Chapter 1
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BBo7a LA SUITE. DU COMTE
7. NOUVEAUX
ENTRETIENS
SUR LES: SCIENCES SECRETES; TOUCHANT La Nouvelle Philofophic.
Ouvrage pofthume.
| À AMSTER D A M, Chez PIERRE DE Cour, Marchand Libraire, M. D. CCX V.
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PREMIER TOP ETIEM.
N4 Liles ans: un Fos extraor- NZ dinaire, Benite foit PEtoile
NW qui m'a, donné cette année .. Monfeur. fe Doéteur Jean le Te - Brun ; sic, beni foit celui de mes Amis ou de mes es Rp reis j qui PE
“Get ensgd a parait. irense ans aprés, lu mort de fon Auteur.
! Nouveaux Entretiens | ke BE Gvere, ou pour me Î faire infülte,, m 74. adrefé cet excellent homme: To que moi {é feroit peut-être offenfé d’un certain compliment qu’il m’a fait d'abord; maisje ne fais jamais’ de cés faÿtes-fà. Je me trouve bien de ménager les gens fi in aliers'eñ léur élpece ut Original eft coû
ous Punetand.prixe pour nioi 8 Dieu m'a fait la grace de reconnoître que les fols ne font/au rhoridé que pour donner _ des leçons de fagefle. Il eft vrai que j’eus un,peu » Belin dE Æerte} grâce”, poht ne pas mettre à la ‘porté Motifieur Jétn le Brun, la premiére.fois qu'il m’aparût. 1 heurta brufquement Ximon Cäbihet , & entra de même, tenant un Livre & un bâton à une main, & Gtant fon grand chapéau de Pautre. Monfieur, me dit ds je fuis vOrre feérviteur :.je viens tour ex- près d'Irlande ,, pour Metnee vous éres un mal- avilé. VA] avoit lés yet * Four be ‘ê& farouches, le yifige St
A dou
it hoir & court, uhe ‘céinturede la
Dai & le poi d’un-dévor né. Mon- f eur , lui dis-je fort tivilemént: 9 n° Jui Giant doucement la main du bâton, avant que ‘je -répondeiàr Fhonnéterèom-
Phiment;
fur les Sciences [ecretes. 3 plment., que, vous. £res, yenu m ’aporter c de fi loin, ‘ayez la bonte de, me dû'e.fi vous. étes Cabalifte, : Rabin,. ou Rofecroix. Je: fuis Maitre Jeun le Brun, me répondits il, le grand Fsrdsnus Dee) Étoit mon Trifayeul, & vous étes:ün mal-avilé & un ignorant. Maître Jean le Brun, TEpartis- js je,c demeure d’accord du. fecond éloge; çarje ne connois ni vous; mi vôtre Tris fayeul : mais aprenez:moi quel fujet vous avez de me donner le premier épitete, &c de venir du-fonds de l'Irlande pour me complimenter. ain. ‘Pourquoi, me dit.il, _m ’AVEZ, VOUS: donc Fay dans ce méchant Livre la gloire que j'ai. méritée ? Pour- quoi,donnez-vous À nôtre Ecolier. Delcare Tes 3; la, gloire qui, n eft-dûé qu'à Jordanus &, à joannes. Branus à | : Pourquoi l'éleveze vous. jufqu? au Ciel ?. Et pourquor ditess vous déefivement., qu’il.a porré plus. de Jumpiere à la Philofophie qu'il n°y.en cu juiqu’ici, depuis ! trois mille ans ? Je n’en. VA rien à tout, ge. que. vous, me dites s : Monfieur Jean lei Brun .…interrompis-Je ; je. na, fat nulle; (Part. les: Panegyriques ‘dont VOUS: me parlez, : gqe.ne fus. point : AU trement fujet à louer perfonne x ral à pro- pos êx né plus ap, que je n'aime guére | 5% À à - Ark
LUE A
4 Nouveaux Entretiens
Ariflote, je ne trouve pas que perfonne fe pe élevé de nos jours, qui éclaircifté mieux la Nature qu’il Paéclarcie: or obf- curité pour obfcurité, je'ne louera' jamais la nouvelle au préjudice dé l’ancrénne: Comment, Monfieur , mé dit:il, en me montrant le titre du Livre, Vos: n'avez pas fait ce Livre-là? Non affurément, lui répartis-je , il ne m'apartient pas de füre
de tels effais. Et de plus , pourfüivir-il, vous n’étes pas infatué pour Ariftote ? & vous ne croyez pas que le Breton ; dont il eft parlé dans ce Livre, ettleplusgrand Philofophe qui air jamais été? Pour ‘Añ- flore , repris-je, ‘J'ai de grandes inforima- tions contre lui; "& pour Defcartes ; je n’ai garde de le fort ‘eftimer, car je ne Peuens pas. Ah! Monficur, s'écria til humblement, je vous démandé donc‘ mil- le pardons de ma méprife: Un Religieux m'avoir pourtant, affuré- que vous. aviez compofé ce Livre-ci,°& m'avoit. ‘dôhné vôtré nom & vôtre adrefle : je füuis tout prêt à vous faire-route la fatisfaétion que vous féauriez defirer: Je’ n'en veux ‘pass Moïfieur Jean le Brun, lui dis! je; .fépa- réz feulément un petit mal pèr un force. grand bien , faicesimoi ‘part de vôtre fcien- à Ê % | CE
fur les Sciences fecretes. ÿ ce: & de vôtre amitié. Je vous les donne, medit-1l, en mettant fa main dans la mienne. Vous ine paroïflez même un [u- Jet propre aux grands defleins que j'ai for- més dès ma jeunefle. Votre Morale eft bonne ; puis-que vous fouffrez les injures fans vous émouvoir, & vôtre Philotophie pourra le devenir, puis-que vous n’étes pas entêté d’Ariftote. Ah! Ariftote, que tu as fait de mal aux bonnes mœurs, & que les Conciles qui défendoient autrefois de te lire étoient bien infpirez du Ciel! _ M'étes-vous pas de cet avis , Monfi eur ? Ariftote n’eft-1l pas pernicieux à la Mora- le? Pernicieux , répondis-je , Monfeur, du dernier pernicieux. Et ne trou vez- vous pas le fiécle, continua-t-1l, horrible- ment corrompu ? Horriblement, repris- je. Et ne deviendrez-vous pas volontiers, pour fuivit-il, le Difciple & le Coadjureur d'un homme fufcité extraordinairement par le Saint Eiprit pour la réformation gé- nérale des mœurs? Pourvû que ce ne für ni Luther, ni Calvin, repris-je, ni quel- que autre homme de même efpece , jai añez de penchant à corriger. C’eft, dit- il, la plus louable inclination que puise avoir un Chrérien : il ne faut fonger qu’:
À 3 aux
6 Nouveaux Entretiens ‘aux mœurs , nous fommes tous Pafteurs les uns des autres, Diéuü'nous a tous char- és en particulier du falut de nôtre pro- Chain; Mäalhéur à celui qui né travaille qu'à {à fanctification, & qui négliige celle de fes freres :’ mais ce n’eft rien faire que dé corriger des fautes particuliéres , de ne s’opoler qu’en détail aux abus qui fe glif- fent dans la Morale ; 11 faut aller à la four ce, faper les fondemens de tous lés defor- dres , connoître le principe de la corrup- tion générale! & le ruiner. - J’efpere que Dieu m’a réfervé cette gloire ; f’ai-Connu le mal, & j’en ai le remede. ' Ah! Mon- fieur ; lui dis-je , mettez moi en part de cette gloire , faites-moi connoître ce mal, & fouffrez que je vous aide à le guérir, Je ne vois rien en vous ; me répondit-1l, qui m'oblige à vous refuler ce que vous, me demanuez. Ce zéle fi digne de loan: ge, que vous me faites paroître pour la bonrie Morale, eft l'effet & la marque du _péu d’attachement que vous avez pour Ariftote: c’eft là le grand point, quicon- que aime Ariftote ne fçauroit avoir la Morale droite. :Quant à Defcartes, C’eft un mélancolique, plein de bonne opinion pour fes rêveries , qui à voulu ‘aflér. ip 91n
Sur les Sciences fecretes. 7 loin que je ne voulois , &t qui s'eft.égaré. Il a voulu, ARE. fes. fpeculations aux miennes & à celles de mon Trifayeul, & il.a tour gâté. Si vous ne l’eftimez gué- re, vous avez raïfon, & fi vous.ne Pen-
tendez. pas ,.je ne vous cftime pas moins, il eff inintelligible. La Faylalobhie qu'il avoit aprife de nous étoir claire & pure, folide & fenfble ; .nulle vifion ne la ren- doit. ridicule & fufpedte À tout y toit propre à réformer les mœurs. . Ïl ne, tien- dra pas à moi que je ne vous explique ! tout cela , & même que vous ne foyez admis au nombre de ceux qui prétendent, avec aide de. la Grace, réformer les mœurs de ce rems., par les principes que j'ai imagi- nez. ..H fauc pourtant que jaille confulter Dieu. là-deflus, . Je vous prie cependant, Monfieur, d’oublier. la brufquerie que je yous.ai faite en entrant, je ferai plus hon- _ nête quand j’aurai l'honneur de vous re- voir. Il voulut ‘en ailer, mais je n’eus garde de le laiffer échaper. Tous ces Vi: fionnaires qui s’érigent en Réformateurs, & qui paflent leur vie à méditer de nou- velles Loix, une nouvelle Politique, une nouvelle Théologie , une nouvelle Mo. rale, une nouvelle Philofophie , ont toû- À 4 jours
8 Nouveaux Entretiens jours du bon & du ridicule. Ils ont cer- tains intervales lucides, où il y a quelque chofe à profiter: on rit du reite & on ad- mire jufqu’où fe peut exalter l’imagina- tion d'un Homme de Lettres. Mofifent: dis-je à Yoannes Brunus , vous ne vousen irez pas, S'il vous plaît, vous éres fatigué de votre long voyage, vous vous repofe- rez ici. Voilà un petit lit de fale, où vous pourrez vous coucher quelque tems: & pour la confulration que vous voulez . faire avec le Seigneur , voilà un Prie- Dieu. Je vais cependant me faire habiller: nous conférerons enfuite fur vos faints projets, puis nous dinerons, sl vous plaît. Ah! Monfeur, me dit-il en m'em- braflant , 11 n’y a rien de fi honnête que vous ; j’efpere que Dieu m’infpirera de vous admettre à l’Apofñtolat où il m°a a- “pellé, allez vous habiller : laiflez moi ici pour lui demander quelle eft fà volonté. Je le laiffai dans mon Cabinet,
DEUX-
… fer les Sciences fecretes. 9
DEVXIEME ENTRETIEN.
Oannes Brunus fut une heure en confé-
rence avec le Saint-Efprit : il fortit de mon Cabinet enflammé comme un Che- rubin. Vous étés des nôtres , mon fils, me dit-il, Dieu m’a dit que le zéle que vous avez pour la réformation des mœurs vient de lui ; que c’eft lu: qui vous a in- fpiré lé mépris que vous faites d’Ariftote; & que c’eft lui qui vous a fait entendre que lé mélancolique Defcartes ne mérite pas toûte l’eftime que l’Auteur de ce Li- vre voudroit qu’on en fift. Sur ces trois fondemens je ne ferai point de difficulté de vous dire mes defleins, de vous racon- ter môn hiftoire , de vous expliquer ma Philofophie, & de vous aflocier à la gloi- re de réformer le Monde Chrétien. Af- feyez-vous donc, Monfieur, lui répondis- je; je vais vous écouter avec toute la do- _ cilité dont je fuis capable. 11 s’affir & par- _ Ja de la forte. :
Ces derniers tems ont été feconds en Réformateurs. L’Enfer femble avoir ou- vert toutes les portes pour renverfér la
A 5 Na...
10 Nouveaux. Entretiens
Nacelle de Pierré, fous prétexte de laré- parer. - Dieu toûjours fidéle à la prometf- fe qu’il. lui a faite, que les portes de l'En- fer ne prévaudront jamais contre elle, à fufcité auf. de fon coté des. Hommes. exe traordinaires pour la fauver par les mêmés moyens par où les Emiffaires d’Énfer. ont voulu la perdre. Un véritable zéle pour. une Réformation générale a animé. plu- fieurs grands. Perfonnages : , à travailler par des foins i jvais ables pour rétablir la pure- té de la. Morale primitive :. mais par un fecret } jugement de Dieu , leurs. fannts ef. for! ts ont été inutiles. Jai autrefois confé- ré avec la plüpart de ces grands: Hommes; je leur ai ditmes fentimens, ils n’ont pas voulu me croire: je.ne m'étonne pas s’ils n’ont pû réüfir. L’un d’eux voulut en- treprendre d’abord de rétablir Pancienne vigueur de la Difcipline, & la févérité des vieux Canons. Son deffein à. échoué: il ne-faioit pas aller ainfi ouvertement .con- tre le torrent de la corruption du fiécle ; 3 le cœur humain veut être autrement mé- nagé. Un autre d'intelligence avec :celui- là, fit une étude. prodigieufe > pour faire changer de face à toute la. Théologie,
pour. ”’décréditer les Doéteurs Scholatti-
ques,
Jux les Sciences. fecretes. 13 ques & pour fubltiruer au raifonnemenc une Science de mémoire-& de: colieétions fur les Peres., , Ce deflein étoir. grand.& bon: mais, bon Dieu, quelle entreprife! rompre en vifiere aux! Pédans , aux Uni- verfités; aux, Moines/: Dieu. veüille avoir fon amé, ;je lui dis un jour , que fon. pro- jet manquoit. -de-prudence, & qu'il féroit gendarimer trop, de. gens. ; Un autre. fit grand :fraças-avec fes railleries , fur cer- tains prérendus -relâchemens : mais outre que.peù de gens crürent qu'il fût de bon- ne foi-dans fes citations, beaucoup letrou- vérent peu Chrétien; & tousiles gens de bieh trouvérent. que :cetté invention nui-
foit-plus aux mœurs ; qu’e Île ne pouvait
leur-profiter ,: puis-que tout au moins elle faifoir” fçavoir aux. peuples jufqu'où les Doéteurs ; qui. leur-éroient.en plus gran: de vénération que cét Auteur.-leur per- mertoient de fe relâcher. Si tous ces Mef- fieurs m'euflent-voulu croire , nous euf- fions mieux fait que tout cela ; mais cha- cun abonde en: fon fens , & cit par où les aFaires de Dieu. font très-fouvent re- tardées.. ‘11 faloit- commencer par décrédi: ter Ariftote ; fans.faire paroître l'intention qu’on avoir d'établir une Philofophie op-
polée;
12 Nouveaux Entretiens.
pofée ; ainfi fans qu'on s’en apperçüt, Îa Théologie & la Morale euflent néceflai- rement changé de face. La chofe cût été facile en ce tems-là , je ne fçai fiélle le {era maintenant. Des Difciples de ces ie Hommes, dont je vous parlois, fe ont avilés de l’entreprendre , & 1ls font valoir tout de leur mieux une nouvelle Philofophie. Comme leur intention eft bonne , & que tout cela ne tend qu’à continuer le plan de notre Réformation, je leur en {çaurojs bon gré s’ils ne faifoient pas deux chofes. La premiére eft d’at- tribuer à Defcartes la gloire d’une inven- tion qui appartient à mon Trifayeul & à … moi. Et la feconde eft qu’ils prennent pour argent comptant toutes les rêveries que Defcartes a ajoûtées de fon chef, qui font néanmoins toutes propres à ruiner de fond en comble la Morale Chrétienne, elle n’éroit pas ruinée. ue | Ils ont grand tort en tous ces deux points, lui dis-je; mais je ne fuis pas aflez habile pour déméler ce que Defcartes a mêlé- du fien aux fpéculations de vôtre Trifayeul 7ordanus Brunus | de qui je ne Aûs jamais les Ouvrages. Je ne fçai pas imêmé aflez la Philolophie de Deicartes, pour
fur les Sciences fecretes. x 3 pour difcerner ce qu il peut y avoir de contraire aux bonnes mœurs, Ce que Defcartes a pris de nous, reprit-1l ,eft bon & propre à nôtre deffein: mais ce qu’il a ajoûté eft très-pernicieux. Je veux: vous le faire comprendre clairement & en peu de paroles. Et pour cet effet, 1l faut en premier lieu que je: vous: ‘dife mesfenti- mens für la Philoféphie: d’Ariftote ;::8 qu’enfuite vous demeuriez'.d’accord ‘avec moi d’un principe dela Morale Chrétien. _ne, fans lequel il n’y auroit point de dif- férence d’un Chrétien à un Payen. : C’eft que la Foi éft l’ame du Chriftianifme;él le eftile principe de tout le: bien: &- de tout lémérité: Or plus certe Foi fouffre _ des conträdiétions , plus elle eft combat: tuë parle raifonnement Humäin , plus elle eft feuté , d'autant: ‘plus elle ’eft iméritoité, plus: viétorieufe, & plus triomphante: Ce principe eft admirable, m’écrial:je; de forte Que, pourfuitiails, où ne peut rien faire de plus ruineux à la Morale Chré: tienne, que: de dininuër la gloire :& le mérite de cètte Foi; en:s ’ingérant d’aflu- jetuirà 14 raifon'les chotes ‘divines. : Ifreft de la gloire du Chriftianifme que celuiqui
Le de Dieu: croyeique Dieu et;
c’eft-
ax “Noutieaux Entretiens, geft-à-dire ; que la:fule Foi le lui aps prenne Tout raifonnement fur.les cho: fes divinés:,;ne fait qu’accqütumer & in- ftruire lPefprir: à douter :,, $’il ne. détruit pasda:Foi, «du moins,en diminuéroit-il lé démonftration de ce qu’en croit, Afin que la:Fot:ait tout fon: prix..il lui fautilaifler toute fon obfcurité ;:quiifait une partie de fon:mérite..";Ainh: l'en ne peut. rien. faire de:fi pérnicieux/, que, de remplir, l'efprit dés jéunesgens d’une Plulpiophie. qui en- fréprend de leur prouver: Pexiftence de Diçu; l’immortalité de l'ame, & les au treschofes dé cette nature, C’eft,.changer le!Chriftianifme en; Peripareticifme ,.. & tratifplanter li Croix du, Calvaire dans le Licée.:O Dieu textinpez le Syllogifme &c FEntimêne.de vôtre Bghe, & ne laifiez pour:tour argument que largument des chofes qu'on ne voir point. Monfeur., in- tenrompisje ; «votre (raifon-jaculatoire & vôtre raïfonhémkerit me:font voit que-vô- tfe grand:Ghagriüicontre Ariftote vient de clque fon :étrañige-Philofophie eft propre à prouver:qu'l ya:un Dieu... Vous. Pa- vezidit; mormflsgrme.dit-il; certé-Philo- déphie-dft laginede la Foi ;il Dunes + 5 ans
+ cs {
fur les Sciences’ fecretes. 35
dans la Religion qu’of ne puiffééntre- prendre: de prouver par elle. N’eftice pas fur cette dangereufe maniére de raronner, & par ce malheureux principe ; que: le Phanatique Raymoni! Lulleacrü démons trer M Trinité; & l’incärnation ÿ1& le plus- ignorant des Difcipl es dé cet éxtrae vagant 3. n'a-tilpas-la témiéritéde dires, qu'il ivoit plus ‘chaique’lé-jour edans!'ces myftérés? : V6ia lé'fruit de’ la Philofophie d’Atiftote: :Déracirions de par Dieu scét arbre maudit, & cravaillons de toutes nôs foréés à exterminer‘cet énriemi de la Folx je” -voudrois mourir pour cetre querelle; & 1€ croiroisiêtré Mañtÿr! ‘"1Vôtre zéle eft ad- mirable & ifinguher, Jutdisiie: maiseft-ce que par vôtre Philéfophie on né fçauroit prouver/qu'il y'a un: Dieu , que l'ameceft rater t _& les autres s chofes dee
pen à 1 vérité proies PE 4 qu’iPÿ a'point de Dièu’, ni que lame eft mortelle: mais il s’énfüit clairemenrde nôtre fÿftême ; qu'il! h'eft pas néceffarre
que
16 Nouveaux Entretiens que: Dieu ait aucune part à lacréation, à
