fne efl def^ wéjurément fournj. ^ >.
VI Le fens &c. ] sainB J.uguftin
//'«ri
^iure ^cU cit é ai Btea fai^ tncntion âe quelqties pajjlirji que cetdinci [oîàcrcs fdrprdtflige de magicX trm^formtrent m hcfies chcmUincs , quHls portf' rent desf.trâeaux , mxts retenants tjeantmoitts le Cens cr U raifort humaine, ainfi qu'il enprint à n$* ftre ^fHÏeefi nous le voulons croir c, n Bon.] Ironie,
p Hofpitalicr.] patron cy frcuSîeurdeshofieiA yajfans ^forains,
>? Foy. ] L^s l{omams tnu^jent t image de la Foy ^4KS le Capitol e près du tourhen ^ tout-puijfant liipiter.Les m^fltres de cefte dminité e^oientcache"^ ':r fecrets, ny ne loifott lesreuelerâ peYfonne nonplus Tue des autres 4teux. NumaPompillius luy dedi^ jm chapfeUe & despre/hres,Lz foy {ce dit ^uin* 7//^«)eft lefouuerainlien àç^ chofes de ce Tionde,racree parmy les ennemis, fàcrce * )army'les pirates.
' > H ippone. ] C efila Deejfe des eflahîes & chg2 '4HX : fon nom le montre, Hippos e/î Grecfignifie, 7J chenal. Elle ejl nombre des Semones qu'ils apm client , lejquds ils ne daignoyent ranger parmy^ e!e(les pour la pauureté de leur mêmes, nj ne ■j vouloifHtappcller terrefires , comme dignes de :icléjue honneur, ^^ucuns appelant dieux Sernone r'iX qui t^noient cefle efpace qtfi efi en ire l'air & U ne, O" rappo^-toj ent aux dieux les t ceux & pyi^
QVATHIïSMl LIVRE ||
fisiUihommes.^nft fereientMs fes mefmes é^uA lesTdedkxumti, Tels efioient Pridfe^ f^ertumne^]
^aue lânsés j'affellc S emmcy (ommefrcfiicntft4r U '■
'fenteoc^.
9 Sacrilcgc] Tdrcf^fuil s'a^ôrçolt de rndrrger
les thdppeaux de rofes trfeflons ded'teT^ d cefie deef^
ft,SacnlegeeJl e^ni defrshe t^ntlé^ue chofe defd-
cré.
• /"Rofts vierges.] C*ejl ^dire frxifches ^ non ' €nc9rt mdniees, ^tnft terre vierge, ceft éi d$rcenm \ titre^Jtmert ^»9^cnc*ref9Htll€e0
i
I'»
QV ATR lES M E
LIVRE.
ARGVMENT.
I^VIIE transfiguré m ^p ne racmte eloqtéemmenf les pénibles trauerfes qtttl k ^' foujfcrtes en maintes ft^rjes fjrdtuers voyages feus telle forme ^ rete" pant nedntmoins l'vf^^^e tie l'écrit h u* mdtn.Puis tl entremejlefert bien àpr9* fos pluftestrsaduentures desiioleurs en U foJfe/Ttên ^rf quels il effoit. Il fait a ufi U conte de celny qui \e transformant en Oar* ft drefjai'ap pareil d'vn teu d' ef crime pU" hlïqt4e,Têur Ufin il adwtflek dejfem U fahle Jesdmours de Cupidcn O^ de ?/>- fhè pleine de récréation O* do&rineJe U-» éfuelle nom cxpojerons enfin heu Ifjetiê
kd
D
Q^ aTriesme livre EsiA le Soleil ayant couru a moitié de la carrière auoic efchaufFé tout rVniuers.co-- jneiiousarriuarmes en vn village. çheze quelques boimes gens amis^ & familiers de nos volcars : caé nonobftant mon afhcrie,ie les co- nus Fort bien dés leur première ar- riuee , à leurs longs difcours & mutuelles accollades : ioind que me defchargeaas'le dos de certai- nes befongnes il leurs en firenc pce- fentj & fembloit que par leurs bafTes & fecrcttes paroles ils ftiTcnc entendre qu'elles prouenoycnt de pn l'€' larcin. Puis ayans def».hargé tous ftoy nos fardeaux, ils nous enuoyercnç li'otit- paiftrepeflemefledans vaprc. ^^■,\ Maisnympncheualny lafnedc
jNlilon ne me voulurent onçques jl ^âfic laifTer brçxutter l'herbe aucc eux> toHt^n quoyquciene fufTe point encerc iardin, bien accouftumé à roafclier da fbin.Ainfïlafaini m'emporiadan» vu petit iardin quç; i'auois defcou- ucrt au dertierc du logis> & là, bico
£1
D OR,
DE LASNB DOR« m
que ce fuft d'herbes crues, tout af- famé neantmoins ie farcis mon vcncreàbon efcienti&prianttous les dieux rcgardois de tous codez Cl ie pourrois apperc^aoir quel- que rofier es lieux circonuoifins. Car me voyant à l'efcart & folitai- re, ie coiKeuoiç defià bonne e(|>e^ rance de pouuoir |ainfi deftourné quei'cftoisjcouuert & caché, par le moyen de ce remède quitter cefte courbe defmarche de mon- ture à quatre pieds, & fans eftrc apperçeu deperfonne, me redief^ fer en forme humaine.
Ainsi donc queieflottoisen cède mer de p en fées, ie defcouure vn peu plus loing en vne vailee ombrageufe vn bofcage feuillu, dans lequel ie voyois entre plu- fieuts autres herbettes de plaifan- fcçs verdures, reluire vne couleut d vcrmilloncederofeserpanouies. A le voir i'eftimois en mon cœur fjondu toutbcdialj que ce full le boftagede Venus & des Grâces,* parmy les fecrccs ombrages 6c W-'

Q_y ATRlISMËtîTUI î
coings duquel rcipIendi/Toir la { h royailc couleur de ceftegailUrdc 1 fleur. At^oncayant inijoquéf l*E- wenemcnt pourm'eflrc propice & fauorable, ie m'emporte dwne (i rode cour(e,qnc ceites iene (en- lois po.int mon Aine, ainspluUoft Tiî b-^ue ^ vifteccu.iier.
Ma's ccft agile & grand efFirç nepeut deu:.ncer la ciuaaté de ma fo'tnnf. Car elUnt prcidecelicii- l là, ier»e vrv point nyccs itndres& gentilles ro' es moiiilkes desgouc- xes de ctftediuine rolee &c ccleûe lîe^f^àfjqije ces buiflon iolis efchniiers ont coud urne de produire jie ne voyme'.me aucu- ne vallée: ouT reulement'.araa^ge du bord d'vne riuicre répaiée d'v- ce efpaiire quantité d'arbres. Ces abrcsontde logucs feuilles coin- fiiei les huiiers,& portent à gui'ç d'vne certaine fleur qui ne fent rie de longs bouios vn peu pourpiinjj lefquclsayans certes bône odeur, le vulgaire nomme communcmct 4'vn nom c^ui n'eil pas du toiu
DE l'as M £ D*OR. m
cîiampcftrc , d Rôles de laurier, donc le maogcr e(l morcela toute beftej. A 1 N ;telle dcflmee, ne defirant mefme plus lien que de mourir, i'euflc ; tres-voloniiers mangé de ces ro* fesvenimeufes. Mais comme ie m'aiuançois au pecit pas pour en cueillir, vn cetain lenne homme, iaiJinier ce me fcmbloiî ; de qui i*auois brounc tout le iardin,ayanc apperçeu le grand dommage qu'il auoicrcçeudemoy,accourcdefu- if ;^f, rieauec vn gros baftonà la main; dinierfi ôc me chargeant dos & ventre à p^y^ J grands coups me meurtrit de io\x- fort do2 tes parts en forte que i*eftois en maz^. dangerde mourir, fije ne me fulT© ragementfecourumoy-mefme.Car »» ^z- Icuaatl'crchincen haut.dt luy ti- ; . .1 r#nc de route ma roideur plu. r \r ^ Iieurs ruades des pieds de derrière, j ie le iette par terre tout cftropié j.^ contre la pante d'vne montagncj puis me fauue à la fuicte.
Maiitoac incontinent ie ne fcay K iiij
X
• mcuc- ; €ouri.
l ' ihent ; far le \ iicoL
Qj^ ATRIESME trVRE
quelle femme(la(îenne ce croy îe) l'ayanc veu d'vji hault gifanr par terre 6(: demy mort, accoure fcu- dainàluy heul'âc &: toute efplcu- .iee,affiriqiiepar!acommireratioji d'icehiy elle me fift courir fortune fiulechamp. Et de faicl rousles paifans e(meus à l'occafion de Tes, pleurs, halent viftenienr e les chics après m oy, (5c k s efchanffent a ce quefurieufement acliarnezils me defchirenten pièces. Ainli donc eflanc certes bien proche de ma morr, voyant s'aigrir contre moy vne h grolfe quantité de mallins & limiers fufïiianspourarterrer àc /des ours & deslyonSjieprens re- folution^ fur le champ de ne pK s fuyr, & me retirer a grande l>a(tc au logis d*oii i'eftois party. Mais eux ayans à peine arrellé leius chiens, m*empoignerent, & m'ac- tachans auec vneforte fangle con- tre vn picquec , m'eufTent fans doute affommé derechef à coups de bal1ons_,fi par la douleur de mes playesiiioa ventic eftrelIV , tout
plein de CCS herbages cruds.ofFen- céd'vne lubrique & courante de- fluxion, reiectant/; de la fiente "me- nue comme vne flufte,ie n^eulTe çhaiïéloingdemesefpaules haraf- fees les vns en les afpergcant d'vne orde &rale liqueur i& lesautres, les empunaifiirant par i Tinfe- £tion & puanpeuK de mon excré- ment.
'Sol
Or ne fus-je G toft arriuc, que le - »^ j ^
L'il tournant defià fur le midy, ,.^ v' , 1 , -'' hure a
i ces voleurs nous cnareenc dere- r r
chef , 6r moy Ipecialemcnt plus %«
fort qu'à la première fois. De façon-^
^ qu'ayans defià fâi(5b la moitié du
> chemin, me Tentant recru dclalo- ^^^^
) Igueur du voyage, accablé de la pc- ^^ " ^
« ianteur du fardeau que ie portois, K-^^^^^
^ defchiréà coups d'efcorgees, defià ^^^-^^f ,
tout boiteux ^cbancellant, à for- ''^^^^^^
i; ,ce d'auoir les ongles wCççs; ie m*ar- i^^^H
''■ reftay tout court auprès d'vn petit
ruilTeau doux coulant , ^ defTeing
de ployer gentiment les genoux,
&meietterà corps perdu dedans
:. l'eao^ieTaludeaemereleuerpo^
îtfffc- q^ielqucs coups que l'on me peufî" fepar donneriainspluftoft me laider oo rufe e- eire à coups de baftons & d'efpeerr \ xêpter Carie faifois mon compte, qu'e-^ Jufar' ftanc defià C\ foible^demy.moof d^au. ie meritois bien d'auoir k mon co-^ ' gé: que pour le moins cesbiigands- partie impatients de me voir cbe- mintfr/îlalciiementjpartiedèfirânr hafterlcur retraite, diftribucroienç ma chargeaux deux autres-, & pour me punir auec plus de rigueur, me laiiïèroienr en proye aux loups ôc yautcurs.
MaiSTnetres-raauuâirefortnner
rcnnerra ce braue deflemg: car ccft
^T autre afne deuinât mon intention^
& prcuenanr mon entrcprinfr,
centre- ^i/ànc le recrcu tout è
SMCôfTh ^°^P» ^^ ver/a par terre auec tou* '
^^«^«/.♦* tesîeshardesqu'ilauoitfur Icdos j
Yttgnon /• I » r
ie pre- ^ ^^ couchant comme mon, n ei^
mi^t^f favaiamaisde fe leuer, foit qu'on
le baiciit, loir qu on le pJcqualt^
foit qu'on le ioufleoaft par b
^neuë, par les aureilles, & par lei
|kd$» £n fia csmiycz au^ ^c cf Se
T
jJMÎss'cftans dclaflisz q à la vapeai' d'vn bon gros feu , lauez en eaiî chaude, r fiotcez d'huile> & la ta- ble ouacrte des bonnes viandes, ils reprennent à banqueter.
A pEiNEeurent ils commencé,
t uttrs aoe voicy acriuer vnc auire puis
groiTe bande de leunes nommes, ^
refquehàleur façon & contenant ^2^^^^^^'
ce l'on euft atfément iugez eftre^'^^'^ '
du meflier. Car ils. apportoient
aulTi force butin d*or éc d'argent
monnové^ des vafes de merme
cftofFe, draps de iôye, toiles rayée»
d'or, & plufieurs autres riches e-
ftoffes. Iceux après s'eftrc rcfaidt
d*v» femblablebaing.femeirentà
table patmy leurs compagnons»
Du commencement chacun y fait
k fon tour office de feruant: puis
on mange, on boit fans ordre ÔC
fans mcfure. Ils méfient toutes
leurs faiiccsen vn , mettent ÔC les
pains &l€spots fur la table, frip«*
pent les plats, crimi ,tempcft«nta
chantonnent à l'eftourdie^ difen-K
ic& taQi$ de gueule y & f&nc e«
OVATR.IESME tCVRS
fomme coûtes les inlolences que | j fdifoient les/~Lapiihes, Telamons^ & Centaures demy-beftes quand le vin leur auoit efchauffcla cer- velle.
Alors vn de leur trouppe qiîi deuançoit les autres en grandeur &: force de corps: Nous aaGns(ce dit-il)brauement emporté de for- ce le logis deMilon Hvpaiin j 3c quiplus eft, outre le gros butin que nous auon^giignépar/noftre vertu, fommesreuenus a bon pote ôc fans perte en noftre camp: 6c s'il fautmertrc cecy en ligne de com- pte , nous voicy de retour auec vn ^ ''"^^acc^oift *> de hui6t iambes. Mais '*'v- vous autres qui auiezprins la rou-» "^^V te de Bœoce, ayans perdu voftre très - valeureux Capitaine Lama-» ihe, auez ramené voftre nombre afïoibly d'vn homme dont ie pre- fereray toufioursauec raifon lefa- lut à toutes ces bardes que vous auez apportées. Mais quoy que foit il n'eft mort que pour auoi»
DB l'Aske 'd' o r. ti7
^Vn fi grand peifonnage fera rouf- .' liourstres-heureufe & recomman» ' dablepannyles plus grands Roys ' &plasbraucs Capitaines dumon- ,. -de. Mais vous autres j fignalez bri- ' i^ands n'allés finon fouiller en ta- pinois & c-aintifuemenc les eftu- • «es ,^ les bains &c les cellules des ■ Ibonnes vieilles pour en rapporter '^ quelque chetif & feruii Urrccin. ^\ SvR quoy repart l'vn des der- ^ niersarriiiez: Eftes-vous feula ne .1» ^ '. içauoir qui! elt beaucoup p. us ai- r ^ '' le daiUu.ir vne grande maiion 5 * ^' jCar bien qu'il y ait plus grande '^ qiianriré de valets en ces logis dç 'S 'loncTue eftenduë: chafcun toutes- 1' fois à plus d*ergard a ^ fauuer fa vie f2 que le bien de Ton maiftre. Mais les i' bon n\^s gens, Se qui font tousfeuls - te enlcfurs maifons cachansauecdif- e« jfimulation le peu ou prou qu'ils a* ont, ledefHndenc anec beaucoup lii plus d'ardeur, & legarentiiFent au- c! péril de leur vie. En fomme ie :;i m'en vayprouuer mon dire par va ^1 exemple certain,Garà peine eâ;ions^
Qv
-, . nous Z; retet
2JATRIESMI tlVRl I
ariiQcz dans^ Thebes Hep-
I j- ^ qu'en toutes autres vilK s a vollerj
. que comme nous chcjchjos quel-
, / que bonne aduetuiepariii v'e r-Êii*
I ^ pli'.nous dcicouuriimes en hn vu leurCa- ^,^ > r-x. r
changeur nomme r Cnrsieros,
* * homme richo en deniers; qi i de
peur d'eftrc emplové aux clîicet
& charges publiques , diffîmiiloit
fliiec bt-ancoup d'artifices la gran»
lîeurdc Tes moyens. Il le ttnoil
toutelîeuré dans vne petite mai»
fonnetrc, mais afTez bien gami^
mal'babillé, mais €[v\i defîous fci
liai 16s & lambeaux
greffe fomme d'cfcus.
Aiaiî nous trouuafmes bondi
faire noftrc premier cflay fur c©-
Huy-cy, afEn que n'ayans en teft(ï
qu'vn homme feul , nous deuint
fions aifément & /ans peine mai-
(Iresde toute (a cheuance. Et de
faidlnousconuenons à nuidlclo-
fe deuantfa porte, laquelle nous
ne tiouuafmes point bcn nyd'en-
leuer^njr de mouuoir aucuu^^iT.ca^
il
DE l'asne d'or.^ ni
encore moins de rompre, de peur
qu'au bruit de l'ouuerture coude
voifinaoe s a'Temblafl: pour nous
coui refus. Adoncnoftre grand ÔC
fublim capitaine f Lamathe/econ-
tî .nt en la valeur Se hardie (Te, four-
I falamaia tout doucement par va
: trou qui feruoit à ietter la clef aa-
. dedans, (5c s'ciforçoit d'en arracher
la ferrure.
Mais ce Chryferos , le pUis
31 càux viiain qui foie au monde, nous
j),,;fpioic dés long tenspfj 6c defcou-
;. aranc tout ce que nous fiifions,
leicendic tout bellctremcnc en
::»as auec le pKis grand filence qu'il
lyfut poffible, ÔC d*va grand ef-
o. tâuecvn clou bien long acta-
. :hala main de noftre Capitaine ^
a porte, puîslelaifTant ainfî cloué
:ommeen vn gii>etauec extrême
louleur,monre fur le toid de fa
:ahuie j & de là criante gorge dcC*
»ioyee, demande fecours auxvoi-
, ins,appellechafcun par Ton nom,
esaiuertitde ptêJre garde àcuxj
k publie par tout que le feus'elî
Lamé»
chdpar la mAÎn
te qu*il
rompait^
- QjATRIESME tlVRl
tout à coup priscTi fa maifon. Ainfî chafcundvs vcifms appréhendant leconfiudu danger qui les talon- ne, court au (ecaurs a la hafte. Nous voila doncques en doubte & peine de tuer ou d'abandon- fier nolhe homme. Or linimes nous, Jâvoye du milieu cerne la plus ex- pédier te ôc certaine. Nous luy couppons celle pariie par. où la main monte à i'e'paule, guidans le coup par la iointme du milieu, 6C
Terdlc Lilîanslale bras pendu, enuelopi.
ir^^, pons la playe de pluficurs hnges de peur que les gouttes de fang defcouuriircntlefâid &monft[ai* featnoftfe routée ceux qui nous voudroienr pourfuiure: puis em- portons à la defrobec le corps de nodreLainathe.
M Aïs nous qui ne fçauions guère bien le pays, eftonnezdel* grande tumeur qui dcfi^ trottoii par toute la ville, & cra gnans le daneereminent, force nous hit de prendre la fuictcEt luy qui auoit le
DE l'A sne d^or. 119
ccBur grande le courage haut ef- Icué, nepouuantnous fuiure afTez prompcemenc , ny demeurer der- rière airezfeurementj nous requit inftammcnc auec plufieursfuppli-
, cations»dolcances &c coniurations pâriadexrrcdeM^rs,parlafoy du ferment que nous auionsàluy, de
, Touloic garantir Se de tourment 5c de captiuité, noftre bon & fidè- le conapagagno d'armes Car à quel propos (difoit il) voudroit vn bia-^ lie voleur furuiure avant perdu \sl main pac laquelle feule ri auoit moyen de rauir & d\fgorger, qu'il cftoit allez heureu'x de mourir vo* lontairemcnt par la maind'vnd*
I fes comp4goons. Eccoihms pec* . 'fonnc de noûre compagnie n'a*»! { uoit le courage de commecrre ce?
parricide de guetîàpen s, il empoi*^
II gna de la main gauche fon poi- .. 1 g4iard : & l'ayant baifé plufîeurs!'^^^'^^ ^ y; Îqis, ïe l'enfonce dans le corps de î
touie fà puiil&nce. Lors .ayainsren-?»' ; iu th.QAneuc que nous deuions h ; a valeur à'vn û jnagaaninie Capir»:;
QV^ATRÏISME tlVRl
't«inc,iious cnuelopafmcf foigncu^
fêment (on corps en vn drap, & le
baillafnEiejcn ^ardeàla mer. AimCi j
noflre Lamathc à pour Tepiilcure
ceft clément tout entier. Ainficer-
tnina-il It: cours de fa vie par vn«
AiCtme fin digne dtfesYtrcus.Certcsquoy
^*P^ qu'Alcrme/'fuftextreméœiCCcou-
t^urtfd- ngeux , homme de main & de
reilU faid^iîne pur-iloncquescuiterle
fortitne* cruel appctic deForcune.Car ayant
vniour percé la maifonnettc dV-
iie vieille qui dormoic, il monra
en la chambre haute poar buti*
fier : mais au lieu qu'il la deuoic
eftrangler fur le champ , il ayma
mieux nous tendre au preallable
par la plus large fenetlreen bas fur
te paué^tous les meubles pièces à
pièce pour lescnleuer. Apres qu'il
eut hardiment & foudain exécuté
5obrauede(rcin,ilnc voulut mc(i
ne efpargnci le lia: de la pauure
vieille endormie; & l'ayant fài£l
roder du haut en bas , comme il
en voulue auOi ietter la cauuertu^
i€fn la eue ^ cefie mauuaife fcm*
DE t'ASKE ©'on." ne mc^ s'agenoïullaiit ^ Tes pieds,He- las (die cilejmon enfant pourquoy donnez vous les pauures hardcsÂ: Biilotrushiillons d'vne miferable Vicil ches, dans la mailbn delquels ceftc fcneftre relpond ; Alcime trompé parcelle cule, croyant trop de lé- ger cefte fourbe i ôc craignant que îcsbefongnes qu^il auoitdefiàiec- lees Si, pourroit encore ictter d'a- bondant, tumbaffenc par mefgar- de non pas es mains de Ces compa* gnons, mais bien chez quclqu'vn des voifins, fe pend à la feneflrc pour defcouurir ce qui eneftoit; principalement quels pouuoieac tûreles moyens decefleprochaû ce maifon. £t comme il regardoic attcntifuement de toutes parts, mais auec trop d'indifcrctio} ccfte ,. faudc vieille, bien q relie n'euft '% guère de force , Je pouflTa néant- ^^fiijj moins fi brufquemec ôc dVn heuri^^ '" -* fi lubit amfi pendant qu'ij cftoic - & regardant en bas tout eftpriné, qu'eue le f^ccipi^ dç M .feflçft;*
Q^ ATRTESME LI7R1
ftir le carreau. EclLiy,outre lah.iu- tcdiftancc qu'il y auoit, tumbanc aafîîdellus vne fort groiïe pierre, fe rompit les codes, Se fe froi{Tà tout le corps: puis vorr>iflant des ruilfeauxdefang, après nous auoîr conté (on adueniure, rendit lame peu de temps après , iàns endurée beaucoup de mal:&: fuiuantVexeiH pic delà fepulture du rofnommé, nous la donnafmes pour faire bon- ne compagnie au Capitaine La- maihe.
Ainsi noftretrouppçdemeo- rantvefue de deux hommes , Se delîà nous deportans de faire plus aucun effort dedans Thebes, pie- iions lechemindela plus prochai- tf rhu ne ville de h Platce, Là nous ren- rj^,„ controns vn perfonnage d'eftofe ' V ,.nort>mé Democharesi qui deuoic "' prefencer an peuple vn fpe public de ieux d'efcrime &plu-. Yicurs autres. Car lUftoit des plui ''îUtiflr^s Si mieux apparentez d| WvUle, pniilk'rtccn biens, extrême'».
«l'^iU libéral , ♦ôc^^aiTi^uan^^
fplaadeuc
DE l'AsNE d'oïl. Ilï
fplendcur de la qualité employoic Yoloncieis vnc partie de fonreue- nii à donner du pafTetempsaa peu- ple. Qm^ 1er a l'homme d'efprital^ lez capable, alTez difcrt & fufEfant pour expolcr en termes formclf routes les diuerfcs fortes d ani- maux qu'il delfcignoit de prefen- ^ j ter ? Il auoit d'vn collé des plus ! brades tireurs de toutes fortef ' d'armes , des efcrimeurs de main fimcufc ; de l'autre, des veneurs parfairemenc duits & façonnez à touteschalTes; & d'vn autre enco- ' re, quantité de criminels qui defti- nezi !a mort deuoyent feruir de curée Ôc de gorge fraifchc k aux belles lauuages. Il auoit faid dreA ' , fer vne machine de planches & fo- liues enchambrécs Tvne dans i'au- ' rre, percée à iour , compofces de ' pliificurs tours à guifc d'vne mai-. ' ion qui fe;roule, & toute ouura- gée d'vne gaillarde peinture, pour y loger ceux qui voudroieni auoir le pailîr de la chafle à venir. Mais quel nombre en outre ôc quelles
L
Q_y ATRIESME l'ivre
faces daimnaux ? ioin6fc que pour enrichir & faire mieux valoir Ton fpedVacle , il auoir mcfme impe- trcde la luftice plufieurs illuftrcs 6c grollès teftes condamnées à la ixiorr.
Or cntr'antres meubles exquis qu'il apparcilloic pour celle fpe- cieufe magnificence , ilemployoic toutes les forces de ion pairimoi- ne pour recueillir vne grande qua- tire de paires d'ours.Car ourre ceux qu'il auoir de longue main pris à la ch^iTe, outre ceux qu'il auoirache- ptezà prix l'ar^ent,il en nourrilToic aufli bon nombre que Tes amis uy au >ienr donnez, & les gardoitauec beaucoup de foin pour les produi- re en cefte montre. Cependant ce nche & fomptueux appareil de l paflTe- temps publics ne (çeuc eui» tei lesyeaxnuifibles m de l'enuie. Car lefdits ouïs ennuyez dVne û longue capriuiré , amaigris par les chaleurs de l'eftc , allancruis d'vnc continuelle & paredeu'en viefc- deatàire^& fÎDaûmenc cnuahis dV«
I
DE L' A S N E D* O R. I1&
ncfubiteo peltilence , moururent quafi toiisic? vns après les aurres. On voyoic partouc eftendus emmy les rues plufieuri p beftiaux nau- frages de corps viuans encore à demy. Et le pauure peuple , quç k nccedité contraint chercher fans aucun choix de viandes, mef- me('es falcs (upplemcns & man* ^eaillc gratuite pour ralTafier Ton ventre appeti{fe,couroit de toutes parts pour en auoir chacun fonlo- pin.
La deiïus ce Babulc & ^^J Tour nous ad ifons d'vn fubiil cxpe- a^^f^y dient. Nous emportons au logis /)^^^. le plus grand ours qui f. ft entie^^^^»^/, les autres comme (ï nous reuffions voulu manger : & la chair fftant fort b)en dLfpouiilée de la peau, nou«î en ferrons diligemment les onoles& la hure 5 la laillànt enti©»- reiufquesau chaignon du col gra- cions fort & ferme le cuir tout à i'entour , &c l'ayans faupoudré de cendres bien menues, le faifons lé- cher au Soleil . Or cependant qu il
Q^ATRIESME LIVRH
fedelcraflTe ôc denTeche par les fiâ- mes de ceftecclefte vapeur, nous nclailîbnspasde nousfàoulcr au- cunefoisdefachair j ôi nous obli- geons ainfi l'vn l'autre pour exé- cuter l'exploit que nous meditiôs: Que l'vn d'entre nous, qui deuan- ceroitles autres en fore e,n on tant de corps comme d'efprK , & qui fuft fur toutes chofes homme de bonne volonté , s'habillaft de cefte peaUjContrefift l'ours ^ & fe laifTaft porter chez Democharésj puis à la faueur de la nuid nous donnaft entrée là-dedans.
Plufieursdeccfte tref-yaleureu- f e compagnie furent par cefte fpe- cieufe apparence poulfez à courir ce hazard:& fur to'' autres qThra- n** v'Meon choifî par les voix detoute ^9mrs la compagnie, s ome a taire lellay & courir le hazard de cefte dou- tcufe entreprifc. Il s'afFuble de cefte peau maniable & douce à la main, tenant la meiileuie morgue du mondc.Etafîn que Ton ne peaft appcrceuoir aucun vtfti^e de le
DE l'AsNÏ d'or. /I5
decouppure , nouslay reprirvions' les excremirez auec vne coufturc bien délite , & Iny rabacoiiç genti- ment le poil d'alencourfur ta fente de la iointure , bien qu'elle full fore petite. Plusluyfailbns paffer ^' la ce fie par oit nous a jions couppé ^M celle de Toi^rs vers le chai^non du l'^^col -, &luy faifans de petits trous •^ pour refpircr au droit des narines '^ & des yeux , faifons defcendre no- ".ftre vaillant compagnon en vnc caue que nous auions loiiée à ceft effè(ft pour vne pièce d'argent, de- dans laquelle il ie fourra de gaye- tédccœurainfîtraaefti qu'il eftoit' oCnbefte,
i/^ut queftion d'en venir à bouc. ,;j Nous empruntons le nom dvn ,, certain Nicanor nacifde Thrace, ;, qui s'entretenoic en fort bonne' ., imitic auec ce Democharés .•& ^ontrefaifons des lettres pour luy 'reacroire quefon bonamy luy iedioit les prémices de fa chafle our faire honneur aux ieux qail
L iij
né ^
Qj^ATRIESME LIVRE
vouloir preffnier. Ec comme la niii(5l fur deCu bien aduanccc,abu- Taiis de la raueivr des cenebre^nons 'p e(entons Tbfafylcon a Demo- cliarrs aucc ces precendues lettres» de Nicanor. De'nocharrs admi- laiii la grandeur de celle befte , Ôc lootrelioiiy de la Iberalicé Je fou conrikhernal laquede venoic r fi bien à propos; commanda foudairi que Ton tiraft dix cicus fde Tes cofîres pour le nous donner , ^ BOUS porteurs de H ioycufe nou- uclle.
Alors , comme tia nouueauté poalfeordinairemenles arfedions deshommes à courir voir ce aui furuienc ^ r;.-.^iouiite , tout le
inonde conflaoit auec eftonnc- ment peurauoirla veuc de ladite bcfte,& noftreThrafyleon, pour empeTcher qu'au eu nedefcouurift la feinte , prenoic fa courfe alTez finement contr'eux auec vneim- petuoficc pleine de menaces. Ec comme tout le peuple l'eftimoic d'vnc commune voix bicia-heu-
DE l'AsNE d'or. 114
I rcnx, de poauoicapies vue fi gran*
, de défaite de Tes beftes , par vn nounel accroift conrrequarrer en
] quelque façon la violente de For-
' tune-, D:;'mocharés commanda fur
! le champ qnon eamenaftlabcfte dans fon p rc auec les autres , dc
! qu'elle fuft ftiigncufementtraittée.
; Mais moy repartant ; Gardez bif 11 ( ce dis je ) Monficur , de mettre
! ccll beOe harairée , p^r. la chalcut du Soleil & longnci^r du chemin, V pnrmy les autres , qni mefme "k ce que i'entens ne Te portent
; guercsbic. Que nechoidiîez vous pluftoften vodre maifon quelque lieux X ouuen ôc bien acre; voire
jmcfme proche de quclc|l^e mare à la ftaifcheur ? Sçauez-vous pas
i bien que cefle efpccede gibier ai- me y le fort des hal'icrs, la moiteur des caiiernes , la fraiTcheur des col- lines; 5^ cherche toiifïoursà fe pa* touiller dâs quelque plaiiànre fon^ taine?
Demochares efmea de telsad- uertilTements , ôcfç ramenteuanc
L iiij
Q^'; ATRIîSîiîr LlVRl
2'iis le nombre des beftes qu'il aiioit ilasvnc perdues, nous permit ayfcment de (Afie, louez ceftc caue pour noftre ours prétendu , & le loger merme rû ' bon nous fembleroir. Ma s (ce dis- ie) nousfommes aufll tous prefis de coucher icy deuant ceftc caue toutes les nui(às, pour donncrpius commodément à fcs heures z \t boire & le manger ordinaircàceil animal tecreu de la chaleur 5c du chemin qu il a fai6^. Il n*eft jà be- foin que vous preniez tant de pei- ne, ce dit-il j mes gens font dcfià prefquetous de longue main ac- couftumezà nourrirdesours. Ce- la faid nous prifmes congé > puis fifmcs la retraite.
Quand nous fufmes hors la. ville , nous apperçeufmes vnce- metiere a loing du grand chemin à Tefcart. Là ; pour y ferrer le butin que nous efperions faire, nousou- urifmes des bières à d^my pour- ries de vieillenfc & moifi^rurc , eC» quelles gifoient des mores pref- que defià réduits b en poul Jre «Sc
DE L* ASN F X>*01t. rif
cendre: ^faiiianc /adifcipline de noftre fede , efpians la plus obfcu- re raifon de la nuid , lors que le fommeil furuenanc empoigne plus ferrement ôc accable du premier heure les corps Se les efprits des humains , noftre trouppe fe pre- fente comme pour quelque aflî- giiation de pillage, auec les armes au poing deaant le logis de De- mochares. D'aillears Thrafyleon ichoifidant fort àptopos le temps >,^_ ^^ ,' & l'heure commode pour de/ra- y^^y^o^ . » ber; fe ietce hors de fa caue,marrar- fatre ce 'jfe quand &- quand à coups d'cf- î*''^^'*' *ipee toutes ics gardes qui dor-^^^"' ^ nioientprés deluy , voire le por- jtier mefme : lay prend la clef , & ^Jf^'^'n^ *|nousouure la porte. Nous conuo- com^a. jjlons dedans : puis il nous monftrex'^tf^î*'*^ 'j,vne garderobe où le foir précèdent " il auc^it veu fetrer grande quantité d or & d'argent. La porte fut in- ^ continent enf^nceeparTefFort de 2^'^*' la muldtude que nous efliôs. Alors- ie commande à chacun de mes copagnons , d'en emporter autant
L V
qu'il pourroit , & le ca.herprom- ptement de.^ans le? repuichrcs de CCS très- fide'e-ftrc'pafTz; pais ac- courir derechef (5c par diuers vova» ges butiner ce qui (eroic poŒblrt que pour le bien ôc feurtré d'vn cliaciui ie garde lois l'en née de la maifon, c durant leurs ailées la face de ceft ours prctendu qui rodoir de chambre en autre par touteli maifon, fennbloit fort com- mode pour donner l*erpoujnnte à ceux de leans qui Ce relueilleroienc au bruk & voudroient faire con- trequarre. Ec de fai(Si , qui feroic rhommejquoy que vaillant 6c fans peur, qui ne piint fbudain la fuitre, principalement de nui contre d'vne (î grande & effroiab'c belle ? qui ne fe renfermaft vifte dans la chambre j & ferraft la porte auverrouiî?
Tout cela s'eftoit fort bieti por- té iufques ^ prefenc ; mais voi^ cy qu'vne rriftc aduenture gafta soutlc royftcre» Car comme i'at-
tendois en fufpens le retour de ^^ ^, mes compagnons , vn petit ma- let de raut de valet quis eftoitrerueilicde couure fuifault à ce bruit , s'cfcoula tout '^^^^Jj
j bellrttcmcnf, puis ayant apperçeu ^fj//^ la bcfte , qui couioit librement çkâhre de haut en - biS par toute la mai- en au^
. fon, il retient Ton haleine , tourne'''^.
le pas fansfonner mot j & s'en va
t rapporter ^ tous ceux de la mai- ^ , ! r^^ ,., . , . -. me la y'
Ion ce qu n vcnoit ne voir^ Iiicon- ^^^^i^i
tinent voilà toute la m^aifon enal-
larme: les feruiteurs s'attrouppent;
les ténèbres s^efclaircilTent à force
de chandelles , de flambeaux ,tor^
ches, falots , cierges &: autres lumi-
naires.chacuii «'aime : qui d*vn ba-»
• âo,quid'vn efpieu , quid'vnepiC' Leife^c
: que, qui d'vne lânce.ïls barriqment ^t^^**^^
hsaduenués , ô^ pour arrtflercefle '^'^ ' *
mauuailebcfle , haUrt après elle
quantité de limiers, de maftjns, de , -
barbets , & plufieurs meutes de/^^j^_^
chiens. chieau
Comme îevoy que le bruit fc
renforce , ie tourne -le do"^ èc euit-
îel*maifon: mais caché dcirieig
Q^ATMESME livrï la porce ievoy noftre Thrafyleon quifaifoit merueilles pourfe def- fcndre contre les chiens. Car bien qu'il touchaft defià les derniers- confins de (a vie, tant y a que fe re- fbuuenacdcIoy,denous, &• de no- ftre vertu couftumierc , ilcontrc- luttoit encore les effortsde c Cer- bère duquel ilievoyoit roiu prcft d cftreengloccy. Enfin fouftenanc iufqu'au dernier fou^pir de fa vie le pcrfbnnage qu'il auoit volon- rlleur tairement emprunté , ore fuyant, r/ch^p-^ orefaifanttefte , par plufieurs re- / uers defguifemens & fubterfuges, encore Ce fauua-il hors deUmai- fon. Mais helas, jaçoit qu'il euft fon corps defFendant acquis fa li- Xeschics ^^^^^» ^ "^ peut-il euicer l'outrage fis de. delà mort. Caries maftins du voi- ^/""^ fînage acharnez à la proye faillie ^'''^'^^'rerctousen trouppe ,&re pefle- * * méfièrent auec ces chiens de chjC- fequifortisde la raaifao pourfui- woient la befte d de fotlon^e. Ce fat Iqis que ie vis vn pauuce & tu-
"^"
»E l'As NE d'ok. uy nefte fpedâcle ; noftre Thrafyleon enclos de toutes parts alîàilly dVne ne quantité de chiens enrageZjdef- chiré d'vne infînicé de dcn-tees & morfures»
Eu fia ne poauant pius outre endurer ce defpit de creue-coeur, ie me iecte dans la foule: de n'ayant autre moyen d'aiïifter cachément ôc fous-main noftre bon & féal compagnon d'armes Je defcoura- geoisainfi les principaux cheft de cefte quefte : O la grande & nota- ble mefchanceté! hà que nous per- dons vue rare Se vrayemét precieu- fe befte ? Neanimoins cefte rufe neferuitderien à ce pauure mal- heureux ieune homme. Carie ne^^*''"''* fçay quel grand ôc robufte vilain^*'*' ^^ iortaotdechez Demochares ^^^^ courage: vn efpieu, l'enfonça danslafrelTu-^. i re de noftre ours, Vn autre en fît '
de mefme : puis vne infinité d a»* très ayans fecoué la peur qui les auoitefperdus, le viennent colle- ter , flattèrent à coups d'efpees. Q^oy ^ue foii Thraify leon ^ L'hoa- ,
Qv A TIIESMC tIVRE
iicur de noftre e fadion, rendant Tcrprit dignes certes d'immorta- lité, Te monftrafi patient , qu'il ne vouluft iamais ny crier ny huiler^ f de peur de loprc le ferment que nous auions enfemble: ains defià tout dcfchiié par les dentées des chiens , & chaircutéà coups d'eC^ pieux &c d'efpees auec vn mogilFe- menc conncfaidl & fremilïèment beflial, fupportanc d'vne verre ôc genereufe vigueur fa prefence ad- uencure, {ercfcrua g cefte gloire, & rendit l'elprit au deftin qui le . forçoir. Si auoit-il donne tclîe ef- '/. pouuante à toute l*alkmhlee , que luiques au poindt du jour, voue ^'C faux ^^-j nefijftbien haute heure, per- " • fonnen'cfa iamais toucher feule- ment du bout du doicr cefte befte prétendue, qui neantmoins gtloit parterre 5 hors rais quVn certain boucher vn peu plus hardy que les autres,ayant d'vne taillade ouuert îc ventre de Tours, defpouilla no- ftre magnifique larron. AinH per- difsQCS-aous Th4'arylcon ^ mais û.
DE L Ascii, d'or. uS ^
n'en perdir pas (a réparation. Pour- ^^^ ^«^ 1 ce croulTins à!a hafte le bagage que ^^^-^ ces fi ielles treCpalFez nous auoienr y. ^ Cl bwn gjr.^CjUous forçons an g'and^ • '
pas hors d^s confins de Platée, nous ramcntepantà thafque bouc de cha.-np ; Qu;à bon droidt l'on ne trouue plus de foy parniy les viuaiis , attendu qu*en haine de noftre dcfloyautë elle s'cft retirée chez les morts aux enfers. Or a« ,,».
uons nous en fin , tout las & rom- Ifr
pus de la pefanteur denos Fardeaux ôc rafprerédu chemin , ayansen outre perdu trois de nos compa- gnons,apporté ces hardes que vous ^oycz. 5^^^^
Apres ce difcours ils prindrent ^p^x^i^ des couppesd'or , y beurenth du i^^^^. Tin pur, & l'ofTcirent à la mémoire de leurs copagnonsdefundtsjpuis ayans flatté le Dieu i Mars auec certaines chanfons , prindrent va peu de repos. Adonc ceftc vieille nous donna delà paille d'orge en abondance & fans mefure: de fa* ^OQ
Qj^ ATIklESACE Lir BE
fa portion & la mienne , penfoit auoir fiidt vn repas de K Prcftres Salicns. Et moy bien quci*eu(Ic toufioLirs mingé de l'orge hache menu , ôc 1 venimeux pour eftre trop vieil couppc : accule contre vn coing , où l'on auoic ferré le re- ftedupain de toutela compagnie, l'exerce à bon efcrenc ma gorge quelafaim m'auoitgaftee , & dé- mené fort & ferme les marchoires où defià m les araignées comment çoientà faire leurs toiles
La nuid eflant bienaduancee s*fn ré- mes yoleuis efueillezn dcfcampët j uont ^ &s*equippent en diuerfes manie- i I4 fic' res.Laplufpart armez fctransfor- I mu*^^^' ment o en fântofmes , & fe iettent « en campagne au grad pas. Cepen-
dant l'extrême enuieque i'auois de dormir , ne me peuft empefchec de mafcher de toutes mes dents» Et bien qu'auparauanc , lors que i'eftois encore Apulée , iefortiire de table après a-ioir mangé vne miche ou deux : alors contraint de m'accommoder à la capacité àc
DE L* Asif E D*0 R. XI9
^^n ventre fi creux & profond.ic ^ coroe.jçç Commci*efl-oKpncore fur cclw befongne , ie fus bien eftonnéc^eleiourme furprit. E: finalemen^^oulfé d'vne p vergon- gncafiiefqi^ ^ bicnqueie nefor- lilTc fioon migré moy , ie viens edancher ma i>if ^u plus proche ruilîeau.
Peu de temps tores voicy re- ^^ "^ uenir mes voleurs biwi farc'nez &c ^^^^ dolents , fans apporter aucun Far- f^^ deau , non pas mefme vn cheiif '^^. haillon rains feulement auectou- f^f*^^* tes leurs arme*, anec tous les ef- forts dclcur fadtion, n'amenoient qiî'vneieune damoifcile laquelle ^^y aiioit les traits de vifage fort inge- ^^ ^^^ nus & libéraux , la façon honora- ^' p^' ble; & félon que fon eftat 6c gra* f^tf^' uitéle donnoit i cognoiftre, fille '^' de quelque feigneur du pays (fille certes quVn q telAfne que moy pouuoitbienconuorrer) fondant en larmes, fedefchirant &feschc- ueux 6c Tes habits. Ils la menèrent m
- Q^ATRÏESME LIVRE
enleurcaoeine , & exrenuan^^j
^-'aJpH. paroles \t% n)orirsclere$ JcMi'"'"^:
rent ^ Alleuiez-voiis U belIcfced^'C"^-
d^J^^^c Us) que peironiie n atrent^^ ny fur
{on U- ^''^^^^ ^^^ » "y ^"^^ voftffPu^iciré'
ncur, P^f fez Seulement auec ^rience cc-
fte brefue caprjuité.^o^r noUre
prohr, la necefîîré n ^^ a poulfez à
cefte ligne. EncorH^*^ ^'
ioip"«fijrt auares. '^ ne fe feront ils
pas beaucoup piicer l'oreille pour
tirer de Icivs threfors la femme
qu'il faut pour la rançon de leur
Xan^.
Telles & fcmblabîes baucries
f au lieu d'appaifer jie firent quac-
croittre la douleur de la Damoi- lelle^qui mettant la cefte enrre fes genoux , defchargeoit à force de f larmes Tamerrume de Ton cœur.
;;/:^/^fMais nos voleurs faifans venir la |.^^../.-. vieille, luy commandent saiTeoir leur *"F^" ^'elJc , & l'entretenir des /v/tf/Z/^r. P^LïS amiables Sc^racieux difcours qu'elle pourroir. Puis s en allèrent àroidinairedclcurfede. Neant- IH moins quelque paiolle que celle
DE l'AsNE D'OR^ IJO
,icillocepeuc tenirà lapuceUe, Ci ntf Içeuc-el'e iamaiç arrefter le cou- rant de Tes pleurs »ains hulant plus forcA' Te chocqiiant les inteftins a- uec de ^ros foufpirs & fanglotsn^e 'fie aufifi pleurer, r Ponrrois-jc bien h las(cedi(oic-eUep moy pau»'^ miferable m'abftenirde pif •"*^,^' viure lîiefme en ce n^^ ^
horsdenoftferr-^o"'^^^"§'^^^. ^bonsparen-, de fi chers domefti-
ques &: reruiteurs,deaenueU proie
'& l'efclaue d'vne Ci malheuceule
rapine, feruiîement enfermée dans
cefte p jifon cauerneufe , fe^^^^ ^^^
toutes le^d'''"''^:" p, .r
Ciucaesiefuisefleucedé^ ma naiU
(ance , ployant le col dellbus le
meurtïier coutelas de ces boU"
i chers, & n attendant que le coup
I de !a n3on,parmy tant & de (î grâds
I voleurs , parmy cefte horrible
' trouble de bandoliersf
Apres CCS lamentations & ge-
«îiflTemens , la Damoifelle niiattec
delafîîcude & de corps & defprit,
ifJCé d« fi fouuent allonger &c le
QVATMESME LIVRE
col & la gorge , laiffà finalement glilTerle (omme dans Tes yeux al- languis. A peine eftoic- elle endor- mie, que fcrefueillant de fjrfaalc âguifed'vne forcenée, elfe reconi' niença de s'affliger plu ^'^actre la poitriiieà grais coups c poi.,^ç ^ & meurtrir ce délicat & mi.pon ,.r^^ç^ £j commela vieille laydemana,,^ pour quelle caufe elle renouuelloit fe*; plaintes & doléances j voicy ce qu'elle ref- pondoittjrantdegros foufpirj du BUe fe^fl^l ^^^^^ ^^ ^on eftomach : H^ reieuld ail 7^aj"fenant, c'eû maintenant
que le iLi-.^. ji^ -^..^ • -,
• *• maintenant perdu toute efpeiai/- fftm. cedeviijred'auancage,ilfaiit que déformais ic face eftac de choifir vn cordeau , ou bien vn poignard, ou pour le moins quelque préci- pice.
La vieille toute courroucée luy commande là delTus d*vn vifage plein d'aigreur,dedire ce qu'elle auoic à pleurer ; & pourquoy Ci foudain après (on repos elle reco-
Di l'A SNi d'or. Xjl
mençoit /eslamcnrations. Qupy? (dilolt-cUe) auez vous eniiic de frauder mes ieunes hommes du profit qu'ils cfperent de Toftre rançon ? Que (î vous paflez outre, iefcray tout à ceft' heure, que no- nob(^antccs larmes , dont les vo-» leursTefoucienc fort peu, vous fe- rez bruflce toute viue. La Da- moilelle eftonnée de cefte paro- le,& luy baifani la main : Pardon- nez moyie vousfupplie ma bon- ne mere(ce dit ellej & vous fouue- nant de l'humanité qui Ce doibc trouuer entre les hommes , don* nezmoy quelque peu de confort en cefte mienne tref dure condi- tion : car ie ne puis croire, qu'a- yant atteint cefte blanche & fain- te vieil lefTe , vous ayez defpouillc toute commifeiation. En fomme efcoutezvn peuledifcoursde ma piteufeôc tragique aduenture. Vn ^f'^ '* beanieunehommcjle plus appa- ^'fiours rent entre ceux de fà lignée , tant ^^ fi^. agréable qu'il nyaperïonneenJa '^«^W« ville qui ne le vueille adoptw ???*?•
Q^ATMESME LIVRE
f pour fon fils , cjui m'eft counn gcimain,& n'a quenoisans plus qiicmoy, nourry & eileué dés Tes premiers ans auec moy , qui m*a tonfioiirs cftc compagnon infcpa- rablc ôi. de chambre & de couche fuiuanc i la fain^e 6c charte afFc* ^ion que nous auon^' mutuelle- nientl'vn à l'autre ; qui m'eft dés longtemps v aueclecon/enremct de mes parens obligépar promef- iedemaiiage , dont les conueunos font mclmes pjdces par contraé^, & n'en rcfte pl.us que laconfoni- matioD j accompagné d'vne ^nn- de mu citude de nos parens & al- liez, facrifioit pluheurs off-iindes aux temples & lieux de deuoiion. Toute la maifonionchéex de'aa- lier«_,c!aneà force V de flambeaux comme en plein midy , chantoic noflrezHvmenee Alors ma pau- ure & malheureuse mère me te- nant en fon giron m'habilloit en clpoufee, & m'cnue-meflant vnc quantédeabaifers plus doux que micI 9 fe Êufoit accroire «qu'elle
DE 1* AsNH D*OR. ï^t
me voyoic dclîa merc de beaux cn- fans : Comme voicy foudain vnc iiouppe de bandoliers viennent à guie de furieux gens-d armes , ÔC prefentans la pointe de leurs ef- pcesbrillanresàla lueur du Soleil, ne s'amufent ny au (ang ny au fac; mais fondans en gios comme va flot ou nuée fe iettenc de plein fault dans noftre Chambre; Si fans qu*aucun de nos parens leur fîA conrrequafre, nymetmetant {bit peu de redftence, m'enleueniàde- mv-morte d*e'pouiiante d'entre les bras de ma mcie couce cfFct- y"éc.
Ainfi voilà nos nopc es troublées comme celle? de la fille b d*A- thiax anec Piriche , & celles de Dmi Prote/îlas. Mais qui pis cft , ievoy rlles^if' renouueller, voire mefme accroi- flige ftre mon malheur. Carîlmeicm- pl^s i bloitn'aguercscn dormant , que /Wf4- l'on me tiroicauec violence horsde Jton noftie maifon, hors de ma cham- dvn bre , hors de monlid; ç\utVoQ fienfin* m'emmcnoit par des ^dcferis inac- g*
QjV ATHIÉSME lIVRf
ccflîbles, quei'inuoquois le nom de mon pauure& malheureux ma- ri :& qucfi to(t comme il fe trou ua fturé de mes embraÏÏemens , enco- retoutmoifte depcrfums, & cou- ronné deguirUndes jilmefuiuqit àlacraceainfiqueie m'enfuyois c par les pieds d'autruy. Ec q ue com- meilrcclamoic Taide dupeuple, fe plaignante haute voix qu'on euft rauy (a belle maiftred'e j vn d'entre ces brigands indigné de le voir (î importunément couiir après mov, prit vnc pierre deuant Tes pieds , &c ^uamonpauurcicuneferuireur.La cruauté deccftevifion m'arcfucU- lé de fur fa ut. Ld Adonc la vieille accompagnant
'yieiSe fes larmes de quelques foulpirsi Id corh- CourageMadamoifelle(ce dit elle) f^it» & quelcs vaines d fîdtions des fon- ges ne vo' eftonent point. Car ou- tre ce que l'on tient les images qui fe pceienteni durant le repos du iour cftre faulTes & tromperciïesi au(E celles qui furuiennent de nuiâ annoncent bien fouuent de ';
rcbouif.
DE l'A sni d*or. 155 rebours de ce qui nous aduiët. Au demeurant, pleurer^ dire battu, aaoir la go:ge couppce, font au- ciinesfois prefagesde gâing & de profperité. Au contraire , rire, fe farcir le ventre de douceurs, de dragées Se confitures, fongcràla volupté vénérienne, predifenc tri- fteffe d'efprir, langueur de corps, dommaç;e , ou quelque autre affli- éiion. Mais ic vous veux vn peu defennuyer par quelques plai(ans difcours &/contes de vieilles def- quels on m'a jadis bercée, ^ Il y auoit en vne ville vn Roy *, ^ -A ôc vne Roine, îefquels eurent trois » filles belles en toute perfedrion.
amours
Or les deuxaifnees, bien qu'elles » ^ falTent extrêmement agréables & ., * devifa^e & de taille, rantvaque^,^ T
'on n'cftimoit point le difcours de pr r^\ 'homme incapable de leur pou- -^^^-1 uoir doner lalouange qu'elles me- ricoycnt : maisla difette & pcnu-^ Seautf] rie de Teloquence humaine Tre/;;^«- pouuoit exprimer ne fuffi{ân\mêt Itère de coIlaudcrlarare&iingulierebeau-P/}f4f,
M
Q^ATRIESME LIVRE
té, de la plus jeune. En fomme beaucoup de compatriottes, beau- coup de riches Seigneurs eflran- gers que le bruit d'va fi précieux joyau côuoquoit de toutes parts à l'enuy jdemcuroicnc comme tous* ftupideSjVoyans celle parfaire 6c du-toutinaccefîible beauté: de fa çoii /; qu'aprochans lamaindroi- W dtedclcur bouche, ils pofoient le doigt indice furlepoulcecilendu, & l'adoroient auflî religieufcment que Venus mefme. D ESI A le bruit couroic parles Zidorêe villes & prouincescirconuoifines, l^gtiife que U Deelîe engendrée des on- deVe- des bleu-vertes de la mcr,&:nouc- ijWMf. ricde l'humeur des flots ccuman dont efloit dcfcenduc du ciel, & fous rhabic dVne Damoifelle fe îèi^ foie defiDrmais voir en terre: ou pluftoft, que nagueres par vn nou- ueau; germe des eftoilles celeiles, ^non la raer, ains la terre auoit pro* duitvne autre Venus aucc la fleur de fi virginité. Ainfi croilFoit de iour à 2ucre Topinion de ceAe
B E l'Asne d*or. 1^4 n >
meruciUecla monde -, ainfideliàla '
rumeur en auoic abreuué lesifles voilîncs, beaucoup de contrées, '>
vûiie la meilleure partie de l'Vni- ners : defià plufieurs accouroient à eiaiiics journées des plus eflon- r^^^ snez conhns de la terre , Se des ex- • i- tremes bornes de l Océan , pour /■ voir î'vniquc beauté defonflecle.^ Perfonne n'alloit plus ^ ii^Paphç, perfonne ne pafToitplus à Guide, peifonne ne na-jigeoit plus mef- me en Cytlieres pour.faire Tes de- uotions ii Venus, On diffère les fa- cîilîces de la Deeflfe par meipris^ I
on ne fréquente plusfestemples; on néglige les lidbs dédiez poux le» effigies d'icelle ; on ne tient plus conte de les ferrer auec reuerencc es /à :rifti es jfes cérémonies de- meurent en arrière; on ne couron- ne plus fes images j plus d'offtan- j des fur fes autels 3 on ne lesvoid | plus que fouillez de cendres froi- j des. On feprofterne à genoux de* ua nt cefte Infante : on n'iq^que plus la Majefté dVne Ci grande '
M ij " '
Q^ATRIESME LIVRE
Decfl'e qu'en U face de cefte créa- ture : & fi toft que la Vierge fe monftre au niaun,on fait foiibsle J nomd'icellc plufieursPacrifices & fcflins en l'honneur de /Venus ab- fente. Et defià quand elle marche* par lesrucs, toutle mondelafuit en procefïïon , les rues fe ionchenc . de fleurs &gaitUndes; on luypre- »
fcnce force feftons, force couron- nes; on l'adore en fomnie à guife '• de Venus. I Cet outrageux & detaifon-
nable tranfporc d'honneurs ce'c- J (tes ùdô: k ; l'endroit d\ï\e fille
j > mortelle , picqua outrcJienc le i courage de la vraye Venus qui ne
I pouaant foufKir cède indignirc,
1 hochant la cefte ôc fretniirant du
I plus creux de fes entrailles feprint
à dire àpanfoy: Voila donc wl'an' ; Tde^ite cienne mère de toutes les chofes I ttborri- qui font en nature , voila l'origine i iUsme» éc la foucce de tous les clemens, \ U4ceSt ^oilà Venus nourricière de l*Vni- uers,«^^cc laquelle vne fille humai- ne veut partager l'honneur de
11
DE l'Asne d'or. Ij5 mi dinine majeftc / mon nom en* {^ranédans lescieux eft «Icformais profane par des fouiilnres terrien- nes .' Les hommes doncqaes de- meureront incertains 3c douteux fic'eft moyou ceftecy qu'il faille a-loreren comuuau lieu de moy?
, Vne pucclle qui porte defià la mortenire les dents, fera^eile ho- norée de tuefmeitrjage quemov?
• Qooydonc; «ce berger de qui le grand lupiter a fi bien apptouné
' la iuftfce Ôc la foy, m'aura pour néant prefcree à de fi puiiïan tes deedtfs ? Ha que ceftc gala n de, qui qu'elle foif, n'aura point rani à Ton
, aife vfurpé les honneurs qui m'ap- partiennent (aasque ie m'en rcf- iente /lem'en vay la faire repentir de celle fiennc illicite beauté.
LAdellus elle appelle Ton fils, parU ceft 0 empenné Si. adez téméraire; f^mipr qui par Ces mauuaifcs complcïios re de ù éc pcruerfe nature,mcfpnrant rou- fiJs Ct4' te bonne difcipline , armé de flam- piJon. mts5c deflccheSjnefaitautïil^iho» fe que trotter de maifon en mai- M iij
Q^ATRIESME LIVRE
fonj qui defbauchint tous It s^hon- nettes mariages, commet impu- nément toutes les mefchancetez du mond^e, & ne faitiamus licn^ quivaille. Or combien qu'il fyft! de Ton propre naturel alfc-z fretil- ! lantjfi ne laide cl'e pasneanîmoins de l'aiguillonner de paroles ^* Iny mettre plus de cceur au ventre. EU le l'emmené en ladict^ ville ;luv «y/^/V monflrePTychél^car ainlî s'appel- cirfi loit riofinte)luy fait tout ledif- muid- cours delà jalonHe qui s'cfloit for- mée entre elle ^ Pfychc pour lecr i»- J commune beauté ; puis roufpiranr
! n; ^rgemiflânt auec vne eftrange in-
À dignaiion '.f Parcelle mienne ma-
y ternelleafFe6lion (ce-dit-elle) par
I' te con- l'obligation qu'à le fils à ia mère, I wreà parles douces blefTures de la^c- ym- che, par les ^emmiellées bruflurcs ^ednce, de ce(leflamme,ie te prie pt ens ve- futs geance ,maisvengeance toutecn- tiere de Touirage qu'on a faidl: à :a incre.Venîie moi par l'honeur eue tu n^doibs, refte contumace Ô£ rebelle beau:c. Fay moy ce plaifiri
r
I
D E L*A S N E d' O R. 1^6 ]]
d
cfperer, acrgréemoy de ccfte-cy; que cefte fille deuienne efperduc- j
mentamourachéedu plus mifera- ble homme de la terre, qui Toit rui- né d'honeur Se de biens Jndifpofé âsCà pefronne, toiu le mondeil nepuidecrouucr fon pa: eil en mifcre.
Ainsi parlàVenus; puisayanc à pleine boiube rouuent&: deg'iî- de affedion baifé fon fils, elle Ce 1 retira vers lerinaG^e delà mer. & Se refi- .'delà plante de fcs piecis rofins^ ye cnLi .1 douillets Te prie à cheminer fur r\sL mer. 'plus haute rofee âcs fiors de VO- ,cean. Defià s'efloit elleaflireâu '
.pkis creux de la mer, comme tout (îuciain les compagnies marines iniertenten exécution ce qu'elle , 'commence de vouloir ainfi que is'elle l'euft des long temps corn- ^ j j'madc. Voicy venir les filles de Ne- ^"^^^ ,| I ree chantans & danfans à plaifir. ^^''" | ^-/Portun nuccfes grands cheucux ^^P^'^' \ ÔC bavbe blen-pcrfc. t Salac^^or- '^ ^^ tant fon tablier toutpIrindepoiL ^^'^'^»
M iiij
è
Q^ ATRIESME LIVRE
fons. Le 1/ petit Pala^mon cheuau- chant vn Dauphin. Les tioiîppes desxTritons fendent la mer de routes parts : Tvn Tonne dojce- ment de fa conque bruyante ; iau-» tre nageant dclFous vn ders ou gar* de-col de (oye fe garcnnt contre l'ardeur du Soleil (on ennemy, vn antre porte le miroir deuant ^a Dame, & d'autres encore la vien- nent rrouuer en leurs chariots ôc cartolll'f. C'cft ia compagnie qui fuiuoit Venus, quanJ elle ierrou- menoic ^ trauersla mer Ôccane. CiPENûANT Pi'ychc fans rc- •fje&s cueillir aucun ùxxiù de fa beauté ^Ure- qu*elle n'ignore poi:u,eft recber- ncfie cheedetout le monde, chacun fi- -P^g» che les yeux fur eiici chacun la W, loue: S fângroyal,nimermedurieis ETtat, qui la demande plus en mariage. On admire bien la diuine beauté: I mais chafcun l'admire j» comme
vne ima^e accomplie de toutes (es perfcdions. Defia Tes deux fœurs aifiiées, de truelles la geniilleirc
•If ««— -i^ —
DE L*A SME d'o R. Ij7
n*efloic poinc autrement diuul- guee, auoienc efté Fort heiireufe^ ment miricesen maifons royales. Mais Pfyché demeurant feule à la maifon fans aucun feruiteur qui luv fift l'amour , regrettoic fa foli- Toh6 tude déferre, malade de corps , af- l*a fliçee d'erpiit; Ôc bien qu'elle pluft renf : à tout le monde , neantmoins fa mdisnul beaucc mefme luy dcfplaifoit. »f/ Mais le mifeiable père de cefte fil- chmhe* le infortunée, foupçonnant que ce mal-Iieur vinft de quelque haine cclcfte, &ctaignat l'ire des Dieux, Son pe» f*en va requérir le tref ancien ora- r^ con" de du 7 Dieu Milefienjuy prefen- fuite Tù te plnfieurs offrandes, & le fupplie rude. trefhumblement luy faire la grâce de pouuoir honorablement marier fa fille que tout le monde defdai. gnoit aucc mefpris. Or Apollon, jaçoit qu'il fuft Grec, & a Ionien de nation ,à caufedu b fondateur deMiletj refponditf en vers Latins 'Bjforte fousrelfens: mmuai
T)ejftfi im haut rocher td fidefo'n menée fe rejiom Vejlué'des haùits d'vnfuneSe HymeneCyfe^
M V
Qj^ATRlESME LIVRE
Et ncFj>ere four ^ndre auoir aucufF
humain ,
TAdps ijn cruel tjr^n, iklentjnhumatn'y J^if^ipnt empenne fur dejjudl'atr fon
err(^ lait là haut c^ f-i ùa4 inc crucUe
guerre y BthroUilletoHt le monde y arme de feu,
de fer, luppin le craint :Jl font les deux 3 les
eaux 5 l'enfer. Ce Roy iadis heureux , ay ni ouy la faindle prophétie d'ApoLo, s'en retourne chez luy, pefant, morne, chacun dcfolé ; Ô en por- commandement qu'i' a décerna* te le lencotreux Oracle. On pleure, on demL gemic , on fait le deuil par plii-« fleurs iours. Maishelasdellaptef. fènt les efî-eds de ce fort impi- teux : defiàie fait l'appaîeil pouc les mal-heureufes nopcesdecefte pauure Infante. Defiàla lumière cendres d'vn trille bûcher, Dcfià le fondu ^ fifre Zygien fe tourne RU chancfiteuxdu /Lydien. L air
DE L*ASNE d'or. IjS
Jvnioycux Hyracnee fe finit par vn hu'lcment lugubre. Scia, fille qu'on deuoit maiier efTuye feslar- mes^à fon voile mefme.
Ainsi toute h ville en gênerai pleuroii II piteufc aJuenture de cefte maifbn affligée : & par or- ' donnance publique ce iour-làfuc ! chommépour en faire le deuil co- ' munainfiqu'ilappartenoit. Mais la neceiïicé d'obeyraux comman- ' , démens celeftes appclloit la mai- ^u ^ ' heureufcPfychépour fubirlapei- .. S ne à laqut'llc on Taiioit deflinec. , ^ 'i Comme doncques la lôlemnite / ^ de CCS funcftesnopces & lugubre ^ ' mariage fut appareillée auec va '.deuil extrême , on fait foriir en ' , pleine rue h ce vif mortuaire fuiuy ' detSutlepéupledelâ ville:&: Pfy- ' chc toute erpîeuree accompagne ' , non Tes erpoufailles , mais bien Tes ' funérailles. Et comme les parents ' extrêmement affligez , elperdus ' d*vne tant horrible mal encon- ']: tre, tardent d'exécuter vnefimau- '' dite mefchanceté, l'Infante mef-
te [es farcns d'olej/r ^ !'or4'
QvATRiESAfE LIVRE
mclcs y prelToitauec telle cxhor- ration : Pourquoy tourmentez- vous voftre maiheurelircvieillefrc à force de pleurer? pourquoy tra- uaiîlez vous voflre efprit, lequel eft plus mien , à force de fanglorî &rourpirs? pourquoy deffigurez- vous par vos larmes perdues & fans efficace vos vifages que i'ha- nore auec tat de refpedîpourquoy defpecez-voLis en vos yeux mes yeux propres ? pourquoy dcrchirez vous voftre blâchevieilleiref' pour- quoy frappez- vous vos poitrines-, pourquoy vos (àindles mamelles? Telle fera la belle ôcdigiie recoperi'^^H fe de mon exceîlenrc beauté. Vous Tentez bié tard le coup d'vnedete- ftable enuie.Qj^and le peuple & les nations eflrangeres me rendcJîent les honneurs qui n'appaniennein /inon aux Dieux 5 quand tout le monde m^appelloic fans contredit Venus la nouuelleralorsYousdc- uiezvons contrifter &douloir,& me pleurer comme defîà morte. le fens bien , j apperçoy bien mainte- aanc ^ue ie ne meiirs flaon peur
I
DE L'ASNE nOK. JJf
ramourde VeUvis. Emmenés moi^ 6c mepofezfur le rocher auquel le fort m'a dcllinée. le mevoudrcis dcfiâiroiiuer en ces nopces bien- heurcufe'- e voiidrois defià voirce braue mary que Ton me donne. ' Qa'eft-cequej'-atcends?*pourquoy refuferois-je de receuoir celuy qui n'eft né finon pour la ruine de touc Icmonde?
Ainsi fe tcnt l'Iafaniç: puis fe fourra parmy la fonle du peuple qui defià marchoic en gros pour l'accompagner. On arriue en la montagne ordonnée par l'Oiacle, au fomaiet de laquelle chacun l'a- bandonna : puis ayans là mcfmc f^^o^i cfteint k force de larmes les tor- ahundl ches nuptiales qui laaoicnr efclai- née fur ree , tous s*cn retournèrent la lefte ^^ ^^^^ bailTée. Etcesmiferables parents t^^ne, ennuyez d'vne fi dure defconuc- r.uë, s'enfermèrent chez eux pour y demeurer en ténèbres & perpe- ruèllc folltude. Cependant Pryché toute tremblante & defeonfor' tce , pleuroit fur U crouppe de foç
f
iQjVATRiESME LIVRB fphj- rocher ,oii la douce âure d'vn mol ^WVw- 3c beningZephyrec'fpaitdant de- ^ortciîu çà-cieU fes habits , & la foufleuanc iied> petit à petit l'emporta toutbellct- tement du long de lavallée jufqnes aiî pied de la montagne , ôc lapo(a gentiment à crud fur l'herbe verte pour prendre fon repoy.
COMMENTAIRE SVR
LE QJ^ ATRIESME LIVRE.
fîuSitgTeMcJeiJcrmeillonfe l net frincipallement ^Cr des long temps efi en. S; irmc^ue. Les Anciens en fouloi en t colorer la face Jes images de lupiter. Ceux au/si q m marchoien C •}n fompe triomphante a l{or>ie après quelque fi - maléferuicefaiBkla République, l'appii^u^ent lueuncsj^ois aleurs perfonnes. Verriit^ neu6 ap- rrendqae Camille enfitainjt,Les Ethiopiens [no^ "amment les feigneurs ) corrigent par ce rr^jen \ur noirceur ."Hos da?nesf^auet biëque leur teint j ^'en ert>bflln:au(it n*j a-il rie plw agréable o^de \ veue (Cr d'odeur^que larofe qui tiace^c coulero'. } b Koy aile co\Âç\:iï]^uparau(trérqt
D E t*AsNE d'or. 142 l
piteux ftn^iicr cufificrucUcmaH dcfclvrclemi- ^no de F en us , ^dotm^ les refis ncfiotct que lia- cbcs.l^iAlif^tTtHi n ayant fceu (OHrh- ajjc^ ur-^eatc Je cours y recueillit [on fang^ l'i»spïrA de treffouef- ue ocJcur en mémoire de luy^ donna fi couleuraux Tufes'y & tranfrfîua le corpi en ime fleur 'vermciic ç6mmefançr,ejutfut nommée A d onium. Le fang aup d'Hj\icînthe^ q-u,yf poli on parla jaloufte de Zéphyr e tiiA d^xn coup de palet cnjoUantaw^c lui^ fut conuerty en vue fleur de mejme nom cr cou* leur, au on appelle '^Àctet^cu oignon fauuage ^yf- puléc donc que s femble faire allufon a telles ati- tres fleurs, qui ( comme dit h Vûète)portsnt en^ ^raué le nom des ^if,
c L 'c u e n em er ] Entre les dou le Vieux qui [«nt principaux patrons des laboureurs ( on les appelle Gonfenres) on treuue l' euenememiparceque sas fuccc^ (3? ùonne tjjué\ r agriculture ejî mijeyayit. d Rofes de laurier] Cefl arbre eflle rhodo- dendron ou rododaphé des Grecs:dont la fleur mangée par les hefles cheualmes , ouailles ^ chc" urcs^ les fait mourir en efcumant comme ttauaiU lees de haut-mal: maii chofe ejîrangç:) prtal'ho^ tne de remède contre lespoifons, t Les Chiens] Chacun f^ait les ferulces&U fi -délité d''\n 'bon cUen, Les paifansnetrouuent foint de meilleur ç deffenfe contre leurs emfmif.
i
Qj^ATRlESME LIVRE T^^mjicetix de Cohphon Crde Caftul^dle menait t -(des cotnpagnies (^e chiens ^U guerre qti leur ef- i,Jf4r^noiet beaucoup de foi de. Les Ciitd>rei s' en fer- j, uoient X meÇme >/i/r. Les hi flaires font pleines des merucillcs que les chiens ont f^iHes enfxuef4r de leurs matfir es. Les chiens [princip.xlement ceuSc de Cour)doiuent efïreenfomei de iour^ câ^nme dit 1 Caton'(y potir les rendre pi m cfueillcs, & plw aiti' ^res de nuitî. M, VArron en fait de dtux g(nres\ [ i'vn de cktffe^qui co ^ceme les feres Oftl;iet d'au- , treùergetejq'ie^ qu'on nounit pot^r U garde des 1 cljofes chxmp(jîfes, Columelle en fait trots j l''vn ! 1 champf^ey qui gxrde les maifons des champs , dr J ce qui en âependd' autre her^ereÇque^qm g^rde Us ♦ efiahlerifsk U maifon, t'aies trouppeaux aux ) champs.le troijtefme, pour la chajfe. Les meilleurs :; 7 font ceux qui font toujtoursprefïs avenir aux prin- "■f if es auec les eflragers:le chien de berger ne doit ejlre ■ ^J ^^p desfaiB ou rejirecy k faute de nom riture , ny tref vifleimais robufle o^courageux.Columel* : le nf 'veutha^ quon leur hnnt des nos t'op icgSyi » ) ce qu'ils oyent plus viffe quandon les appelle, 1 • / Des ours & lions ] L exemple d'Alexandre i ' le grand efi mémorable y qui pt combattre in chtê ' f d'^lbunie-coTUrevn Eléphant: qui par vneinfi. ' nité de tournojemens & de dentées le porta fina- I Jement pAv terre 4ucc font dcfecoufe que U terre
D E l'A sue d'or. 141
/ fut eflochce-j^ntiii Cnrcun dtfcrit l?ri(ucnient
fma/h'
its. Et le îu^emefît q ue êonti mffre Ckv les U
^^, d'w le tir ter ait il fit combattre ^ Vdrié con»
un Gentilhomme de fit Cour mettîtrier du
ijlre de ce chien , ( enterré tuf qu'à U ceinture^
fyrtfquilnAuoitque les br>ts libres ^C^ vn bd-
ihn à ch.tfque mainjej} memoraUe. Ce leurier s* 4'
' \ktrnA7'4 OKtre ce rraifi-re ^quilrecôgnotjjeit fort
' tien , neceffd q^i'il ne l eufl
' (r Sv;r le charrp ] /^-^ 'vieil proucrle Litin dit^
jue l'efrimeur prend cenfeilfur le fible. c, fur le

te. QMJntiiian au 4, /. dit^ queplufeurs chofes
ut mcilk-ure gnue s'cUcs font foudtunement m-
^ ^tentécs^ >ion point apportées de la méfon, ny pre^
' \ncdttees ; atns frononcées fur le champ-, o^par
^\\gncont>e.
» 3 De la fieiiîe ] il exprime en chofe deshonnefte \ \e qiéicommtrrièment^arriue à ceux qui ontle 'ven* * \re lafhs & lubriq;4e(on appelle cejle pafiion^cou* U»fe:} O^ plud incinilenient^fotre}> du Latin fo- '[ Ho\\iS foireux c. qm eflxnce fon excrément ft ii- I' '^uide qudfemble paffcrpar 'vneflufle . On fait ' nention d'une befle faHtf.ioe ( Bonafîus ) qui fi ' yoyatpourfnisie rend njne fiente en fujat fi chati^ It quelle brufle comme feu ce^x qui U touchent^
QVATRIESME L I V F. E ^fegJirmtit ainjiparfon excremmt, i L'infedlion] ^Icxandrf ^phrocUfeus enfcs problcm^s, demande pour {juoy le fient de l'homn>e efl Ji pf44Kt^ njeu ijue celu} de certains .mimaux, notAmmdht des cheures^ rend ine odeur aro?ii4' t}que,Var ce{dit'tl] que les hummes ntdngcnt gra^ de quAntitéde diucrjes "Viandes C^ humides , c^ fintpeu d'exercice^ four ccfie cdufe r,e fe pouuAns cuire Xfi^ffiance dnns l'efiomdc , elles s'empu,in- tijfent après que les parties du carrés en ont attiré le plus fuLtil pour leur nourrit-rire» K^ Mon congé] il fcmbh fAire allufon àla dif' ciplïnedeguerfe^cn laquelle le^ I{cniAins donoimt cigé A leiii s fens. 0 u par hcnepeté quad ils auoict feruy le teps qutls deueiet:ce cogé s'appeUoit T^lif- fion ou reuoj hcvncfse>Ou pour caufe Crfujet^quad quelqu'n^n eftat pour vice de c»rps ou À*cJJ?rit /«- capable des armes eftoit rcnu^^é'.ce congé je nom oit C au faire »€. pour caufc & fujet.Ou par igtMjminic^ quand aucun peur forfait efoit dégradé des ar- pies, ce trotfiefme notott d'inftmie, l Poftumc eCpcr^n cç'lC' efi k dirt trop tardiuc comme vaine Cjrin utile après U mort de ccfl autre afne, atyifi que trop tard pour luj vient au monde celujqui naifl^pres U 77107 1 çjrftmeraiUe de fcn père , les Latins l'appellent Po^fumr, m En me veau i ran c ] ^h luh de huinfar U*
D E l'A sn e d*or. 141
ijNc! il (oîtlok fcdehjjcr^ 'ydcy que mflre^fne s'acromwodc^ittx dç lices des hejies des heFies che* UAlmei Jes chiens aufir^ cjr les otfedux cjui 'voient ;' en iroippe.f^rcnncni pU?fiy à fe rouler fans la fou- I dr€\ trtiih les poycs^d^r/s la bourbe: car cefi Icurgi - j fie,nt)txmmcyir à ceux cjm tiennent du kdrei
n II yauoir] TopogrÀ^h'ie.c defcription dclieu^ I f^r on U gaLim'ijc & Viuacitè de l'el^rird'^'- I fuléeparoffi.
1 0 Tfc(-vaîlIans » des autres nations font fécondes en filtres ànon» ueur O" de rr^tB.finsli pluralité defquels ils ' penferoiet ejrrefirt ineimlssau lieu que ne tu font' ?}jei qfiittes, à qficiquefrtgneur que no^ pari l'os dû , bij (icnner le filtre de Monjïcur ou, Monfeign^ur, I p DeVcBu chdiUdç]C'f'J}oit l'ordinaire des an- ciens de prendre qUiifitc^-s les tours le bain deuant le fctfpper : car { comme dit l' architcBe V ictuue) l.i plué commodehcure pour fe baigner efi depuis : midj jufques au fcir. q kh vapeur] Cornélius dit qu'il cfï bon ). ceux quinjfulet repatfire après Ictrauailf'ds notpowt y de bain.de ffAP e frotter ^ omdi e C^fuè'r en quel- que licuchaud^ au Çoleil, ou près d'njn feu, y Frortez d'huile] îlj a deux liqueurs qui font fort agréables aux corps humains •:, l'huile au de- ■ hors Je njm au dedai u' huile repcfecjprend le corps , f<>i*pplef C7^ h renforce contre les rigueurs de l*air.
QjVATRIESME ITYRE
L(s Crées fer^s de iou^j vices ^ Âffioumerent en //»- xure l*^f^ge d'he!.'4ji , l'A,p^ltqt44m es fuLIics exercices»
f La]^'nhts] Ce fut es nonces Je Vinthc O^Dâ- ddme, yojel^ leur hijïeire au 4 ,cJu l. de L T^iit, t Noflrc vertu ]V/jtsaueIes mejchans ne fotit f^ CAfAlles de vertu , il fitui prendre icj vertu pour audace çjr témérité brig-tndifejuf, *> DehuidjainbesJ il entmd Apulée trans* formé en a/he, Cjrfon chenal ;v La m e m oi re] La vertu de plufeurs retid leur mémoire honorai; le\ aujïifcdt leii e depluficurs^ ^ qui far l'efiroit fentier de va tu ne peut mar^ cher ^ l'immortAlitè^tlsj précipite par le Urg^C^ Bacteux chemin des vices, ^infi fit cemarault d'Heroflrare yq'umitle feu dans ce beau temple de la Diane d Ephefe^ que l'on nomhycit entre les fept ineruàllcs du monde-jpns e/lrepou'fé d'autre motif y que pour ejpandre fon nom par faut Tvni- fters, n'ayant iajnatsrtenfait qtàle peufitantfoit peup^naler.Et cr fa ffint^u , Gentilhomme yjace- dortien(mai lie volupté par luqucHe il s' rjloitfoufmis k ^tta- le) qui pour fùye parler de foy patmj les hommes ^ k l'adueni'y a ([affina Philippe fon J{ojy qut ne fe fiifl iamais douùtéde luy, ^>" Signalez] Irome ^parlaq^uelleil fe gaulfcd^
j DE L*ASN E D*OR. I4.5
icfs comfAgnoHS , qui veulent auoir U réfutation ^e fents courdgeax , Crf^fint contente^ dUuQtr lo/o/f quelques fituures ^ mxtotrues ^er formes : \\contye U co ultime des grm de leur meflier, atten- du qufls ne trouuent ramais rien ny trop chAudni trob froli^ ^ ne gardent ducuw mefure ne mo" yen en leurs brigandages, ^ Les bains Se celkilc*s ] Les lurifconfultes ef- ' \crittent,qf4ele chettalïerdu G'4etcBe/}a&lyp9ur \ceux q'4i four falaire prennent Ugaràe des hardes ^ t7* vellemensaux haings ; k ce que s'il sj perd ' frauduleufement quelque chofe Jl en ait U co^ ' inoijjance. ils ont auj^ivn tiltre des larrons de \ { hams ; ou t^lpian efcnt que te \s larrons doiuent e- }fire p '4nis extraordinairemet ,Le foldat furprts def- ' \y9bant es ejîuues ou bains , eji dégradé des armes, ' .; JF. ny. /? . 1 . 4 A fau u er fa vie ] cV^ un vaude* ' 1 utile: Charité commince par foj- mefmc.Vlaute au '' \Trmumme:U ch:m'tfe eft plu-s proche que le man» " itmu. Nom difons^ le moule (c. le corps ) efifh^ ''^précieux que le pourpoint .Et les Grées: LegenoUd "' ejl pi'* proche qf4e la cuiffe. Tout cela fe d't de ceux '' ' qui s'aymentplu^ q'ie leurs amis. D'atJlcttrs^ on ■ dit communément ^Tzni de valets, tant d'en- nemis. Toutesfops Seneque dit que nom ne les a* mnspa4 ennemis , ains les faifons tels, abufans " d'eux comme de be^es de ferme.
Qv^A T R I E s M E LIVRE
cle,piHned'vrjcpntre de Die.fX, Bacchw CrHef
(ules: & jui./t nota crnjons pime ne cède point
lajplenàeurd Athènes : les fcft portes ijt^' elle a
I40tt l'ont fait furnommcr Hfptdphde.
c Chryrcrosl N^'/w cmi4en,iUe à Uvacattmt-,
Chry fos en Grec fignipe or : éros , amour , ç^
Chiyferos, aime or.
d Couuoit:] Tranfliitïon prinfe dcsiolcitils , qui
Tcut^ent 'leurs œufs pour ejchrre en fu'utc leurs
fet'ùs. Elle exprima les mœurs de l'auarc, qui Je
roulant fur fes ejcrn les reFarde plus 'vchntiers
^ue le Soleil,
t Lamathe] On peut déduire ce nom du Grec,
lem a , courage ç^ valeur,
/'A Ici me] Alcé,/o/Yf, vaillance: d'cis-^ient,
A ! ci m e ,fort & vaillante
g SagenoiiïMan.t] Now auens défit dit, que
les genouh fiant confi^creT^^ mifincorde. Lesfup^m ^
flians leur portent les ?»ains , les emùraffientjesM ^
aderent àgutfied'autelsi |,^
h Platée] Fdlede Bœocie au pied de lamonta
^e de Cjtheron. Placé en Grec fignlfit* rame â/é
gaficheiçjr Plaios, largeuridtlX vient Platce, q'H
Strabo o^yline dtent eftre ainfi nomec a caufe dt
ia largeur desgafches dont vfnent les hal^itans, 1
i Qui deuoic pr elencer] relsfi^eclacles d'igUm «;,
DE l'AsNE D*OR.' I44
dtÀtcurs s*(tppelloientpreJeHs ^ parce qt*e le peuple TictHoit Àuunt âeplulit à voir ces €fcîimeurs,que i'vn heauprefeniSolon faifoïtpAUttre chère à. tel- lecrens àinÂ>rix des autres dejon temps:poHrce[d'f» (oit-il)q}*e les vainqueurs en telles ef crimes vam- atioient plui au détriment tfu au profit de lare- publiquCy o^fontpluflofi couronne\4u préjudice de leur patrie que des ennemis, i%ir Aux beftes fauuages] Les anciens ah Ando' '^^noierdepauures criminels cjr dignes degihetypour ^l\(omhattye k tous hasards les be fie s fauuages quo '^^ nottrrijfoit k dej^ein pour doner du plaifiraufefé; ple,Seneque au 10. defes Epijîres admire la te[ô - ^"i lution d'vn de cespauures miferahles^quife voyat defîmèpoHr tel speBacle, entra dans le lieu propre '*^^ à defcharger le ventre',& najant autre* mojen de frul^rerl'ajiijiincé dupaffe-temps quelle ej^eroit Auoir en fa mort, fe fourra dans legofierleplus 4' uant qu'il p tut Je hajkn aueclejfonge atachee atù heur qui feruoit à torcher la partie formée four tel effce: & bouchant dinjf le fajfage de la rejpira» tion^renditl*eJj>rit. l'hijioire de t efclaue ^ndro* nodore eficommuru, Cr mémorable, l Padetemps pub^f] Cartels J^e El acle s plat- fer^t extrêmement ^ tT repatffent les yeux dupo* puloA : Cjrfemble que cet effet ait donne no k De- mocharés , qmfigntfie grâce ou faneur dupeufle.
Qj/ atriesme livre m De Te n u ie] f » ; Cuit de Upro^mté d Aurmj. Et diffère d uurcU hAin?-^d! 4f4fat que cefïe çy s'exerce cot te les mef- chxns^Cefie-l^ contre ceux nui font à Icuraife.fjoué montrons n9jlre h.iine k dcjrouucrt , CT dif^nnu- Ions nojlre enuie : U haine procède du -oiced'AH^ truy^ l'enute^ des hien^ CT' de L 'vertu d'autruyi U haine (fi commune nux befles hrutes;l'enuie n'efi qu'à Fhommejeitl, ^inples dfiingue Plu^ tdrque au tixitè d'jenuie & de haine, n Vie iedtnii\ïç]LafameAntifeheùetelec9r[j>' tr comme dtt G.tlen, il efi tmvo^ible que les fer^ fonnes qui mènent >w vie fedentdi^e demeurent/ longuement en fanté]t:tnt l'exercice efi nereff.iire X[ t0f44y non feulement hommes ^r^ais befîcs aufst. Les"* exercices yComme dit rigece^confcrent ^Im que les ' Médecins à Ufantédes corps: au contraire oifiuetê Cr nmchaUnce les aUan^uiffent, o Peftilence ] On a rem.%rqt4e\ que la f?fie co- mece leplMfouuetpar les animaux brutes. Ainjt dansFirgile C^Outde & autres la première dcf- faite tumle fur leshc^es : ainfi dans Homère elle emporte pfeini rcment les chiens , puis les autres créatures en futtte.r lufeu^nctifs caufenf Upe^ flilence, ou l'tre dtuine, ou l'mtemperie du ciel, oH les eauè'i corrompues, ot quelque nufiale -uapettr de terre. Us Vlnloft^hes gt Medecrts cfcriuent
aufsl
DI L*ASNE d'or. I4Î I
4up, quf l'excex, (n chaud, en froid, en humenr^ \ en fecherejfe, engendre de U conUgion, \
f Bcftiaax naufrages] P4r'X'«(f^^ff'«f Ution il appelle hefliaux nxufrAges, cefte ntorulitc dours qui trainoienf Uurs corps k demj ^ifs k t ruiff de ceux qui perijfentpdr fortune de mer. j! a Tra fy le o n ] Ce nom conuient fort bien \k tel [ compagnon que cejiiiy -cy. Trafys figntfie Audd^ éeux & téméraire j léon, /w». r Si bien à propos] Toute Itheraliti ejl agrex-- b!e:maifplus celle qui vient k propos & enfaifott, ^inf le parajfte de Vlautefe vante defçauoirforê- hien tou^ les articles cr moyens de f^re les chofes k propos, Senecque4ux. li.des biens-faitt :YtiC miche donée à celui qui a faim,eft bie fair.' fDt Tes coffles] ^in^ Suétone racote que oaU ha tira de fa hourfe ^.pièces d* argent pour donelf éivn mcneflner qui luj auoit baiUé dn^laifr. t Li nouueaucc] Le populos conuient cy coH» tourt 0 rdinairement aux nouueaute\, Ce^ l-ordi'» nahe d'admirer plu4 les chofes nouue&es que la grandes, ce dit Seneque enfes ^ejiions, v Parm y les autres] Durant la pe^ilence^ilny \ d rien déplus falutaire au hefiail que luy changer ' de />4/?«r.tç.' ^ de ut, U de^ajfer CP^Jequefirer tv n. df l'a i4tïe\attendu que la consagionpaffe ai-» Jcmct de çhefk autre.^mfi le comande Olumel?
N
Qv^A T R I E s M E L I V R E
le-^d autant que le haie (fi moindre en petit noht
X OuU€rt&bien di'éïÇ,]L'aird\ntelpay. fa^\eflat ^lus libre efidufiipiu^ pur plus ftncer(\
^pArcQnjequentplHifuLbre. ^mcenne enfei^ gne cdmme îl faut obuier à la pefle qui proutent
d'vne corruption à' air, llapfrouue notj,mmêt Us
' tdoraments com?jje extrêmement diuifibles pour
rechaffer U contagion de l'air, xAmji l'Empereur
Commode ( tefmoin Berodiin) Upefidence affli- geant la 'Ville de \omefe retira dans Laurete,par- €€ que la fraifcheur de la région , & l'odeur des lauriers quil'omhragetit , fertde beaucoup contre la cêntagton,Et dans U 'ville chacun par l'aduit des Medectmfe rempltljoit les narines O'ies oreil- les d'odeurs feu èfues JefqueUes occupans les conJt duits desfentimensy empèfchoicnt de receuoir iair
empe/ie.
y Le fort des halliers. ] Culumelle ordonne , quefi la pefle procède de chaleur , l'en choifijje les lieux ombrageux'.fidefroidyceux qui font expofe^ auSoleiL
^ Le boire ôc le manger. ] Cornélius Celfué dit que le manger opportunèmét donné efi in bien opportun remède. Et ^rifiote,que le changement de boire & de manger efl fafcheux & nutftLle. Jpource ceux qui voyagent [ont fiuuent en danger (itmaUdie^attendn qu'ils ont tou/ours à changer
©B L*ASNE d'or. X4^
e.iu- D'itmntagele changement d'eau engendre
U \ermme, O- fff^ q^^ ^^^H> ^«' n'amtfoint de
' noHX en étceim lie mcontinent,
' et Loing du grand chemin.] F^r/*i;5C^ro«-
• ftumedes anciens y C:r fuyuant l'ordonnance de U
' iû\ dts dou^e tables on nenterroit nj ne hrujloit ^
' ênlescadai^ersdanslesvtHes, Les lunfcon fuites
' nvbrennent enplujieurs indroiSlsy quêtes cimetk'
' res eîîoient aux champs : CT Vlaton cmmande
' qu'on les face èsplm flcrtles quartiers»
'*^ Enpoiidre.] Chacun f^ait l'aduertlffemét de
■ l' Ecclefiafi'tque , far lequel il donne à cognoi^re k
\ l'homme quil nefi que cendre ^foulftere^O' se)%
' 7 eti)utnera en cendre, j^'eji-ce quel ommel dit
' Senecqucivn vatjjeau cajfétsr fragile^ nud^O' de
' [on naturel fan s armes .fans deffenfe^ajant befoin
dufecours d'autruj^expoféa toutes les mtures O*
1 1 tontumelies de fortune : impatient de froid ^ de
' chaud.de trauaiLFoule-^voM cognoiflrelafrag'^
\ lité de l'homme \ confidere^fon ifjuë.celuj que
"l'ous voyein'aguerejîortjjant au rnilieude tou^
tesfes dtfesj'y'tent ^ mourir : pui^ "jom les uerre7
en fuittc poudre ^ cendre:&neantmoins attendu
quilny a rien defimiferable ny de Jt fragile que
Ihommcjtlny a riedefefuperh, Toy qui te fies es
frcesdetoncor^s , toy qui accoHes les biens de
fortune ^plains bn^'^toy qui^enfeseflrevn Vie»
N îj
C I N Ci^ IBSME LIVRE
fitojleiue quelijue frojperité t'enfe/e courage : toy dontlumeefï vnùourreau, ^ qui as l ejfrit tj^ T4nnique, tu deuicndr^ts cendreux j C^- hongre Ce' r4i réduit en foudre.
c Qtih tiç] S ujUAntUfi&ionpoêù que ^Cerbère cuurant 'vne triple gueule fe prefente k l'entrée des enfers four engloutir les âmes des treFpxfftT^: ^ celuj le contre quarre , qui renifle à U mm C ne fuc combe ÀudeJ^in,
#^DeForlonge] TranfUtion prinfe de U chajfe 4UX befles noires,
i Fadion] CeJ} frof remet f^yleicar fa flien n'cjl
4Utre chofe qu'une ligueo^cojfiratie de mcfhii,
jfDe peur de rompre le ferment] La cm-
fiance dételle manière de gens a mourir au mtlieti
de cruels tourmens flufio^ que defcouurir leurs
€9mf lices fuiuant leur commun ferment /ait honte
k ceux qui fuccumhent aux affrehenjions O*
Jouleurs pour la 'vérité de lafoj,
^Cefte ^oué\Come pefant que fa renomees'ef'
fandroit plm lomg après fa mort , attendu que U
gloire des'viuansefl plus obfcure: c^ comme dit
Tlauie, Qui périt par vertu ne périt point.
hD\i vin pwï']Tarce qués chofes /acrées on a ceu-
fiumeC^' doit-on vfer de l'm pur: ainfi L Vapirius
iteutenat gênerai pour les Romains cotre les S a ni-
USydeuat qu attaquer lefcarmouche^ioUa d'ofrir
i lupitcr vn hr6C de vin silem^ortoit U ui^eire»
BE L*ASNt d'or. I4T
I Mirs]Corrje Icyecû^not/^as pour pdtroncjr Dieu intcUirc de leur trotippc, afin de le rendte propice d leurs dElions brig^ndefques, \
^ Y^it^itsS^\'\tï\s]C' cfloientVrefires an nom^ '■, hre de doH'i^ÇAae\ ^ Mays, inflitue'^pAr Kuma \ Pompiliu-i, portÀns des ufaques peintes ^ bi^a,- \ rees^ auec >« pUflron de cnture. ^inJîm*nmeT^ j ^e S^liïQ.ptni'erypAyce qtnhportotentpar U uU- i le des cfcufjons ou bouchers en fltut.int. JEt poune
Ji aut dur xr.t leur fejie ils fe gôTgemnt des pln^ CX' * quifes \ifides qu'on peuB rec0uurer,ce terme p^f- |
1- L depuis en ijaudel^iIle^KçipisSà\]çt)^p€ur de* J
, ItCAt&lutn^taeux, Repas de Sybarite.repas pontifical , *i mcfmcfcns: O" peut-efire fuinxfit Ij
. cefl exenrjple encore dit- g71 au jourd'huy non J.ins "'^
! /Venimeux ] youUnt fi^tit^i-rquf ceffe man^ \ ge.i'île d'orbe ne luj ^Uifoitgucres, tl l* appelle 'vc* nimeufe. c, chAumot fie dflfteillejfc^ou pourrie, m Les a 1 aignées] ^ffkmécjr njutde quil ej% il ne fçAuroit plmfi^nificdtiuemet exprimer ce an* il "vet-it dire, ^mfî le Parxfîte de Vlaute pour faire entendre en termts preignansfa faim par itfti que ^ dit qf^e fa forge ejï toute chaf^icufe de faim, n D efca m pen t ] T^anjîation prinfe du fait de guerre ou le fréquent changemït de camp empef* che U contagion qu*engedt e une multitude de di'
Niij
Q^ATRIESME LIVRI !
tterfcs pcrjonnes feiournans en vn lieu.^mfi 7/- fe Lîue loue les Confuls I{omams , FdLim Cjt De» €Ïm 5 d'auoif en cinq tmis g^ftétoutlefdysde SiimnîHm{cefl l* jihru-çi^o d'au'.ourdl'uy ) Aymt T>cclm remué fon camp ifUdrante cinqfoft^Cr Fa- hiî44 qnatrc-'^'mc-ts c^Jix, •
^ En rantofmes. ] cfem.ifquent (^ ih.ihiL lent enferme des 'f>e/pijj?^ Cr d^eFJjouunitAHlx four pjre peur aux Unnei gents, p Vergongne.]'P/rf?/>;;/ tr^icl: attendu q»'^^n ^fnc n'a ny hente nj '\'ergon^fie. q Vn tel Afne. ] Soh6 l effigie di^quel '\n hom- tri e (Jloh caché , qui tadn c^ionmttfçrt at tentï' ; mmentlesbeAHte^fennmnes ^ O* Icscorjitoitoîf avdcmmeM.
r Pourrois- îe ] Ceux qu'vfje non Accouflumét trauerfe accaUe^fortent beaucoup pln^ impatcni- ment tel reuers de fortune ^qus ceux quelit ha ta- mais regardé de hon oeil. Ha que ccjl une mifera- hUchoJe ( cedit Seneque) d'jppren.^reàferuir i\ éfres auoir toufiours commandé ! î Cordian^du nom de fils y toute fon armée luj ùailU , le mefme tdtre > C^ fout le peuple J^omain l'ap- ' ' felloitjès délices, ou fon mignon* t La(ainâ:e&: charte afFedlion,] Ccjîpour «Jfer le fou ff on d'adaltcrc.
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D E l'A sne d*or. 148
piwu Auccleconfentemenc] Part ordonnance ^^!mes nopces ne font f ai légitimes scelles fe font fans le ^J^^monfentemeuî desfdrents m Upu'tJSame defqueU ^}^^ont les en fans. Et comme dit Vlpan au iiltre des '^mregles de droiB y non la couche mapi le confente- ' I ment fait les n opces^
^^i\x D e Uu riers ,] Le laurier lierre G* atitres fe^ nlmêonsou hr.tnihages defq.icls enclenche les mÀfcn s ^ font fjrnloies de toje & paiticuliereO^ptiUi* i qneXe Utirw[cedit rhne au 15 . liu.) efl propre^ ''Tient âedïepour les trio*npbes^& efi tres-agfeahle :ifx maifons, Cefl le portief des Empereurs & . Pontefei ^lu^ feul embellit les logu 3& frit le ^uet ;/ deuant leurs portes. C'cjloit le principal ft^nal de "vt Boire aux î{omainsJesgens de guerre engttir-' Il landoient leurs [alades^ UnceSy efcus^hamois, en^ jh , feignes , "yotreleurs mijhues eju ils enuoy oient a- > près quelque \ji&oirc: pour ce les hifloriens les ap- pellent La urées , ils en pofcient aujii dans le gi^ ton de leur tout- hon & tout~puiJ]ant lupiterto^ « teslesfoisquillesfauonfotrde quelque nouuelle njicliiye. Lesfoldatsportdns du laurier fuy noient leur Capitaine triomphant , qui tenait au (si 'y ne branche de laurier en la main , & fur la tejîe ">« chappea» de mefme arbre, > D e flab ea u x . ] I/j auoient ordinairement cinq torches allumées es e^oufailles , ejîimans que
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Qjr^ATRl ES ME LIVRE
Unohre ').fu[tm4ft'ul fur to'^ 4ufr(s,cornf arJlut \ de niAfle CiT ek femelle, [uiuant le dire de V^ut. en fesfîobl, ou pane que Lx fi rnme ne peur cn^eudrer fl^ de ^.gemeAUX d'^ne njetrècyCome tient ^nj}, (on a njeu toute sf ois des femmes en porter lufaues ^7 O 9 • ^ ^^^^) T^iut-fjîi c auj^i l'ouietent *ils donnret ^ ccgnoiflre au nouueau mari au d de u oit en la première nuicl ren ^refour le moms s.fips le deuoïr à [on ejf cttfe. Telles torches ejloient efîimees de meiPuur prcf^ge eJlasfaiBes d' au l^t (pinyin co^ memcrAÙo de celles queportoiet les pafii csB^om.iins fi^u.indds rjuh aies femrnes ô* filles des Sahms, Trois jeunes gars a) ans père Cr mère tjîojentem^
I t^V^"^ ^ ^^O • ^'^^ portait vne torche d'aubej^in^
\ Parce quds cFpoujoient de nuiEl :les deux autrei menoient l' e^oufee-j puis les amis de Tespoux O^ de l'esfouÇe 'dénotent arracher ladtcie tcnlf, de
, peur que U femme ne la caehxfi de nuifl feus le ht defon mari^oH q le marj ne la fijî/jrufler en quel- cuefefulchre: carl'njn O" Vautre denonçcitÀ leur compte la mort prochaine à l in des deux, ^ Hymenéc] c. Chant nuptial. F. 151. pi» A Baifcrs ] Les latins qui sentrcha'u
'■ Cotent enfefaliians^onttroi^fottes debaifers: l^n ■ d'office 5 au lieu duquel noM embraffons aujcur^ d hityia cuijfe d'autre de pudiques affeElicns ^com- me nous baifons les dames au départ ou d'arriutc: le tmfiefmed' Amour 9U de volupté.
D E l'A s ne d*or. 149
; La fille d'Athrax ] fntrhccJfeufar^tBipp»^
Limc{Aucus U nomcnt Deid^me) fille d'Athrax
dutrei dientdc Bjfte) inuiu les Cenidures fes dl-
u'i à fes nopces : qui pleins âe vm & ^e luxure
, mfuitteyfirent'vne grand' infolence 0*fi4ndaU
\ tu feflin. Eurjrbeumt le^oufée.O' les autres
■ 'onfequament chacun U fienne, Lk dejfu^ les La»
. uîhei offenfcT^^ veindrent aux mains auccles Cen*
j 'xures , dont s' enfuiuit U mejlée defcrite au 4» ch,
,hj. liuje la Mythologie, ^ant a vmefilas^ les
j tutheurs que nous amns en lumière trament affe:;^
ie l'ardente amitié de LcodameJafemme:mais dt^
^ trouble de fes nopces^ point de nouuelles. L'oracle
tuoït prédit k Proteftl^, qu'il mourroit a la guer-
e de Troje s'ilfatfeitle 'voyage. Ce Prince néants
, moins f*embarqua:puis faillit U premier fur lagn-
, ue\ou recmtrant HcHor qtà defndoit la defcente^
^ ffgnalale premier pur fa mort l' arnuee des Grecs
en Vhrygte.Safemmefille dt ^cajie^cei nonuelles
,9uyeSy requit aux Dieux , que pour tonte confola •
tion elle peufi au moins njoir l'ombre du defunB»
Cela lay fut o&rojé; O' rendit famé au milieu de
fes accolades,
c Pif les pièces d autruy ] Ce fon^eefî propre-' mcn^vifion : elle 'l'oidce qui depuis aduiendra: car elle s* enfuira tatojipar les pieds de noflre sAf rie* Etfiffué'dufongefera^que l'e^pottxde ceHc
N V
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Q^ATRIESME LIVB.1 !
Damot/ellefera produoirement mdjfacrefdr a»» \ui fien trcS' dej/ojal amj.
i/Fidionsdcsfonges ] Lesphi/ofophescnfà" gnh, quil nefdutfomt adiou^er de foy duxfôn^ k n ges.QuAnt a, ce que S. Hierome dllegue{(liififi4r9 Ié fort imfertmement font vn ordcle d: cecy)qti'i^ne In fois ilfongu qtiil turoit deuant le confijioire celé" fie^deumMSfltti ne lire aucuns huresfecuUers: îuj mefme en fen ^polo^e contre B^f fin. montre ouueytement(ff4r la reproche qu'on lujfaifitt d'e^ flre pln6 Cicerom e^ueChre/licn] que ce n'eji ijunjn fmee&refuerie'.pfii^ enfetgnAnt par l autorité des frophctesj Qu'il nefaut pointapporter de créance aux (onges, il taxe J^tiffin^en ce qu'il luj demande l'accompltffementd'vnfenge,'^'t(' coûte point les paroles de celuy qui faiâ: proftfïion d'interprccer iesTonges/f ^/> U DcHteronomeXtcero au i.àe U diuïnation fe mo* que CiT des fongesO" de leurs fign'tficatwns:&con' fijfe tout-àfaiCl 3 que les fondes nejignifient choft (Quelconque, H on^cre ncatmoins au premier de II* liade dît. que lesfonges ^ien^^ent de lupiter. Sur* qiioj l'on demande fi i'efprit enfon repos a quel- que prefcicnce de l' aduenir.commer, t cela Je fat B: ficcjlp.tr ca6 fortuit , comme plufeurs autres air fient ur es : qn e s'il e(l befûïn d'exeînplfs, ceux qui font bimpkms dr de vinO^ de njia^de,font ùie»
DE L*ASNE D*OB.i !/•
auent le femblMe. ^inïdonc certes tôw les
Itfcours de l'efprif qui nous furuïennent en dor*
'Vat^nefent qu imaginations pleines de 'vanité,Si
^uelqu'^nc rencontre/ efi de celles que l'efpritfe
fyefur le matin après que le corps ay ^t auecluj
;' mns le repos necelj'aire/l commece àfecotter le so-
• meilpour fe remettre k fon ex eîcice & vacation
-râtnaire'.O* «*w prend en cecj comme auxcom»
; ' muns^lmanaihs^dufquels il aduiet Hrmj plu^
'• fleurs menfonges de dire quelque '^enté*
^' e Le rebours] // importe [ce dit Vlineenfes £-
''^' \ piètres) fi l'on a coufiume àejonger chofts qui ad'*
'' pjenncntyou nonicar aucunefois horribles 'yifîons
"' nom prtjagijfent des euenemens de honn encontre,
■'■ Sujuant ceja vieille confole cefie DamoifeUe^com-
^' . me le trifiejonge quelle afaiB , luy dénonçant k
'' contre fens^ chofè meilleure que la lettre ne porte :
^ ' éinfi que par fops nom fongeons que l' on nous ef*
! i IP^S^ 5 quon noHs outrage , ce qmprefaçit gain
'' i €^ félicite : au contraire , après auoir fongé
' qu'on mangeoît des douceurs & "Viandes deli^
"■ eates , ou qu'on iouyfjott de quelque volupté
' ! le plaifir frujlratoire que nous f entions en dor-^
tnant, nous afflige au rtfuetl^ O fe tourne en
defplatflr, Sjnejtus Vlatonique (e mocque de
(eux qui font profef^ion d'éxpofcr les fonges ^
dtfant^ qu'en matière defongcs on mpentefid'^
Q^ATRIESME LIVRE ?
èlir aucunes letx qui .putjjcnt cjlre cgallemet C9fn - 1 muncs a, toutes ferfonnes : ams plufioj} chacun fe ^oît f rendre Jgj-mejme comme pour mariere&fu^ jet de cefl artjefcrtuant en fa mémoire quelsfonges ild faits ^ (y- quelles tffiiës ils ont j4clif empùtfé: ainfifon pourra recueillir à part foj plujieurs ol^»
fer uat tons C^ règles de cejï art pour fin profit & contentement particulier» Comme ceux qui nauu
gentfouuet^ s'ils ^tenentk remontrer en IcurroH* te quelque efiueil ^far lequel mcntans ils defcou» tiret quelque 'JiHe Joutes l sfops qu'ils voj ent cej^ tfcuei\fls rec^gnnîjjent C^ mon/ïrent ladtFit lille-, ^fout de me fine l'homme qui fonge^ ^reiht tfouuet\
^fn'\nemefme^ifion^ tlabe.iu mojêde remarquer ' d partfiy, quel événement elle a eu les autrefois, i Qu^outre l'bomrn e^ les cheuauxjes chiens Jes aU"
'^ntaillcSj les ouailles Jei cheures au/^tfongent , ceux qui fçaucnt la vie rujlique l'ej^rmucnt tow les iours.^mft le tient -on de toute créature qui en*
gendre vn animal, c ayant ameiquant k celles qui ponnent&cûuuent , on en doute^ encer qu'ors fç^chefQur t ertatn qu'elles dorment,
/Contes de vieilles] Qmntilian efdadui^q lesfahles d'Efcpefuccedet aux contes que les nour- rijfes font ordinairement à. leurs nourri jjons, ^a te^e attendu que le babtl accompagne 'volontiers la vieiUeJfe^nofire^puléeàraiso d'intrâduirevne 'wcille, deduifanticj le fld\nc longue c^gatU
DE L*ASNE D OR. ^ If i| t
larde f M, pour de fcnnuyercejlc fille quelle tie}d^ '^
en fa ^irde,
f II y auoit] Ceft U confoUtïon de U njietJîe, rd-i cofitat n.ne faille fiiçonreyauec von moins de feu - ce que d' élégance, touchât les amours de Cuptclori CiT de rficÙJe laquelle il ejl bon defçauoir lèses Allego)icainfi que fulgence le not^ apprend.^ Tout -ttcjfe f apporte à l'ame que les Grecs appellet Pfj- 4hè. La ville c\fi lemonde: leT{oj^Ul{oyne, Dieucy^U l^iatiere'deurs troufillesja Chair, U- èertéd'arbitre.Crl'ame.Ceflecy efi la pltté jeune, farce qu'après la création rlu cofpseBe (utinfujc dans iteluyMe efi lapl^n h elle, comme pi t46 noble é^uela Ckiir^&pl^ digne qtée ladite Lioerthye- nt4é Juy porte enuie. c. i' appétit qui chatoUiUe & fùndla chainO' la dejJM luy enuoye Cupido {c, cmimttfe)pour la perdre. Mais d*atitantqutljf a conuoittfe de bien cr de mal^ elle aime l'Orne, Cr fe méfie auec elle par (onjon&tony, luy perftid' dàntde ne point U voir en face, e. de ne point af^ Prendre les aUechemes ouplatfirs de canuoittfe'^ «j de confcntirafésfœurs yffauoirefi À la chair O^ Itbtrté qui U poulfent en njne téméraire curiofttc àe cagnoifirefa beauté. Mais elle felaiffant aller a leurs perftufions^tire la lape hors defow lemutd, defcoHure ^ diuulgue le feu de conmittfe qu'elle eeuuoiten fapohnne : (^rlctrouuant fid^ux o* \ fUufble^ faime yfui^par rebtdttion delà lam"
Qv;atriesmb livm
^ledu ftti s'allume Cr ^rujk Cufidon\p4re€
luduunt qtion aime U conmitïfc , autant elle
' enflAmme.^fnii afres imfrime '\neflajefur
:e^e chair fechereffe. ^infi VjjcU fQurn amir
ffeufe contenir fn cefl heureux eflat ^auquel de
\^oita{fpell(e,en efl mtferabîemenffêrcloje^affail-
£> de plufieurî haT^râs çjr tr.tuerfes, dr chajjee
Wctefle rdjfalie mai j on. Mais afres aueir Un^ue^
; nent fracajfé parmj ces infortunes, laprfutdence
iiuine la regarde en pttié.Cupidon lefpoufe ; CT**
fUe ioujt de cefte félicité permanente que les gens
ie hien efperent après cejle njie,
% Approchans la main droite] C^ejfvngelîe
.que les anciens ohferuoient e?J l'ddoratiÔ de leurs
iïeuXyd' approcher de la bombe leur main droite
comme y ajant ( ce dit Vliné) certaine religiên en
(celle. On la fend quand on donne lafoy : Cr les
TreUts facrtTjd donnent a batfer relincufement
renuerfee, loh protefie qu'il n'a point hatfefa main
ny ùaiffe la ttfle deuant le Soleil nj deuant la Lu*
ne. ^uiourd'huy posant encore l'indice fiir le
fêulce on figure lefigne de la Croix , t^ pour ttf"
moimagede vénération ^ on le haife,
iG crme des t^o\\\QS,'\C cfl fujuant l'opinion
dcsThilofophes^qtii tiennêtque toutes chofes s'en^
genàret ^1 bas far la forcée influence s des tfloiU
jles. Car comme dtt noftre flme , lesfcntenccs dt
\
1
mil
DE L*ASNE d'or. Ifi
touUs chofcs tombant du ciel , & les infeneures [cruent four fuperieures. i^ Paphe. i VîlU de Cyprf, Gnide^ ifie, autour^ d'huy C >i b o c r i o . Cjthet es ^ ijle à l'ofp ofite de C l'appellent Puphïtnney Gnidunne , Cjtheree & Cytherienne,
l De Venus abfente.] Onnefefouuientplm de l'an tienne Venus tjuduprix que Un 'voidcefie nouuelle : on inuoq^uedeboinhe Fenm , mAÏs de cœurpjjché»^
m L'ancienne niere.Jf^p;^ de parler extrai" te des fier et s de philofophie^far lef quels Fenm efè d bon droiEi appellèe mère de toutes chofes qui fin en nature ^&fremiere origine des elemens; atten du que cejlfon office de continuer la procréation de chafque ej^ece . Et defaiSlfans Fentuxfans U cmtonïlien des mafles auxfemeUes en leur elpece toutes créatures dem'ureroientfieriles , \e [quelles far ijne conformité de fimence [ont continuées en ce monde,
n Ce berger.] C'efiVarlsyqutfarfoniugâment frefcn FenM l lunon & P allai :U Mjthologie expofe cefie fable au 6 . Itu . cha. 23 . 0 Empenné] Vourquoj Cuptdo s' appelle empe- né,dtU,armé de flammes (y^de flèches ^enfant^^vo* Uge^^cdadite Mytho 'fappredaa ^.liu, r.14.. p Par ccfte mi^nnc*'\Vnere d'vne mère à fort
Qjv;atr.iesme litre f^ls, contenxnt les freJfaKtes pointes qi4cJîe Ptnffê imaginer pofr/ obtenir fn dcmdn ie. j E m m i e 1 1 é es ] C^r ^mour brufte, tnais auec douceur : ;/ blclfe, mais auec ftidutté. Vlaute: A- niour eil fécond en miel & en hel : il cio- .ne du doux en faueurimais vous y trouue- &ez en fuite de l'amer tout voftre faouL ff La plushanlce] Tour exprimer U délicate Ucfmdrche de VenM^il dit (ju'clle nefjîeurnt c^u'k [peine Uplus haute fur fx:e de U mer, [f Portun ] ^Httement VaUmon ou Trîelicerte» \La fdhl^ d'inocr de PéiUmon eflan huiFIiefme Uiure, chdp, 4. de U Mythologie, f Sallace ] C'e^!''vne des femmes de Neptufi, 'par laquelle ds en te dent la plm LiJJe partie de U mer j corne par Vrcferpine^ le plus creux de la ter* rf. Salace vient deSàlum ^c'cft a dire la mer : ou ie Sallacit is. ç^'mlination à paillardife , à la^ 'ûuelle les gens de marine font extrêmement ad' donner^
nj Palccmon ] Les Grecs l'appellent VaUmin. tir 'Melicerte des Latins, Portunt. Apulée toutes*^ ^oii met quelque différence entr'eux, '■'X Tritons] leur forme eji contenue au ^^chap, Ju 8. liu, delà MjthcL
y Commevne image] con admire fans s'a* nnuracher niicunenHntd' elle , fins U cmiwter
BE l'A sne d*or. 15J
r DieuMilefien. ] f, d' Apollon fw nomme Dtdytnecn oh Gefneau ; lequel auoiifon oracle k 'Millet, qu'on appelloit oracle des Branchides.Xer- . xes le hytiU comme toti4 les autres temples d'Io- nie > excepte ccluj de U Dune d'Efhefe. 4 Ionien. ] Les ^^thentens fnjuantU rej^onfe de l'oracle d' Apollon à Delphes ^ Cr ïaduvs de toute la Grèce ^enuojereni en 'vne mefme faifon dauie peuplades en ^fie^fous U condmEled'Io^ ne que lediSî Apollon anott aàuoiiî pour fon fils» lllemenadoncquesencefie prouïnce que de/on nom il nomma fonie: njoilk pourquojf Apollon efiicj nommé Grec Cr Ionien, l Fondateur. ] Ce fut. Milet fils d'Apollon | eu félon d'autres y cefê îone mefme. c En vers Latins. ] Toutesfois Ciceron maJtt^ tient au 1. de la dium^ition , queitmaif ^poUoJt neparL Lttin, O^nie (^u il fuite cïo'tre que Tor^* de diceluy ait donné cefle a,mh'iz^ë rclfonfe k rjrrhe l(oj d'Epire ; le dy toy -^acid' ks Romains pouuoir y âincte , par laquelle f^;^- uanîU parole oïdmaire de ces crades douteufe Cr trompera [fe , ilcfioit ince) tain sd 'voulott dire qu'il p^HUO^t vaincre les ]\cmjinSy ou q'ie les J?f- mains le pouuoient ^ef.ire^coynme djd^int, d D e^n 0 u c, ] C^cjl bien dtU 3 dcfnoHë : car Us
CiNQVIïSMl tIVRB
( erdcUs d'Apollon ( ou flu(}ofl dn dtahle p.i.rLnt [ f4r U h oHche de la 'Pythie nfuiprefidoiten cet ora.^ \tlefoH6 IduthoYité d' ^follon)eJioîcnt noueux, c, '\ ambigus C^ de double entente , emhroutllans U \ njcrîté fAYmy des farcies obfcurcs & trauetfees^ '\ four ce les Grecs le furnommotent Loxias. f. #-* ^ ù'jquejortueux, € Zsgien. ] c.coniugal,nepcier , duquel on fe fert en Ufolem'/iitèdes ncpces. ^infi lunon s* ap- pelle Zy^ienney de XsgcsJoug'.pdrCe^uellePre' f dente des nopccs metpancelies la femme (cm le ioug dr fuiffance du ntarj/. ^u demeurant It fi- fre fe met uy pourtour autres in f rumens qu\n l Applique en la célébration des nopces, \f Lydien,] La mupque Lyàtenne eft propre cjT \ conuenahle au dueil Cr chanfons de complainte : ; L Dorique ejî confiante^belliqueufe^c porte auee \foy comme quelque 'viriltté.au contraire la Fhrf \ gienne efl molle ^dtfir ait CeF^rit^ Cr ccnuient priri' \ ciùalemfnt aux chofes relipeufes , ce dit ^riflote \ AU T. de S Toli tiques, ce quaup monflre nojhe ^- j fuUe es Flmàes.Cr Platon au iJe la BjpuU. . ^ A Ton voile. ] Es décrets cdntniques , jo, , qvixi^A.ileft die que les femmes en leurs ejf ou- , failles font couuertes d*i!n "voile, pour leur donne/ ' à co^oifire quelles font déformais fubiefles k IcHYsmAris. DâttantxgeonAtcou^Ulese^oufe'}^
DE l'A SKE d'or. 1^4
tfifi mhlejiuec nsn ruban tïffu de hUnc ^defour* prcy de if Une, pour leuroffrendfe U undeur^m" tccyité . pureté de vie û»tls dojuent tnpner : de po' pcuftentvacquer a l^accmpmenfcr propaga» non dugam humain . Or ce que Pfyché ejfuye [es Urmcs afon voile /cj: vn prefage de mdl- heureu »• fes nopces,
h Vifmoitnaire.] rarce queVjjchéfemùloh i marcher pluftofl k fesfmjerailles , cjuà [es ej^ow ' ftrlles y il ife dcfermcsqmncfedienffnmdei | tuerts, il