Chapter 3
Section 3
TOUTE.
Quoi! Monfeur, lui dis-je, vous pour rez vous pañér dans vôtre Phyfique de | prouver ou de fuppofer qu’il yaun Dieu ! Affurément , repartit- -1l, je puis même fuppolfer tout le contraire , &c il n°eft au- cunement néceflaire que je fafle aucune mention de Dieu, ni pour la création, ni “pour la confervation , ni pour la conduite du monde. Je vous dirai bien plus; mais il ne faut pas trop publier ceci à caufe des . Moines & des Chaperons. Je füis parve- nu par la grace de Dieu à comprendre qu’il eft aflez facile de prouver avec certe Phyfque, qu’il n’eft pas néceflaire que Pame foit immortelle & fpirituelle, ni quil y ait un principe fpirituel qui gou- verne
für les Sciences fecretes. 3x
‘verre! le monde: de forte qu’un Chrétien imbu de cette. Phyfque , né fauroit per- dre la gloire & le mérite de la Foi, puis- “qu’il ne fauroit trouver dequoi apuyer au- -cune des chofes qu? ïl croit. Il fera même
tous les jours en état de remporter de -nouvellés viétoirés puisique cette Phyf- que pourra lui fournir en tout & partout des raïfons contre ce qu'il croit. “Loûé foit Dieu, m’écriai-je ; ‘jufqu’où va le zé- ‘Je des ferviteurs de Dieu, quand il'eft {e- Jon fa fcience ! Il porte même d'inventer & à favorifér des Seétes contre l’exiften-
ce de Dieu. Vous aviez raifon, Monfieur,
de dire que.vous aviez un moyen für pour
vous emparer de l'admiration de vos Dif- ciples.. On vous admirera jufqu’à l’éton- nement, & prelque jufqu'au fcandale.
Ce ne fera point, continua-t-il, par ce que je viens de vous dire , que je me fc- ‘rat admirer à toutes fortes de gens, - Je n’en parlerai qu'aux efprits folides & bien Chrétiens ; pour:les autres , je me conten- terai de les enchanter par un nombre infi- ni de chofes rares , fi nguliéres , , inoüies, étonnantes , _inimaginables ,: & pourtant _ évidentes , dont nôtre Phylique eft rem-
plie. Lje” à do do en gros toutes LE cho-
32 Nouveaux Entretiens chofes extraordinaires; & left impoffble qu’on n’en foit enchanté , & qu'on nait pas une avidité extréme d’en entendre le détail & les preuves. Enchantez-moi donc, Monficur, lui dis-je, & parcourez en gros toutes ces inérveilles, en atien-. dant que vous m’en expliquiez un jour le détail.
Volontiers, me dit- il: mais, Monfieur, vous devez favoir que l’oraifon mine un. peu le corps, & que les longs-difcours philofophiques affoiblifient un peu Pefto- mach. Il me femble que vous m'aviez propolé de me donner à dîner: Ah! ieft vrai, m'écriai-je, Monfeur Jean le Brun, allons-ÿ donc.
TROISIE HE ENTRETIEN.
FOnfieur Jean Je Brun dina fans par- lérs Je remarquat qu’il étoit extraor dinairement altéré. Après le repas il dit graces longuement » puis saprochant du
feu: Si nous avions de la foi , s’écria-t-il , comme un grain de moutarde, nous nau- ions pas befoin de manger & de tant boi- res Car il eft écrit, queP homme jufte vit ne, de
fur les Sciences fécretes. 133
de la foi & de laïparole de Dieu: ; la foi nourrit quarante jours Elie & Moïfe.. Je crois, lutdis-je,. Monfieur , que, quand le Fils de Phomme viendra , il ne trouvera guéres fur la terre de cette foi nourriffan-
te. La Morale eft grandement relâchée,
& les plus dévots ne haïiflent pas la bonne _chére:, C’eft que la foi ett modique, re-
prit Jean le Brun: pour moi, je ne mange
pas beaucoup par la grace de Dieu, & ne bois guére que par inadvertance & par di- ftration. Comme d’ordinaire j’ai la tête remplié de quelque grand deflein,, & que mon efprit_eft appliqué ou à Dru.ou à
quelque affaire de Dieu, la nature quine veus rien perdre prend {on tems & fe con forte à la dérobée , pour pouvoir ‘“enjuite foûténir les travaux que lui impofe la gra: ce & la foi. Toutes cho'es fe tournent en bien à ceux qui aiment Dieu. Je. pen-
fe, mon enfant , que le peu que Je viens
de boire me rend bien plus propre. à phi- lofopher.… Je fouhaite , . Monfieur , qu'il foit vrai de dire à à cette fois que. la verité eft dans.le vin. : = Philofophons donc, me dit-il. Quel ef à votre avis, le. principe des choles natu- rellés, & la premiére matiére de tout ce G que
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34 “Nonvesix Entretiens.
que nous voyons ? D: Un Comte Allemands
“‘Tépondisje ; qui avoit beaucoup de: vôtre air & de.vos maniéres | excepté quil fai- #oit profeffion de vivre ‘fans manger boi-
re , en appliquant fur le nombril un cer-
taiñ-lut de fapience, m’enfeignoit:l'an pale:
fé fort dévorement , comme vous] faites, que. la lumiére eft le’ premier füjer dont
toutes chofes font faites. :C’étoit un: fat & un:ifnorant, réprit Jean le Brun, ‘cr nya poirit de lumiére. Il nya point
dé lumiéte, m'écriat je? Non, me: ditsil. Comment, pourfüivis-je, la luniéré n'eft
“pas répanduë en Pair à Fheure_ qu'il ‘et?
Non , dit:il en élévant la voix: La: lu- miéré , continuai-je ; méft pas ‘un! corps où une quakté, où üun être ramaflé dans le Soleil? Non, non, s’écriat-il, ci ny a ni lumiére , mt corps luiinieux: c’éft uné vieillé erreur.‘ Céci commerice Éoe. bien, lui dis:je, & qu'eft-ce doné que ce
| Soleil que nous voyons , & ce je ne {çai
quoi qué nous apellons 1 Jumiére ? Ce'que vôüs'apellez lumière, vous autres: igho-. rans, répondit-il, n’eft qu’une penfée de Païne rafonnable ; dont l'homme feul ft capable, ‘ar les bêtes ne voyent'poipt cet te > Ft hicre: ‘un lynx êcun Chien: ne voyent
Pa
| fur les “Sciences fécretés. 45 pas, plus qu'une taupe ; & pour le Soleil que vous appelez groffié érement un corps lumineux , ce n’eit, qu’un tourbillon de poufliére , qui pirotietre rapidement aus tour de fon centre, & qui pirotettant agi- te l’air d’une certaine maniére; Pair agité Vient aufli piroüetter d’une certaine ma mére & affecter les mufcles des yeux & la retine » & alors nôtre ame à point nom: mé produit cette penfée qu’elle voit un corps lumineux: mais, vive Dieu, 1ln'y a point de lumiére ; & quand Dieu dit dans la Genéfe, que. Ja lumiere foit faite; c’étoit à dire qu’un grand tourbillon de poufliere & de limailles de matiére s'afñlem- ble en cet endroit >. qu elle Pirouetre dé telle & telle maniére jufqu’à nouvel or- CLR .. Ce Commentaire delEcriture, He dis- je » .eft-tl tiré de quelque Rabin : ? Point du tout, dit-il, les Rabins n’ont que des Vifions creufes, & ceci eft appuyé folide- ment fur des dé monftrations de Méchani que, fi belles , fi naturelles & finéceflais res, que pour vous en parler franchement, il eft tout-à-fait inutile de fuppofer que Dieu fe foit aucunement mêlé de toute cette affaire, dela dy rab du Soleil,
é 3. de
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36 Nouveaux Entretiens
de la prétenduë lumiére qui l’environne ; & de tout le refte des chofes : & fi ’Ecri- ture ne nous aprenoit que Dieu a travail. lé fept jours pour la produétion du mon- de, nous lui euffions permis de fe repofer dés lPaurore du premier jour, & nous: Peuffions tenu quitte de. tout travail, pourvû qu'il nous eüt créé comme il a fait une matiére divibble à Pinfini, en petits corpufcules en forme de dés & de VIS.
En verité, Monfieur , m'écriai. -je ; jé fuis bien aïfe de vous avoir fait donner de: bon vin, car il vous échaufe admirable ment imagination. Vous m’admireriez. bien autrement, continua-t-1l, fi je vous: prouvois qu’il n’eft même nullement ne- ceflaire que Dieu fe donne la péine de créer cette matiére, & qu'il eft incompre- henfible qu’elle ne foit pas d’elle-même telle qu’elle eft ; mais je crois qu left à propos de différer encore -un peu à vous expliquer leflence de cette matiére ; cela nous engageroit, peut.être , à quelque digrefion épineule , & qui apliqueroit trop nôtre elprit, ce qu’il faut éviter foi- gneufement après la refection , de peur
que Ja digcftion n’en foit troublé lée, caril ' n'eft
fur des Sciences fecretes. 37
meft pas befoin d’alterer fa fanté. pour phi- Jofopher. De forte que pour ne point {ortir de ce que ma Phyfique a d’agré: able,
je me contenterai de vous faire remarquer
qu’il eft évident & clair comme le jour, que ces dés dont je vous ai parlé piroüet- tant néceflairement autour de leurs cen- tres, & fe froctant les uns contre les au- tres, il a été imévirable qu'il fe foit fait une infinité de raclures , lefquelles s” aflem- blant en divers endroits, ont compolé par ci par là divers tourbillons de raclure & de poufliere. Ces tourbillons tournant continuellement autour de leur centre, 4ont ce que nous appellons Soleil & Etoi- Jes. Mr. Jean le Brun, lu dis-je , ne faites-vous jamais la mer idiane, &t n'avez: vous pas accoûtumé de dormir après dîne ? Pardonnez-moi, dit-il, c’eft une bonne pratique que plufieurs fcrviteurs de Dicu obfervent. J'irai me coucher dans qu.l-
que tems, fi vous voulez me le permettre, Allez, Monfeur, allez.y donc tout main- æenant. Je veux pourtant encore vous expliquer la fuite de la formation du monde, & après vous avoir dit quelque Chofe du Ciel, vous expliquer encore un peut échantillon de” Phittoire de la terre, 3 idee
38 Nouveaux Entretiens dans laquelle nous vivons. Car il n’apar: tient qu'à moi & à Delcartes d’être les Hiftoriographes dela nature, & de favoir le détail de toutes les avantures de la matiére. Sachez donc, mon fils, que Ja terre a eu l’honneur autrefois d’être un beau Soleil & un affemblage lumineux de limailles érincelantes, qui pirouettoirauffh _glorieufement que ce tourbillon que nous; voyons, & qui éclairoit quelqu’autre terre: & quelqu’autre certain monde particulier: mais une certaine fumée sétanc élevée: d’un autre certain éndroit, comme il nous; €ft fort facile de le démontrer méchani-. quement, elle fit autour de ce tourbillon: de lumiére une certaine croute obfcure,, opaque & impénetrable, qui envelopa ce: tourbillon & l'empêcha de piroüetter à fon! ordinaire, ou du moins de faire pirouetter: Pair. qui Penvironnoit ; de forte que ne: pouvant plus demeurer en cette place, êt: faire la fonction de Soleil, il fut obligé de: fortir du tourbillon où il étoitr, & d’errer fans fituation fixe & déterminée dans les: éfpaces immenfes de l’Uaivers, jufqu’à ce: qu'ayant trouvé le moyen d’entrer dans ce:
rand tourbiilon qui compofe le monde:| que nous habitons , il s’arrêta parmi les:
Pia--|
fur les Sciences ferretes. 39
| Planétes SC devint Planéte lui-même : car nôtre Hiftoire mathématique & philo- fophique nous aprend que toutes les Pla- _ nétes font des Lerres toutes. pareilles à cel- le-ci & arrivées en ce monde de certains. autres mondes loinrains, où elles ayoient J’honneur de piroüetter lumineufement à de faire la fonétion de Soleil. Je n’ai pas encore bien déchifré par les : Joix de, la méchanique, ce qui eft arrivé à toutes ces Planétes depuis qu’elles font entrées dans nôtre monde. Mais voici les véritables avantures de nôtre terre, & celles des AU . tres terres font aparemment de même, Quand elle fut entrée dans ce tourbillon, quatre autres certaines croutés vinrent te- nir Compagnie à cette croute fufdite qui envelopoit le tourbillon des raclures, & elles s’agencérent les unes fur les autres, à peu près comme les peaux d’un oignon {ont arrangées. Nous fommes encore en grand fouci, & nous ne pouvons pas bien démontrer dequoi la plus bafle de ces croutes eft compofée : Je crois pourtant être parvenu à découvrir que c’eft: d’une infinité de corpufcules en forme de vis, qui fortent inceflamment. & fans jamais : "épuifer y ÔT viennent circuler en ovale
RU dans
49 Nouveaux Entretiens
dans Pair: d’où nous tirons en: tems & lieu la raifon démonftrative pourquoi Pai- man ature le fer, car les vis fe vont in- finuer dans le fer à point nommé, fans s’embarrafler aucunement les unes les au- tres, & fans entrer en aucun autre corps;
de forte qu’elles attirent méchaniquement le fer. Je tiens donc que cette premiére croute eft le premier magafin de ces vis admiribles. La feconde étoit une mañle de tous les métaux & des pierreries. La troifiéme étoit un affemblage de corpufcu- Jes en forme d’aiguilles, qui compoloïent un grand corps liquide comme ‘ l’eau, Quant à à la quatriéme & derniére croute, elle étoit un peu dure & fufpenduë en forme de VOutE, comme à peu près la croute d’un pâté. Il arriva donc par fuc- ceffion de tems, que cette efpéce de pâté de lumiére s'étant féché, fendu & crevañlé par l’ardeur du Soleil, fe brila enfin en mille & mille riéces. Jugez le beau fpe-
_ tale Fe ce fut aux yeux de Dieu & des
Anges , à & combien fut épouvantabl e le fracas & le tintamarre qui fe fitalors; cela me réjoüit quand jy pente, & il me tar- de extrémement que mon ame ait le plai- se après la mort de voir arriver:la même
av ane
Jar les Sciences fecretes..…. 4 avanture à ce Soleil qui nous éclaire, lors- qu’il aura contraëté les croutes fufdites, comme la méchanique nous montre qu dl ne peut éviter de les contraéter. fe prie Dieu feulement , & faes-en de même, s’il vous plaît, mon fils, tous les jours en vous levant & en vous couchant , que- cette affaire n’arrive pas au Soleil, & qu'il ne vienne point ainh avant nôtre MONT ; car comme ileft, fuivant le ss qu'on a fait, plufieurs deraihes de fois plus grand que la térre, 1l nous tomberoit deflus, & nous entraîneroit avec lui dans quelqu’au- tre rourbillon , ce qui féroit le moyen de faire mourir fans confeffion le genre humain. ,
C’étoit , peut- -être, par cette raifon , interrompis-Je , que Îles premiers Chré- tiens, tu raport de T'ertuillien, defroient ardemment la fin du monde, & deman- doient à Dieu de hâter le; jour du juge- nent , 1ls Craignoient aflurément que Île | Soleil ne contractât cette croute fatale.
Je ne {çat pas s'ils le craignoient, dit s le Brun; mais je vous aflure que tous ceux qui font dans nos principes en trem- blent de peur, d’autant plus que certains PATES ont eu d’aflez bonnes Luner-
C5 tes
&2 Nouveaux Entretiens
tes pour remarquer de certaines taches dans le Soleil ,. qui font conjetturer qu’af- furément cette malheureufe croute {efor- me déja. Voila, lui dis-je, un point admirable pour fa Morale, jele veux mar- quer, sil vous plaît, fur mon Agenda, afin d’en intimider les pécheurs quand je
précherar. Apuyez bien l-deflus con-
tinua-t-1l; Îles chofes mervalleufes frapent Pimagimation; & quand l'imagination eft gagnée, on fait bien du chemin , & on
‘arrive bien-tôt au cœur. Mais pour con-
tinuer l’hiftoire des avantures de la terre : Jors-que fa derniére croute s’entr’ouvrit &. fe crevaffa, les débris de ce fracas effroya- ble tombérent irréguliérement , confufé- ment & pêle-mêle les uns fur les autres:
H1 fut donc réceffaire qu’une grande partie
fe trouvât enfevelie dans l’eau , & lat paroître la croute liquide que nous apel-. Jons la mer. D’autres parties’ $’accumu- lant les unes fur les autres, il.en réfulta une mafle élevée, qui eft ce que nous ba- bitons. Sur cette mafle fe font aflemblés ‘des corpufculesen divers fens& dans rou- tes les fituations imaginables, .-& 1l s’en eft
| compoié fortuitement un nombre infini de
machines différentes , que nous apellons | Re fleurs ,
fur les Sciences Jécretes. 43 fleurs, plantes, arbres, qui nous paroif- fenc vivre, croître & mourir. Et unein- finité de machines bien plus merveilleu- fes, qui outre cela femblent fentir & con- noître,, & qui en effet ne fentent, necon- noiffent & ne vivent non plus que certe Horloge qui fonne trois heures, qui m a-
| Vertit fans favoir ce qu’il fat , qu’il eft temsque jaille dormir. Allez, Monfeur dormez.au nom de Dieu, lui dis-je. Comme 1l pañloit dans mon cabinet , deux des plus grands Philofophes du. lié- cle, à qui Dieu & la connoiflance profon- de & rare de la plus fine, Mathématique, ont donné de belles lumiéres contre les imaginations de Defcartes , vinrent pour me voir; 1ls entrévirént en entrant la f- gure & le chapeau de Jean le Brun. Quel- le efpéce d’homme entreteniez-vous là , Monfieur, me dirent-ils en riant? Parlez bas, Meffeurs, leur dis-je; car c’eit un Serviteur de Dieu, fufcité extraordinaire- ment pour la réforme de la morale & des mœurs de PEglife. I me fait Phonneur de m’affocier à fon Apoftolat, & dans peu de jours nous allons mener par un beau chemin les probabilités & toutes les imagi-
nations licentieufes,. qu’on apuye fi foible- ment
44 Nouveaux Entretiens
ment par la maniére de philofopher du foible Ariftote. Mais nous prouverez-vous du moins, me dirent-ils, par vôtre nou- velle méthole, qu’il faut s’habiller extra- vagamment comme fait cet homme, & fe
diftinguer d'abord par un habit & des
_maniéres fantafques, d’entre ceux qui ne font pas de votre parti? Ce font minu-
Lies, répondis-] je, que nous n’avons encore pû traiter à fonds : nous avons commen- cé par le folide, & nous n’avons encore touché que le principe fondamental de la
. Morale.
Nous avons enfilé une belle carriere, & mon nouveau Maître me donnoit des lumiéres rares; mais lPoraifon lui ayant affoibli l'eftomach, il m°a demandé à diner: durant le repas une diftraétion lui étant furvenué, mon Apotre s’eft enyvré par inadvertance, & 1l y a une heure qu’il me dit des chofes {1 foibles, que vous & moi fommes fort heureux que lPheure de fa imeéridiane foit arrivée, fans quoi vous cou- riez rifque d’être regalés d’une extrava-
gante converfation. Nous fommes tous
accoütumés, repartirent-ils, à oùirextra- väpuer des Réformateurs. Paris en abon-
de”: . Maïs encore que vausdifoit celui-ci,
